Devenir membre : Je m'Abonne

| Déjà membre ? :

créé le 25-12-2009

Invitation au voyage dans un monde mi-rêve, mi-réalité, à bord de Xhosa...

Croisière tranquille en Croatie

 Croisière familiale, en Croatie, dans les îles Kornati, région magnifique, pleine d’îles et de mouillages paradisiaques, encore très peu abîmée par le tourisme, malgré son rapide développement récent.

 

Nous sommes partis à 2 bateaux, des Salona 40. Bateaux amusants, vifs et rapides, remontant bien au vent, avec leurs 2.40 mètres de tirant d’eau… Malheureusement, il semble que les bateaux de location doivent toujours des voiles taillées en forme de sac, des instruments non calibrés, des écoutes toutes durcies par l’eau de mer… Ce qui m’a fait regretter régulièrement d’avoir laissé Xhosa à Nieuport…

 

Le temps a été splendide et très chaud, avec, globalement, peu de vent. Un peu de Bura le premier jour et puis les brises thermiques habituelles les jours suivants… Seuls, les deux derniers jours ont exigé l’utilisation du moteur…

 

Au tout début, alors que nous naviguions paisiblement à proximité de Zadar, un incendie de forêt démarre sur l’île d’Uglian… Trois canadairs arrivent pour l’éteindre. Le premier se met à remplir ses cales sur la mer en faisant route en droite ligne sur nous… Il se rapproche de plus en plus et finit par décoller et passer juste devant nous, très très près… Une minute d’angoisse…

La suite est un ballet d’amerrissages et d’arrosages… La dextérité de ces pilotes est impressionnante et le feu est très vite maîtrisé…

 

Le reste de la semaine a été ponctué par des bords de près sur une mer très plate, des mouillages dans des criques désertes, avec baignades et snorkeling, et des grillades de poisson sur des terrasses de restaurants en bord de mer, le tout sous un soleil très généreux…

 

Belle région qui mérite le détour…

 

 

 

 

 

Le pèlerinage de Compostelle…

 Le pèlerinage de Compostelle … à la voile ! Voilà l’idée dont je vous ai parlé récemment et qui nous attire tant !

 

Mais, me direz-vous, le pèlerinage de Compostelle doit se faire à pied ou à vélo, par quatre routes terrestres bien définies, afin de donner droit au fameux « Compostella »… Soit, telle est la règle depuis 1882… Mais, auparavant, depuis l’origine du pèlerinage, en 1492, les routes et les moyens de transport étaient totalement libres et de nombreux pèlerins, venus de Grande-Bretagne, embarquaient au St Michael’s Mount, près de Plymouth, pour rejoindre, en bateau, La Corogne et terminer le trajet à pied.

 

Pour Xhosa, cela signifierait partir de Nieuport vers l’Ouest, arrondir la pointe bretonne, traverser le Golfe de Gascogne, direction le cap Finisterre, pour atterrir à la Corogne et terminer le parcours à pied. Environ 700 milles à la voile et 63 km à pied…

 

Un trajet qui peut s’avérer éprouvant avec la sortie de la Manche, généralement au près, et la traversée du Golfe de Gascogne, tant redouté pour ses pièges météorologiques... Sans oublier les 3 jours de marche pour les derniers 63 km…

 

Bien entendu, il y a encore beaucoup de détails pratiques à vérifier et à régler avant de pouvoir partir. En particulier, le fait qu’il ne m’est pas possible, professionnellement, de faire l’aller-retour en une fois et qu’il faudra donc couper le voyage en deux, en laissant Xhosa quelque part en Espagne, entre les deux morceaux…

 

Mais nous trouverons certainement des solutions à ces problèmes pratiques afin de nous lancer dans cette aventure où nous remontons le temps et entrons dans le monde magique des pèlerins d’antan, que nous suivrons à la trace dans leur quête du Graal… 

 

 

 

 

 

Balade au Lake Powell

Arizona, USA… Le désert, les cactus, les canyons, … Un vrai décor de film western… Le lac Powell brille, tout bleu sous le soleil brûlant, derrière le barrage, sur la rivière Colorado…

