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créé le 22-12-2008

Récits, chroniques, réactions et passions à propos de la navigation à voile

En prévision de notre croisière prévue en 2009, j'ai cherché à compléter ma collection de pavillons de courtoisie.

 

Pour la plupart des pays de Méditerranée Est il n'y a pas de problème: l'histoire de leur pavillon est claire et le choix du modèle actuel sans ambiguité.

 

En ce qui concerne Malte, creuset de toutes les civilisations issues de l'empire romain, du moyen âge, de la renaissance et même d'autres,..... c'est plus délicat. Car cette île, au passé très riche et à la tradition maritime respectable, possède une collection impressionnante, et non fossilisée, de pavillons. Même la Reine d'Angleterre y a le sien. Après étude approfondie des thèses rédigées par de nombreux et distingués universitaires, chercheurs ou historiens sur cette question, il m'en reste en définitive deux sur les bras, qui pourraient éventuellement satisfaire le protocole.

 

Voici le lien pour les images:

http://picasaweb.google.com/dartag7531/Pavillons?authkey=Gv1sRgCLr3uLvy6_7M0QE#

 

Si un lecteur spécialiste de cette question ou particulièrement expérimenté pouvait me déniaiser, je lui en serais extrêmement reconnaissant.

 

 

 

 

Ce terme extrait de la réglementation sur les moyens de sécurité dans les navires de plaisance est très ambigu. En effet il recouvre les moyens de pompage qui doivent se trouver à bord pour évacuer l'eau qui aurait pu s'y infiltrer et même, dans certain cas, s'y engouffrer.

 

Un de mes amis a failli couler par suite du démanchage d'une durite de refroidissement de son moteur, mais évidemment il ne pouvait pas le savoir avant d'identifier l'origine de la voie d'eau. Les pompiers espagnols ont pu sauver son bateau en le vidant grâce à une petite pompe thermique très efficace, ce qui lui a permis d'aller fermer la vanne. Ouf ! Mais la facture a été salée: intervention payante au niveau de 765 euros, plus les dégâts à bord, en particulier toutes les batteries et l'équipement électrique, dont de nombreux outils professionnels, noyés, bons à jeter.

 

Depuis, je guettais l'occasion de m'équiper d'une telle petite pompe, qui pourrait m'être utile un jour et pourquoi pas servir pour aider un autre plaisancier en difficulté. Il faut dire que les pompes réglementaires installées obligatoirement à bord seraient ridicules en cas de voie d'eau, même modeste. Le seau à main serait encore le plus efficace, mais au prix d'efforts importants, ne pouvant être soutenus longtemps en équipage réduit. Cela nous ramène au titre du billet !

 

Un hyper proposait récemment l'outil qui me paraissait adapté: une pompe thermique d'arrosage de 0,89 kw débitant 120l/minute avec une dénivelée de 6 mètres, et donc beaucoup plus sur une faible hauteur. Pesant seulement 7kg, livrée avec les raccords, la crépine et l'outillage de maintenance de base, j'ai eu le coup de foudre (façon de parler). Seul bémol, le moteur est un deux temps, nécessitant d'embarquer de l'huile pour mélange, ce que j'espérais ne plus avoir à faire depuis que les moteurs d'annexe sont tous à quatre temps.

 

Il ne manquait que quelques mètres de tuyau de 25 mm, trouvés facilement chez le premier pisciniste du coin. Un petit essai à la maison avant de l'embarquer s'est montré très convainquant, et voilà l'engin prêt à servir, en espérant que cela n'arrive pas !

 

lien vers les photos

http://picasaweb.google.com/dartag7531/PompeDeSecours?authkey=Gv1sRgCJOT98iF9LjOuwE#

 

A tout hazard, j'ai essayé de voir comment désimlocker la clé 3G+ fournie par SFR.

 

Après quelques navigations "au jugé" dans les méandres des serveurs vocaux de SFR (accès en appelant le 1023), j'ai fini par tomber sur une interlocutrice qui m'a donné la solution. Il faut télécharger un petit utilitaire sur leur site et l'exécuter en saisissant le code de désimlockage qu'elle m'a donné.

