Les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro se sont achevés le 21 août 2016 et pour une fois les voileux ont pleinement été associés à la fête puisque les régates se sont déroulés dans la baie. Les véliplanchistes français, Charline Picon et Pierre Le Coq, se sont distingués en obtenant respectivement l'or et le bronze dans la catégorie RS:X. Camille Lecointre et Hélène Defrance ont, quant à elles, ramené le bronze en 470.

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JO de Londres 2012

Xavier Rohart : «L’objectif est que fin juin, on fasse peur»

  • Publié le : 25/03/2012 - 20:37

Mondial de Perth : Rohart et Ponsot, 7eEn terminant 7e du mondial de Perth, Rohart et Ponsot ont décroché la sélection en Star, difficile pour les deux équipages français concurrents qui naviguaient très proches l'un de l'autre ; mais le DTN Philippe Gouard a expliqué avoir choisi les plus aptes à se sublimer pour décrocher un podium olympique.Photo @ Lionel Cottin FFV

Xavier Rohart (44 ans) et Pierre-Alexis Ponsot (37 ans)Xavier Rohart (à gauche), 44 ans, a déjà participé quatre fois aux JO. En 92 et 00, il terminait respectivement 7e et 5e en Finn. En 04, il remportait la médaille de bronze en Star aux côtés de Pascal Rambeau, avec lequel il terminait 6e à Pékin. À Londres, c'est Pierre-Alexis Ponsot, 37 ans, qui l'équipera sur le quillard olympique.Photo @ Lionel Cottin FFVPrès de 25 ans qu’il court au plus haut niveau mondial, d’abord en Finn, puis en Star. À 44 ans, le Marseillais Xavier Rohart prépare ses 5e Jeux olympiques et termine sa 6e campagne olympique.

Une vie passée en mer, des podiums, des titres, une médaille de bronze à Athènes (2004) en Star… Et presque aucune trace d’usure. Le colosse à la voix grave et posée n'a que quelques cheveux qui ont blanchi et rit terriblement de bon cœur. Après avoir "raté" ses Jeux de Pékin et changé d’équipier pour Pierre-Alexis Ponsot, Rohart revient sur le devant de la scène.
Vainqueur de sélections françaises compliquées, l'équipage a enchainé avec un podium à la semaine de Miami et une victoire sur la prestigieuse Bacardi Cup, avant d’établir son camp d’entrainement à Palma, aux Baléares.

À quatre mois du rendez-vous olympique, Rohart raconte son quotidien en immersion, comment on se défait de ses doutes, la guerre des nerfs entre concurrents et les aspects psycho qui se jouent dans la dernière ligne droite vers les Jeux, dont le seul point de mire est la médaille.

 

v&v.com : Qu’est-ce qu’on fait à quatre mois des Jeux ?
Xavier Rohart :
On reste avant tout dans la continuité ! On a toujours quelques gros chantiers à mener à l’intérieur de notre équipage, notamment sur notre manière de prendre la bonne décision au bon moment, la gestion de l’opportunité. Et aussi sur le "comment aller vite".

 

v&v.com : Le problème de la vitesse, vous l’envisagez globalement ou spécifiquement pour le plan d’eau olympique ?
X.R. : Non, la réflexion spécifique viendra dans un second temps, quand on se rendra sur le site de Weymouth, fin mai. Pour l’heure – je schématise, il s’agit de construire le plus de réponses techniques, avec un grand T, en fonction des conditions que l’on rencontre et de nos différents adversaires.

Victoire sur la Bacardi CupAprès avoir terminé 2e de la semaine de Miami, Rohart et Ponsot ont décroché la victoire sur la Bacardi Cup. Des résultats qui ravissent le skipper, en même temps qu'il ne peut s'empêcher de s'interroger : et s'ils étaient prêts trop tôt ?Photo @ Onne Van Der Wal Bacardi Miami Sailing Week

v&v.com : À ce propos, il se murmure que votre nouveau bateau est une bombe…
X.R. : (Rires.) N’importe quoi ! Simplement, on a reçu un bateau des Etats-Unis, en juillet dernier, et on a décidé d’en refaire un nouveau à l’identique. Donc c'est tout sauf une bombe : il répond bien au cahier des charges et correspond vraiment à ce qu’on voulait.

