Les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro se sont achevés le 21 août 2016 et pour une fois les voileux ont pleinement été associés à la fête puisque les régates se sont déroulés dans la baie. Les véliplanchistes français, Charline Picon et Pierre Le Coq, se sont distingués en obtenant respectivement l'or et le bronze dans la catégorie RS:X. Camille Lecointre et Hélène Defrance ont, quant à elles, ramené le bronze en 470.

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Jeux Olympiques de Rio 2016

Jonathan Lobert : «Objectif Rio pour l’or!»

  • Publié le : 28/04/2015 - 00:01

A trente ans, Jonathan Lobert part pour une nouvelle campagne olympique en Finn. Mais s’il a l’avantage d’avoir déjà décroché une médaille de bronze aux JO de Londres 2012, le challenge reste difficile avec d’abord la pression de Thomas Le Breton pour les sélections françaises, puis le niveau toujours aussi élevé même en l’absence de la légende Ben Ainslie ! Pragmatique, le sociétaire du SNO Nantes s’explique sur les particularités de ce support très physique et sur la façon d’aborder cette dernière ligne droite avant Rio…

 

Jonathan LobertTout juste trente ans pour Jonathan Lobert, né le 30 avril 1985 à Metz mais Nantais d’adoption depuis des décades.Photo @ Jean-Marie Liot DPPI

 

Voilesetvoiliers.com : Tu es le seul médaillé des derniers JO de Londres 2012 présent dans l’Équipe de France : cela te donne un statut particulier ?
Jonathan Lobert
: Je n’y pense pas trop : Londres, c’était une belle réussite et j’étais très content de ramener une médaille. C’était une belle performance pour moi parce que j’étais plutôt compté parmi les outsiders. Aujourd’hui, je me focalise sur la suite ! L’objectif désormais, c’est de retourner à Rio de Janeiro et de crocher une médaille : je prends chaque épreuve de cette Coupe du Monde avec le plus de sérieux possible afin d’être prêt pour les JO.

 

Voilesetvoiliers.com : Mais vous êtes deux à prétendre défendre les couleurs de la France…
J.L.
: Il y a Thomas Le Breton : la concurrence est féroce puisqu’un coup, il est devant, un autre je suis devant… Pour le moment sur les épreuves importantes, j’ai toujours réussi à être devant lui, mais maintenant mon objectif, ce n’est pas seulement d’être devant lui, c’est d’accrocher le plus souvent possible un podium et de préférence de gagner des championnats ! Actuellement, je fais tout le temps dans le top 4 : c’est un peu rageant, mais ça ne fait que décupler ma motivation, tout en me rassurant sur le fait que je suis régulièrement aux avant-postes. C’est important, car quand on regarde les quatre premiers en Finn, à part le Britannique Giles Scott qui gagne systématiquement, ce ne sont jamais les mêmes qui sont devant moi. Cela me conforte dans l’idée que je suis de plus en plus présent malgré des conditions variées, malgré des plans d’eau différents… C’est de bon augure pour la suite et j’ai fait une deuxième place à Rio l’an passé au Test Event : c’est essentiel d’être en confiance sur ce terrain des futurs Jeux Olympiques !

 

Thomas Le BretonThomas Le Breton est le second prétendant à la sélection pour les Jeux Olympiques de Rio : venu du Laser, il s’est rapidement adapté aux spécificités du Finn.Photo @ Yvan Zedda FFV

 

Voilesetvoiliers.com : Hyères, c’est la première épreuve importante de la saison 2015 sur un format similaire aux JO !
J.L. : C’est un peu ça. Nous ne sommes pas allés à Miami fin janvier parce qu’en termes de logistique, c’était un peu compliqué. Pour nous, la vraie première étape de la Coupe du Monde ISAF, c’est ici à Hyères. En plus c’est en France, donc j’ai à cœur de bien faire. Nous avons eu un hiver où nous avons passé pas mal de jours sur l’eau pour mettre au point notre matériel. C’est aussi un bon test technique.

