Actualité à la Hune

Les 10 de 2018

Les dix bateaux à ne pas rater

Voici les dix nouveautés qui ont tapé dans l’œil de la rédaction de Voiles et Voiliers. Passage en revue des innovations et des caractéristiques techniques de bateaux qui semblent bien partis pour faire sensation et être plébiscités en 2018.
  • Publié le : 01/01/2018 - 00:01

Maxi 6.50

Le premier mini de série à arborer un «gros nez» est dessiné par David Raison. C’est lui qui a signé les plans du 747, vainqueur de la Mini-Transat en 2011 ainsi que ceux de GRIFFON.FR, vainqueur cette année des deux étapes. Un bateau de série est forcément plus lourd qu’un proto mais architecte et chantier sont sûrs d’eux : le surcroît de puissance apporté par cette carène va payer en termes de performance. Vu le nombre de commandes déjà enregistrées, on peut d’ores et déjà annoncer que ce Maximum a toutes les chances d’être homologué en bateau de série lors de la prochaine édition. Un autre projet de mini de série à bout rond est en préparation : ce dernier est signé Etienne Bertrand et sera construit en Pologne. L’écrasante suprématie du Pogo 3 va être sérieusement remise en cause.

Maxi 6.50Maxi 6.50. Longueur : 6,50 m. Largeur : 3 m. TE : 1,60 m. Poids : 950 kg. SV : 44 m2 ; Architecte : David Raison. Constructeur : IDB Marine.Photo @ DR
JPK 1180

Ce sera la première nouveauté de 2018 à toucher l’eau –fin janvier si tout va bien.  Un JPK 100 % course et 100 % IRC qui a vu le jour notamment à la suite de demandes pressantes de régatiers britanniques. Il faut dire que les JPK 10.10 et 10.80 se sont taillés une impressionnante réputation de l’autre côté de la Manche avec leurs multiples victoires dans les classiques du RORC et sur le Fastnet. D’où ce bateau qui reprend la même philosophie : celle d’un voilier très polyvalent au déplacement modéré, mais spécifiquement conçu pour naviguer en équipage plutôt qu’en double ou en solo. Le premier bateau sera mené par le plus britannique des skippers français : Gerry Trentesaux, qui  espère rééditer la razzia réussie avec le 10.80.

JPK 1180JPK 1180. Longueur : 11,78 m. Largeur : 3,95 m. TE : 2,34 m. Poids : 5 900 kg. SV : 89 m2 ; Architecte : Jacques Valer. Constructeur : JPK Composites.Photo @ DR
Le Gunboat 68

Sa mise à l’eau n’aura pas lieu avant la fin de l’année mais c’est peu dire qu’il s’agit d’un lancement important. C’est le premier depuis que la marque américaine a été reprise par le groupe Grand Large (Allures, Outremer, Garcia, Alumarine…). Et c’est le premier Gunboat fabriqué en France dans des ateliers tout neufs spécialement construits pour l’occasion à La Grande-Motte. Ce cata très grand et très élégant va à coup sûr faire tourner les têtes mais devrait aussi affoler les compteurs car des performances exceptionnelles sont inscrites dans le cahier des charges. Au vu de l’attente suscitée par ce bateau, le pari est déjà réussi.

Gunboat 68Gunboat 68. Longueur : 20,75 m. Largeur : 9,10 m. TE : 1,20-4,10 m. Poids : 17 800 kg. SV : nc ; Architecte : VPLP. Constructeur : Gunboat.Photo @ DR
Ovni 450

On n’attend pas un bateau révolutionnaire puisque ce 450 a été dessiné à partir de la carène éprouvée de l’Ovni 445. Mais il s’agit d’un modèle très important pour son constructeur, Alubat, qui semblait avoir du mal à renouveler son image. Le cockpit, en avant d’une large jupe, est maintenant équipé de deux barres à roue. Le nouveau dessin de l’étrave permet de gagner en longueur de flottaison mais également en volume dans les sections avant. Et les emménagements sont davantage mis en valeur par l’ajout de larges hublots de coque qui laissent entrer la lumière.

Ovni 450Ovni 450. Longueur : 14,15 m. Largeur : 4,29 m. TE : 1,05-2,90 m. Poids : 11 550 kg. SV : 95,50 m2 ; Architecte : Marc Lombard. Constructeur : Alubat.Photo @ DR
Onefly

Comme un moth à foil, mais en plus facile. Le Onefly est un peu plus long, sa coque centrale est un peu plus large que celle d’un moth mais son architecture est la même, avec de larges ailes de rappel et un grand foil en «T» autorégulé via un palpeur. L’angle d’incidence du plan porteur arrière se règle via une torsion du stick. La construction par Tocatec est particulièrement soignée et le poids de l’ensemble reste raisonnable. Qui veut voler ?