 

v&v.com : Qu’est-ce qui peut différencier deux Star ?
X.R. : La jauge des Star laisse quand même une bonne tolérance au niveau des coques. Selon le constructeur choisi et le moule choisi chez ce constructeur, on peut avoir des coques aux formes très différentes, avec des potentiels de vitesse différents… Ce qui correspond aussi à différentes difficultés, quand il s’agit d’apprivoiser une coque et d’exploiter son potentiel. On réfléchit donc beaucoup là-dessus et sur les moyens de tirer le meilleur d’une coque, que ce soit au près ou au portant.

 

«L’objectif est que fin juin, on fasse peur.»

 

v&v.com : En clair, tu raisonnes en fonction des conditions de vent et de mer que tu es susceptible de rencontrer et de la capacité de ton équipage à tirer parti d'une coque qui peut être difficile à mener selon ces mêmes conditions ?
X.R. : Exactement. On est vraiment dans cette réflexion-là : par exemple, avec telle coque on sait qu’on peut aller très très vite, mais en contre partie, je sais que je vais passer la régate la tête dans le guidon, ne rien voir de ce qui se passe à l’extérieur, donc prendre des décisions moyennes et physiquement, on va être épuisés.

 

v&v.com : En somme, les choix des équipages mettent en lumière leurs différences techniques et/ou la disparité de leurs raisonnements…
X.R. : Euh… Disons qu’en réalité, il y a une sorte de locomotive en Star, Robert Scheidt, qui impose une certaine façon de voir la compétition. Si on veut le doubler, il faut au minimum savoir faire les mêmes choses que lui... Et si possible avoir une petite arme en plus. Lui a des facilités pour faire marcher un bateau très très vite, tout en étant relativement disponible pour faire tout le reste. Ça, je dirais que c’est vraiment la caractéristique des ex Laséristes qui arrivent toujours, sur un support donné, à être proches des 100 % de leur engagement physique et de leur disponibilité intellectuelle. Et c’est un peu le mode qui s’est généralisé en Star… Cela m’a demandé un bon moment et un gros volume d’entrainement pour arriver à récupérer ces facultés-là !

 

v&v.com : En l’occurrence, vous bénéficiez d’un autre atout, c’est d’avoir justement Robert Scheidt comme partenaire d’entraînement…
X.R. : On s’est beaucoup entrainé avec lui jusqu’au mondial à Perth, mais ensuite, il a dû rentrer au Brésil pour décrocher sa qualification aux Jeux et on ne l’a plus vu pendant un moment. On l’a retrouvé à Miami et maintenant, on va continuer de s’entraîner avec lui ici, sur Palma. On prévoit de faire un énorme volume d’entrainement, car pour progresser sur le plan technique, il faut penser «automatisation» des gestes.

 

v&v.com : Après le mondial et votre sélection aux Jeux, vous avez enchaîné une 2e place à la semaine de Miami et une victoire sur la Bacardi Cup : combien de podiums planifiez-vous d’ici les Jeux pour que votre équipage y arrive en pleine confiance ?
X.R. : (Il simule la respiration du coureur de fond, puis rit.) Euh… Ben je te répondrais que les questions que je pose fréquemment à Pierre-Alexis et à Jean-Jacques (Jean-Jacques Dubois, leur entraineur, ndr) sont «Est-ce qu’on n’est pas prêts trop tôt ?» et «Comment préserver notre capacité à aller de l’avant pour ne pas stagner et ne pas trembler devant nos adversaires ?».

 

DensificationAvant de disparaître des séries olympiques pour les Jeux de Rio, en 2016, le Star aura réuni pléthore de médaillés dans d'autres séries et, face à des marins comme Robert Scheidt, Ian Percy ou Mateusz Kusnierewicz, Xavier Rohart n'hésite pas à se désigner lui-même comme "un petit jeune".Photo @ Onne Van Der Wal Bacardi Miami Sailing Weekv&v.com : Parce qu’à trop souvent gagner, se pose aussi le problème d’être attendus par ses adversaires…
X.R. : Oui ! Quand on change de statut, certaines choses sont beaucoup plus simples : par exemple, sur une ligne de départ, on te laisse un peu plus d’espace parce que tu es craint. A contrario, si tu deviens l’homme à abattre, la situation peut se retourner contre toi.

