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Audi MedCup 2011 - Interview du patron d’All4One

Stéphane Kandler : «La Coupe de l’America ? C’est encore possible…»

  • Publié le : 21/09/2011 - 00:02

Audi Sailing Team powered by All4One en action Sixième de l'Audi MedCup 2011, le TP52 Audi Sailing Team powered by All4One a manqué d'entraînement - et de voiles de qualité, notamment pour les spis. Photo © Stefano Gattini (Studio Borlenghi/Audi MedCup) Présent depuis quinze ans sur les circuits de course (IMS, One Ton Cup, K-Challenge, Coupe de l'America), Stéphane Kandler manage l'équipe Audi All4one aux côtés de Jochen Schümann sur l'Audi MedCup. Mais l'objectif du team est d'être aussi présent pour la prochaine Coupe de l'America 2013. Explications de l'engagement franco-allemand sur le circuit TP52 - et sur les résultats de la saison...


voilesetvoiliers.com : Pourquoi s'être concentré sur le circuit Audi MedCup cette saison ?
Stéphane Kandler : Quand l'America's Cup 2007 s'est achevée, j'en compris que la difficulté pour rester au haut niveau, quel que soit le support ou l'événement, c'était de maintenir une équipe active, des équipiers qui naviguent très souvent ensemble. Des équipes comme Team New Zealand arrivent à construire du succès à long terme en multipliant les expériences, mais toujours avec les mêmes hommes. Il est très difficile d'acquérir les automatismes nécessaires, de gérer des situations de stress, de se maintenir en haut de l'affiche, sans cela.

v&v.com : L'équipe All4One n'a donc pas beaucoup changé depuis Valencia ?
S.K. :
La moyenne d'âge du team pour la Coupe tournait autour de 30 ans, ce qui en faisait l'équipe la plus jeune. Il fallait donc continuer à s'appuyer sur des régatiers comme Sébastien Col, par exemple, pour construire l'avenir. Mais l'autre enseignement était qu'il fallait un leader technique et sportif charismatique : en 2009, nous nous sommes associés à Jochen Schümann, qui voulait aussi monter un défi. Nous avons ensuite été l'un des moteurs de la création du World Sailing Team Association avec Louis Vuitton pour essayer de maintenir les équipes en vie pendant la période de flottement de la Coupe de l'America : All4One a participé à deux demi-finales sur quatre épreuves et a battu toutes les grosses équipes. L'Audi MedCup 2010 nous a permis de continuer le programme grâce à Audi qui nous a soutenu pour une partie du budget de la saison. Avec trois podiums à la clé...

v&v.com : Mais cette saison est focalisée sur ce circuit MedCup des TP52...
S.K. : L'objectif est de naviguer sur tous les circuits en créant une structure capable de s'attaquer à tous les défis. Avec Audi et Soitec, nous avons pu monter un programme jusqu'en 2014, pour que le groupe maintienne sa dynamique. Mais ne nous leurrons pas : All4One a l'un des plus petits budgets ! Notre priorité est de passer un cap en battant régulièrement les grosses écuries, ce que nous avons déjà fait la saison passée en Class America face à TNZ, Artemis ou Oracle.

v&v.com : Vous décidez d'investir sur un prototype neuf pour cette saison. Pourquoi un plan Rolf Vrolijk ?
S.K. :
Il fallait avoir un TP52 au niveau des autres pour jouer à armes égales ! Nous avons choisi un bateau un peu plus extrême, plus typé pour la brise. Cette option n'est pas remise en question, parce que les problèmes ne viennent pas du bateau - même s'il est moins à l'aise dans le petit temps. L'atout que nous attendions est moindre que nous l'espérions, mais avec le recul, nous avons très mal débuté la saison...

v&v.com : Par manque de préparation à Cascais ?
S.K. :
Notre infrastructure était trop réduite - le bateau venait d'Australie, le mât de Nouvelle-Zélande, les voiles de France... Il a fallu démarrer très vite et toute l'équipe navigante était fatiguée avant même la première manche. En plus, nous avons totalement raté nos spis et cela nous a plombé sur toute la saison ! Et même à Barcelone, nous avions toujours un problème de vitesse au portant.

v&v.com : Il n'était pas possible de changer votre fusil d'épaule avec d'autres voiles ?
S.K. : Nous n'avons pas le budget des autres équipes, qui peuvent tester des voiles avant, nous ne pouvons pas réaliser 18 voiles dans l'année : il a fallu retailler et s'adapter. Nous avons perdu des manches comme à Carthagène ou à Barcelone où le bateau s'est fait "rouler dessus", mais ce n'est pas lié au bateau, : son sistership Azzurra n'avait pas ce problème dans les mêmes conditions. En tout cas, cela a entraîné des décisions tactiques parfois délicates puisque l'équipage devait prendre en compte ce paramètre de défaut de vitesse. Nous avons amélioré les profils à Marseille, mais toujours avec un temps de retard et jamais avec de nouvelles voiles. Les 58 points encaissés à Cascais ont été un boulet jusqu'à la fin du circuit...

