Les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro se sont achevés le 21 août 2016 et pour une fois les voileux ont pleinement été associés à la fête puisque les régates se sont déroulés dans la baie. Les véliplanchistes français, Charline Picon et Pierre Le Coq, se sont distingués en obtenant respectivement l'or et le bronze dans la catégorie RS:X. Camille Lecointre et Hélène Defrance ont, quant à elles, ramené le bronze en 470.

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JO de Londres 2012

Jonathan Lobert : «Il n’y a pas de chemin particulier pour réussir»

  • Publié le : 26/08/2012 - 22:43

DestinParmi les convictions profondes de Jonathan Lobert, il y a que jusqu'à ce que la régate se termine, tout peut arriver... Lui a décroché le bronze à Weymouth le dernier jour, au moment où son adversaire direct commettait une grosse faute.Photo @ Jean-Marie Liot FFV

La tension et l’excitation à peine retombées, Jonathan Lobert – médaillé de bronze en Finn – revient sur ses Jeux, sa préparation et son état d’esprit, analysant sa performance et se livrant un peu.

On dit souvent de Jonathan Lobert qu’il est insouciant... Non pas qu’il soit indolent ! Simplement, il n’est pas d’une nature soucieuse. Le finniste de 27 ans licencié au SNO Nantes porte en lui une forme d’optimisme, nourri d’objectivité et de confiance en soi. Il est doté d’un caractère fort qui s’accorde bien avec son physique dément, son regard d’acier et sa voix de stentor. Il incarne encore la loyauté, la droiture, la rigueur et l’humilité… Et dissimule une touche de gaité et de passion difficile à deviner au premier abord. En bref, il est une vraie personnalité, un gars atypique dont le mélange détonnant a produit la seule médaille ramenée de Londres par les voileux français.

 

AmbitionAujourd'hui médaillé de bronze en Finn, Lobert affirme que seul l'olympisme l'intéressait et qu'il avait toujours été attiré par le plan Sarby.Photo @ Jean-Marie Liot FFVv&v.com : Avec quelques jours de recul, comment expliques-tu d’avoir réussi à faire la différence pour décrocher ta médaille de bronze ?
Jonathan Lobert :
Chaque personne est différente et aborde les choses à sa façon… Moi, ça fait six mois que je me prépare psychologiquement pour les Jeux. J’ai fait un travail mental avec Richard Ouvrard, un coach en développement personnel, dans l’optique d’arriver aux Jeux olympiques en me disant que cela allait être un véritable combat et une régate différente… Mais à côté de ça, je ne voulais rien changer à ma manière de naviguer. Et effectivement, de ce côté-là, j’ai fait comme d’habitude.

 

v&v.com : Se préparer psychologiquement pour les Jeux, c’est a priori ce que fait tout le monde… Mais on a bien vu que cela ne suffisait pas forcément !
J.L. :
Le seul truc, c’est que dès le début de la régate, à chaque fois que je suis allé sur l’eau, déjà je me suis dit que j’avais de la chance d’être aux Jeux. Ensuite, mon leitmotiv a toujours été de n’avoir aucun regret. Je voulais vraiment donner mon maximum. Si j’étais derrière, fallait que je gagne le plus de places possibles – j’étais toujours dans cet état d’esprit : remonter, remonter, remonter des places. Heureusement, je vais vite au portant, c’est sûr ; mais si je vais si vite au portant, c’est aussi parce que j’étais sur motivé pour remonter des places.

 

v&v.com : Tu n’as jamais eu de montées de stress négatif ?
J.L. :
Non, chaque fois que j’ai eu du stress, c’était positif… Sauf un jour, en milieu de régate, où je me suis retrouvé 3e du général. Là, j’ai eu du mal à gérer cette pression et me suis retrouvé un peu tétanisé sur le départ… Mais une fois que la manche était lancée, je retrouvais ma volonté de remonter… J’ai vu tellement de Jeux qui se perdaient à un point ou deux points, et les mecs qui regrettent toute leur vie de ne pas s’être arraché pour gagner ce bateau-là ! Le mec avec lequel on s’est entrainé, ces trois dernières saisons, c’est le Suédois Daniel Birgmark : à Pékin, il a terminé 4e, à égalité de points avec Guillaume Florent qui lui était médaillé de bronze. Donc… (Rires) Je me suis bien mis à sa place et ne voulais pas que ça m’arrive. En voile, ce n’est jamais perdu. J’ai fait des championnats où j’ai bien commencé et mal fini, comme l’inverse. On ne sait jamais, parce qu’on ne peut pas maîtriser ce que font les autres. Par contre, on peut maîtriser ce qu’on fait soi-même.

