Ils sont les plus grands, les plus fous, les rapides voiliers à arpenter la planète. Leurs bouées préférées sont à l'échelle des continents. En solitaire, en double ou en équipage, ils accélèrent le temps, rétrécissent le globe – et distillent l'adrénaline. Bienvenue dans le monde des maxi-multicoques.

Actualité à la Hune

La Route du Rhum 2010 au jour le jour / J9

Franck Cammas, la victoire d'un géant !

Cette fois, ça y est ! A Pointe-à-Pitre, au terme de neuf jours trois heures 14 minutes et 47 secondes de course, Franck Cammas a magistralement enlevé la 9e Route du Rhum. Sur son maxi-trimaran vert Groupama 3, Franck aura ainsi - la même année, sur le même bateau !- été le plus rapide autour du monde en équipage, puis le grand vainqueur d'une transat mythique en solitaire. Le lutin est devenu un vrai géant. Et sa performance peut être comparée à celle de Tabarly sur Pen Duick VI lors de la Transat 1976. Pas moins !

  • Publié le : 09/11/2010 - 00:02

Franck Cammas, un vrai géant ! Oui, il peut lever les bras, Franck Cammas. En ce mardi 9 novembre, le skipper de Groupama 3 vient d'entrer - par la grande porte - dans la légende : vainqueur du Trophée Jules Verne et de la Route du Rhum la même année, sur le même bateau ! Photo © Afp > Le fait du jour

Mise à jour 16h15.

Ah le grand bonhomme ! Vous connaissez beaucoup de marins qui puissent présenter un tel palmarès ? La même année, sur le même bateau, sur le même maxi-multicoque - même <assagi> -, remporter le Trophée Jules Verne en équipage (la planète en 48 jours), puis la Route du Rhum en solitaire (un océan en 9 jours), c'est la marque d'un grand, d'un très grand. Groupama 3 et Franck Cammas se ressemblent : tous deux sont des géants !

Osons : c'est au moins aussi beau, aussi fort, aussi fou, aussi improbable que la victoire d'Eric Tabarly sur son ketch Pen Duick VI, lors de l'OSTAR 1976.

Route du Rhum 2010 : les moyennes de Franck Cammas Comme celui proposé voici quelques jours lors de nos analyses quotidiennes, ce schéma des moyennes de Franck Cammas au jour le jour est édifiant : le lutin a cravaché son géant ! Photo © Route Du Rhum-La Banque Postale 2010 La quatrième Route du Rhum de Franck aura donc été la bonne. Mais que cette victoire n'a pas été facile ! En ce mardi 9 novembre, il suffisait de voir le visage heureux - on le serait à moins -, mais marqué, de Cammas à l'arrivée pour mesurer enfin pour de vrai la pénibilité d'une transat de 4 471 milles disputée à un train d'enfer - 20,39 noeuds de moyenne - sur un multicoque de 31,50 mètres et de 15 tonnes, avec 410 mètres carrés de toile au près et 678 au portant.

Regardez donc les moyennes de Franck sur le schéma ci-contre - et rappelez-vous que ces vitesses ont été tenues, maintenues, soutenues par un homme seul. Qu'il a bien fallu aller dormir, au moins se reposer - peu, si peu, de façon si fractionnée, et le mot <fatigue> a rapidement pris sa place lors des vacations avec la terre -, se nourrir, étudier la route, les cartes, la météo, décrypter les caps et options de concurrents, échanger avec Jean-Luc Nélias et Charles Caudrelier, ses routeurs. L'occasion de rendre hommage à leur clairvoyance - cette route Sud, ce trou de souris au cap Finisterre - et au talent de Franck à maîtriser un multicoque, à la maintenir sur le fil, de justesse : <Dans le golfe de Gascogne, je me suis fait peur...>