 

Nous embarquons sur un « promène-touristes » pour une découverte du lac… Ici, ni voiliers, ni dériveurs, uniquement des espèces de maisons flottantes, jusqu’à trois étages, se déplaçant lentement sur les eaux, et dont la stabilité semble très douteuse et dépendre uniquement du bon vouloir divin…

 

Nous naviguons, dans les bras les plus reculés du lac,  entre les falaises des canyons créés par 5 millions d’années d’érosion, en direction du Rainbow Bridge…

 

Le décor est tout simplement époustouflant de beauté ; grand, somptueux, majestueux et fragile à la fois…

 

Inoubliable…

 

 

 

 

 

 

Une idée…

Après l’Irlande, nous devions trouver une destination pour l’année prochaine. Un but plus loin, plus difficile, mais, surtout, qui ait sa propre histoire…

 

Recherche dans les livres, les cartes, l’internet, Google Earth… Et tout à coup, fumée blanche !   L’idée est venue, simple et très belle…

 

Cependant, oserais-je déjà vous en parler ? Ce n’est pas l’envie qui manque, mais n’est-ce pas un peu prématuré ? Après tout, il s’agit d’une nouvelle idée, à la fois attirante, audacieuse et magique… Un défi en soi malgré tout, quoique réaliste…

 

Elle me trotte dans la tête depuis deux ou trois semaines et devient petit à petit une obsession… Alors j’hésite… Faut-il la poursuivre et se battre contre toutes les difficultés qu’elle génèrera inévitablement ou plus simplement (plus lâchement peut-être) l’enterrer au fond du « placard à rêves non réalisés »?

 

Et puis, est-ce qu’en parler sur ce blog impliquerait que la décision est, en réalité, déjà prise ? Y a-t-il moyen d’abandonner un projet, qui a été rendu public? Est-il possible de laisser tomber un rêve, simplement parce que les circonstances ou le timing ne conviennent pas ?

 

Beaucoup de questions autour d’une idée simple, belle et captivante à la fois…

 

Mais, non, je ne dirai rien de plus aujourd’hui… La suite, peut-être, une autre fois si l’idée poursuit son chemin…

 

 

 

 

 

 

Embouteillage dans le chenal…

 À Nieuport, il doit y avoir environ 2500 bateaux. Dans la pratique, très peu d’entre eux naviguent plus d’une ou deux fois par an… Certains sont « habités » tous les week-ends, mais ne bougent que pour aller faire le plein de diesel, pour faire fonctionner le chauffage…

 

Cette sédentarité des bateaux n’est certainement pas une caractéristique belge et est probablement vraie partout. Il m’a été dit que Bénéteau aurait fait une étude qui montre que les voiliers ne naviguent, en moyenne, que quelques heures par an et que la grande majorité de leurs propriétaires ne sortent pas dès que le vent atteint force 4… On comprend mieux pourquoi les nouveaux modèles font la part belle aux équipements de salon, lits doubles (impossibles à la gîte), ou autres, au détriment du confort en mer ou des équipements de sécurité, proposés uniquement en option, pour la petite minorité qui navigue…

 

Ce week-end était peut-être une exception à cet état des choses. Le temps magnifique et le vent faible, mais présent, ont poussé pas mal de bateaux en mer, pas très loin du port d’attache, bien sûr, mais en mer, malgré tout. Au point que le chenal d’accès de Nieuport ressemblait plus à une allée commerçante, un jour de soldes, qu’à un fleuve tranquille…

 

Nous avons aussi profité de ce très beau temps pour faire un rond dans l’eau – même si les puristes, qui regardent la trace laissée sur Google Map, trouveront que c’est, en réalité, un triangle – et attraper un joli coup de soleil sur le nez… 

 

 

 

 

 

 Me voilà enfin rentré de voyage, pour un week-end calme, en famille. Le stress se ressent un peu à la maison parce que les enfants ont encore une semaine d’examen, avec l’inévitable lot de travail, énervement, joie ou déception, en fonction des résultats de chaque examen… Enfin, les vacances sont presque là…