OneflyOnefly. Longueur : 3,48 m. Largeur : 0,70-2,255 m. Poids : 50 kg. SV : 7,25 m2 ; architecte : Sam Manuard. Constructeur : Tocatec.Photo @ Loïc Madeline
Wauquiez Pilot Saloon 42

On peut faire dans le luxe et ne pas imaginer toujours plus grand : la preuve avec ce pilot Saloon 42 qui vient compléter par le bas la gamme de voiliers à salon de pont du constructeur nordiste.  La puissance de la carène est soulignée par un bouchain très marqué sur les sections arrière. Mais sous le pont, on retrouve un carré rehaussé profitant d’un rouf très largement vitré, une cuisine en long et deux très belles cabines. Et toujours, au pied de la descente, une table à carte et un placard à cirés.

Pilot Saloon 42Pilot saloon 42. Longueur : 12,99 m. Largeur : 4,34 m. TE 1,65 m. Poids : nc. SV : nc. Architecte : Berret-Racoupeau. Constructeur : Wauquiez.Photo @ DR
X4⁹

La dernière génération de X entend réconcilier croisière et performance et se présente comme moins extrême que les Xp mais un peu plus sportive que les Xc. Ce joli bateau bénéficie d’une construction très soignée (sandwich infusion epoxy et passage au four) et d’un châssis en acier galvanisé sur lequel est fixée la quille et qui reprend les efforts du gréement. Les équipements sont bien sûr haut de gamme (gréement en rod, mât à trois étages de barres de flèches) mais la croisière est aussi au programme, comme en témoigne la présence d’un grand garage à annexe.

X4⁹X4⁹ Longueur : 14,50 m. Largeur : 4,49 m. TE : 2,40 m. Poids : 12 900 kg. SV : 129 m2 ; Architecte : N. Jeppesen. Constructeur : X-Yachts.Photo @ DR
Dufour 48

Comme un pavé dans la mare, ce Dufour 48 catamaran a été présenté sous forme de maquette lors du dernier Salon nautique. Mais après tout, sur un marché en forte croissance, il y a certainement de la place pour tout le monde. Ici, on joue à fond la carte du confort et ce cata propose de trois à cinq cabines, plus une cabine skipper dans la pointe avant bâbord. Un grand flybridge regroupe le poste de barre et un immense lounge. Le bateau est signé Umberto Felci et il sera construit en Italie.

Dufour 48Dufour 48 catamaran. Longueur : 14,20 m. Largeur : 8 m. TE : 1,30 m. Poids : 15 000 kg. SV : nc. Architecte : Umberto Felci. Constructeur : Dufour Yachts.Photo @ Jean Marie Liot
Astus 20.5

Le chantier Astusboats prend goût à sa collaboration avec le cabinet VPLP, puisqu’il présente à Düsseldorf son nouveau 20.5 signé par les prestigieux architectes. A la différence du 16 pieds, ce  trimaran – toujours avec des bras coulissants – présente un petit abri qui permet d’imaginer partir en raid ou en camping côtier. Si la version loisir est fidèle à la philosphie de la marque qui met en avant des voiliers faciles à mettre à l’eau comme à naviguer, un modèle sport est également proposé, plus toilé et plus léger grâce à une coque centrale construite en infusion.

Astus 20.5Astus 20.5 Longueur : 5,95 m. Largeur : 2,48-4,50 m. TE : 0,15-1,25 m. Poids : 430 kg. SV : 21 m2 ; Architecte : VPLP. Constructeur : Astusboats.Photo @ DR
Seascape 14

La surprise de 2018, c’est peut-être ce dériveur proposé par le constructeur slovène Seascape. Un bateau simple que l’on peut utiliser comme un catboat en solitaire ou bien en double avec foc et spi asymétrique sur bout-dehors. L’idée est de pouvoir s’adresser au plus grand nombre. Dans le même esprit que l’Albatros mais avec une seule position de mât et deux positions de dérive.

Seascape 14Seascape 14 : Longueur : 4,30 m. Largeur : 1,70 m. Poids coque : 67 kg. SV : 12 m2 ; Architecte : Sam Manuard. Constructeur : Seascape.Photo @ DR