Le jeudi 19 janvier 2017, Armel Le Cléac'h remportait la 8e édition du Vendée Globe sur son monocoque Banque Populaire VIII après un tour du monde sans escale et sans assistance. Le Finistérien améliorait ainsi le précédent record de près de 4 jours (3 jours, 22 heures et 40 minutes) établi par François Gabart lors de sa victoire lors de l'édition 2012-2013. Mais au-delà de la compétition et des records, le Vendée Globe c’est une histoire de technique et d’humanité, de mer et de sel, de limites et de dépassement. Et nous, on aime… Alors la rédaction de voilesetvoiliers.com vous en fait suivre les péripéties de près.

Actualité à la Hune

Interview d'un espoir de la course au large faite en... 2009 !

François Gabart : «Pour tout ! Je suis partant pour tout !»

  • Publié le : 25/01/2013 - 11:00

Ange à terre, tueur en mer ? François Gabart, 26 ans, physique de jeune premier ? De premier, peut-être, tout simplement. Photo © Benoît Stichelbaut (Sea & Co) Reprise intégrale et inchangée de l'interview de François Gabart - prémonitoire !-, réalisée en 2009 à la rédaction de Voiles et Voiliers.
La relire aujourd'hui met en relief la détermination, la vision, le talent d'un jeune homme décidément pas comme les autres.


Il y en a pour qui ce sont des fées. François Gabart, c'est Michel Desjoyeaux qui s'est penché vers lui, le 1er février 2009, en pleine remontée victorieuse du chenal des Sables-d'Olonne. Et qui lui a lancé : «Prends-en de la graine, ça pourrait bien te servir un jour !» Parlez d'un adoubement.

Sauf que François Gabart, 26 printemps, ressemble plus à un page sage qu'à un chevalier. Du blé sur la tête, du ciel dans les yeux, des traits réguliers, des gestes posés.

Sauf qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

La preuve avec le parcours rapide, lumineux, étoilé - étoile montante, étoile filante ?- de cet espoir de la course au large : Cap Istanbul, Solitaire du Figaro, Transat BPE, membre du prestigieux pôle Finistère Course au Large.
La preuve avec un exercice de style - une date, une réaction - en cette journée de juin 2009 où François est en transit à Paris, entre Méditerranée-60 pieds et Manche-Farr 30, en attendant... Tour de France en juillet, Solitaire du Figaro en août et Transat Jacques Vabre en novembre. Ah oui. Quand même...

Une date, une réaction, donc.
Entrons tout de suite dans le vif du sujet.


v&v.com : 1er février 2009 ?
François Gabart : Le 1er février 2009 ? (Il écarquille les yeux, hésite, cherche, un peu pris de court. Une inspiration). Ah oui, l'arrivée de Michel Desjoyeaux ! Bien sûr ! Un moment fort. J'ai suivi ça de près, au coeur, parce que j'ai la chance d'être sur le projet Figaro Région-Bretagne et au sein du pôle Finistère-Course au Large. Faisant donc partie de leur petite famille, j'ai suivi le Vendée Globe, le départ et l'arrivée de Mich' de l'intérieur. C'était très émouvant de le retrouver trois mois après. Emouvant et grandiose. Dans son regard... tu sens tout ce qu'il y a. Comme j'avais appris à le connaître avant son départ, ça a créé quelque chose de plus, de plus fort.

v&v.com : Dans le chenal des Sables-d'Olonne, il t'a parlé, non ?
F.G. : Oui. On était sur le pneumatique qui remorquait Foncia, juste à côté de lui.

v&v.com : Tu te souviens de ce qu'il t'a dit ?
F.G. : Euh, non... Enfin... Si... Il s'est penché et il m'a dit quelque chose comme : «Prends-en de la graine, parce que ça pourrait bien te servir un jour.»

v&v.com : Bel hommage ! Et tu en penses quoi, toi ?
F.G. : Que c'est un beau compliment, en effet. Maintenant... J'ai envie de faire le Vendée Globe. C'est viscéral. C'est passionnel. Je ne sais pas si je le gagnerai, mais je veux le courir, c'est sûr. Je veux connaître ça. Aller là-bas. Vivre cette expérience. Et je ne pense pas qu'on soit si nombreux à pouvoir affirmer : si quelqu'un passe la porte en me proposant un budget Vendée, j'y vais tout de suite. Tout de suite. Sans aucune hésitation.