 

Soirée artistique pour commencer le week-end… D, qui s’est récemment lancée dans la peinture à l’huile, avait son premier vernissage (en collaboration avec d’autres artistes amateurs)… Excitation et bonheur justifiés par cette grande première, suivie d’un cocktail sympa entre quelques amis…

 

Puis, petit saut à la mer, sous un temps pluvieux et venteux – c’est incroyable comme on s’habitue vite au temps tropical !… Passage sur Xhosa, samedi, et discussion avec le chantier pour trouver le moyen d’installer une delphinière destinée à un gennaker… Pas évident… On devra vraisemblablement déplacer l’ancre et remplacer le balcon actuel par un balcon ouvert…

 

Le soir, des amis de longue date nous rejoignent et, dimanche, malgré l’envie, nous ne naviguons pas à cause du manque de temps et des conditions climatiques pas vraiment bonnes…

 

Et puis, retour à Bruxelles pour remplir la déclaration fiscale… Beaucoup moins drôle…

 

 

 

 

 

 Je venais de voir la vidéo du « record » de Mike Perham, quand j’ai lu le dernier billet du blog d’Olivier Chapuis « Les jeux du Cirque ». Et je ne peux que partager le message d’Olivier, tant j’avais été choqué par la vidéo montrant la recherche de l’exploit et du record, au détriment du sens marin le plus élémentaire.

 

La vidéo décrit, sans aucune équivoque possible, comment un père pousse son fils dans une aventure dangereuse, pour la gloire, l’orgueil ou l’argent, liés à un tel record. Mike n’était pas prêt. Mike n’avait pas navigué sur son bateau avant de partir !… Parce que le temps manquait et que la contrainte d’être le plus jeune circumnavigateur était devenue prioritaire…

 

Le film donne un peu l’impression que le père de Mike trouvait dans le tour du monde de son fils une façon de se réaliser lui-même, sans prendre en compte la futilité fondamentale de l’objectif cherché et le danger intrinsèque à une telle aventure…

 

Puis, la nouvelle tombe que Abby Sunderland, qui s’est jetée en plein hiver austral dans les pires mers du Sud, pour tenter, elle aussi, de conquérir un nouveau record, a dématé et a déclenché ses balises… Elle a, heureusement, pu être sauvée, par des hommes, qui ont pris des risques personnels, pour la tirer d’une situation dans laquelle le sens commun imposait de ne pas se mettre…

 

Est-ce que ce sont les développements des télécommunications et des médias qui exigent que les hommes prennent plus de risques, afin de pouvoir développer une nouvelle forme de télé-réalité accrocheuse ? Au point d’inciter des navigateurs, pas très matures, à partir en mer, dans des conditions peu raisonnables, en se reposant sur la possibilité d’avoir un sauvetage… Verrons-nous demain des enfants de 14 puis 12 ans, poussés par leurs parents à partir dans ce genre d’aventures, pour générer des recettes publicitaires?

 

Tout le contraire de ce que « sens marin » signifie pour moi…

 

 

 

 

 

 

Kuala Lumpur… Singapour… Jakarta… Je me rapproche de cette ligne virtuelle… Je suis en équilibre sur elle… Je la passe… De 00º 00’ N à 00º 00’ S…
 
Ma tête passe d’en-haut à en-bas… Mais je ne sens rien… Du milieu de l’été, je saute au milieu de l’hiver… Et, pourtant, il fait toujours aussi chaud et humide…
 
Le ciel s’obscurcit… Un grain arrive… La pluie tombe quelques instants… Ici, quand il pleut, c’est vraiment sérieux… Même si cela ne dure pas longtemps…
 
Le ciel se dégage et la vue sur les mers du Sud est magnifique, malgré les restes d’une récente pollution par le pétrole (encore une !)… Et des cargos partout, à faire pâlir d’envie le Cap Gris-Nez, témoins du rôle commercial de cette porte vers l’Asie…
 
Bon weekend à tous les navigateurs et aux autres…

 

 

 

 

 

