Le jeudi 19 janvier 2017, Armel Le Cléac'h remportait la 8e édition du Vendée Globe sur son monocoque Banque Populaire VIII après un tour du monde sans escale et sans assistance. Le Finistérien améliorait ainsi le précédent record de près de 4 jours (3 jours, 22 heures et 40 minutes) établi par François Gabart lors de sa victoire lors de l'édition 2012-2013. Mais au-delà de la compétition et des records, le Vendée Globe c’est une histoire de technique et d’humanité, de mer et de sel, de limites et de dépassement. Et nous, on aime… Alors la rédaction de voilesetvoiliers.com vous en fait suivre les péripéties de près.

Actualité à la Hune

IMOCA

Sabordage d'un coursier

Abandonné par Richard Tolkien lors de The Transat bakerly le 13 mai dernier, l'IMOCA 44, a été sabordé hier par les membres de l'équipe technique du skipper britannique. Mais l'épave est toujours entre deux-eaux : ce matin Paul Meilhat à la barre de SMA dut empanner pour l'éviter. Triste fin pour un bateau historique de la course au large et qui disputa quatre Vendée Globe, entre autres.
  • Publié le : 02/06/2016 - 12:22

44The Transat bakerly aura été la dernière course de ce plan Finot-Conq, lancé en 1998.Photo @ Mark Lloyd/DPPI

Hier à 14 heures UTC (16 heures en France), deux équipiers de Richard Tolkien ont, à la demande de celui-ci, sabordé 44, IMOCA 60 dont il était propriétaire et avec lequel il prit part à la Transat bakerly au beau milieu de l’Atlantique Nord. Le skipper en avait été évacué le 13 mai dernier après avoir été blessé par deux fois à la tête par son enrouleur de trinquette, dont le point d’attache avait cédé. Positionné alors à 880 milles à l’Ouest d’Horta aux Açores, Tolkien était secouru par le cargo Anton Topic.

Richard TolkienAprès avoir disputé le Vendée Globe 2000, le Britannique Richard Tolkien projetait revenir en 2016. Il annoncé son retrait de cette huitième édition.Photo @ Gilles Martin-Raget/sea&coDepuis, le bateau a toujours été suivi grâce à l’émission de sa balise. Après avoir contacté Adrien Hardy – spécialiste en récupération de voiliers – mais sans donner suite, le Britannique a dépêché sur place des membres de son équipe technique partis des Bermudes à bord d’un catamaran de croisière. Rejoignant le 60 pieds à la dérive hier mercredi – il se trouvait alors à 550 milles des Açores - ceux-ci n’ont pu que constater l’étendue des dégâts. « Il était démâté et très profondément endommagé, nous a expliqué ce matin Tolkien.  Nous avons donc décidé de le couler pour qu’il ne devienne pas un danger à la navigation.» Reste qu'il demeure peut-être encore dangereux : ce matin à 11 h 15 française, Paul Meilhat, à bord de son SMA, engagé dans la Transat New York-Vendée, a été contraint d'empanner pour éviter l'épave toujours entre deux-eaux. 

Lancé en 1998 pour Raphaël Dinelli sous le nom de Sodebo Savourons-la vie, qui se classa 3e de la Route du Rhum cette même année, il permit à Thomas Coville de gagner la Transat Jacques Vabre 1999, puis de terminer 6e du Vendée Globe 2000-01 (notre photo). Sous le nom de VMI, ce plan Finot renommé se classa 5e du Vendée Globe suivant grâce à Sébastien Josse, puis 7e en 2009 (Arnaud Boissières, Akena Verandas) et enfin 11e de ce tour du monde en 2013 (Alessandro di Benedetto, Team Plastique). Il aurait du prendre part à son cinquième Vendée Globe en novembre prochain ! 

Sodebo Coville 2000Avec Thomas Coville à la barre, ce plan Finot-Conq, alors baptisé Sodébo-Savourons la vie, disputa le premier de ses quatre Vendée Globe terminant sixième en 2001.Photo @ Jean-Marie Liot/DPPI