 

Voilesetvoiliers.com : Hyères est un plan d’eau piégeux !
J.L. : Il faut toujours rester prudent ici : les conditions peuvent varier très vite d’une journée sur l’autre. On nous a annoncé du petit temps, ce qui signifie que cela peut être assez farceur, assez joueur : il va falloir exploiter le meilleur de ces conditions, mais cela peut aussi changer avec de la brise thermique qui rentre d’un seul coup et cela fait tout de suite des situations plus musclées. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être polyvalent et je me sens plutôt à l’aise.

 

Finn DépartLes départs sont très importants en Finn, surtout lors des JO puisque le nombre de bateaux est limité.Photo @ Franck Socha FFV



 

Voilesetvoiliers.com : Les points forts justement de Jonathan Lobert ?
J.L. : Le Finn est un bateau technique, exigeant, d’abord d’un point de vue physique. Mais tout le monde est désormais très bien entraîné : on fait tous autour de cent kilogrammes, on fait tous autour de 1,90 mètres. Et avec le pumping libre au vent arrière, il faut vraiment tirer sur la voile et il n’y a aucune limite pour essayer de faire accélérer le bateau : cela rend les choses très intenses physiquement, sans parler du rappel au près qui reste difficile. C’est tout de même un dériveur lourd avec 10m2 de grand-voile, qui est plutôt creuse et puissante. Dès que le vent monte, cela devient dur ! Mais c’est plutôt un point fort pour moi, parce que je m’en sors bien et tactiquement, je progresse de jour en jour…

 

Voilesetvoiliers.com : La Semaine de Palma fin mars n’a pas été un bon résultat…
J.L. : Ça a été très compliqué en termes de vent : très irrégulier, très instable. J’ai réussi à être sur le podium toute la semaine mais la dernière journée a été difficile parce que j’ai raté mes départs. Mais je finis tout de même au pied du podium ! Globalement, je suis plutôt satisfait de ma progression.

 

Jonathan LobertJonathan Lobert aux JO 2012 à Weymouth : le Finniste a été le seul médaillé voile de toute l’Équipe de France…Photo @ Jean-Marie Liot DPPI-FFV

 

Voilesetvoiliers.com : Le pumping libre, c’est une nouveauté ?
J.L. : C’est autorisé en Finn depuis 2008. C’est ce qui a rendu la série plus physique mais aussi beaucoup plus sympa à regarder : dès qu’il y a dix nœuds de vent, on peut exploiter chaque vague, on peut relancer le bateau sans arrêt ! C’est plus dynamique et plus visuel pour les spectateurs. Et pour les coureurs, c’est très intéressant parce qu’il faut développer tout un panel technique.

 

Voilesetvoiliers.com : Cela a donc changé aussi l’approche stratégique et tactique ?
J.L. : Les trajectoires sont plus variées, cela ouvre plus le jeu. Il y a des conditions où certains coureurs sont très rapides grâce au pumping sur un certain type de vague : il faut développer la technique qui correspond à chaque situation.

 

Ben AinslieLa légende Ben Ainslie : cinq médailles aux Jeux Olympiques dont trois en or en Finn ! Le Britannique est désormais totalement investi sur la prochaine Coupe de l’America…Photo @ Carlo Borlenghi/Dppi

 

Voilesetvoiliers.com : Rio va être un plan d’eau assez complexe puisqu’il y a des ronds à l’intérieur sur eau plate et des ronds extérieurs dans la houle…
J.L. : Je trouve ça super intéressant parce qu’il va falloir être très complet et très polyvalent. À Londres, nous avons navigué assez loin du bord, en extérieur avec pas mal de houle et du vent assez fort. Il fallait être rapide dans la brise, véloce au portant dans les vagues. J’étais à l’aise avec les vagues, plutôt en difficulté au près dans la brise. Rio va demander un éventail de capacités plus complet : on peut avoir du petit temps à l’intérieur, du petit temps à l’extérieur avec beaucoup de houle ou du vent plutôt fort avec des vagues courtes ou à l’intérieur avec un clapot court… En une semaine et en fonction des zones où nous allons naviguer, il faudra s’adapter en permanence : c’est plaisant et c’est ce que j’aime, être confronter à des situations nouvelles.

