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créé le 19-12-2008

Ce petit blog a pour simple but de vous faire suivre et partager mon intérêt assez récent pour la voile suite à des vacances d'été dans les environs de la cité corsaire en 2008, et à mes débuts de la pratique de la pêche sur la plage. Le plus amusant est que je n'ai encore pour l'instant jamais navigué sur un voilier !!! Ajoutez à cela le fait que je vis en région parisienne, ou les seuls embruns sont ce...

 


J’ai en effet pris cette photo sur l’ile de Grimsey lors d’un voyage de 6 semaines en Islande (2003). Une crevaison lente qui me résistait et l’attente d’un pneu de France m’avait contraint à limiter fortement mes déplacements à moto. Du coup j’avais décidé de partir en bateau passer une journée sur cette petite ile située au nord de l’Islande qui a la particularité d’être traversé par le cercle polaire.

 

Franchement, à part le sentiment entièrement cérébral de se savoir sur ce cercle dessiné par les ultimes rayons du soleil lors la valse de notre petite planète bleue, cette toute petite ile hébergeant 3-4 familles et une piste d’atterrissage offre un intérêt bien limité.

 

Pour voir ce panneau précisant les distances vers de lointaines capitales, il faut se diriger vers la partie sud-est de la piste d’atterrissage qui offre la particularité d’être entièrement colonisé par les oiseaux, tant la piste que ses abords jusqu’à la plage.

 

Les oiseaux d’Hitchcock

 

Enorme surprise : je me suis fait attaquer par ces volatiles !!! Au début, c’était seulement des avertissements sonores avec des vols menaçants, et puis d’un coup des attaques en piquées façon chasseur zéro japonais pendant la seconde guerre mondiale avec des coups de bec sur la tête. Impressionnant, et limite effrayant vu le nombre d’oiseau... Bon, en agitant les bras au dessus de la tête on évite les coups de bec. Enfin, on ne peut pas vraiment leur en vouloir, ils ne font que protéger leurs nids et leurs petits, avec un instinct maternel ou paternel très affirmé !

 

Souvenirs de plages et falaises d’Islande

 

Je garderai un immense souvenir de ces plages de sable noir, de ces falaises et ces paysages ou la luminosité toujours changeante dévoile de multiples facettes. Et je ne me lasserai jamais de regarder tous ces oiseaux de mer qui m’offre le spectacle simple, mais pas simpliste, de leurs vies.

 

Vous trouverez ici quelques unes de mes photos :

 

http://pagesperso-orange.fr/romain.jacotin/Islande.htm

 

Si Grimsey ne mérite pas votre attention, il en est tout autrement de l’Islande. Et si vous l’osez vous pouvez même avoir le culot d’y aller en voilier tel "LA VOLTA II" !

 

http://lavolta.free.fr/volta.htm

 

 

 

 

Beaucoup de personnes m’ont demandé de re-publier ma page de calcul de route orthodromique simplifiant la gestion du temps pour le changement de case de vent (ETA vers la prochaine case de vent).

 

Vous le trouverez à l’adresse suivante :

 

http://pagesperso-orange.fr/romain.jacotin/Toolbox.htm

 

Il prend en paramètres d’entrées :

  • L’heure de départ ;
  • La position de départ du bateau (latitude et longitude en degrés, minutes et secondes) ;
  • La direction du bateau (en degré) ;
  • La vitesse du bateau (en noeuds) ;
  • Et un facteur de pondération de la vitesse pour les jeux de régates virtuelles qui en utilisent (le Vendée Globe Virtuel par exemple). Pour les jeux n’utilisant pas de facteur de pondération, il suffit de mettre la valeur 1.

 

Ce programme calcule l’heure d’arrivée (ETA) dans la prochaine case de vent, et permet de recommencer un calcul de route (avec un nouveau cap et une nouvelle vitesse) jusqu’au 3 prochaines cases. Ce programme considère que les frontières des cases de vent sont aux 30ièmes minutes de latitude et de longitude, une case mesurant donc 1 degré par 1 degré (quelque soit la latitude).

 

A chaque calcul de route, une carte marine en fin de page affiche le trajet de case de vent en case de vent.

