Navigations sur Fleur de Lys II : 13
Posté le 25/12/2009 | Second croiseur et navigations
JOYEUX NOEL...............
Quelle navigation, une fois de plus.
Nous quittons le port du Roompot à 8h00. Le vent est calme et la visibilité très bonne. Mais à peine quinze minutes plus tard, le brouillard tombe. Une chape de plomb, visibilité de moins de 30 mètres. Extrêmement dangereux de naviguer dans ces conditions dans les eaux intérieures. Nous décidons donc de nous détourner vers un port à une dizaine de milles. Un opérateur au radar, l’autre à la barre et deux heures plus tard nous sommes en sécurité.
L’après midi, le brouillard est levé, nous passons sous le Zeeland brug et, la nuit tombante, nous naviguons vers la kramer sluis à une dizaine de milles.
Le paysage est ravissant, nous sommes totalement seuls, sentiments d’être les rois du monde. Il fait glacial, mais la beauté qui nous entoure nous fait vite oublier cet inconvénient . Incroyable d’ailleurs de voir tous ces voiliers abandonnées dans les ports. Tous ces navires qui ne naviguent presque jamais.
Belle réussite de marketing que d’avoir convaincu des gens qu’ils doivent acheter un voilier ou un bateau à moteur alors qu’ils n’en n'ont visiblement pas du tout l’utilité. Je salue bien bas cette performance.
En pleine nuit, nous passons la dernière écluse, nous ne sommes plus qu’à une heure de notre port d’attache : Benedensas. Le vent est de face et nous parcourons cette distance au moteur.
Féérique est le seul mot que je trouve pour décrire notre arrivée au port sous la neige avec la faune un peu dérangée qui se déplace devant nous.
Tout à coup, Le voilier finit sa course à quelques mètres de notre place bloqué par la glace ; Impossible d’aller plus loin ; Nous reculons et nous amarrons à une place disponible. Dommage, c’est un peu frustrant de se voir refuser l’accès si près du but. Mais bon, un SO 43 n’est pas un brise glace.
Commence alors notre repas de noêl. Ben comme nous n’avons pas pu nous avitailler depuis plusieurs jours, ce fut des pates avec du poulet. Et c’était extrêmement bon car nous étions affamés.
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