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créé le 10-06-2009

Un bateau, c'est toujours un coup de coeur. Quand il est aussi atypique -et sympathique- que Waloo, on a envie de faire partager les plaisirs des trop rares croisières ou escapades à la journée. En plus de l'actu de Waloo sur ce blog, retrouvez photos et vidéos sur http://www.waloo.info

Waloo, une coque à terre.

Je le pressentais sans trop y croire. Depuis la région Parisienne, lorsque j'ai vu à 8h du matin ma montre (Sea Pathfinder...) afficher 970HPa sur une marée descendante à Noirmoutier, je me suis dit que Waloo avait dû déguster quelques heures plus tôt. Et dés la fin de matinée, l'appel est venu: Waloo avait été vu sur la digue d'entrée du port de Noirmoutier, dans une posture qui traduit la hauteur de la montée des eaux. 

 

A plus d'1,50m au dessus de la côte normale au plus fort de la marée, Waloo a patiquement tiré sur son mouillage à la verticale. Une manille a fini par lâcher, le laissant dériver jusqu'au mur de la digue, 200m plus loin. Traînant sa chaîne, il est resté face au vent et a encaissé les coups. 

 

 

Photo prise dimanche 28/2 au matin et publiée aujourd'hui par Ouest-France.

 

Waloo illustrait également un article du blog de l'association 12 sur 12:

 

Le temps de rassembler les éléments et je vous raconte l'opération "Sauvez Waloo"...

Sauriez-vous optimiser Waloo?

 

Depuis que je l'ai acheté en 2001, je n'ai cessé d'y apporter des améliorations plus ou moins visibles. Comme chaque année, je me pose la question de ce qui pourrait encore améliorer ses performances au moindre coût. Alors pourquoi ne pas m'en remettre à l'avis du public? Il doit bien se trouver parmi les lecteurs de ce blog, des personnes qui se sont déjà posées cette question, pour redonner des chevaux à un bateau de course ou de croisière.

 

Evidemment, le budget est un critère important. A moins de prouver que cela fera gagner plus de 20% de vitesse à toutes les allures, je n'envisage pas d'aile rigide ou de foils en "S"... restons dans le raisonnable. Les options restent encore nombreuses.

 

Je vois 3 axes d'optimisation:

  • la réduction de trainée hydrodynamique
  • le gréement et l'augmentation de la voilure
  • le gain de poids

 

J'ai déjà quelques idées, mais je suis encore incapable de chiffrer leur coût et le bénéfice attendu. Pouvez-vous m'aider? me suggérer d'autres pistes?

 

Mes idées sont:

  • La construction d'une dérive plus fine et plus légère, avec éventuellement un dispositif pour réduire la ventilation à l'interface air/eau
  • Le remplacement du génois sur enrouleur par un gennaker ou code zéro en tête, sur emmagasineur (l'étai de trinquette devenant structurel). Le génois (qui est en fait utilisé en tout-ou-rien) pourrait être monté sur emmagasineur.
  • Le remplacement de la GV par une plus grande, à tête carrée..
  • Le remplacement du mat par un mat alu tournant récupéré sur un cata similaire

 

 

 

 

 

Quand la Grise se fait bleue

J'ai reçu cette photo prise l'été dernier depuis l'île du Pilier par un Noirmoutrin qui avait reconnu Waloo. Nous quittions le mouillage au plus bas d'une marée de fort coefficient et approchions prudemment du Chenal de la Grise, avant de repartir vers Pornic. L'eau était d'un bleu tropical.. mais d'un froid arctique.

A côté de nous, un quillard avançait au moteur à bonne vitesse avant de s'arrêter d'un seul coup - C'est comme ça que j'ai su que c'était un quillard ;-)

On a beau voir le fond, il est difficile d'en apprécier la distance. Les roches affleurant au loin sont rarement aussi visibles, surtout par temps calme et faible houle.

 

Avis de grand froid

Il peut faire froid dans l'Ouest, comme en ce moment, mais il n'y neige pas souvent. Il y a quelques années, Waloo s'était retrouvé pris sous 15cm de neige. L'occasion de faire une photo originale, et de saison.