v&v.com : Est-ce que ça ne viendrait pas un peu tôt dans ton parcours ? Tu n'as que 26 ans, certains pourraient trouver ça prétentieux de vouloir mettre le Vendée si vite à ton tableau de chasse.
F.G. :
Ambitieux, en tout cas, oui. Encore une fois, je ne dis que je vais gagner le Vendée Globe. J'ai conscience de la difficulté, des risques... Mais je veux le faire. La compétition, c'est la victoire, bien sûr. Mais c'est aussi ne pas avoir de regrets, de se dire qu'on a tout donné, qu'on a fait au mieux.

v&v.com : 23 mars 1983 ?
F.G. : Ma naissance... Il est certain que je suis né et que j'ai grandi dans un milieu où la voile comptait. Mes parents faisaient du bateau, mon grand-père aussi. Tous m'ont guidé. C'est grâce à eux que je fais ce métier aujourd'hui. Alors, le 23 mars 1983, je n'étais pas sur un voilier, mais quelques jours ou quelques semaines plus tard, oui, certainement !
v&v.com : Qu'est-ce qu'ils avaient comme bateau, tes parents ?
F.G. :
Un Kelt 39, un super bon bateau ! Il était basé à Rochefort, et on faisait de la croisière entre Bretagne et Galice. C'était un dériveur intégral, on pouvait se balader partout.

v&v.com : D'où la date suivante, 1989-90...
F.G. : L'année sabbatique de mes parents en Atlantique avec ce même bateau. On est parti en famille, avec mes deux soeurs. Boucle classique : Portugal, Madère, Canaries, Cap Vert, Antilles, Bahamas, Etats-Unis, Açores et retour en France. L'originalité, finalement, c'est qu'on est resté un mois aux Etats-Unis, où on avait des amis... Ça a été une année fantastique.
v&v.com : Cela dit, au retour, tu t'orientes franchement vers la compétition, pas la croisière...
F.G. : C'est vrai. En fait, on a vendu le bateau deux-trois ans après notre retour. Et, parallèlement, j'ai commencé l'Optimist. Mes soeurs s'y sont mises ensuite et mes parents ont bien croché là-dedans - les régates, l'ambiance, le milieu, les déplacements.

v&v.com : 11 août 2008 ?
F.G. :
Hmm, on doit être à l'arrivée de la Solitaire du Figaro. L'Aber Wrac'h. Et là... c'est chouette, quoi ! (Il rit) C'est vraiment un beau moment, cette arrivée, cette course. Parce que ça fait un moment que je voulais faire du solitaire au large. Et c'est vrai que ce premier Figaro, il a un goût d'aventure, je découvre tout. Je termine 1er bizuth, bon, je ne sais pas bien ce que ça ne veut dire, et 16e au général. Je suis plutôt content, je me sens assez en phase. J'ai fait des erreurs, de débutant même, mais j'ai aussi réussi deux étapes dans les dix. En naviguant propre, en dépassant des gens plutôt <établis> sans la série... Et puis, à ce moment-là, je sais aussi que vraiment, j'adore ça, le large en solitaire !
v&v.com : C'est constitutif, chez les Français, ce goût pour le solitaire ?
F.G. :
Je ne sais pas. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que notre système de compétition aide et prône ce type de course. Je pense que c'est vraiment un syndrome post-Tabarly, 1964, 1976, l'homme seul, le héros... Et si l'on veut gagner sa vie en France avec les courses, le solo est presque un passage obligatoire. Moi, ça me va bien. J'aime le solitaire, parque c'est une bonne école de vie. Bien sûr, il y a une équipe à terre, mais sur l'eau, si l'on réussit ou si l'on rate, on ne peut s'en prendre qu'à soi-même.
v&v.com : Justement, cette année, tu retournes au Figaro, confronté à un plateau colossal. Tu n'es plus un bizuth. Qu'est-ce que tu te fixes comme objectif ?
F.G. :
(Il hésite) Objectivement, ça serait très bien... d'être dans les dix. Mais c'est assez ambitieux, vu le plateau, en effet...
v&v.com : C'est Mich' le favori ?
F.G. :
Oui - enfin, c'est un des immenses favoris. Et ils sont très très nombreux cette année ! Mais bon, de toute façon, ça ne va rien changer à ma façon de naviguer : faut arriver de l'autre côté le plus vite possible, voilà tout.
v&v.com : En course, tu ne regardes pas ce que font les autres ?
F.G. : Je ne crois pas beaucoup, non. Et je pense que c'est une force. J'aime la météo, la stratégie, je les étudie et les pratique depuis longtemps, ça me plaît. Non, je fais ma route... Et si Mich'Desj' ou une autre pointure part sur une autre option que la mienne, en tant qu'ingénieur, je considérerais ça comme un élément d'information à étudier et à comprendre. Et si je ne comprends pas pourquoi il le fait, aucune chance que je le suive !
v&v.com : Tu as suivi le Vendée de ce point de vue ?
F.G. : Oui. Tous les matins, je me levais, je prenais mes fichiers gribs, les cartes de position, et je me faisais mon routage, ma stratégie.
v&v.com : Tu suivais quelqu'un en particulier ?
F.G. :
Non... je me mettais toujours dans la peau du premier.