 

v&v.com : C’est cette force-là que tu as travaillée avec Richard Ouvrard ?
J.L. :
Avec lui, j’ai surtout appris à gérer mes phases d’ombre. Parce qu’il y a toujours des moments où l’on est moins bien… J’ai appris à reconnaître ces moments, à comprendre que je n’étais pas bien, que j’étais stressé et qu’il allait falloir que je fasse des choses simples, parce que de toute façon je n’étais plus capable de faire correctement des choses plus compliquées. Et puis j’attendais d’aller un peu mieux…

Talon d"achilleDe son propre aveu (confirmé par son entraineur), Lobert n'est pas très rapide au près. Mais en avoir conscience et ne pas se crisper là-dessus peut être facteur de réussite.Photo @ Jean-Marie Liot FFV

v&v.com : C’est à dire que tu ne sais pas réellement switcher, mais par contre, tu sais comment continuer à avancer quand même ?
J.L. :
Oui, c’est simplement avoir conscience que l’on n’est pas très bien et adapter son comportement et ses choix. Quand ça ne va pas, je ne vais pas prendre de décision tactique radicale, mais plutôt accompagner les autres en attendant de reprendre le dessus et d’attaquer à nouveau.

 

v&v.com : Au mondial de Falmouth en mai, donc quelques semaines à peine avant les Jeux, tu signes une jolie contre-performance alors qu’il y avait vraiment tes conditions : ça a dû te marquer, non ?
J.L. :
À Falmouth, j’avais très bien commencé et la dernière journée, on a fait trois manches alors que j’étais dans cette phase d’ombre et je n’ai jamais réussi à m’en sortir parce que j’ai préféré l’occulter. L’expérience était hyper positive pour les Jeux ! J’ai toujours utilisé mes erreurs passées pour en tirer des enseignements pour l’avenir.

 

v&v.com : Les sélections françaises ont tourné autour de la polyvalence, or il y a eu pas mal de vent sur les Jeux et certains ont eu le sentiment d’être moins performants que leurs concurrents. Comment analyses-tu cette question, toi ?
J.L. :
Sur les quatre années de préparation, Thomas (Le Breton, ndr) et moi avons d’abord été bons dans le petit temps parce qu’on avait encore des gabarits légers et du matériel adapté à ces conditions. Et puis petit à petit, on a comblé notre déficit dans le médium, puis dans la brise. Quoi qu’il en soit, ma polyvalence venait surtout de mon matériel : quelles que soient les conditions rencontrées aux Jeux, je n’avais qu’un seul modèle de voile à sortir. J’ai toujours préféré adapter ma conduite et ma technique, plutôt que de chercher à avoir le matériel magique dans certaines conditions. Voilà. Après, je connais mes points forts et mes points faibles et les ai acceptés. Je savais que je n’étais pas le plus rapide au près, par contre que j’étais l’un des plus rapides – voire le plus rapide dans certaines conditions – au portant. Et ces points forts, j’ai essayé de sans arrêt les renforcer.

 

v&v.com : Ben Ainslie a effectivement souligné que tu étais hyper fort au portant : comment fais-tu la différence ?
J.L. :
J’ai un style très physique, hyper dynamique. Je suis l’un de ceux qui se mettent le plus souvent debout dans le bateau et cette conduite très athlétique me permet d’être très performant. Le Danois et Ben Ainslie se bougent aussi, mais beaucoup moins… Ils ont du mal à suivre et sur les fins de bord, cela fait vraiment la différence.

Botte secrèteAu portant, Lobert est en revanche capable de remonter toute la flotte, notamment dans les conditions musclées où pumping, rocking et autres mouvements du corps sont autorisés aux finnistes.Photo @ Jean-Marie Liot FFV