 

Pour information, voici la formule de calcul de route orthodromique, les paramètres de calcul sont les suivants :

  • lat1 est la latitude de départ (exprimée en radians)
  • long1 est la longitude de départ (exprimée en radians)
  • S est le cap du bateau (exprimée en radians)
  • aZ est la distance à parcourir (exprimée en radians)

 

Alors la latitude d’arrivée (lat2) et la longitude d’arrivée (long2) se calcule ainsi :

  • lat2 = asin( cos(aZ) * sin(S) * cos(lat 1) + sin(lat1) * cos(S) )
  • long2 = asin( sin(aZ) * sin(S) / cos(lat 2) ) + long1

 

Sur le site de la NOAA (www.noaa.gov) j’ai récupéré d’immenses images de notre chère planète bleue,  que j’ai ensuite découpé en petites images de 1 degré par 1 degré, ce qui me fait 360*180 = 64800 images d’une taille inférieure à 1 Ko. Je voulais mettre à jour l’applet Java de carte marine pour afficher ces images au lieu du fond gris, mais j’ai du mal à mettre à jour mes pages perso chez Orange avec autant de fichiers, donc pas d’images pour la carte marine pour l’instant.

 

Bon allez, un petit jeu pour fêter le retour de ce calculateur de route orthodromique: si quelqu’un me précise en commentaire de ce billet le lieu ou j’ai pris cette photo, je vous raconterai une petite anecdote...
 

 

 

Mich vient de remporter le Vendée Globe sur FONCIA, et Hugues la course virtuelle équivalente sur INDERWELTSEIN.
 

Mich avoue en interview que 80% de cette réussite est liée à la préparation en amont, et 20% à la course elle même... Cela est sans aucun doute vrai pour quelqu’un de son expérience, et les proportions doivent en effet avoir tendance à s’inverser complètement pour les moins aguerris à l’exercice !

 

Pour les régates virtuelles, on peut également se poser la question suivante :

 

Comment être le plus performant possible ?

 

N’ayant pas terminé cette course virtuelle, je n’apparais peut être pas comme le plus légitime pour y répondre, mais bon, n’oublions pas que les compétiteurs confient rarement (jamais ?) leurs secrets.

 

La première des choses est de bien connaitre les performances de son bateau (comme en réel d’ailleurs), et c’est donc pour cela que nos 30 skippers réels possèdent tous les polaires théoriques de leur bateau. D’ailleurs, tous synthétisent ces informations au moyen d’un simple tableau avec,

  • en tête de colonne: la force du vent,
  • en tête de ligne: l’angle du vent,
  • et pour chaque case du tableau: le meilleur choix de voile, par rapport à la force du vent et à l’angle du vent par rapport au bateau.

 

Dans une régate virtuelle, il en est de même : comment peut-on jouer sans connaitre le fonctionnement de nos bateaux ? De mon point de vue, tous les jeux de régates virtuelles devraient obligatoirement fournir les polaires au format graphique au minimum (les polaires sont des graphes représentant les vitesses théoriques des bateaux suivant la vitesse du vent et l’angle du vent par rapport au bateau). En plus, le fait de ne pas divulguer ces informations à l’effet pervers de tenter les joueurs à regarder de plus près les mécanismes du jeu pour les obtenir...

 

Une fois que l’on sait comment faire fonctionner son voilier, et quelles sont ses performances aux différentes allures, il faut tracer sa route :

  • Dans tous les jeux de régates virtuelles, il existe un laps de temps durant lequel la météo est figée et connue de tous (angle et force du vent). Cette durée peut être de 12 heures par exemple. C’est là que vont intervenir les compétences mathématiques et informatiques pour automatiser les calculs de route : orthodromie, estimation d’heure d’arrivée dans la prochaine case de vent (la zone où l’angle et la force du vent change par rapport à la situation précédente), et méthode des isochrones pour savoir en toute exactitude où il est possible de se trouver dans 12h avant la prochaine carte de vent. Soyons très clair, la question n’est pas de savoir si il est possible de faire un programme qui précise tous les endroits atteignables en 12h de temps (ou plus): C’EST POSSIBLE ! Cela revient seulement à utiliser la méthode des isochrones « à la » MaxSea sur la carte de vent en prenant en compte la position actuelle et les performances du voilier (les polaires donc)...

 

J’en vois déjà certains hurler à la lecture de mon billet, que ce type de programme, ou l’utilisation de MaxSea (ou équivalent avec le fichier GRIB qui va bien) vont tuer les régates virtuelles...

 

Erreur, c’est là qu’intervient un autre domaine de compétence : en effet, si nous sommes dans une régate virtuelle de longue haleine (plusieurs jours ou semaines), alors il faut également des compétences sur les prévisions météos, comme Jean-Yves BERNOT par exemple...

 

Lisez et apprenez ! : http://www.voilesetvoiliers.com/club/blogs/voir/jyber

 

Une fois que l’on maitrise la route et le temps (au sens horaire du terme), et que l’on croit maitriser les prévisions météo, il reste le problème de la disponibilité (tout le monde n’est pas étudiant ou retraité !) : en effet, ce type du jeu demande tout de même de la disponibilité lors des manœuvres clés (changement de case de vent, et changement de carte de vent). Le plus simple (mais pas le moins onéreux vu le prix des forfaits !) reste le téléphone mobile avec accès à Internet, et il suffit alors de programmer en mode réveil son téléphone pour agir correctement et au bon moment sur son cap et ses voiles virtuelles, de jour, comme de nuit.

