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créé le 18-11-2008

En solitaire, sans escale et sans assistance. Donc sans routage. Seuls, les marins du Vendée Globe doivent tout faire : manœuvres, réglages, réparations – et, surtout, tactique, stratégie, étude météo, choix de route, anticipation des phénomènes. Voici donc quelques explications sur leurs décisions. Les conditions qu’ils rencontrent. Histoire de mieux comprendre cette fabuleuse partie d’échecs planétaire...

23. Le monde est petit !

L’exploit de Michel Desjoyeaux nous a rapetissé d’un coup le monde à la voile : 84 jours 3 heures pour faire le tour en solo, en monocoque. Si on y retranche les quarante heures dues au faux départ et les quelque 1 700 milles de route supplémentaire dues à la remontée en latitude des portes de glaces, on n’est pas loin des 80 jours en solitaire, en monocoque autour du monde. Il n’y a pas si longtemps, on n’osait pas en rêver en multicoque et en équipage !

Pour les concurrents encore en course, la situation n’est pas enthousiasmante : la dépression qui traîne au large du Portugal génère un flux de NNW qui ne fait pas les affaires de Bilou sur son dériveur pas lesté (à tel point que celui-ci vient juste d’annoncer son abandon. Et m…).


http://www2.wetter3.de/fax.html

Et la suite n’est pas folichonne : voici la situation prévue jeudi.


http://www2.wetter3.de/fax.html

Armel s’achemine doucement vers la place de «dauphin», mais ce ne sera pas dans la facilité : vent fort de secteur NW, mer très forte et température hivernale. Du vent de travers par mer forte et temps froid : probablement l’allure la plus pénible sur ces engins de torture…

Plus loin, Samantha Davies aimerait bien se débarrasser de Marc Guillemot, qui remonte l’alizé à grande vitesse. Elle a donc choisi une route plus directe, mais aussi plus lente. Résultat des courses vers le 5 : c’est la position de l’anticyclone des Açores qui jugera l’affaire.

Sam s’est aussi probablement fixée un autre challenge plus privé : arriver en tête des concurrents britanniques…


http://www.vendeeglobe.org/fr/


La photo, la photo !

Suite à la chronique du 1er décembre 2008, voici le résultat du concours «cékisurlafoto»…

Cette image a été prise peu avant le départ du Tour de l’Europe 1985 : des régates acharnées faisant escale dans des endroits merveilleux où Gérard Petipas réussissait à convaincre l’Europe entière que notre bande de traîne-pontons méritait un accueil de personnalités de haut rang.



Rangée supérieure de gauche à droite :
Philippe Jeantot (le skipper), François Girod (Le Toubib), Roland Jourdain (déjà Bilou), Vianney Ancelin (futur Outils Océans), Jean-Yves Bernot (à cette époque La Science).

Rangée inférieure de gauche à droite :
Mich' Desjoyeaux (encore surnommé P’tit Desj' à cette époque), Alain Collet (La Grande). La tignasse qui se cache : Fred Leclerc (dit Fredo).

Photographe : Laurence Cornu.

A l’étape de Lorient, nous avions embarqué en renfort un grand gaillard, au crâne déjà dégarni, surnommé Zorro : Denis Horeau, maintenant directeur du Vendée Globe.

On vous le dit, le monde est petit.

PS : Si on l’a gagné ce Tour de l’Europe ? Je veux… avec un équipage pareil !

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