Terre ! La première image de Franck Cammas en approche sur les Antilles, photographié par Yvan Zedda, lors d'un survol en avion. Pas d'excès sur la surface de la voile d'avant, le skipper de Groupama était alors en mode prudent. Photo © Yvan Zedda (Sea&Co) Quoi qu'il en soit, suivant sa route Sud - comme Francis Joyon (Idec) ou Yann Guichard (Gitana 11) - ou passant par la face Nord - comme Thomas Coville (Sodebo) et Sidney Gavignet (Oman Air-Majan) avant son abandon -, personne n'a pu remettre en cause la supématie de Cammas. Et c'est d'autant plus frappant que nombre de ses concurrents, talentueux, compétents, dotés d'une expérience monstrueuse, menaient des voiliers taillés pour eux et le solitaire, connaissaient par coeur leur monture, quand Franck n'a eu que quinze jours d'entraînement réel en solitaire, installant un cadre de vélo pour se rassurer quant à sa capacité à tenir tête à la puissance et aux efforts de son géant, d'ordinaire géré par dix marins d'exception.

Est-ce pour cette raison qu'il a finalement choisi la route Sud, justement, celle qui vaut un large détour, mais qui favorise la glisse et le portant ? Au départ, pourtant, Franck laissait entendre que la route Nord, certes plus ventée, certes nécessitant de naviguer au près, avait l'avantage de sembler moins incertaine, moins piégeuse. Quoi qu'il en soit, ce choix final a été le bon - et jusqu'au bout, et pas que pour Cammas.

Groupama 3 autour de la Guadeloupe L'image traditionnelle, toujours si belle, si symbolique, du vainqueur tournant la Guadeloupe pour terminer à Pointe-à-Pitre. L'apothéose pour Groupama 3 et son skipper. Photo © Afp Il suffit de voir l'issue probable du duel entre Coville et Joyon. Longtemps deuxième sur son arc de cercle venté, Tom risque bien de se voir souffler la deuxième place. Car Francis Joyon et Jean-Yves Bernot, son routeur, ont décidé de ne pas suivre Groupama 3, visiblement intouchable en vitesse pure, et de tenter quelque chose, là, juste à l'Est de la Guadeloupe, de viser un petit couloir de vent, étroit, ténu, mais qui a tenu, passerelle qui pourrait bien permettre à Idec de grimper sur la deuxième marche du podium. Ce serait une rude désillusion pour Coville, batailleur, accrocheur, qui a tout donné - et s'est retrouvé, à moins de deux jours de l'arrivée, <tanqué> huit heures de rang dans une désespérante pétole. Une éternité.

Ce qui n'empêche pas Coville, beau joueur, d'adresser ce message à Cammas :

<Cher Franck,

Je ne pourrai pas être à ton arrivée comme je te l'avais promis. Je suis, en effet, retenu par des obligations professionnelles auxquelles je ne saurais me soustraire. Tu connais ma pugnacité et ma volonté de finir les choses que j'ai commencées. Toutefois, je voulais te féliciter pour cette nouvelle victoire qui ressemble pour moi à la plus belle. Tu l'as construite dès la première nuit en jouant ta carte à fond. J'avais choisi pour ma part une autre solution mais qui avait la même philosophie : gagner et rien d'autre !

L'enchaînement des circonstances de la course te donne raison et me donne donc tort aujourd'hui. Cette victoire valorise le travail d'une très belle et très grande équipe qui a su adapter à toi seul ce formidable bateau que nous avons pousser ensemble cet hiver sur le Trophée Jules Verne. Quelle belle année pour toi et Groupama !
Salue-les de ma part et transmets leur toute mon admiration pour cette belle histoire en commun.
Au plaisir qui sait de se retrouver un jour sur l'eau,

Très sincèrement,>
Tom

MISE A JOUR MERCREDI MATIN

Vous pouvez maintenant CLIQUER ICI
pour les interviews et les premières réactions de Franck Cammas et de Francis Joyon,
le skipper d'Idec étant arrivé cette nuit, dix heures après Groupama 3 !

Les positions du 9 novembre, à midi A midi (heure française), les positions des trois premiers. Franck Cammas était (presque) assuré de la victoire, mais la deuxième place semblait vouloir finalement revenir à Francis Joyon au détriment de Thomas Coville (au Nord) ! Photo © Www.Geovoile.Com Revenons justement maintenant sur les autres, tous les autres - tous rendant évidemment hommage à Franck Cammas -, tous en course. Pour eux, rien n'est fini...

