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créé le 02-03-2009

Ce qui est écrit dans ce blog n'est jamais arrivé. Heureusement, car c'eut été déraisonnable pour un quinquagénaire chargé de famille. Voir aussi  http://grandcolombier.blog.lemonde.fr/skippeur-virtuel/ qui propose une photo presque chaque jour.

64- bonjour Praia!

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19/05/08   20:40Z   39 03 46N / 26 20 16 W   CAP220 VITESSE 4,32kts   VENT 270°/12kts   PRESSION 1019 Hpa

 

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A ce cap, nous n'atteindrons pas Praia da Vitoria. Notre route est trop au sud.

Le pire, c'est que le vent nous pousse vers un alignement de grosses bouée très espacées vers la quelle converge notre trajectoire. Je n'ai aucune idée de ce dont il s'agit. Est-ce ça, un filet dérivant? A quelle profondeur se trouve le filin? Je refuse de risquer un emmêlage autour de la quille ou des safrans. Hop, on vire de bord une première fois! J'ai l'impression que ce truc fait des kilomètres.

 

Virer de bord avec un voilier ordinaire, c'est altérer sa route d'au moins 90° Avec Hozro, c'est même pire. Seuls quelques voiliers spéciaux arrivent à faire mieux, mais en aucun cas on ne peut remonter directement face au vent. C'est mécaniquement impossible. Naturellement, cette manoeuvre n'est pas anodine: il y a un monde entre aller tout droit vers un point ou bien s'en rapprocher en montant, dans le meilleur des cas, des marches d'escalier. Par chance, le bord actuel est dans la bonne direction. Mais je ne souhaite pas commencer à louvoyer trop tôt pour rejoindre notre escale, car qui sait comment sera le vent dans 12 heures?

 

On ne voit plus les bouées orange. A gauche toute. Vingt minutes plus tard, elles réapparaissent. Ce "machin" est interminable. Encore heureux qu'il fasse jour et grand soleil. C'est fou tout ce qu'on peut voir flotter comme cochonneries sur l'eau. La vue d'un objet non identifié fait même partie des petites distractions du jour. Qu'est-ce que c'est? Il nous arrive même de changer de cap pour "aller voir" quel est le trésor qui vient à notre rencontre. La plupart du temps, il s'agit d'une bouteille d'huile de cuisine. Cet objet est probablement celui qui est le plus couramment jeté par dessus bord. De plus, il flotte très bien et offre une grande prise au vent. On dirait aussi qu'il est totalement inaltérable. Cette bouteille jaunie qui nous croise vient peut-être de Floride qui sait?

 

Paré à virer? Reprendre la bastaque sous le vent. Pousser la barre. Baisser la tête. Bateau à plat, relacher la bastaque au vent. S'assoir de l'autre côté du cockpit sans quitter l'horizon des yeux. Reprendre la tension de la bastaque nouvellement au vent. Finir d'engueuler le copain qui n'a pas bordé le foc assez vite...

 

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