Le jeudi 19 janvier 2017, Armel Le Cléac'h remportait la 8e édition du Vendée Globe sur son monocoque Banque Populaire VIII après un tour du monde sans escale et sans assistance. Le Finistérien améliorait ainsi le précédent record de près de 4 jours (3 jours, 22 heures et 40 minutes) établi par François Gabart lors de sa victoire lors de l'édition 2012-2013. Mais au-delà de la compétition et des records, le Vendée Globe c’est une histoire de technique et d’humanité, de mer et de sel, de limites et de dépassement. Et nous, on aime… Alors la rédaction de voilesetvoiliers.com vous en fait suivre les péripéties de près.

Actualité à la Hune

Vendée Globe 2012

15 skippers partants… et 19 en quête d’un sponsor

A dix mois du départ de la 7e édition du Vendée Globe, ils sont 15 skippers partants – deux fois moins qu’en 2008. Mais 19 navigateurs recherchent encore des sponsors. Faisons le point !
  • Publié le : 23/01/2012 - 00:01

Vendée Globe 2012 : le visuel officielFacile : le prochain Vendée Globe part le 10-11-12 – le 10 novembre 2012. 15 skippers au moins en seront – et ils devraient être 16 à la fin de cette semaine avec Jérémie Beyou !Photo @ Nicolas Gilles Désigne / Vendée Globe 2012«Skipper recherche partenaire n’ayant pas froid aux yeux ! Objectif : tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance sur monocoque de 60 pieds. Budget : entre 750000 et 3 millions d’euros. Retombées médiatiques et commerciales assurées. Opportunité à ne pas rater.»

Ils auraient très bien pu écrire cette petite annonce. Car eux, ce ne sont pas les échéances électorales qu’ils ont en tête : 2012, c’est d’abord l’année du Vendée Globe ! Autant dire que le jour du départ est cerclé de rouge depuis longtemps dans leurs agendas. Reste, d’abord, à trouver le nerf de la guerre…

Pour l’instant, quinze d’entre eux sont assurés d’emprunter le chenal des Sables-d’Olonne le 10-11-12 (10 novembre 2012) pour la course à la voile la plus suivie et la plus aimée par les Français. En 2008-09, la dernière édition avait réuni deux fois plus de skippers – un record. Cette année, vu le contexte économique, les organisateurs comptent «raisonnablement» sur 18 à 20 bateaux au départ.

D’après les skippers, l’intérêt pour le Vendée Globe ne se dément pas, mais les entreprises restent frileuses. La crise, bien sûr. Et les élections présidentielles à venir, période pendant laquelle l'attentisme est souvent de mise. «Mais c’est un cru tout à fait normal avec six nouvelles unités : Macif, PRB, Acciona, Cheminées Poujoulat, Banque Populaire et Virbac-Paprec 3», affirme Guillaume Henry. Et le directeur général de la SAEM Vendée de poursuivre : «Dès juin dernier, on a mis en place des outils pour attirer des partenaires : plaquettes d’informations sur la course, témoignages d’anciens sponsors, “factbook” avec toutes les données médiatiques et économiques». Des rencontres entre entreprises et skippers ont aussi été organisées à Nantes, Paris, Londres et Barcelone.

Pourtant, ils sont encore 19 marins – et pas des moindres !– à ne pas avoir bouclé leur budget. A dix mois du départ, faisons le tour d’horizon de ces obstinés en quête de partenaires – et de ceux qui ont déjà trouvé.


Beyou vaut le coup !«Beyou vaut le coup !» C’est ce que tout le monde disait. Mais, malgré une année 2011 époustouflante, Jérémie Beyou (ici sur Delta Dore avant le Vendée Globe 2008) n’avait pas réussi à concrétiser avec un partenaire… jusqu’à présent : vendredi 27 janvier devrait être un grand jour pour lui ! Photo @ François Van Malleghem DPPIBeyou
Il vient juste de signer !