En Multi 50, l'heure était à essayer de comprendre, et à panser les plaies. Franck-Yves Escoffier a perdu dimanche l'étrave de la coque centrale de Crêpe Whaou 3, juste en avant de la cadène de solent. Il doit à la fois gérer une voie d'eau, et résoudre cette épineuse équation : comment ramener le bateau blessé, lorsque les Antilles sont à plus de mille milles devant et les Açores très loin derrière ? <Ce n'est pas un petit trou de 10 cm, et c'est déjà bien délaminé. La brèche doit faire 50 cm de large, il manque 1,20 m ou 1,50 m d'étrave sur toute la hauteur. Ce n'est pas le genre de voie d'eau que tu bouches avec des torchons et des serviettes, et la coque peut tranquillement continuer à s'éplucher, cela ne demande qu'à s'écarter. Amener une équipe de sauvetage à 1200 milles... Tu la fais pas venir comme cela.>

Yves Le Blevec a de son côté reconstitué le film de son avarie. D'abord un choc (d'origine non identifiée) causant une déchirure et une importante voie d'eau dans le compartiment avant d'Actual. Les systèmes électriques noyés, le pilote automatique qui décroche, le bateau considérablement alourdi partant en porte à faux sur une grosse vague. Et crac, le bras de liaison tribord avant qui cède. Le Blevec a soulagé le flotteur avec une drisse, tenté de le bloquer en latéral avec une garde, et il navigue à petite allure babord amures : appuyée sur l'eau, la coque tribord souffre moins que bringuebalant au-dessus des vagues. Et même problème : comment sortir de là ? <J'ai les nerfs à vif, je vais essayer de réfléchir sereinement.>

Les deux hommes ont maintenant laissé la tête du classement à Lalou Roucayrol (Région Aquitaine/Port Médoc), Philippe Laperche (La vie révèle nos sens, ex-Crêpe Whaou n°1) étant juste derrière. Suivent Loïc Fequet (Maître Jacques) accroché à sa barre depuis sa panne de pilotes, et Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne), qui tente de cravacher depuis qu'une avarie à deux euros (transfilage de têtière de grand-voile) l'avait rejeté à l'arrière-garde. Le vainqueur toutes catégories du Rhum 2006 n'a pas encore dit son dernier mot.

Imoca, le calme avant la tempête Le peloton de tête des monocoques de 60 pieds, avec Roland Jourdain en éclaireur, Vincent Riou et Marc Guillemot courant à ses basques, et Armel Le Cléach avec le clignotant à gauche. Après la zone de transition, un méchant front tropical (prévisions de vent pour 7 h ce mardi). /F.A. Photo © Cartographie Route Du Rhum Sur les IMOCA, le linge était accroché aux filières, les skippers pas mécontents de faire sécher un peu le bonhomme et son environnement après plusieurs jours de déboulé furieux. Ils négocient une zone de transition délicate, avant de repartir vers des vents violents, de secteur Sud, générés par la dépression tropicale. < Si la vie est bien faite, ça redémarre par devant >, espère Roland Jourdain (Veolia), toujours bon leader. <Si elle est mal faite, on repartira ensemble.> Du coin de l'oeil, Bilou observe Armel Le Cléac'h (BritAir) qui a pris un peu de décalage dans le Sud. <S'il était placé derrière, ce serait plus reposant.> A prévoir bientôt, le passage du front tropical, probablement <45 noeuds>, puis <du pas grand-chose> en continuant vers la Guadeloupe. Dick (Virbac-Paprec 3), Riou (PRB) et Guillemot (Safran) sont toujours en embuscade.

En tête de la Classe 40, sur la route Nord Thomas Ruyant va toujours très vite sur son plan Verdier, Destination Dunkerque. Il creuse encore son avance sur Yvan Noblet (Appart City, qui est aussi un Verdier), et sur l'architecte-navigateur Sam Manuard (Vecteur Plus). Le Sudiste Nicolas Troussel va bien vite, le voilà cinquième, son retard s'est réduit à 150 milles environ. <A ce niveau de la course, il n'y a rien de sûr>, estime Manuard. Bernard Stamm est reparti des Açores en 31e position, après un stop de de 6 heures pour réparer le système de barre de Cheminées Poujoulat.