 

Cela n'a pas marché du premier coup car elle s'était trompée dans le code. Mais après un nouvel appel presque direct, j'ai eu le bon code et le désimlockage a marché immédiatement.

 

Le fichier .ZIP téléchargé comprend l'utilitaire de désimlockage et la procédure à suivre, plutôt bien expliquée.

http://www.sfr.fr/assistance/outils/utilitaires-telecharger/index.jsp

On a beau lutter contre l'excès de confort et avoir une certaine apréhension contre une tendance de notre société à la recherche effrénée du bien-être, il arrive parfois que l'on tombe dans un piège.

 

Ainsi, le grille-pain est un luxe quasiment inaccessible à bord d'un voilier en mer ou dans un mouillage forain. Mais voilà, le piège s'est refermé sur moi lorsque j'ai vu dans un catalogue un petit appareil parfaitement adapté à cet usage. Ce rève devenait possible avec la présence à bord d'un petit groupe électrogène 220v facile d'emploi et peu nuisant (voir le billet précédent).

 

Sacrés chinois, qui peuvent nous fournir de tels outils, valant à peine une bouchée de pain, et nous permettre, sans doute, de répandre dans l'atmosphère du mouillage, lors de certaines de nos futures escales, le fumet inimitable du pain grillé au lever du soleil.

 

Nous finirons peut-être dans la décadence, comme l'empire romain, qui ne réclamait plus que du pain et des jeux, mais que c'est bon !

Chat échaudé craint l'eau froide, et l'essai raté avec un dessalinisateur de mauvaise qualité au cours de la saison 2007 était encore dans ma mémoire. La croisière 2008 m'a cependant permis d'être bien sûr que si on pouvait se passer de la corvée d'eau à bord, il ne fallait pas s'en priver.

Le web est irremplaçable pour dégrossir le problème et plusieurs visites au Nautic 2008 ont été nécessaires pour trouver l'oiseau rare, pas trop encombrant ni lourd, pas trop dévoreur d'énergie, pas trop bruyant, suffisamment éprouvé pour inspirer confiance, disposant d"un réseau commercial et de services suffisant,....etc

Quand même, il faut aussi que la production d'eau espérée soit adaptée à un équipage, souvent réduit, un peu écolo, mais qui aprécie, l'âge venant, un confort minimum.

Finalement le compromis s'est fixé sur un Katadyn Powersurvivor 160E fabriqué en Suisse. C'est rigolo que ce pays sans frontière maritime s'intéresse aux besoins des marins. Une petite visite à la Compagnie Hydrotechnique, dans la région de Nantes, et la commande est passée.

Il ne reste plus qu'à attendre la livraison et à procéder au montage à bord. La suite après les premières navigations prévues au mois de mai 2009..................

 

 

L’annexe en PVC Plastimo P265IK, âgée de cinq ans, était quasiment en bout de course la saison dernière : bonne tenue de la pression mais surface des boudins collantes et sales, obligeant à rester debout dedans (pas toujours facile). Avant de la remplacer, j’ai cherché des solutions professionnelles de revêtement permettant de la faire durer quelques saisons de plus. Sans succès. Je me suis donc résolu à faire un essai trivial. Après avoir gratté au couteau les parties les plus sales afin d’éliminer les décompositions collantes, j’ai appliqué bêtement au pistolet une couche mince de peinture glycérophtalique blanche. Le résultat a été étonnant : une annexe quasiment neuve en apparence, et plus aucun collage. On peut débarquer avec en pantalon blanc en s’asseyant sur les boudins sans crainte !
Je me disais que cela ne durerait pas longtemps et que la peinture allait attaquer le PVC, dégradant son étanchéité. Rien de tout cela, et pendant les presque cinq mois d’usage intensif cette saison, ses services n’ont eu aucune défaillance. Seul son aspect extérieur s’est légèrement détérioré à mesure que la fine couche de peinture s’usait (modérément). A la limite, ce n’est même pas un inconvénient, car les vols d’annexe devenant de plus en plus fréquents, moins on fait envie, mieux cela vaut ! Elle reprendra du service en 2009 après une nouvelle couche de peinture passée au pistolet en moins d’une heure.
 