Toutes les mers sont rondes…

 Je reviens d’un voyage professionnel au Moyen-Orient et je repars demain vers l’Asie du Sud-Est. Beaucoup de villes et de pays lors de chaque voyage et, surtout, beaucoup de mers différentes (l’avion va décidément beaucoup plus vite que Xhosa) : Méditerranée, Mer Rouge, Golfe Persique, Mer d’Oman, la semaine dernière ; Océan indien, Mer de Chine, Mer Jaune, Mer de l’Ouest, Détroit de Malacca, Mer de Java, la semaine prochaine…

 

Toutes ces mers, aux noms si évocateurs, sont, malgré leurs aspects et leurs noms très différents, finalement très semblables… Elles sont différentes par leur couleur, qui peut passer du brun au vert en passant par le bleu, en fonction des fonds ou du temps ; par leur température, tellement différente d’un endroit à l’autre ; par leur relief, calme ou agité, avec ou sans déferlantes, en fonction de leur ouverture, de leur relief sous-marin ou de leur exposition climatique…

 

Elles sont, néanmoins, toutes, quelque peu semblables. Jean-François Deniau disait « La mer est ronde » ; jai envie d’adapter la phrase et de dire : « toutes les mers sont rondes ». Rondes horizontalement car chaque mer forme un cercle autour de l’œil; rondes verticalement car elles semblent toutes « tomber » derrière l’horizon… Et ces courbures ont cet effet magique, depuis toujours, de donner envie aux hommes d‘aller voir ce qu’il y a « derrière » …

 

Irons-nous jamais avec Xhosa visiter tous ces endroits ? Probablement pas, surtout que certains sont devenus très mal famés… Mais cela n’empêche pas de rêver et d’en avoir envie, chaque fois que le regard est captivé par tous ces horizons lointains… 

 

 

 

 

 

 

C'est étrange ce blog... Je l'ai commencé, un peu par hasard, en décembre, et, graduellement, j'ai vraiment pris goût au jeu de l'écriture de ces billets hebdomadaires... Pourtant, aujourd'hui, il n'y a pas grand chose à écrire sur Xhosa. Il est sagement amarré à son port d'attache, Nieuport, même si sa balise satellite semble indiquer qu'il a battu le record de l'Atlantique dans le sens est-ouest... parce que mon frère a emprunté l'émetteur pour une navigation au Cape Cod, près de Boston...
 
Pour moi, pas de voile ce week-end, je suis en voyage professionnel au Moyen-Orient, ce qui m'a permis de visiter, pour la première fois, Beyrouth, magnifiquement située au bord de la Méditerrannée, sous un beau soleil et avec une brise de mer, très agréable après l'impression de "sèche-cheveux permanent" sous les 40 degrés de Dubai....
 
Beyrouth offre une image à la fois sereine, fragile et pleine de contrastes:
 
Système politique très instable, en reconstruction au sortir d'une profonde guerre civile, et basé sur des compromis difficiles entre ethnies et religions différentes;
Urbanisme hétéroclite entre quartiers entièrement rénovés de façon grandiose, anciens bâtiments affichant toujours les stigmates de la guerre et ex-quartiers de réfugiés montrant la pauvreté d'une partie importante de la population;
Contraste violent entre les couches sociales, accentué par un tourisme aisé venant d'autres pays du Golfe et par un apport important de capitaux de Libanais expatriés, poussant tous les prix à la hausse, au-delà de la capacité financière des "vrais locaux"...
 
Pourtant, toutes ces contradictions, qui sont une source d'instabilité et de fragilité, paraissent totalement acceptées par la population qui semble avoir appris à vivre avec son présent sans trop se préoccuper du futur. Et cela donne une ville vraiment souriante et hospitalière...
 
Cette localisation magnifique à l'est de la Méditerrannée et cette philosophie de vie en font indéniablement une très belle escale dans le cadre d'un tour de la Méditerrannée...
 
Xhosa, en tout cas, s'y arrêtera un jour....
 

 

 

 

 

 

Billets suivants >>
<< Billets précédents
51 billet(s) - Page 1/6