Dans la catégorie Rhum, l'Italien Andrea Mura garde la tête. Pierre-Yves Guenec (Jeunes Dirigeants) s'est glissé à la troisième place à la faveur du détour de Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) en escale aux Açores pour un dépannage moteur.


> Les classements du jour (9 novembre, 16h15)

Ultime
1. Franck Cammas, Groupama 3, vainqueur en 9 jours 3 heures 15 minutes.
2. Francis Joyon, Idec.
3. Thomas Coville, Sodebo.

60 IMOCA
1. Roland Jourdain, Veolia Environnement.
2. Armel Le Cléac'h, Britair.
3. Jean-Pierre Dick, Virbac-Paprec 3.

Multi 50
1. Lalou Roucayrol, Région Aquitaine/Port Médoc.
2. Yves Le Blevec, Actual (toujours 2e, car il n'a pas pour l'instant abandonné).
3. Lionel lemonchois, Prince de Bretagne.

Class40
1. Thomas Ruyant, Destination Dunkerque.
2. Yvan Noblet, Appart City.
3. Samuel Manuard, Vecteur Plus.

Classe Rhum
1. Andrea Mura, Vento di Sardegna.
2. Charlie Capelle, Acapella.
3. Luc Coquelin, Pour le Rire Médecin.

> La phrase du jour

<Hier, je me suis dit t'es trop con, t'aurais dû lever le pied. Mais non, j'avais la toile du temps. Je naviguais vite, je tirais sur le bateau, mais raisonnablement, normalement.> Franck-Yves Escoffier, essayant de s'expliquer la rupture de son étrave sur Crêpes Whaou 3.

> Le chiffre du jour
1,5 noeud de vitesse instantanée pour Armel Le Cléac'h au classement de la mi-journée. <Une trombe d'eau m'est passée juste devant, je n'avais plus de vent, j'ai eu du mal à m'en sortir.> Ce coup de frein était peut-être le prix à payer pour un léger décalage dans le Sud.