 

Voilesetvoiliers.com : Il n’y aura pas Ben Ainslie. Qui sont les adversaires les plus coriaces ?
J.L. : Ben Ainslie est une légende dans notre sport : il a marqué l’olympisme, il a marqué la voile par tout ce qu’il a accompli. Mais on a récupéré Giles Scott à la place qui était déjà son dauphin sur l’ancienne campagne où la sélection s’était disputée à couteaux tirés entre eux. Si Giles avait été sélectionné, il aurait aussi pu décrocher la médaille d’or ! Aujourd’hui, il domine la série des Finn et il gagne toutes les régates dernièrement… Mais on le sent plus prenable qu’il y a quelques mois : j’ai l’impression d’avoir progressé et de me rapprocher de lui. On verra ce qui se passe d’ici un an et demi.

 

Finn Jonathan LobertUne nouvelle quatrième place aux Championnats du Monde de Finn à Santander : le Britannique Giles Scott a pris le relais de Ben Ainslie !Photo @ Franck Socha FFV

 

Voilesetvoiliers.com : Et les autres coureurs ? De quelles nations ?
J.L. : Il y a un Croate qui revient aux avant-postes : Ivan Gaspic avait baissé de niveau mais il remonte fort actuellement… C’est un sérieux prétendant. Après il y a des coureurs comme le Hollandais Pieter-Jan Postma qui n’est pas en forme aujourd’hui, mais qui peut revenir à tout moment. Le Slovène Vasilij Zbogar est double médaillé en Laser et finit 5ème aux derniers JO de Londres : certainement un coureur dangereux pour Rio car les conditions peuvent lui convenir tout à fait. Et puis on va voir émerger de nouveaux régatiers cette année. A ce jour, c’est difficile de vraiment cerner la concurrence parce que plusieurs coureurs progressent très vite et au niveau du matériel, il y a pas mal de tests…

 

Voilesetvoiliers.com : Qu’est-ce qui évolue au niveau matériel puisque le Finn n’est pas un bateau tout jeune…
J.L.  : C’est un bateau présent aux JO depuis très longtemps (depuis 1952) qui a sans cesse su se moderniser : il y a un mât en carbone, une voile en tissus composites. L’avantage, c’est que nous pouvons travailler sur les mâts : on s’est lancé dans le développement d’un nouvel espar… Et il y a un nouveau Finn Devoti qui vient de sortir : la carène est légèrement différente grâce aux tolérances de jauge. Il s’avère que ce bateau a l’air performant dans certaines conditions. On attend de voir ce qu’il va donner, en particulier dans le petit temps, et surtout avec les meilleurs à la barre.

 

Finn Jonathan LobertLe Finn est un dériveur très puissant avec sa grand-voile de 10m2 très creuse. Et il faut savoir se plier en quatre pour passer sous la bôme au virement de bord !Photo @ Franck Socha FFV

 

Voilesetvoiliers.com : Et qu’a-t-il de nouveau ?
J.L. : On ne sait pas très précisément quelles sont les différences : on va le mesurer et le comparer… Aujourd’hui, il faut savoir s’il va plus vite et quand ! Le Croate a terminé deuxième à la Semaine de Palma avec… Il devrait y avoir une quinzaine de nouveaux Devoti à Hyères.

