39e Grand Pavois de La Rochelle
Océanis 41, 45 et 48 : les triplés bien nés de Bénéteau
Bénéteau frappe fort au Grand Pavois 2011 en sortant trois nouveautés : les Océanis 41, 45 et 48. Avec plusieurs innovations convaincantes, cette 6e génération d'Océanis apporte un véritable renouveau à la gamme des voiliers de croisière facile du chantier vendéen.
Après les avoir testé en navigation depuis Saint-Gilles-Croix-de-Vie,
Pierre-Marie Bourguinat présente et compare en vidéo ces 3 bateaux signés
Finot-Conq (41 et 45) et Racoupeau (pour le 48).
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- Publié le : 17/09/2011 - 09:14
© François Déliac - Pierre-Marie Bourguinat
Vos commentaires
J'ai visité le 45 et le 48 pendant le salon de la plaisance 2011 de Cannes, et pendant ma visite j'ai vraiment été étonné du confort que pouvait procurer l'Oceanis. Ce sont des bateaux de toute beauté, très spacieux, et très sexy. Évidemment, j'ai été particulièrement frappé par la cabine principale du 48 où il n'existe pas de véritable cloison pour la douche, et j'ai trouvé cela tout à fait audacieux car ça permet justement d'agrandir encore plus la chambre! Alors forcément pourquoi pas! En comparant avec l'Oceanis 50 au niveau du prix j'entend, sachant que le 50 fait 200 000 euros, je suppose qu'ils doivent tourner autour de ce prix également. Aussi, pendant ma visite, un client frimé devant sa femme et devant la personne qui leur faisait visiter le 48, et criant devant les autres visiteurs qui passaient par là "Oui chérie, de toute façon je compte l'acheter, HAHAHAHA!!", et moi qui passait par là, je l'enviait, car avec le Sense, L'Oceanis 48 est surement l'un de mes préférés. Autres anecdote pendant ma visite du 48, un groupe d'amis qui le visitaient également (comme quoi on peut monter à beaucoup) n'arrêtaient pas de dire "On se sent vraiment mieux qu'au Carlton Hotel ici!" Ça m'a fait sourire également, c'est tout à fait vrai! Moi j'aime bien Bénéteau moi... :-)
En fait, il est bien au-dessus de 200 000 €, même en prix de base HT... On retrouve bien la ligne des Océanis. La coque sans arrondi, comme chez RM, ça fait un peu bizarre, je trouve. Mais la luminosité à l'intérieur est exceptionnelle.
J'avoue être totalement effaré par de tels commentaires, mais encore plus par l'absence totale de recul critique dans cette vidéo. Un voilier doit être tout sauf un hôtel flottant. La production moderne des grands chantiers est dénuée de tout sens marin (franchement, j'aimerais voir le ferlage de la GV debout sur la table de cockpit avec une petite houle, ça doit être amusant). Et une télé dans un bateau, franchement ! Cet été, j'ai vu un bateau mouillé aux Glénan dont l'équipage regardait la télé ! C'est bien la peine de venir dans un endroit aussi magnifique. Je ne développe pas plus, mais si V&V pouvait être parfois un peu plus critique, ça ne ferait pas de mal.
Je rejoins le commentaire de "adavancens", sans être un grand voileux. D'ailleurs, je suis propriétaire d'un Oceanis de la génération "xx3", mais ces nouveautés ne me font vraiment pas rêver. Cet arceau amène la bôme à une hauteur critique, même sur le 41 et esthétiquement ça me paraît disgracieux. Je serais aussi curieux de savoir quel barême les ports vont appliquer, vu la largeur des bateaux. Bonjour les dégâts pour trouver une place dans une marina en plein été. Ces bateaux sont près du camping car, voire du mobil home de luxe flottant. Il semblent bien adaptés pour les gens dont le but est plus d'étaler leur argent et boire le champagne que de naviguer.
Je connais bien le commentateur et je ne peux que m'étonner de sa quasi complaisance. Je l'ai connu plus mordant, plus critique et surtout plus exigeant. Il l'est avec lui même en tout cas en tant que marin. N'y a t'il pas d'autres productions sur ce salon plus innovantes sur le fond? C'est vrai qu'il na pas toujours travaillé pour la grande maison V&V... Ces bateaux sont évidement des bateaux "de salon" et au mieux des bateaux de mouillage, mais pas des bateaux de marins, ni de grande navigation. Que ferait on au milieu de l'Atlantique (ou même au milieu du Golf de Gascogne) de ce pseudo salon et de cette table coulissante, et de cette cabine avant monumentale? Rien ou pas grand chose. Ces bateaux sont des répliques de suite hôtelières, un peu vaniteux, axés sur le confort caravanier et pas très adaptés à la vraie mer. Il faut toutefois noter le progrès des architectes qui ont réussi à proposer des voiliers qui semblent ne pas être que des vaches (à vérifier). La question reste toutefois : pourquoi s'embêter avec un gréement et des voile quand on aspire simplement à une vie à bord strictement typée "camping car de luxe"? Par vanité, par ignorance, par romantisme? Le bateau à moteur bien conçu (sage et silencieux) serait mieux indiqué, non?