Excusez du peu : en 2011, il a remporté la Solitaire du Figaro, la Transat Jacques Vabre (avec Jean-Pierre Dick) et il a frôlé le titre de «Marin de l’Année». Et, malgré ces très bons résultats, Jérémie Beyou (site Internet ici) ne parvenait pas à trouver de sponsor pour le Vendée Globe. «Parvenait» ? Oui, car le navigateur vient de signer un contrat, dont l’annonce officielle sera faite vendredi prochain, 27 janvier, à Paris. Son sponsor, que peut-on en dire ? Aujourd’hui, seulement ceci : c’est bon, ça se déguste, c’est Vendéen !

Jérémie a misé sur la navigation pour «montrer que sportivement, il était au top». Le Breton aura plusieurs partenaires qui alimenteront un budget de 2,2 à 2,5 millions d’euros (achat du bateau, salaires, fonctionnement). Il devrait racheter un des bateaux sur le marché (les anciens Foncia I, Britair, Aviva ou DCNS). «Ce que je trouve hallucinant, c’est que des mecs capables de gagner le Vendée Globe comme Christopher Pratt, Jean Le Cam ou Yann Eliès ne trouvent pas de sponsor. C’est le rôle des médias de dire sortez vos porte-monnaie, celui-là, il vaut le coup !» assure le marin connu pour son franc-parler.

Quoi qu’il en soit, à l’heure où ces lignes sont écrites, Beyou fait encore «officiellement partie de ceux qui n’ont pas encore officiellement de sponsor officiel». Mais, dès vendredi, donc, ces skippers en mal de financement ne seront plus que 18. Voyons-les en détail, en les rassemblant par groupes.
[Mise à jour de cette info le vendredi 27 janvier : voir en pied d'article]
 

Le Cam, Eliès, Thompson, Caffari
Vu leur expérience et leur CV, ce serait incroyable qu’ils ne trouvent pas !

Malgré son expérience, Yann ne trouve pas de sponsor !Yann Eliès fait jouer son réseau, mais… L’homme a pourtant largement les moyens de monter sur le podium du Vendée Globe 2012. L’aventure avec Generali s’est terminée fin 2010, après treize ans de collaboration. Photo @ François Van Malleghem DPPICes deux-là ont marqué les esprits lors de leurs participations au Vendée Globe. Jean Le Cam (site Internet ici), d’abord, a terminé second de l’édition 2004-05 pour sa première participation. Et lors de la dernière édition, alors qu’il est 3e à l’approche du cap Horn, son bateau, VM Matériaux, perd sa quille et se retourne – il est récupéré par Vincent Riou (PRB). Quant à Yann Eliès, personne n’a oublié son sauvetage dans l’océan Indien après sa fracture du fémur à l’avant de son Generali.

Malgré leur expérience et leurs faits d’armes, les deux hommes recherchent toujours des sponsors. Le «roi Jean» se donne jusqu’à mars et Yann jusqu’à la fin janvier. Ils tablent sur un budget de 2 à 2,5 millions. Tous les deux ont des pistes, mais ne s’enflamment pas. Tout est question de timing, de stratégie marketing et de communication à moyen terme pour l’entreprise. Sans parler des montages parfois complexes entre copartenaires. «Tu vas de déconvenue en déconvenue», affirme Le Cam. «Il m’est déjà arrivé de sabrer le champagne avant que le contrat soit signé et finalement ça ne l’a pas fait !» ajoute Yann. S’il boucle son budget, Eliès veut «faire un truc bien, un podium»

Ils ne sont pas les seuls à avoir une belle expérience et à viser un podium. Brian Thompson (site Internet ici) vient de battre le Trophée Jules Verne avec Banque Populaire V. «A bord, j’étais concentré sur la performance et, en même temps, je répondais à des entreprises intéressées par le Vendée Globe», raconte celui qui était barreur/régleur sur Banque Pop’. Comme la plupart des marins, il travaille avec des agences pour décrocher un contrat.

Dee n’a pas dit son dernier mot !Sixième du Vendée Globe 2009, Dee Caffari est confrontée à la concurrence des Jeux olympiques de Londres de cet été. En 2005-06, la navigatrice anglaise a réalisé un tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants – une sacrée cliente, donc ! Photo @ D.R. Dee CaffariLe bonhomme a quand même fini 5e du Vendée Globe 2008-09 lors de sa première participation. Il a aussi participé à plusieurs grands records ou courses en équipage (Trophée Jules Verne, Volvo Ocean Race, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum…). C’est d’ailleurs son leitmotiv : «Parfois, les actions en disent plus que la parole». Pour expliquer les réticences des entreprises, il lâche : «Il ne faut jamais oublier que si nous les marins nous mettons nos vies en jeu, les dirigeants d’une entreprise jouent leur carrière !»