 

Voilesetvoiliers.com : Le Finn était « réservé » aux Anglo-Saxons et aux Italiens : comment expliquait la montée de nations comme la Slovénie ou la Croatie ?
J.L. : Les bateaux sont simples et solitaires : il n’y a pas de problème d’équipages et comme en Laser, il y a des bateaux partout. Et le Finn est parfaitement adapté aux grands gabarits ! Et dans ces pays, il y a de nombreux jeunes qui sont naturellement grands et costauds. La population est en train de grandir : le Laser est un super bateau et une excellente école mais le gabarit poids est limité à 80-85 kgs maximum et 1,80 mètres. J’en parle en connaissance de cause puisque je l’ai pratiqué longtemps et c’est pour ces raisons de gabarit que je suis passé en Finn. Et je me régale ! C’est un bateau génial pour les grands et en plus, pour ceux qui aime le sport et le dépassement, il y a de quoi faire… Il y a de jeunes Russes qui percent aussi parce qu’ils ont le goût de l’effort et qu’ils n’ont pas peur de se faire mal. C’est un bateau très sympa à la barre, très fin, et il y a tout l’aspect développement technique.

 

Lobert et Le CastrecUne médaille de bronze autour du cou : Jonathan Lobert a toujours François Le Castrec comme entraîneur.Photo @ Lionel Cottin FFVVoilesetvoiliers.com : Et le gabarit optimal en Finn ?
J.L. : 95-100 kgs, 1,90-1,95 mètres. Mais le bateau permet d’adapter le matériel pour les coureurs un peu plus petits ou un peu plus lourds.

 

Voilesetvoiliers.com : C’est un bateau complexe sur l’eau ?
J.L. : Le portant est très technique parce qu’il y a une vraie gestuelle à mettre au point. Et au près, il faut tenir le rappel tout en jouant sur les réglages. C’est un bateau complet : on peut jouer sur la bordure de grand-voile, sur le cunningham, sur le chariot… Et entre les manches, on peut modifier la quête, on peut bouger la dérive plus ou moins vers l’avant ou l’arrière… On s’adapte surtout au clapot pour avoir plus ou moins de puissance, on peut reculer le gréement dans la houle pour mieux grimper sur les vagues.

 

Finn Jonathan LobertAu portant, l’autorisation de pomper la grand-voile sur les vagues donne un sacré bonus aux spécialistes de la glisse, mais c’est aussi une grosse dépense physique.Photo @ Franck Socha FFV

 

Voilesetvoiliers.com : Mais tout le monde converge vers les mêmes solutions…
J.L. : On voit dans les grandes lignes les mêmes réglages, mais ensuite en fonction de la raideur du mât et du gabarit du coureur, on observe des différences aussi au niveau de la coupe de la voile. Par exemple, mes réglages sont très différents de ceux de Thomas Le Breton ! Je suis plutôt dans la puissance avec des sensations dans la barre alors qu’il est plus doux avec une barre neutre… Chacun a ses affinités personnelles et c’est aussi le charme du Finn !

 

Voilesetvoiliers.com : Justement, vous êtes tous les deux en Équipe de France, avec à la fin un seul sélectionné…
J.L. : C’est la particularité de notre équipe : on arrive à partager intelligemment, et même si nous sommes adversaires, nous sommes aussi co-équipiers. On passe beaucoup de temps ensemble, on effectue beaucoup d’entraînement à deux : on a choisi d’ouvrir les échanges entre nous ce qui nous permet d’avoir l’une des nations qui a la meilleure équipe mondiale ! Peu de pays ont deux coureurs de haut niveau, qui sont tout le temps dans le top ten. On s’entraîne aussi avec un partenaire finlandais (Tapio Nirkko, 3ème à la Semaine de Palma) et un Suédois (Max Salminen, médaillé d’or en Star comme équipier à Londres). On travaille avec eux pour développer les voiles, les mâts… Et nous sommes plutôt homogènes puisqu’il y a Thomas qui est très bon dans le petit temps, moi qui préfère le medium fort et la brise et nos deux partenaires ont aussi leurs points forts.