Je n’ai pas l’habitude de me mêler des commentaires sur des articles ou vidéos signées de mon nom, sauf lorsqu’ils pointent une erreur ou posent une question technique. Je fais donc une entorse à la règle puisque je n’entends ici qu’ un refrain bien connu : le fameux « c’était mieux avant », jingle du club des grincheux qui tourne en boucle sur certains forums internet avec ses DJ de prédilection, Stephsea en tête. Cette ritournelle nous parle de ce temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où les bateaux étaient plus beaux, plus véloces, plus marins, plus solides … et moins chers ça va de soi. Ce temps où la voile, c’était pas de la frime, où les Briand, Lombard, Conq, Racoupeau, Felci, savaient encore dessiner et où les journalistes étaient moins complaisants... Comme on ne règlera pas ici la question des bonnes et mauvaises évolutions de la plaisance (dans un prochain Voiles et voiliers ? tiens en voilà une idée qu’elle est bonne !), je voulais juste ajouter ceci. Il ne faut pas confondre complaisance et enthousiasme. Cher Stephsea, je continue à faire ce qui me passionne, c.a.d parler de bateaux, naviguer dessus et tenter de comprendre au contact de gens qui en savent beaucoup plus que moi comment ça marche. Des problématiques qui intéressent tout autant l’architecte naval (déçu ?) qui se cache derrière ton pseudo et qui devrait nous faire profiter de son savoir plutôt que de jouer les censeurs à répétition. A bon entendeur ! Pierre-Marie Bourguinat
Il est vraie que le ferlage pose un problème, que les passavant sont un peu étroite du a la conception du gréement ce qui peu occasionné de la gêne par gros temps. Cependant, On peu allié plaisir de navigué quelque soit le temps et confort au mouillage sans pour autant enlever les qualités de navigation. Je ne crie pas « révolu le temps de la bannette et le toilette en bronze » puisque j’aime également navigué sur des vieux gréement et participé à de la régate sur des voilier prévu pour cette catégorie. Mais si je peu trouvé un bon marin pour avaler les milles alliant le confort pour faire du cabotage en famille je suis preneur. L’océanis 41 (entre autre, budget oblige) est un bateau de son temps et une belle unité et quant à la largeur, un voilier est fait pour naviguer pas pour passer son temps au port…… Positivé, ça fait avancé les choses…. Nicolas
... Et moi je n'ai pas l'habitude de commenter les commentaires, mais entorse pour entorse... Pierre Marie, vous faites un contre sens dans votre interprétation de mes propos, contre sens qui dérive vers un jugement un peu sévère me concernant. Le terme de complaisance est certes provoquant mais je ne m'attarde pas sur ce sujet dans mon post. Je cherche à modérer votre "enthousiasme" par la simple évocation du côté pratique de la voile. Vous n'êtes pas l'objet de ma critique. Votre réaction ici est un peu dommage car les arguments de fond vous manquent à force de tourner à la critique personnelle, avec quelques sous entendus un peu lourds, voire douteux déontologiquement... Il n'était pourtant pas mon propos de vous blesser et me désole de ce résultat. Vous voudrez bien excuser cette maladresse, et reconnaitre en retour que je ne me place ni en censeur, ni en nostalgique réactionnaire. Relisez moi, je vous en prie, et oubliez le qualification de complaisance. Et je suis certain que vous porterez vous même mon message de marin, avec enthousiasme, car nous sommes d'accord sur le fond, bien sûr!
Je possède un OCEANIS 42CC, navigue avec mon épouse et parcours par an entre 700 et 1200 miles. J'ai visité l'océanis 48 et je pense que se sera notre prochain bateau. Non pas pour frimer, mais depuis 30 ans que nous naviguons ensemble le bateau est notre résidence secondaire et j'ai cette chance d'avoir une épouse qui trouve que je ne roule pas assez vite pour rejoindre notre port d'atache chaque WE.Je prendrais l'option GV à enrouleur, ce qui suprime l'inconvénient de l'arceau. à 55 ans, j'ai "coulé" mon premier bateau à 15ans, je suis passé par toute les tailles et ce 48 pieds offre, en plus du confort de navigation (car nous ne naviguons pas toujours à donf, le liston dans l'eau, cet été seulement 6 heures de voile dans une traversée du Gascogne) un confort intérieur qui nous permettra de recevoir des amis pas forcément marins, dans les meilleurs conditions. Rapidité et modernisme sont les principaux atouts de ce bateau magnifique. Pav. 22, club CLUB NAUTIQUE HOEDICAIS.
C'est marrant, j'ai moi aussi toujours fustigé les caravanes flottantes et raillé ces voiliers qui comptaient plus de toilettes que de couchettes. A priori je devrait me ranger derrière l'avis de Stephsea, et pourtant c'est tout le contraire! Avec le concept "sense" dont s'inspirent largement ces trois unités, Beneteau a réellement frappé un grand coup. Il faut être vraiment obtu ou jaloux pour affirmer le contraire. Ces voiliers sont beaux, marchent bien et offrent en prime un agrément et un confort inégalé, le tout à un prix très raisonnable. Au milieu du golfe de gascogne on se fout peut-être d'avoir un grand salon, mais à l'arrivée au port, au mouillage dans une crique ou dans les calmes des alizés on passe du sacré bon temps. Quand a l'argument élitiste à deux balles : "Le bateau à moteur serait mieux indiqué, non?" ça fait trente ans que je l'entend à chaque fois qu'un bateau gagne en ergonomie ou en confort. Chacun ses goûts, mais ceux qui apprécient la mer autrement qu'en ciré Cotten, les pieds dans l'eau et des vagues dans la gueule, aiment aussi la voile et parfois même plus que les vieux grincheux qui racontent leur guerre au café du port. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder sur quel type d'unités naviguent les anciens coureurs, et pourtant c'est pas des tapettes !!