François va quitter le plancher des vaches avec Kito ! Ah la vache, y a un bovidé rouge et rigolard qui grimpe au mât de Groupe Bel ! C'est ainsi que Kito de Pavant, skipper du 60 pieds IMOCA, voulait annoncer qu'il courrait la Jacques Vabre 2009 avec... François Gabart, pour l'occasion déguisé en Vache qui Rit. Dis, c'est loin le Costa Rica ? Meuh non. Photo © Gilles Martin-Raget (Sea & Co) v&v.com : 28 mai 2009 ?
F.G. :
Ça, c'est l'annonce officielle de la Transat Jacques Vabre avec Kito sur Groupe Bel. Bon, moi, j'étais au courant un peu avant, hein ! En fait, je connais Kito de Pavant depuis quelques années, on s'est rencontré dans le Sud, quand je naviguais vers La Grande-Motte. C'est vraiment un mec bien, que j'apprécie beaucoup. Je crois que c'est réciproque, puisqu'il m'a prêté son Figaro pour la Course des Falaises, en 2006, et qu'il m'a confié son routage lors de la Jacques Vabre, il y a deux ans. Belle preuve de confiance alors que n'avais que 24 ans...
v&v.com : Concrètement, comment ça s'est fait ?
F.G. :
Sachant que mon projet Figaro Espoir Bretagne, démarré en avril 2008, s'arrêtait en septembre 2009, j'ai regardé ce qui se présentait après : la Transat Jacques Vabre en novembre. Je me suis dit que ça devait être bien sympa de courir ça, surtout en 60 pieds IMOCA, et j'en ai parlé un peu à tout le monde, y compris Kito. Et, juste avant le départ de la Transat BPE, en avril dernier, il m'a dit : "On court ensemble la Jacques Vabre sur Groupe Bel". Et ça m'a donné un de ces pêches !
v&v.com : Tu as une idée de votre future répartition des rôles à bord ? Bon, toi, c'est sûr, tu vas beaucoup matosser...
F.G. :
(Il rit). Possible ! Non, je ne sais pas. En fait, une transat en double, c'est plutôt du "double solitaire". On fait tout, à tour de rôle... Mais courir sur un 60 IMOCA, c'est complètement excitant. Je m'entraîne depuis quelque temps avec Kito sur Groupe Bel et ce plan Verdier a vraiment un potentiel énorme !
v&v.com : Sans doute, vu la liste des skippers qui en veulent un pour le prochain Vendée : Dick, Riou, Le Cam...
F.G. : Oui, c'est assez parlant ! En tout cas, je suis ravi de ce projet. Skipper, bateau, équipe, tout me plaît !