 

Changement de décor

Le paysage autour de Waloo a légèrement changé, depuis la disparition de l'ancienne estacade, à l'entrée du vieux port de Noirmoutier. On la distingue sur la droite de cette photo, prise l'été dernier depuis le haut du mat:

L'échaffaudage et la passerelle en bois ne sont plus là, mais les fondations en enrochements subistent, et sont submergés à marée haute. Seul un poteau à l'extrémité de l'épi en signale la présence. Si vous entrez dans le port à marrée haute, restez sur votre droite!

Voici quelques vues du mouillage et de l'entré du port, en ce Noël 2009.

Un peu de hauteur...







Lever de soleil à l'ile d'Yeu

Comment remonter la bôme de 30cm sans perdre au moins 1m2 de GV?

La solution s'apparente au problème du camion haut de 3 m qui doit passer sous un tunnel limité à 2,70m: soit on l'attaque par le haut en sciant 30 cm de toit, soit on l'attaque par le bas en dégonflant les pneus. 

Pour Waloo, j'ai choisi le haut. En découpant une nouvelle têtière qui enveloppe la poulie mouflée et en ajoutant une petite latte forcée, la GV n'a perdu que l'équivalent de la surface d'un Kleenex. Au niveau du pont, le bénéfice est saisissant: plus besoin de ramper sous la bôme lors des virements de bord, et lorsqu'on est assis à table, on voit enfin ses vis-à-vis. L'angle de tire du hâle-bas est également meilleur et la prise de ris plus facile.




Depuis des années, je me bats avec une chèvre, au point que j'ai cru le devenir: impossible de trouver un cheminement de bout de relevage qui ne coince pas quelque part et qui ne nécessite au final de prendre la dérive dans ses bras, en poussant sur les jambes. C'est qu'elle pèse son poids! On m'avait expliqué que selon les standards de Derek Kelsall, on devait pouvoir poser la dérive entre deux trétaux et appliquer le poids du bateau au milieu sans qu'elle ne casse. Le poids reste l'ennemis sur un cata, mais question solidité, je n'ai jamais eu à regretter les nombreuses couches de stratifié.

Bref, la solution est venue par tâtonnements:et ajustements. Le puits étant très court et bien au dessus de l'eau, la tenue doit être parfaite, et la translation bien rectiligne. un chemin de galets, façon remorque de mise à l'eau, soulage désormais le haut de la dérive, le bas étant guidé par une découpe dans une plaque de Téflon. Pour le relevage, un bout part du bord d'attaque - au niveau le plus bas dans le puits lorsque la dérive est basse - court jusqu'au milieu de la poutre avant et revient vers le puits où il est repris par un palan avec bloqueur. Ca marche enfin sans effort, et on gagne le poids de la chèvre, qui a été laissée à terre dans un paturâge.

 


Le chemin le plus court de l'île d'Yeu au port de Noirmoutier passe par le pont de Fromentine et le Passage du Gois. Le problème, c'est de bien calculer son coup pour avoir assez d'eau au dessus de la route et étaler le courant de remplissage ou de vidage de la baie de Bourgneuf, selon de quel côté on se trouve. Un coef de plus de 110 et une bonne brise de Nord Ouest nous ont offert des conditions idéales.

Ce qu'il faut savoir, c'est que 2h avant le PM environ, la baie se remplit par le sud à grande vitesse. Sous le pont, nous étions à plus de 9 noeuds au GPS , secoués dans tous les sens par un clapot tout à fait surprenant fait de vaguelettes qui montent à la verticale. Attention à ne pas s'éloigner de la trajectoire indiquée par la traînée d'écume du courant montant. C'est un vrai tapis roulant et il vaut mieux ne pas en descendre en route.

A ce régime, nous sommes arrivés bien trop tôt devant le Gois: la base des refuges était encore visible! Pas bon... Le temps de faire quelques allers-retours entre la route et le pont (9 noeuds sur le fond dans un sens, 4 dans l'autre, au largue dans les deux sens...), nous voilà devant la ligne de partage de la baie... Le socle du refuge est tout juste recouvert, le sondeur indique deux mètres, une ligne de vagues désordonnées signale l'emplacement de la route. Ensuite, il n'y a plus qu'à croiser les doigts et serrer les fesses pour passer sans accrocher les piquets déjà recouverts...

Sympa, mais un peu stressant comme expérience.


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