 

De mon point de vue, et si on est un peu compétiteur, le profil type des vainqueurs de régates virtuelles doit être le suivant : une seule personne (ou un duo) capable à la fois

  • D’avoir MaxSea (ou équivalent), ou de développer ses propres outils informatiques de calcul de route (orthodromie + ETA + méthode des isochrones), Excel restant le minimum du minimum du minimum,
  • et de faire de l’analyse météo et du routage météo sur 24h, 36h, voir plus...

 

50% Homme 50% Machine 100% BERNOT !!!

 

Conclusion

 

Pour conclure, gardons bien en tête qu’Hugues est programmeur (Linux) avec une jeunesse de compétiteur en Optimist : quand je vous dis qu’il faut avoir le meilleur des deux mondes en terme de compétences !

 

De mon côté, je viens malheureusement de découvrir trop tardivement le blog de Jean-Yves BERNOT sur Voiles et Voiliers, et je dois admettre que je suis frustré et agacé : pas pour ce retard, mais j’ai l’énervante sensation que l’on m’invite à déguster un grand millésime de Petrus, mais que mon niveau de culture en œnologie est bien trop faible pour l’apprécier à sa juste valeur...


Aussi ce dimanche matin, j’ai couru chez mon dealer local acheter une des « bibles »  de ce sorcier météo (il a été le routeur météo d’Ellen Mac Arthur pour la route du Rhum, et celui de Mich pour la Transat anglaise).

 

Il est fort probable que mes prochains billets parleront routage météo et prévisions météos, et que je vous ferai profiter des outils informatiques que je compte développer à des fins pédagogiques et didactiques. En effet, je compte me faire un petit « laboratoire à vent » pour l’hémisphère nord (oui, j’avoue être très attiré par les pays nordiques).

 

Pour les régates virtuelles, j’arrête, à moins que quelqu’un sorte une formule (payante ou non) mettant tout le monde sur un pied d’égalité en termes d’outils, rendant impossible l’utilisation d’automate ou de robot, et tout en étant largement moins chronophage. Et oui, jouer contre des bateaux automates cela reviendrait à s’imaginer jouer aux échecs par Internet contre un Homme, alors qu’en fait on jouerait contre un vulgaire programme... sans intérêt.

 

Bont vent réel ou virtuel à tous !

 

PS : Cette photo est composée pour moitié d’un Terminator, et pour l’autre de Jean-Yves BERNOT !
 

 

 

Le saviez-vous ?

 

Le VENDEE GLOBE (réel) est une course en solitaire, sans escale et sans assistance.
 

Vous trouverez ici le règlement :
 http://www.vendeeglobe.org/upload/docs/avis-de-course-vendee-globe-2008-2009.pdf

 

Par "sans assistance" il convient de comprendre qu’en aucun cas les concurrents ne pourront recevoir d’aide extérieure personnalisée, ni bénéficier d’une intervention volontaire, récurrente ou planifiée, visant à améliorer leurs performances de leur bateau.
 

Ils ne pourront donc pas recevoir (entre autres) d’assistance météorologique personnalisée :
 

Sont donc interdit toute indication de routage personnalisée venant de l’extérieur, en dehors des sources d’informations météorologiques autorisées, et permettant la compréhension des différentes situations météorologiques et le choix de la ou des routes à suivre ou à ne pas suivre.
 

Par exemple, Destremau peut envoyer à Bilou vos messages d’encouragement, mais ne peut pas l’aider en termes de routage météo (c’est pourtant son domaine de compétence).

 

Pourtant, tous ces skippers possèdent à leur bord des outils de télécommunications  très sophistiqués : E-mail et Internet entre autres...

 

Alors me direz-vous : Comment la direction de course peut « empêcher » l’aide extérieure au routage ?

 

Cela se fait très simplement : une déclaration est signée par chaque concurrent engageant sa famille, son ou ses sponsors ainsi que son équipe technique, certifiant le respect de cette règle...
 

Et oui... Rien de plus... Alors vous vous dites qu’il est possible de ... "tricher" ?...
 

Techniquement, oui... Mais pourtant, je reste ABSOLUMENT certain qu’aucun d’entres eux ne trichent. Pourquoi donc, me direz-vous ? C’est très simple aussi...
 

Nous sommes en présence de 30 hommes et femmes d’honneur
 

Bon vent à tous

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