L’arrivée de la BPE  à Marie-Galante Première transat, premier podium ! En avril dernier, au terme de 19 jours d'une belle bagarre, François termine la BPE une heure derrière Gildas Morvan et Erwan Tabarly. Photo © A. Courcoux/B. Stichelbaut (Sea & Co) v&v.com : 25 avril 2009 ?
F.G. :
L'arrivée de la Transat BPE à Marie-Galante ! Alors là, sportivement, une vraie valeur. Bien plus qu'au Figaro, par exemple. Le plateau n'était peut-être pas immense, mais il y avait la qualité ! Je termine troisième, à une heure de Gildas Morvan et d'Erwan Tabarly, après une super bagarre sur l'Atlantique. C'est comme la Cap-Istanbul, l'an dernier, où j'ai aussi fini troisième : sportivement, j'étais dans le coup, devant, avec... avec les grands quoi !
v&v.com : Qu'est-ce qui manque pour la victoire ? Du temps sur l'eau ?
F.G. :
Oui, de l'expérience. Des heures. Peaufiner les mille et un détails.
v&v.com : Tu es impatient d'y retourner ?
F.G. :
Sur l'eau, en course ? Carrément ! J'ai envie de naviguer, je me régale à faire ça. C'est pareil pour le Vendée : c'est l'envie, mon moteur.

v&v.com : 1994 et 1997 ?
F.G. :
Alors, 1994, je gagne un National en Optimist et je suis haut comme ça ! Et super content ! En 1997, je gagne le championnat de France en Opti, je passe en Moth Europe, puis en Tornado - en 2003, on gagne le Mondial Jeunes, puis vient la PO. Ce sont des années fondatrices... Les autres années qui comptent, c'est 2005-2006. Elève ingénieur à l'INSA, à Lyon, je choisis de devenir coureur au large, de devenir pro. Ces années n'ont pas été faciles, on ne trouve pas de sponsor comme ça, du jour au lendemain.
v&v.com : Ta formation d'ingénieur t'est utile dans le domaine que tu as choisi, non ?
F.G. : C'est fondamental. Marin et ingénieur, c'est le même métier ! Tout m'intéresse, la conception du bateau, les calculs, les choix, la réflexion, les matériaux, les voiles. Pour les voiles, je travaille avec Quantum et Maxime Paul à Barcelone, c'est passionnant !

v&v.com : 3 juin 2009 ?
F.G. :
(Il jette un coup d'oeil à sa montre pour vérifier la date). Ça, c'est aujourd'hui. Eh bien, je suis en transit entre Marseille - les navigations sur Groupe Bel, avec Kito - et la Semaine Internationale de Deauville, où je vais régater en Farr 30. Pas idéal pour préparer la Course des Falaises qui se court bientôt en Figaro, mais bon... utile pour le Tour de France à la voile en juillet ! J'aime changer de support - multi, mono, petits et grands bateaux. Ça permet de multiplier les sensations, d'apprendre encore et toujours. (Un silence)... D'une façon plus globale, aujourd'hui, je suis sur le chemin que j'ai choisi. Qui me passionne. J'espère que ça va durer.
v&v.com : A terre, tu sembles posé, assez sage. Tu es très différent sur l'eau, seul ?
F.G. : Oh oui ! Et j'aime ça. La façon de fonctionner est totalement différente. Sur l'eau, il n'y a plus qu'un objectif et les choses sont finalement assez simples. Il faut aller vite, au bon endroit. Cette simplicité me fait beaucoup de bien.

v&v.com : Demain ?
F.G. :
Eh bien... Je cherche des partenaires. L'an prochain, en Figaro, j'aimerais courir l'Ag2r, puis la Solitaire. Après, un projet plus ambitieux, mais qui me plairait beaucoup, la Route du Rhum. Idéalement en 60 pieds IMOCA. Mais si on me propose un tri ORMA, j'y vais tout de suite ! J'ai déjà navigué sur Sopra, avec Antoine Koch, et j'ai adoré ça. Le multi, en Tornado ou en 60 pieds, j'y prends beaucoup de plaisir.
v&v.com : Du solo, sur un ORMA, tu n'aurais pas d'appréhension ?
F.G. :
Non. C'est comme pour le Vendée : je suis partant ! Je suis partant pour tout !