 

v&v.com : Avec comme nuance, le fait que ces dernières années, il y a eu une multiplication de têtes à abattre en Star… Par conséquent, cela devient compliqué de surveiller tout le monde. Je me trompe ?
X.R. : Non, surveiller tout le monde, ce n’est pas possible. Par contre, il y a certains équipages qui essaient de marquer des points psychologiques dans des moments clés. En clair, il ne faut être ni trop haut, ni trop bas. Quand tu es trop haut, tu es évidemment l’homme à faire descendre et personne ne te pardonne rien ; quand tu es trop bas, personne n’hésite à t’enfoncer un peu. C’est un juste milieu à trouver… L’objectif étant que fin juin, on fasse peur, mais sur des points très précis. Qu’ils aient peur parce que lorsqu’on est proches d’eux, ils savent qu’on est capables d’aller très vite et de les sortir, parce que si l’on s’engage dans un duel de virements, ils savent qu’on va sortir mieux qu’eux, parce que s’ils n’ont pas trois longueurs d’avance au portant, ils savent qu’on sera devant sous le vent…

 

v&v.com : Vous avez ainsi identifié des phases de la régate où si vous êtes très forts, vous savez que vous allez bénéficier d’une ascendant psychologique très fort sur vos adversaires ?
X.R. : Exactement. C’est l’idée, oui.

 

v&v.com : Et de votre côté, quels adversaires surveillez-vous particulièrement ?
X.R. : À ce jour… Euh… Plutôt personne.

 

v&v.com : Parce que c’est trop tôt ou parce que vous voulez garder une indépendance psychologique ?
X.R. : Non, pas du tout ! C’est que, pour moi, les chantiers ne sont pas finis. On a encore beaucoup à travailler sur nous-mêmes et ce sera vraiment sur la fin que l’on s’en souciera. De plus, rares sont ceux qui ont déjà déterminé le type de voiles et de bateaux qu’ils vont utiliser aux Jeux.

 

v&v.com : Cela doit malgré tout être plutôt confortable de garder la main sur Robert Scheidt, qui reste l’une des figures du Star et un grand favori !
X.R. : (Rires.) Ce qui est très agréable, surtout, c’est qu’il est à fond tout le temps, ce qui nous oblige à l’être aussi et à donner le meilleur de nous-mêmes, même à l’entraînement. C’est toujours une problématique de savoir si ton adversaire est à 100 % de ses capacités ou non. Avec Scheidt, il n’y a pas à s’inquiéter : il veut toujours être le premier.

Travailler sur des phases clésSelon Rohart, être très performant sur des moments clés de la régate, comme le portant, permet en outre d'affirmer un certain ascendant psychologique sur ses adversaires.Photo @ Tom Körber Rolex

v&v.com : Le DTN dit souvent de toi qu’il faut un peu te secouer : cela t’agace à quel point, qu’il dise ça ?
X.R. : Euh… Ça ne m’agace pas plus que ça.

 

v&v.com : Et à quel point c’est vrai ?
X.R. : (Rires.) C’est toujours difficile de répondre sur sa propre personnalité. Ce qui est sûr, c’est que c’est une certaine forme de management – de sa part et de la part d’autres –, souvent à double tranchant. Si celui que l’on presse n’est pas un bloc, c’est compliqué… Parce qu’il faut quand même renaître à chaque fois, en se disant «P***, c’est vrai, je suis mauvais, alors qu’est ce que je fais ? J’arrête ou je continue ?»

 

v&v.com : C’est une question que tu t’es souvent posée, toi, durant ta carrière ?
X.R. : (Un temps.) Je pense que c’est assez récurrent pour moi : en gros, un an à un an et demi avant chaque JO, je me demande si j’ai les capacités d’aller chercher quelque chose de grand à ces prochains JO. Et si je ne les ai pas, je me demande de combien de temps j’ai besoin pour les acquérir… Et si je vois que le delta est trop grand, ouais, je préfère arrêter.

 

«Les champions ne se transforment pas pour gagner.»

 

v&v.com : Ce sont tes combientièmes JO que tu prépares, aujourd’hui ?
X.R. : Mes cinquièmes. Mes cinquièmes, oui.

 

v&v.com : Il se crée une habitude ? Ou ce n’est jamais la même histoire ?
X.R. : Ce n’est jamais la même histoire, ça, c’est certain.