Sa compatriote, Dee Caffari (site Internet ici) a, elle aussi, de sérieux atouts. Lors du dernier Vendée Globe, elle a terminé juste derrière Brian Thompson. C’était, elle aussi, sa première participation. Mais elle est loin d’être une novice : en 2005-06, elle a réalisé un tour du monde en solitaire contre vents et marées dominants. C’est ce qui fait sa force, selon elle : «J’ai déjà réalisé plusieurs campagnes avec succès et j’ai la capacité de communiquer largement autour d’une aventure unique !» Comme tous les skippers britanniques en quête de sponsors, Brian et Dee doivent faire face à la concurrence des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Londres l’été prochain.


Mackay, Herrmann, Merediz
Ils misent gros sur leur nationalité

John l’Ecossais veut séduire les Français !John Mackay, qui fait de sa nationalité un véritable atout, aimerait être le premier Ecossais à participer au Vendée Globe. Photo @ D.R. John MackayLe whiskey, les lochs écossais, une certaine fierté : voilà ce que vend John Mackay. «Vous, les Français, n’aimez pas trop les Anglais, il y a un antagonisme historique avec eux, alors que vous avez beaucoup de sympathie pour les Ecossais», s’amuse John. Avec sa structure Team Vendée Scotland (site Internet ici), quinze sponsors à dénicher et 900 000 euros de budget, il veut être le premier Ecossais à courir le Vendée Globe. Il compte associer chaque sponsor à une cause humanitaire ou de charité avec le soutien de personnalités comme Brian Cox, Georges Clooney ou Mel Gibson. «Je serai sur la ligne de départ le 10 novembre !» affirme-t-il.

Lui aussi y croit encore : Boris Herrmann (site Internet ici), 31 ans, a remporté la Portimao Global Ocean Race 2009, le tour du monde avec escales, en double sur Class 40. Et, l’an dernier, l’Allemand a surpris son monde en terminant 5e de la Barcelona World Race, sa première course sur 60 pieds. «Aucune entreprise allemande n’a jamais fait le Vendée Globe avec un skipper allemand, c’est une opportunité unique pour avoir des retombées médiatiques énormes», avance Boris. Son budget ? «Confidentiel !»

Plus au Sud de l’Europe, Juan Merediz veut séduire les entreprises françaises «intéressées pour investir en Espagne». L’Espagnol met l’accent sur sa «capacité à aller toujours de l’avant quelles que soient les circonstances». Il souhaite réunir au moins 1,2 million d’euros mais table plutôt sur 2 millions «pour avoir un bateau compétitif».
 

Dinelli, Liardet, de Broc, Burton, Mead, White, Sharp, Pella
Pas favoris, peut-être, mais ils ont une vraie carte à jouer

Alex aimerait déjà boucler la boucleLucide, Alex Pella sait qu’il ne pourra rivaliser avec ceux qui se préparent depuis plus d’un an pour le Vendée Globe. Suite à sa 4e place lors de la Barcelona World Race (photo), l’Espagnol veut déjà terminer la course. Photo @ D.R. Alex PellaLui, ce qui le motive, c’est l’aventure et le projet scientifique pour sa fondation. Raphaël Dinelli a réuni 80 % de son budget (1,5 million par an). «J’ai des partenaires bien identifiés et j’espère avoir le “go” en février», explique-t-il. Après avoir travaillé dans le domaine des énergies renouvelables pour les cars, les trains ou la moto, il veut réaliser un tour du monde sans carburant fossile. Comme lors du Vendée Globe 2004, il a pour ambition de monter un laboratoire d’idées pour une navigation économe en énergie. Son projet reste très lié à sa fondation Ocean Vital (site Internet ici), qui reste sa priorité : «Je ne redeviendrai jamais coureur à 100 %, même si je compte m’y remettre !» Mais il se verrait bien courir les deux prochaines éditions – et la Route du Rhum 2014.