 

Voilesetvoiliers.com : Au programme après Hyères ?
J.L. : On enchaîne sur une quinzaine à Rio en mai : on essaye de venir régulièrement sur le plan d’eau des JO. C’est ce que j’ai appris de Ben Ainslie : il passait énormément de temps sur le terrain de jeu prioritaire de sa saison. Il faut se sentir « chez soi », pour avoir l’habitude des spécificités et ne pas se faire surprendre par une particularité au moment des JO. Nous n’irons pas au Championnat d’Europe en mai pour cette raison. On va retrouver les Anglais là-bas : ils demandent de plus en plus à s’entraîner avec nous, ce qui confirme l’intérêt qu’ils portent à nos progrès. Puis il y aura la World Cup à Weymouth (8-14 juin) : ça sera sympa puisque je n’y suis pas retourné depuis les Jeux de Londres ! Enfin le Test Event à Rio cet été, en espérant que je sois sélectionné pour cet évènement… Et pour conclure, le Championnat du Monde en novembre en Nouvelle-Zélande : l’objectif phare de cette saison.

 

Voilesetvoiliers.com : Et la sélection pour les JO de Rio ?
J.L. : On le saura probablement à la fin de l’année ou début janvier 2016. Aujourd’hui, il y a un Comité de Sélection composé de trois personnes : Guillaume Chiellino (Directeur de l’Équipe de France), Claire Fountaine (Responsable du Haut Niveau) et Jacques Cathelineau (Directeur Technique National).

 

Finn Jonathan LobertDernière manche des Jeux Olympiques de Londres : Jonathan Lobert conclut cette Medal Race avec une breloque en bronze !Photo @ Lionel Cottin FFV

 

Voilesetvoiliers.com : Tu as d’autres activités voile ou autre ?
J.L. : Le Finn me prend beaucoup de temps de préparation. J’ai envie d’aller à Rio en me disant que j’ai fait le maximum pour bien faire. Je vais avoir trente ans et j’ai du temps devant moi pour faire d’autres activités après les JO ! Je veux vivre cette campagne à 100%...

 

Voilesetvoiliers.com : Tu as l’expérience des JO et même d’une médaille ! Ce n’est pas habituel et cela doit te donner un surcroît de confiance ?
J.L. : Les JO, c’est très particulier. Ce n’est pas la même ambiance qu’un Championnat du Monde ! C’est ce qui fait le charme de cet événement : il y a de la pression dans l’air. Je me souviendrais toujours de la Medal Race à Weymouth où nous avons navigué tout près des rives avec 10 000 spectateurs dans les gradins qui nous ovationnaient ! Ça donne la chair de poule… Et à Rio, cela va être fantastique : au milieu de la baie avec le Pain de Sucre d’un côté et le Corcovado de l’autre. C’est nous qui avons le plus beau stade !

 

JO FinnLe spectacle était aussi autour du stade nautique à Weymouth quand une dizaine de milliers de passionnés sont venus encourager les coureurs ! Un moment fort pour Jonathan Lobert.Photo @ Jean-Marie Liot DPPI

 

Voilesetvoiliers.com : Semble-t-il dans une eau pourrie…
J.L. : Partout dans le monde, il y a de la pollution. On stigmatise le Brésil, mais quand on sait comment cela fonctionne, il n’y a pas de hasard : avec les favelas sur les collines, ça ravine dès qu’il pleut ! Mais on a navigué en Chine avec des algues partout, à Barcelone où on ramasse les sacs poubelles… et même ici à Hyères, il y a parfois des détritus flottants. La baie de Rio n’est pas la plus propre du monde, mais les Brésiliens font un effort : ne leur jetons pas la pierre. C’est une problématique mondiale. Si la voile olympique à Rio peut attirer l’attention du monde sur la préservation des océans, ce sera déjà un grand pas !