En complément

  1. fin de course pour franck yves escoffier 08/11/2010 - 04:25 Route du Rhum 2010 - Multi 50 Avaries graves pour Escoffier et Le Blevec Le Rhum est terminé pour les deux leaders de la classe Multi 50. Ce dimanche, à 15h30, l'étrave de la coque centrale de Crêpes Whaou 3 a cédé en avant de la cadène de solent. Moins de dix heures plus tard, le skipper d'Actual constatait une avarie sur le bras avant tribord de son trimaran.
  2. 08/11/2010 - 00:38 Sidney Gavignet : «Le début d'une aventure encore plus grande» Le 3 novembre, trois jours après le départ de la Route du Rhum, Oman Air-Majan cassait son bras de liaison sous le vent avant alors qu'il naviguait au près par 20 nœuds de vent et démâtait. Heureusement, Gavignet était secouru le soir-même par le Kavo Alexandros III, un cargo Grec qui le débarque trois jours plus tard à Gibraltar. En vrai professionnel, Sidney a filmé toute l'aventure... et reste positif pour la suite. Récit en vidéo.
  3. groupama 3 en position de contr ocirc;le 08/11/2010 - 00:02 La Route du Rhum 2010 au jour le jour / J8 Franck Cammas attendu la nuit prochaine ! p { margin-bottom: 0.21cmLa classe des Multis 50 perd Escoffier et Le Blevec, la météo antillaise est sens dessus-dessous, et les leaders se préparaient hier à arriver sur la Guadeloupe... en tirant des bords. A quelque 200 milles dans le sillage de Franck Cammas, Thomas Coville maintenait la pression, mais ses chances de revenir sur le leader se réduisaient d'heure en heure. Dénouement dans les prochaines 24 heures.
  4. descente ultime 07/11/2010 - 00:02 La Route du Rhum 2010 au jour le jour / Jour 7 Moins de 1 000 milles, dernier sprint (au ralenti) Reste la pétole qui entoure toute la Guadeloupe... C'est là que les choses vont devenir insoutenables. Franck Cammas (Groupama 3) mène toujours la flotte tambour battant, mais sa voix se fait lasse. La fatigue s'accumule. Ses adversaires Thomas Coville (Sodebo) et Francis Joyon (Idec) mettent les bouchées doubles et encerclent le plan d'eau. Suspens !
  5. les positions au 6 novembre, 11h40 06/11/2010 - 00:01 La Route du Rhum 2010 au jour le jour / J6 Derrière le front… ça cogite ! Les leaders de la Route du Rhum ont enfin franchi le front qui balayait l’Atlantique Nord. Passage toujours stressant, avec vent fort, pétole, vent qui rentre à nouveau et qui tourne, mer croisée, bouffes et nuages noirs – il faut veiller au grain. Et maintenant, au Nord comme au Sud, ça glisse, ça file vers l’arrivée sous une bonne brise portante ? Presque. Car les alizés sont désorganisés par des petites dép’ tropicales nerveuses. Et les cartes météo promettent une vaste zone empétolée près du but. Entre brutalité et molesse, la fin de course s’annonce rude…
  6. 05/11/2010 - 16:10 6 Gwadas pour un Rhum ! Damien Séguin, Christine Montlouis, Luc Coquelin, Jimmy Dreux, Philippe Fiston, Willy Bissainte… Jamais les Guadeloupéens (de souche ou d’adoption) n’ont été si nombreux sur le Rhum. Présentations et interviews en vidéo des futures stars de la voile « 100 % Gwada ».
  7. vue suspendue 05/11/2010 - 00:01 La Route du Rhum 2010 au jour le jour / Jour 5 Cravachez, maintenant ! Option Sud ou option Nord ? Les alizés ne sont pas terribles, mais quand même là. Le flux de Nord-Est commence à bastonner, passé le front… Alors ? Ahh, on ne sait toujours pas ! L’heure de la convergence approche, et selon les classes, il semblerait que la réponse ne soit pas forcément la même.
  8. 04/11/2010 - 10:50 Sidney Gavignet, récit de son avarie du 3 novembre Sidney Gavignet, 41 ans, le skipper d’Oman Air Majan, a déclenché sa balise de détresse mercredi en fin d’après midi, alors que son trimaran de 105 pieds s’est disloqué avant que le mât tombe. Sain et sauf, après avoir été secouru par un cargo, il raconte avec beaucoup d’humilité et de clairvoyance cet épisode.
  9. les positions au 4 novembre, 11h40 04/11/2010 - 00:01 La Route du Rhum 2010 au jour le jour / Jour 4 Le lutin magique et le géant vert Bien sûr, le potentiel de Groupama 3 est connu. Bien sûr, les compétences, le talent, la vista de Franck Cammas ne sont un secret pour personne. Bien sûr, le skipper du plan VPLP a l’habitude de naviguer à des vitesses soutenues. Bien sûr, avec sa grande largeur et son gréement assagi, son maxi-trimaran est puissant, mais «raisonnable». Bien sûr, le routage de Jean-Luc Nélias et Charles Caudrelier est d’une époustouflante pertinence. Mais tout de même. Quelle démonstration du lutin magique et de son géant vert ! Attention, cela dit : si Sidney Gavignet a vu son trimaran casser avant d'être sauvé par un cargo, Thomas Coville est en embuscade…
  10. 03/11/2010 - 20:30 Sidney Gavignet en détresse : Sam Davies raconte A 16h48 (GMT+1), le skipper d’Oman Air Majan, Sidney Gavignet a appelé pour signaler une avarie majeure au niveau de la poutre avant sous le vent. Oman Air Majan progressait dans des vents contraires de 20 nœuds, mais les conditions n’étaient pas extrêmes. Sidney a activé sa balise de détresse. Il a revêtu sa combinaison de survie et n’est pas blessé. Il est actuellement dans la coque centrale qui est hors d’eau. Explications en vidéo de Sam Davies, du Team Oman Air.