Autre dossier original, celui d’Anne Liardet. «Je suis archimotivée !» s’écrie d’emblée la navigatrice. A 50 ans, et pour son éventuelle deuxième participation, elle annonce «le montage d’un projet particulier» sans en dire plus et… sans être sûr que ça marchera. «En 2004, mon sponsor s’est déclaré un mois avant, donc je ne vais pas pleurer avant d’avoir mal !» poursuit Anne. Comme elle a déjà participé à la course, il ne lui reste que 1 500 milles à parcourir pour se qualifier. Reste aussi à s’arranger avec les dates limites de préinscription (1er juillet), d’inscription et de qualification (1er octobre). «On peut toujours se débrouiller», assure Anne en souriant.

Même état d’esprit chez Bertrand de Broc (site Internet ici). «Certaines entreprises vont se décider d’ici avril. Elle ont le potentiel pour de tels projets, mais il y a souvent des freins au niveau interne», constate-t-il. Avec un joli parcours derrière lui, il est connu – entre autres !– pour s’être recousu la langue, seul, lors du Vendée Globe 1993. «On est en train de lancer une opération multisponsoring donc on attend de voir le retour qu’on aura. Il y a certains jours on se dit “on continue” et d’autres “on bâche», confie le skipper breton.

Parmi les prétendants à un sponsor, il faut aussi compter sur les jeunes ! Louis Burton, 26 ans, compte bien surprendre une nouvelle fois. «Lors de la dernière Transat Jacques Vabre, avec mon frère, on est resté longtemps 3e, on a fini 7e – et personne ne s’y attendait. L’entreprise que je recherche me ressemble : elle n’est pas leader sur son marché, mais elle progresse !» s’enthousiasme Louis. Pour le Vendée Globe, il repartira avec Bureau Vallée qui est prêt à lui fournir 50 % de son budget (1,5 million d’euros) et il continue de chercher un deuxième partenaire pour financer l’autre moitié.

Louis ne serait pas le seul bizuth. Encore moins âgé que lui, il y a Oscar ! Ce serait le plus jeune à participer au Vendée Globe… s’il était sur la ligne de départ. Oscar Mead (site Internet ici), 22 ans, a déjà couru la Transat 2009 en solitaire entre Plymouth et Newport. L’espoir de la voile britannique a terminé 7e et second de sa catégorie ! Il fait aussi partie de l’équipe d’Hugo Boss d’Alex Thomson. Son âge ne freinerait-il pas un dirigeant d’entreprise ? «Les directeurs du marketing savent que soutenir la jeunesse et le talent quand il démarre est un bon investissement. Tout est prêt pour mon départ, j’ai juste besoin de sponsors intéressés par d’importantes retombées économiques», répond sereinement le Britannique.

«Les choses peuvent changer en un clin d’œil !» Le compatriote et aîné d’Oscar Mead, Steve White (site Internet ici), sait de quoi il parle. Pour le Vendée Globe 2008-09, il a réuni tous les financements à trois semaines du départ ! «Cette fois, je suis très optimiste, j’ai beaucoup plus de temps», rigole le vainqueur de la Transat anglaise 2005. Désormais, Steve a plus de facilités à approcher les entreprises et il est mieux connu grâce à sa première expérience. Ce jockey de formation aimerait réunir entre 1,5 et 3,6 millions d’euros selon le projet et… les volontés du sponsor.

Phil ne lâche rienPhil Sharp reste convaincu qu’il peut encore s’aligner au départ du Vendée Globe le 10 novembre prochain. Il mise sur son expérience en Figaro (3e bizuth en 2011) et sa détermination ! Photo @ D.R. Phil SharpAutre sujet de sa Gracieuse Majesté : Phil Sharp (site Internet ici). L’homme a terminé 18e de la Solitaire du Figaro 2011 (3e bizuth) et remporté le championnat britannique de la catégorie en 2010. Il a aussi gagné la Route du Rhum 2006 en Class 40. Pour le Vendée Globe, Phil aimerait prendre la barre des anciens Hugo Boss ou Gitana pour «être le premier étranger» à remporter l’épreuve. «J’ai quelques bons contacts avec certaines compagnies qui ont les moyens de financer mon projet, mais les discussions débutent seulement et on me dit souvent que le budget marketing a déjà été dépensé pour les prochaines années. Mais je n’abandonne jamais, c’est ce qui fait ma force !» affirme Phil Sharp.