All4One : tout le monde au rappel ! L'équipage d'All4One au rappel... Stéphane Kandler le dit bien : le plus difficile, c'est de garder sur pied un team actif, des équipiers qui naviguent souvent ensemble et au plus haut niveau. Photo © Ian Roman (Audi MedCup) v&v.com : La carène n'est donc pas remise en cause ?
S.K. : Nous avons le potentiel ! Nous avons mis du temps à comprendre le bateau et nous pouvons l'améliorer : ce sera l'objet du chantier hivernal. Mais il y a surtout un gros travail sur les voiles à faire. Azzurra a joué la victoire jusqu'à la dernière épreuve : il y a aussi une cohésion de l'équipage qui ne s'est pas opérée dès Cascais... Nous avons navigué un peu crispés, parce que la réussite a mis du temps à venir, parce que ce déficit de vitesse pose des problèmes de positionnement tactique, parce qu'il fallait prendre plus de risque que les autres sur les départs. Même en tête, l'équipe n'était pas rassurée. Vu le niveau de compétition, ne pas naviguer serein, c'est déjà perdre des matches, même si nous sommes meilleurs que la saison passée...

v&v.com : Comment soutient-on une équipe qui est dans le doute ?
S.K. : Nous avons eu le même problème l'an dernier à Barcelone : il faut savoir réagir en discutant sans contrainte. Nous avons eu des déficits dans tous les domaines du jeu : les départs, la tactique, les manoeuvres, mais notons que cette année - au contraire de la saison passée -, nous n'avions pas les Louis Vuitton Acts pour naviguer ensemble plus souvent. Presque toutes les autres équipes avaient déjà commencé à la Palma Vela avant Cascais : ils avaient déjà testé des voiles, manoeuvré, établi des abaques... Dans l'ensemble, nous débutons mal les Trophées et nous les finissons bien : c'est symptomatique - plus nous naviguons, plus nous sommes performants...

v&v.com : L'équipe All4One est-elle vraiment la plus petite du circuit ?
S.K. : Nous avons un seul responsable technique, qui est à bord ! Et tous les navigants participent à la mise en oeuvre du bateau, ce qui n'est pas le cas pour les autres teams. Nous n'avons pas non plus de coach, ce regard extérieur qui facilite la compréhension des erreurs et donne des informations sur la manière de naviguer des autres équipages. Nous ne sommes au total que 17 personnes, dont 12 navigants, et tous les marins sont pigistes à la journée.

v&v.com : Quel est le budget d'une saison en TP52 ?
S.K. : Pour six épreuves, le budget hors bateau est d'un million d'euros pour All4One, 50% de plus pour les grosses équipes. Le jeu de voiles pour l'année, sachant que nous n'avons pas de voiles d'entraînement, représente 30 % du budget. Un prototype neuf coûte 1,5 million d'euros clé en main, hors voiles.

Départ canon à Barcelone A l'image de ce départ à Barcelone, le niveau du circuit des TP52 ne cesse de progresser. En cinq Trophées, l'Audi MedCup 2011 a vu cinq vainqueurs différents ! Photo © Ian Roman (Audi MedCup) v&v.com : Qu'est-ce qui caractérise cette saison MedCup 2011 ?
S.K. :
Le niveau ne cesse de grimper au fil des événements. On voit que ceux qui débutent bien un Trophée sont sur le podium à la fin : il y a une dynamique positive qui s'installe et qui favorise le leader des premiers jours... Parce que la flotte est très homogène : cinq épreuves, cinq vainqueurs différents ! Il faut aussi noter que c'est l'un des rares sports où un propriétaire gagne : Niklas Zennström, l'armateur et barreur de Ràn, est un amateur ! Mais ce qui marque, c'est que tous les teams peuvent passer de la première place au fond du classement : le moindre faux pas coûte très cher...

v&v.com : Il y a quand même des différences de potentiel entre les bateaux !
S.K. : Au reaching dans plus de 15 noeuds, les deux Audi sont plus rapides, mais ils sont moins à l'aise en termes de cap quand ils sont au contact d'un bateau sous le vent en dessous de 12 noeuds. En dessous de 10 noeuds, Bribon est redoutable. Après, il n'y a pas tant que ça de différence : il y a surtout des équipages qui sont prêts à temps ! Mais je pense que si Quantum s'est imposé, c'est que l'équipe avait un programme voiles colossal : la différence de performances avec son sistership Synergy est significative...

v&v.com : La flotte est tout de même réduite...
S.K. :
Le fait que Ràn gagne l'épreuve de Barcelone devrait convaincre d'autres propriétaires. Il faut voir que ces bateaux se vendent comme des petits pains : la classe a convaincu, mais pas encore le circuit MedCup. Le fait d'aller en Europe du Nord devrait étoffer la flotte, car la plupart des TP52 naviguent sous la jauge IRC pour la Copa del Rey, la Giraglia, la Fastnet Race... Il faut que les organisateurs donnent une image plus ouverte et sélectionnent des lieux attractifs, pas seulement des villes où il y a un intérêt commercial.