v&v.com : Le dernier jour, quand tu es rentré à terre médaillé, ton entraineur François Le Castrec racontait que de te faire passer en Finn, il y a cinq ans, était déjà un gros pari… Alors, la médaille !
J.L. :
(Rires.) En fait, c’est assez simple : en 2007, je faisais du Laser, je faisais 87 kilos (pour 1,95 m, ndr), je faisais une séance de rameur par jour et je ne mangeais quasiment rien pour rester à ce poids… Et déjà, à 87 kilos, tu es quasiment trop lourd pour le Laser, en plus j’étais déjà trop grand. J’étais performant dans la brise, mais surtout en ligne droite, et avais l’impression que mon gabarit me bloquait pour passer un cap technique ou même tactique. Je ne me sentais pas à l’aise dans le bateau… Alors à un moment donné, je me suis dit : "Mon objectif, c’est d’aller aux Jeux. En 2008, c’est mort, je n’irai jamais en Laser parce qu’il y aura de la pétole à Qingdao. Donc autant prendre de l’expérience et avancer pour Londres 2012." Donc j’ai poussé pour passer en Finn. Au début, François était un peu surpris de mon choix, parce qu’il pensait que j’avais encore des choses à apprendre en Laser. J’ai un peu insisté et lui ai dit que j’avais toujours voulu faire du Finn et n’étais passé par le Laser que parce que c’était obligatoire, mais… Le bateau qui me plaisait, c’était le Finn. Il ressemble au Moth Europe que j’aimais vachement quand j’en faisais et je l’ai toujours trouvé sympa. Donc voilà : j’ai fait ma première saison un peu tout seul à La Rochelle, en me débrouillant pour me faire trimbaler sur les toits des camions des autres séries pour les régates… Et en 2008, comme Guillaume Florent préférait fonctionner tout seul, j’ai réussi à être le partenaire d’entrainement du Hollandais, Pieter-Jan Postma. Je lui ai proposé d’être à son entière disposition pendant six mois – et j’ai appris énormément à son contact. Cela m’a permis d’attaquer la nouvelle PO avec un petit bagage, sachant que c’est sûr, en France, on n’a pas été très bons sur la transmission du savoir. Quand Thomas m’a rejoint, j’ai tout de suite tout partagé avec lui et on s’est construit comme ça.

 

v&v.com : En toute logique, tu associes toujours Thomas à ta performance et vous étiez assez proches : cela a été difficile d’assumer d’avoir été préféré à lui pour les sélections ?
J.L. :
Eh bien, on savait depuis le début qu’il n’en resterait qu’un... J’ai forcément été un peu déçu pour lui, mais cela n’a pas été un poids à porter parce que les choses étaient claires entre nous. Dès que j’ai été sélectionné, je me suis focalisé sur l’objectif des Jeux. J’ai été super content qu’il accepte de continuer à travailler avec moi jusqu’au bout. Après, je me suis dit que le meilleur service que je pouvais lui rendre, c’était de faire les plus beaux Jeux possibles. Notamment, quand j’ai pu aller sur l’eau en ayant envie de lâcher un peu, je me suis toujours dit que Thomas aimerait bien être à ma place.

 

v&v.com : Tu l’as tout de suite eu au téléphone, bien sûr ?
J.L. :
Oui, oui ! Il était content. Vraiment content. Je n’ai pas senti de regret ou quoi…

 

v&v.com : En fin de PO, Thomas était toujours excellent dans le petit temps et toi, tu avais un peu plus de mal : est-ce que cela sous-entend qu’à Rio, ce sera plus pour lui ?
J.L. :
Je ne sais pas trop comment cela va se passer. Il y a quatre nouvelles années à faire. On va se préparer différemment et on va voir. Je n’ai aucune idée de comment cela va se passer. J’espère que l’on va pouvoir continuer de travailler ensemble – et je ne vois pas très bien pourquoi ça ne se ferait pas, d’ailleurs. Dernièrement, je crois que j’ai été un peu moins bon que lui dans le petit temps surtout parce que lui est vraiment devenu un expert dans ces conditions-là. Mais on le voit sur la Medal Race : il n’y avait pas trop de vent et je ne semblais pas trop en difficulté ! (Rires.) C’est juste que cela me demande beaucoup de concentration et je ne suis pas aussi à l’aise que quand il y a plus d’air.

 

v&v.com : En 2008, tu as empoché ton master de Génie Civil, mais ensuite tu es rentré à l’armée et ça, c’est très important, n’est-ce pas ?
J.L. :
J’ai décalé mon stage de fin d’étude de six mois et l’ai fait en 2009. Ensuite, je suis effectivement rentré à l’armée en février 2012 et ça, ça a été un vrai déclic qui m’a permis de franchir un cap. Jusque-là, je jonglais avec l’école, mais être performant en cours et sur l’eau, c’est compliqué. Le contrat à l’armée m’a totalement libéré.