60 pieds ? Non, Figaro Finalement, la table à cartes d'un Figaro ressemble assez à celle d'un 60 pieds IMOCA. Alors... Photo © Benoît Stichelbaut (Sea & Co)

En complément

  1. 27/04/2009 - 19:50 Duel nocturne à Marie-Galante 25 avril à 5h24 (heure de Paris) : au terme d’un incroyable suspens, Gildas Morvan remporte la transat BPE avec 4 minutes et 40 secondes d’avance sur Erwan Tabarly. François Gabart (Espoir Région Bretagne) complète le podium à 1h 02’ du vainqueur.
  2. fumig egrave;nes 26/04/2009 - 13:09 Belle-Île – Marie-Galante Morvan remporte une Transat BPE de folie ! Ils n'étaient que quatorze au départ... Mais sur leur monotype Figaro Bénéteau d'un peu plus de dix mètres, ils ont traversé l'Atlantique en moins de 20 jours, de Belle-Île à Marie-Galante ! Au bout d'une course menée au rythme d'un Figaro et d'un incroyable suspens, Gildas Morvan (Cercle Vert) s'est imposé devant Erwan Tabarly (Athema) pour 4 minutes et 40 secondes seulement... Une paille ! François Gabart, Nicolas Troussel et Gérald Véniard complètent ce joli quinté.
  3. duel de morts de faim 24/04/2009 - 08:58 Transat BPE Duel de morts de faim En 2006, Erwan Tabarly terminait 10e de la Transat Ag2r avec… Gildas Morvan ! Aujourd’hui, les deux copains sont à la lutte pour remporter leur première grande victoire en solitaire. Morvan ou Tabarly ?
  4. chabagny tire la langue 21/04/2009 - 10:58 Transat BPE 2009 Gildas Morvan mène le sprint final A environ 800 milles de l'arrivée et après 16 jours de course, Gildas Morvan tient la corde ! Mais reste sous la menace de plusieurs concurrents, dont Erwan Tabarly, incontrôlable au Sud. Les premiers solitaires pourraient atteindre Marie-Galante dès ce week-end, soit tout juste trois semaines après le départ.
  5. nicolas troussel sur financo 16/04/2009 - 09:27 Transat BPE 2009 Trois Nordistes contre trois Sudistes Après dix jours de mer, treize des quatorze concurrents au départ sont toujours en course - et aujourd'hui à mi-parcours de cette transat en solitaire sur Figaro entre Belle-Ile-en-Mer et Marie-Galante. L'actuel leader n'est autre que le dernier vainqueur de l'épreuve, Nicolas Troussel, en compagnie de deux , tous trois sous la menace de trois . Ça chauffe, d'autant que les alizés ont fait sécession et ne soufflent guère !
  6. nicolas b eacute;renger, vainqueur de la cap istanbul 2008 12/10/2008 - 12:45 Cap Istanbul 2008 en Figaro Et Nicolas Bérenger s’est envolé… La 3e Cap Istanbul n’a pas été qu’une partie de plaisir. Mais ces surfs fous, entre Nice et Cagliari, sous spi par 30-35 nœuds de vent, resteront dans les mémoires. A commencer par celle de Nicolas Bérenger (Kone), qui l’a emporté au terme des 1 660 milles devant Gildas Morvan et François Gabart.
  7. 05/09/2008 - 14:46 Etape 3 : Duthil ou la maîtrise du champ de bataille Deux coups de vent prévus et la direction de course décide de modifier l’étape record initialement prévue. La flotte de Figaro n’en aura pas moins à assurer quelques centaines de milles au près, dans 30 nœuds de vent et une forte mer. Duthil détrônera-t-il Troussel ?
  8. 05/09/2008 - 14:33 Etape 2 : Morvan ou le retour dans les cailloux Lors de la deuxième étape du Figaro, entre Vigo et Cherbourg, les concurrents ont bouffé du portant dans du médium. Cargos, marées, bascules et cailloux : les jeux n’ont pas été faciles pour autant. Sur un tel terrain, il fallait au moins un Gildas Morvan pour tirer les meilleurs bords.
  9. 05/09/2008 - 14:04 Etape 1 : Troussel ou l’option tueuse De La Rochelle à Vigo, la première étape de la Solitaire du Figaro s’est jouée dans de la grosse pétole. Nerveusement et physiquement éprouvés, les skippers ont eu du mal à trouver la solution pour s’en sortir… à l’exception d’un certain Nicolas Troussel.