Albert Jacobsoone Albert Jacobsoone est l'un des piliers d'All4One. Il a déjà couru trois saisons en TP52 - et sept Coupe de l'America ! Photo © Guido Trombetta (Studio Borlenghi/Audi MedCup) v&v.com : Que pensez-vous des AC45, de la Coupe de l'America telle qu'elle est devenue ?
S.K. : Les épreuves sont attirantes pour les spectateurs et pour l'aspect télévisuel - c'est une bonne chose. Pour notre part, ce que j'ai vu sur l'eau confirme que nous avons une carte à jouer. C'est un changement radical puisqu'une nouvelle génération de coureurs apporte du sang neuf : on arrive à un événement plus visuel, plus spectaculaire, plus proche des valeurs du sport. C'est un tournant générationnel.

v&v.com : Vous allez donc participer à la prochaine Coupe de l'America ?
S.K. : Nous n'avons pas encore trouvé le budget nécessaire, mais nous sommes confiants parce que l'argent, il y en a en France pour ce type d'événement : il n'y a qu'à voir le projet Groupama sur la Volvo Ocean Race... En revanche, je ne veux pas m'engager sans être sûr que le financement est bouclé : il faut 30 millions assurés, pas 10 millions tout de suite et 40 millions qui arrivent le jour où la Coupe commence ! Une campagne dure deux ans et il ne faut pas que la mayonnaise tombe en cours de route, ce qui demande une organisation sans faille.

v&v.com : Mais All4One n'est pas présent sur le circuit AC45 !
S.K. : Les catamarans de 72 pieds n'auront rien à voir avec les 45 pieds - c'est là où il y aura une carte à jouer. L'important pour une équipe est de naviguer à haut niveau ; ensuite, pratiquer l'AC45 ou l'Extreme 40, ça s'apprend, comme on l'a vu avec Artemis, Oracle ou TNZ ! Bien sûr, si nous nous engageons, notre programme sera d'être présent sur ces circuits, entre autres... Mais la Coupe, c'est surtout la gestion de la pression, le timing de développement, la participation à toutes les épreuves de haut niveau, la cohésion des hommes, sans quoi on risque d'imploser comme ce fut le cas avec Oracle en 2007 avec Chris Dicskon...

v&v.com : Quel est votre prochain défi?
S.K. : Notre prochain rendez-vous est à Porto Cervo pour le Mondial des TP52, du 2 au 12 octobre. Normalement, il devrait y avoir de la brise et tout le monde arrivera en même temps en Sardaigne, ce qui lissera les différences de préparation.


Nacho Postigo, le directeur technique de l'Audi MedCup Nacho Postigo, directeur technique de l'Audi MedCup. Photo © Stefano Gattini (Studio Borlenghi/Audi MedCup) ...........
Nacho Postigo : <L'Audi MedCup 2012 va aller en Atlantique et en Baltique !>

Nacho Postigo, Directeur technique de l'Audi MedCup, explique les nouvelles orientations du circuit qui va tenter de conquérir l'Europe du Nord.

voilesetvoiliers.com : Y aura-t-il plus d'événements pour l'Audi MedCup 2012 ?
Nacho Postigo : Il n'y aura toujours que cinq Trophées sur le circuit Audi MedCup, mais après le premier rendez-vous à Cascais (Portugal), nous irons en France, côté Atlantique, puis en Allemagne ou en Suède, avant de finir en Méditerranée avec l'Italie et l'Espagne.

v&v.com : De nouveaux bateaux sont-ils en construction ?
N.P. :
Bribon est en vente, mais uniquement à un propriétaire qui participera à la MedCup. Azzurra est déjà vendu en Australie, mais le team italien a commandé un nouveau plan Botin... D'autres projets sont en cours, mais pas encore validés. Dont le team Christabella.

v&v.com : Ce qui fait une flotte identique à 2011 !
N.P. : Nous allons inviter des TP52 jaugés IRC sur deux évènements pour leur montrer l'intérêt du circuit, afin de les convaincre de venir pour la saison suivante...

v&v.com : Y a-t-il des initiatives pour limiter les budgets ?
N.P. :
Nous avons fait des propositions pour limiter les conteneurs, le nombre de voiles... Les propriétaires ont dit non !

v&v.com : Du côté des Soto 40, y a-t-il un réel engouement ?
N.P. : Oui, car le nombre de monotypes devrait doubler ! Dix à douze bateaux pour 2012 : un Anglais, un Portugais, peut-être un Français sont prêts à signer pour un nouveau Soto 40 dès cet automne... Le circuit devrait gonfler rapidement.