 

Après la saison 2007 (voir la chronique « Première saison sur Dartag » de janvier 2008), je savais quelles étaient mes priorités pour 2008, avec l’ambition de fignoler la mise au point du bateau pour une croisière plus longue et plus lointaine, mais pas encore cette année où nous resterons en Méditerranée occidentale.
 
Il fallait régler tous les petits problèmes sous garantie avec le chantier Axemer à Argelès, mais aussi améliorer le bateau sur trois points principaux : les voiles, l’hélice, le dessalinisateur.
 
Pour les bricoles, le chantier est intervenu en deux fois pendant l’automne à partir de la liste que je lui avais fournie, mais pratiquement aucun des problèmes signalé n’a été réglé, à l’exception de ceux dont je m’étais chargé moi-même et dont les factures de pièces m’ont été remboursées. Mais le câblage loupé du Navtex, la coupure du guindeau, le palan de l’écoute de GV, la porte du frigo gondolée, etc…. sont restés défaillants. Quant à la jupette du saildrive, si elle avait bien été remplacée, la nouvelle n’a même pas tenu quinze jours après la mise à l’eau et il m’a fallu l’arracher à nouveau en plongée pour éviter d’autres dégâts. J’ajoute que les factures fantaisistes qui m’ont été adressées après ces interventions ne font guère envie de poursuivre des relations avec ce chantier.
 
En comparaison, le sérieux et l’efficacité du service après-vente de Volvo laissent admiratifs. Le revêtement noir de l’hélice tripale fixe d’origine s’était partiellement décollé au cours de la première saison. Le concessionnaire Volvo de Saint Cyprien est venu la remplacer à Port Leucate sans aucun frais pendant l’hiver. Par ailleurs, un rappel constructeur concernant le bloc électronique du moteur D2-40 m’a été adressé. L’échange a été fait la semaine suivante dans les mêmes conditions. Chapeau !
 
Pour les voiles, il m’a fallu me rendre à l’évidence. Elvströem, quasiment en faillite fin 2007, contacté par Axemer, aurait refusé toute prise en charge et je n’avais plus que mes yeux pour pleurer. Le génois que j’avais fait retailler et équiper de bandes de rattrapage de creux dès 2007 par mon voilier habituel de Frontignan était utilisable, mais pour la GV il n’y avait rien à faire. J’en ai donc commandé une neuve, et, après avoir consulté quatre autres voiliers, j’ai confié sa réalisation à Clipper Voiles avec qui nous avons finalement opté pour l’Hydranet Radial, avec une coupe triradiale et des lattes verticales qui permettent le rond de chute même avec un mât à enrouleur (gain de surface 7 m2 soit +20%).
 
Après bien des hésitations, compte tenu de l’impossibilité d’avoir des témoignages d’utilisateurs, j’ai commandé une hélice à mise en drapeau Kiwiprop chez l’importateur français qui, ne pouvant être présent au salon nautique de Paris, proposait un prix attractif. Son poids plume (moins de risque pour le saidrive), sa fabrication en composite (pas de corrosion) et sa simplicité (pas d’engrenages) plaidaient principalement en sa faveur.
 
 
La question du dessalinisateur a duré tout l’hiver. Les mesures de production d’eau douce et de consommation électrique faites à bord, tant par moi-même que par l’importateur (REYA), montraient qu’il était très loin des spécifications techniques alléchantes (35 l/h avec 28 A) qui m’avaient fait opter pour ce modèle HP-UC 35. Après démontage et nouveaux tests au banc chez REYA, il est parti en Italie chez le fabriquant pour expertise. Mais il n’a pas été possible d’obtenir un compte rendu d’essai crédible satisfaisant. Il m’a donc été remboursé purement et simplement, sans autre forme de procès. Cela se termine donc plutôt bien, sauf que je n’avais plus le temps d’en installer un autre avant la saison. Je devais me résoudre pour cette année à embarquer quelques jerricans pour faire la corvée d’eau avec l’annexe, comme autrefois.
 
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