Ils sont les plus grands, les plus fous, les rapides voiliers à arpenter la planète. Leurs bouées préférées sont à l'échelle des continents. En solitaire, en double ou en équipage, ils accélèrent le temps, rétrécissent le globe – et distillent l'adrénaline. Bienvenue dans le monde des maxi-multicoques.

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The Bridge

Cherbourg, Brest et Saint-Nazaire aux couleurs de The Bridge

  • Publié le : 23/06/2017 - 09:47

Queen Mary IISamedi 24 juin, le Queen Mary 2 (ici lors de son retour en essais mer, en septembre 2003) reviendra pour la première fois à Saint-Nazaire depuis sa livraison. Il prendra le départ de la course dimanche 25 juin.Photo @ Bernard Biger/STX

Après Nantes, c’est au tour de Cherbourg, Brest et Saint-Nazaire d’accueillir The Bridge à l’occasion du centenaire du débarquement des troupes américaines.
Hier, alors que le Queen Mary 2 quittait Southampton, les maxi-trimarans Ultim (Thomas Coville sur Sodebo Ultim’, François Gabart sur Macif, Francis Joyon sur Idec Sport, Yves Le Blévec sur Actual) ont descendu la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire, avec le Belem.
En ce vendredi 23 juin, les passagers de la croisière du Centenaire - dont les entreprises du Club des 100 qui a permis d’affréter le navire, une première pour un événement privé - embarquent à Cherbourg.

Pendant ce temps, à Brest, la Marine nationale accueille l’armada du Centenaire, soit cinq bateaux militaires des pays alliés impliqués dans la Grande guerre : le navire de transport de chalands de débarquement USS Arlington (208 mètres), la frégate de la Royal Navy HMS Richmond (133 mètres), la frégate allemande FGS Lubeck (130 mètres), la frégate brésilienne Constituçao (129 mètres), le patrouilleur irlandais James Joyce (90 mètres), aux côtés de la frégate française anti-sous-marine Primauguet (139 mètres).

Arrivée MacifAprès Nantes, les grands trimarans se sont rendus hier à Saint-Nazaire.Photo @ Thierry Martinez/Sea&Co/The Bridge

Parade et escorte

Les navires paraderont vendredi en rade de Brest, à partir de 16 h 30 et ils salueront au canon le port qui a vu débarquer 700 000 soldats américains en 1917.
Dans le même temps à Saint-Nazaire aura lieu le Record SNSM avec les Multi50 et de nombreuses animations populaires sur le port et le front de mer.

Samedi 24 juin à partir de Brest, l’armada accompagnera symboliquement le Queen Mary 2 entre Groix et l’estuaire de la Loire, mais seul le Primauguet l’escortera jusqu’à Saint-Nazaire, rejoignant le patrouilleur Cormoran (accosté à Paimbœuf mercredi dernier), le chasseur de mines Sagittaire et le navire école Jaguar ; ces deux derniers accosteront ce vendredi à la marée du matin dans le bassin de Saint-Nazaire.
Le Lady de Nantes, affrété par le Propeller Club de Nantes Saint-Nazaire dont l’objectif est de promouvoir le monde maritime et portuaire, viendra aussi saluer le paquebot.

Entrée au chausse-pied

Le Queen Mary 2, construit en 2003 par les Chantiers de l’Atlantique, fera son entrée dans le chenal, samedi, vers 17 heures. Il s’agira de son tout premier retour depuis sa livraison, endeuillée par la chute, quelques semaines auparavant, d’une passerelle, qui avait coûté la vie à 16 personnes et blessé 29 autres, le 15 novembre 2003. Un hommage leur sera rendu dimanche matin, devant la stèle qui leur est dédiée, au Jardin des Plantes.

Ultim Trois des quatre Ultim qui s"affronteront lors de The Bridge ont déjà couru cette année les uns contre les autres lors de la récente Armen Race. Photo @ Alexis Courcoux/Macif

Côté manœuvre, trois pilotes de Loire seront à bord aux côtés du commandant Chris Wells pour faire entrer le Queen Mary 2 en culant dans la forme Joubert par laquelle il n’est encore jamais passé.
Le paquebot fait 345 mètres de long et 41 mètres de large, la forme écluse 350 mètres et 48 mètres utiles. Une entrée au chausse-pied ! « Pour le moment, tout roule comme prévu », assurent les pilotes qui ont le déroulé précis du film dans la tête. On annonce du soleil et un petit vent d’ouest de 10 nœuds.

Les quatre skippers de la course monteront à son bord samedi après-midi, au large, emmenés par les pilotes, histoire de faire connaissance avec le transatlantique qu’ils tenteront de battre (ou plus raisonnablement de rattraper) avant son arrivée à New York, le 1er juillet.
En cas d’imprévu, notamment un retard du navire, le paquebot sera au mouillage devant la forme abritée jusqu’au soir, repartira au large vers minuit et reviendra pour le départ dimanche 25 juin, à 19 heures.