 

v&v.com : C’est-à-dire que quel que soit le nombre de fois que tu les as courus, tu as toujours l’impression d’arriver nu sur la nouvelle édition ?
X.R. : «Nu», ce n’est peut-être pas le bon mot. «Différent», ça c’est sûr. Je ne suis pas le même homme, à chaque fois. Je ne suis pas entouré des mêmes personnes, je n’ai pas les mêmes envies, ni les mêmes capacités, les mêmes points forts, les mêmes points faibles. Par contre, il y a quand même une certaine habitude qui se crée, si, je m’en rends bien compte avec Pierre-Alexis qui vit des émotions très positives, alors que moi je vais être beaucoup plus dans la retenue, je ne m’emballe pas, je garde la tête froide… Moi, j’étais comme Piere-Alexis en 92, où je me disais «Allez, on y va, on fonce et on verra bien. Rien ne peut m’arriver.»

 

Génération ScheidtLe Brésilien Robert Scheidt (en jaune, au centre, à droite) compte parmi les meilleurs marins de cette génération et compte déjà quatre médailles olympiques à son actif. Deux d'or (96 et 04) et une d'argent en Laser (00), plus une d'argent en Star, remportée en 2008 avec Bruno Prada, ici à sa droite. Jusqu'aux Jeux, l'équipage brésilien s'entrainera avec les Français.Photo @ Daniel Forster Rolexv&v.com : Est-ce que, fort de tes quatre participations aux Jeux, de ceux que tu as ratés et de ceux dont tu as ramené une médaille, tu as des clés en plus ?
X.R. : Je suis très loin d’avoir tout vécu, ça c’est clair… Surtout que la plupart de mes adversaires ont au moins autant d’histoire que moi, voire même un meilleur palmarès. Extérieurement, cela peut paraître comme un point fort – mais, face à mes adversaires, je suis presque un petit jeune. Scheidt en a quelques-unes, de médailles. Le Polonais Mateusz Kusnierewicz aussi. Il y a du beau monde.

 

v&v.com : Pour ce que tu connais de ces coureurs qui ont décroché des médailles en série, tu dirais qu’ils ont une capacité particulière à se transformer et se transcender aux Jeux ?
X.R. : À vrai dire, ils ne se transforment pas tant que ça. Ce sont plutôt ceux qui changent le moins qui réussissent.

 

v&v.com : Toi-même, tu te transformes beaucoup ?
X.R. : Oui, un petit peu. Mais je vais dire, «dans le bon sens» : il y a une espèce de bonification à l’approche des Jeux. C’est assez récurrent : mon niveau trois mois avant les Jeux est toujours plus faible que celui que j'aurai aux JO. Ce qui est vrai, c’est qu’autour de moi, cela fait le chassé-croisé inverse. Il y en a toujours deux ou trois qui s’effondrent…

 

v&v.com : Tu penses à qui ?
X.R. :
Mhm… Je préfère ne pas les citer et te parler plutôt de ceux qui font exception. Robert Scheidt, effectivement, a cette capacité à garder son niveau. Et pour moi, celui qui se sublime le plus, ou sait s’adapter le mieux à cette situation, c’est l’Anglais Iain Percy. Lui, c’est la plus grosse métamorphose à laquelle tu peux assister durant les six derniers mois de préparation. Au début, il n’avance pas, il ne fait plus rien… Et sur l’événement, il pousse son jeu à l’extrême et c’en est bluffant. Un petit peu comme son compatriote Ben Ainslie, d’ailleurs ! C’est très frappant, cette formation qu’ils ont.

Objectif "prise de décision"Après deux olympiades passées en Star aux côtés de Pascal Rambeau, Xavier Rohart s'est associé à Pierre-Alexis Ponsot, un autre Finniste, en 2009. Les schémas de prise de décision reste leur chantier numéro 1 pour les prochains Jeux.Photo @ Daniel Forster Rolex

v&v.com : D’ici les Jeux, quel est votre programme ?
X.R. : Deux très gros blocs pour faire du volume. D’abord ces trois semaines à Palma, avec la semaine olympique pour finir. Puis un mois à Hyères, avec la semaine olympique, puis le mondial. Après, on déménage à Weymouth, tout en essayant de faire une ou deux semaines olympiques en plus, histoire de rester dans le rythme d’une régate et de cultiver les émotions qui y sont associées.

 

v&v.com : Ça ressemble à un bon temps plein !
X.R. : Quasiment, oui. On fera des pauses à la faveur d’une météo moins favorable à la nav', mais sinon, c’est l’immersion. On est à fond. (Rires.)

 

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Retrouvez les résultats de la Bacardi Cup ici et suivez Xavier Rohart sur son blog, ici.

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