Alex Pella, lui, a des ambitions plus modestes. Lucide, l’Espagnol prévient dans un français parfait : «Finir la course avec un bateau fiable, ce serait déjà bien, d’autant que certains comme Armel Le Cléach’ ou François Gabart préparent le Vendée Globe depuis un an et demi. C’est difficile d’être en concurrence avec eux dans ces conditions». Alex recherche seul ses sponsors via son réseau de connaissances. «Le projet peut se mettre en route très vite, car je connais bien le bateau (ex-Estrella et Virbac-Paprec 2) et le parcours», explique-t-il. Un seul souci cependant : «En Espagne, le sponsoring voile est vu comme une dépense et non comme un investissement». Alex Pella s’est illustré en décrochant respectivement la 4e et la 5e places lors de la Barcelona World Race 2010 et de la Transat Jacques Vabre 2009.


Bullens, Emig
Pour 2012, ils n’y croient plus trop

Christophe Bullens mise plutôt sur 2016Christophe Bullens se donne jusqu'à fin février pour trouver un sponsor, mais pense plutôt à 2016. Photo @ Onedition Il a remisé le ciré au placard pour nouer une cravate. «Ça me paraît un peu court pour 2012, mais je me donne encore jusqu’à la fin février», avoue Christophe Bullens. L’aventurier belge, qui avait commencé la dernière édition de la Velux-5 Oceans avant de devoir abandonner sur de multiples avaries, table sur un budget limité de 750 000 euros (1 million avec la communication). Christophe glisse au passage qu’il vend deux 60 pieds (les anciens Fuji et Maison Neuve). Il n’a pas pour ambition de faire un podium mais plutôt «de participer et de terminer une belle aventure».

Sentiments mitigés aussi pour Marc Emig (site Internet ici). «Je n’ai jamais fait de 60 pieds et si je suis honnête, au moins au niveau économique, je ne suis pas prêt à partir cette année». Il ne se fait pas trop d’illusions. Et de nuancer : «Si un sponsor arrive et me dit “on tente le coup”, j’y vais mais dans un mois, ça sera trop tard…» Le skipper marseillais a une piste «très avancée», mais craint d’arriver après la bataille. Et, surtout, il est «inquiet de voir que des gars comme Jérémie Beyou ou Yann Eliès ont du mal à boucler leur budget». Ce figariste aimerait réunir 6,5 millions d’euros sur trois ans avec, pour objectifs, le Vendée Globe 2012 et la Route du Rhum 2014. Comme tous les marins du circuit IMOCA, il est confronté au problème du financement.

La Classe est d’ailleurs en train de réfléchir à des solutions pour réduire les coûts des bateaux de 30 %. Au sein de l'IMOCA, le débat autour d’un passage à la monotypie continue de faire rage – et ses membres étaient justement réunis hier dimanche pour faire le point sur ce sujet brûlant !


15 skippers heureux – et bientôt 16 !
Eux, ils ont trouvé, ils partent !

Arnaud Boissières, FRA, 39 ans, Akena Verandas, plan Farr 2006
Samantha Davies, GBR, 37 ans, Savéol, plan Lombard 2004
Kito de Pavant, FRA, 50 ans, Groupe Bel, plan VPLP-Verdier 2007
Jean-Baptiste Dejeanty, FRA, 33 ans, contrat signé, sponsor nc, achat du bateau en cours
Alessandro di Benedetto, ITA-FRA, 40 ans, Team Plastique, plan Finot-Conq 1998
Jean-Pierre Dick, FRA, 46 ans, Virbac-Paprec 3, plan VPLP-Verdier 2010
François Gabart, FRA, 28 ans, Macif, plan VPLP-Verdier 2011
Mike Golding, GBR, 51 ans, Gamesa, plan Clarke-Clay Oliver 2007
Marc Guillemot, FRA, 52 ans, Safran, plan VPLP-Verdier 2007
Armel Le Cléac'h, FRA, 34 ans, Banque Populaire, plan VPLP-Verdier 2010
Vincent Riou, FRA, 39 ans, PRB, plan VPLP-Verdier 2010
Javier Sanso, ESP, 42 ans, Acciona, plan Clarke-Clay Oliver 2011
Bernard Stamm, SUI, 48 ans, Cheminées Poujoulat, plan Kouyoumdjian 2011
Alex Thomson, GBR, 37 ans, Hugo Boss, plan Farr 2007
Dominique Wavre, SUI, 56 ans, Mirabaud, plan Clarke 2006
Et, dès vendredi 27 janvier, donc, Jérémie Beyou rejoindra ce club heureux… en attendant d'autres noms, espérons-le !
 