 

v&v.com : Comment fonctionne ce contrat dont vous êtes un certain nombre à bénéficier ?
J.L. :
Il faut adresser une lettre de candidature à la FFV qui choisit quels athlètes elle présente à l’armée. L'armée valide ensuite la candidature en fonction d’un certain nombre de critères comme l’âge, par exemple. Tu fais quelques jours de classe – pas les trois mois complets – et tu es rattaché à l’École Navale. Quelques jours dans l’année – une cinquantaine en fonction des disponibilités –, tu te rends à l’École pour donner des cours de voile aux élèves officiers. En échange de quoi, on reçoit un salaire de matelot. Moi, je suis matelot, tout en bas de l’échelle, et le plus haut grade que l’on puisse espérer atteindre à l’ancienneté, c’est celui de Second Maître.

Le Castrec et LobertFrançois Le Castrec (ici à gauche), l'entraineur de Lobert en Laser puis en Finn, avoue que le projet du jeune coureur était un gros pari... Tenu.Photo @ Jean-Marie Liot FFV

v&v.com : Ta médaille va peut-être t’offrir une petite promotion ?
J.L. :
Je ne sais pas du tout comment cela va se passer… Mais j’aimerais bien monter un peu, c’est certain : j’ai un bac +5 et j’ai une paye de matelot… En même temps, je fais du bateau et je vis de ma passion. C’est sûr qu’à l’époque, ça a été une super opportunité. S’il n’y avait pas eu la Marine à ce moment-là, je ne pense pas que j’aurais été aussi loin. J’avais fini mes études, soit je partais travailler et l’olympisme était terminé pour moi, soit il fallait que je trouve autre chose…

 

v&v.com : Et si tu remets ça en perspective avec ce que dit ton entraineur, tu ne trouves pas que ton projet était un peu fou, au départ ?
J.L. :
Ah non, non, non ! Pour moi, c’était clair. Mais je sais que cela a dû en faire sourire certains parce qu’à l’époque, je n’avais pas un niveau sensationnel en Laser. Moi, je savais que j’étais essentiellement limité par mon gabarit. Et puis je savais que si j’allais sur l’eau et que cela devenait moins marrant, j’allais arrêter tôt ou tard de faire du bateau. Je crois que parfois, on imagine qu’il faut suivre un chemin particulier pour devenir performant dans telle ou telle série, mais que ce n’est pas le cas. Il n’y a pas vraiment de chemin et je pense l’avoir prouvé, là. On dit toujours que le Finn est une série d’anciens – et puis on s’aperçoit que dans les pays de l’Est, il y a des jeunes de 19 ans qui font déjà 1,90m et 90 kg, et ils ne se posent pas la question de faire du Laser. Ils naviguent tout de suite en Finn et dès leurs 23 ans, ils sont déjà très performants au niveau international. Je crois qu’il faut juste donner leur chance à ceux qui ont vraiment envie et oser faire des paris.

 

v&v.com : Comment a-tu vécu les contre-performances des autres de l’équipe ? Est-ce que tu as pu leur apporter quelque chose ?
J.L. :
Toute la semaine, eux m’ont boosté. Tous les matins, je croisais notamment Manu et Steph’ (Dyen et Christidis, du 49er, ndr) au container qui étaient toujours super enthousiastes. C’est ça le plus important. Quand je vois les autres heureux d’être là, ça renforce mon sentiment d’être privilégié… Alors à mon tour, j’ai essayé de leur transmettre ça, en souriant un maximum, en leur disant de ne rien lâcher. Je leur dit d’essayer de revenir de sur l’eau avec le sentiment d’avoir fait leur maximum et de s’être amusé. Il faut s’amuser. Quand je rentre de régate, mon père ne me demande pas comment cela s’est passé aujourd’hui, mais si je me suis amusé. Je crois qu’il a tout compris : c’est ça qui compte. C’est normal bien sûr, d’être un peu déçu et frustré, mais tant que la régate n’est pas terminée… La voile, c’est l’un des seuls sports où l’on peut faire des come-back de folie jusqu’au dernier jour. Alors il faut continuer jusqu’au bout et y croire. Ce n’est que quand c’est terminé qu’il est temps d’être déçu.

 

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Retrouvez le bilan complet des Jeux olympiques de Londres dans le n°500 de Voiles et Voiliers, en kiosque dès le 21 septembre.

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