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Ils l'ont dit

Rolf Vrolijk Rolf Vrolijk, architecte naval, a notamment signé Azzurra et All4One. Photo © Guido Trombetta (Studio Borlenghi/Audi MedCup) >> Rolf Vrolijk, architecte naval
<Les deux plans Botin, Quantum et Synergy, affectionnent le près autour de 12 noeuds : ils sont un peu plus volumineux au maître-bau au-dessus de la flottaison pour gagner en raideur à la toile, tout en restant étroit à la flottaison. Nos deux sisterships Ràn et Container sont une évolution de Bribon avec une longueur à la flottaison dynamique plus importante. Azzurra et All4One sont plus stables à la gîte avec leur bouchain très haut, alors qu'ils ont moins de surface mouillée afin d'augmenter les performances quand ils naviguent à plat, et leur potentiel au près par 12 à 16 noeuds. Chaque saison marque un gain d'une longueur de bateau sur un bord de deux milles dans les conditions moyennes du Circuit Audi MedCup (10-15 noeuds), mais Bribon reste le plus rapide en dessous de 10 noeuds.>

>> Adrian Stead, tacticien sur Quantum, vainqueur du circuit 2011
<Le circuit Audi Med Cup est une longue saison et l'un des plus difficiles titres à gagner car nombre des meilleurs régatiers sont présents. Les voiliers sont en perpétuelle optimisation : il faut être performant à chaque rendez-vous. A Palma, en avant-saison, nous avons écrasé le pied de mât et, au Trophée de Cagliari, cassé le pataras : chaque erreur se paye cash ! Toutes les équipes se rendent compte au final qu'elles ont perdu au moins 10 ou 20 points : par exemple Bribon à Cascais, qui explose un spi, vole un départ et prend une pénalité ! Toutes les régates de la saison ont été très serrées...>

>> Jochen Schümann, skipper-barreur de Audi All4One
<Nous avons vraiment le potentiel de faire mieux, et si l'on regarde les deux derniers jours à Barcelone, régater ainsi durant tout l'événement et toute la saison aurait pu nous permettre de monter plus souvent sur les podiums, y compris celui de la MedCup 2011. Mais nous avons pris beaucoup de retard en début de saison, ce qui est très dur à rattraper. La plus grande surprise cette année est que nous avons eu cinq vainqueurs différents sur les cinq épreuves, dont le dernier ici à Barcelona a été Ràn, barré par son propriétaire - un excellent signe pour le monde de la voile. L'Audi MedCup est un circuit très relevé, mais des propriétaires privés qui arrivent avec un bateau et une équipe bien préparés peuvent aussi gagner. C'est donc une belle invitation à le rejoindre !>


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Classement du Trophée de Barcelone (après neuf manches)

1. Ran (SUE), 2+1+1+2+5+8+1+4+4 = 28 points
2. Bribón (ESP), 1+3+3+1+2+4+6+3+7 = 30 points
3. Quantum Racing (USA), 3+2+2+7+7+1+2+1+8 = 33 points
4. Audi Sailing Team powered by All4One (GER/FRA), 6+8+6+5+3+2+3+2+2 = 37 points
5. Container (GER), 4+7+5+4+1+6+7+5+5 = 44 points
6. Synergy Russian Sailing Team (RUS), 8+4+8+3+4+3+4+7+3 = 44 points
7. Audi Azzurra Sailing Team (ITA), 5+5+4+8+8+5+5+6+1 =4 7 points
8. Gladiator (GBR), 7+6+7+6+6+7+8+8+6 = 61 points

Classement de l'Audi MedCup 2011 (Cascais, Marseille, Sardaigne, Carthagène, Barcelone)
1. Quantum Racing (USA), 19+30+42+38,5+33 = 162,5 points
2. Bribón (ESP), 47,5+38+37+25+30 = 177,5 points
3. Audi Azzurra Sailing Team (ITA), 32,5+37+35,5+28+47 = 180 points
4. Container (GER), 31,5+28,5+38+43+44 = 185 points
5. Ran (SUE), 40,5+41,5+43,5+48,5+28 = 202 points
6. Audi Sailing Team powered by All4One (GER/FRA), 58+43,5+26,5+39,5+37 = 204,5 points
7. Synergy Russian Sailing Team (RUS), 37+39,5+44,5+43,5+44 = 208,5 points
8. Gladiator (GBR), 85,5+47+85,5+85,5+61 = 364,5 points

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