Mise à jour vendredi 27 janvier

On vous l’avait laissé entendre en début de semaine, c’est officiel : pour le Vendée Globe 2012, Jérémie Beyou a un beau sponsor et un beau bateau !
Le premier, c’est Maître CoQ, entreprise vendéenne qui connaît déjà la voile pour avoir parrainé Vincent Riou lors de la Jacques Vabre 1993 et le Vendée Globe pour avaoir sponsorisé Thierry Arnaud lors de l'édition 1992-93.
Le second, c’est l'ex-Foncia, premier du nom et vainqueur du Vendée Globe 2008-09 avec Michel Desjoyeaux. Le bateau est actuellement en «refit» à Lorient chez Mer Agitée, la structure de Mich’Desj… Rappelons que Jérémie a, en 2011, enlevé la Solitaire du Figaro et la Transat Jacques Vabre avec Jean-Pierre Dick. Voilà qui promet un beau Vendée Globe !
Une interview de Jérémie Beyou sera très bientôt publiée sur notre site.

En complément

  1. bonne power 12/12/2011 - 00:02 IMOCA – Jacques Vabre, B to B, Vendée Globe Les cinq trucs d’Armel Le Cléac’h pour s’en sortir Que diriez-vous de quelques conseils donnés au débotté par l’un des meilleurs skippers solitaire au monde ? Entre la Jacques Vabre et la B to B, c’est Armel Le Cléac’h qui débriefe !
  2. un tout nouveau  quot;jouet quot; pour gabart 30/08/2011 - 05:04 IMOCA – Vendée Globe François Gabart : «J’ai la même taille de winch que Riou» François Gabart n’économise pas ses éclats de rire pour communiquer son plaisir de voir, à 28 ans, son tout nouveau 60 pieds IMOCA Macif, plan VPLP/Verdier quasi sistership de l’ex Foncia de Michel Desjoyeaux, mis à l’eau. Parti hier en qualification pour la Transat Jacques Vabre, aux côtés de son co-skipper Sébastien Col, il fait le point sur les folles journées qui se succèdent pour lui. Extraits choisis.
  3. gabart sur le plancher 10/08/2011 - 00:59 Vendée Globe 2012 – IMOCA Dans le secret des voiles de François Gabart Mardi 16 août, à Port-La Forêt, François Gabart mettra à l'eau son tout nouveau 60 pieds Imoca Macif, un plan VPLP/Verdier quasi sistership de l'ex-Foncia de Michel Desjoyeaux (aujourd'hui Banque Populaire à Armel Le Cléac'h). Il y a quelques semaines, Bruno Dubois, patron de North Sails France, nous a ouvert les portes de la voilerie à Vannes lors d'une visite de François Gabart et de son futur co-skipper pour la Transat Jacques Vabre, Sébastien Col. Petite plongée dans les toutes dernières technologies de fabrication des voiles. Vous avez aimé le 3DL ? Vous allez adorer le 3DI...
  4. une galette compl egrave;te pour bernard stamm 14/07/2011 - 05:21 Vendée Globe 2012 - IMOCA Une galette complète pour Bernard Stamm Sacrée galette que celle du plus bigouden des Suisses ! Le nouveau 60’ IMOCA de Bernard Stamm, signé Juan Kouyoumdjian et construit chez Décision (Suisse), a retrouvé l’eau voici peu. Il montre une carène très plate sur le premier tiers avant. Et si ça tape au près, ça devrait fumer au portant !