Le jeudi 19 janvier 2017, Armel Le Cléac'h remportait la 8e édition du Vendée Globe sur son monocoque Banque Populaire VIII après un tour du monde sans escale et sans assistance. Le Finistérien améliorait ainsi le précédent record de près de 4 jours (3 jours, 22 heures et 40 minutes) établi par François Gabart lors de sa victoire lors de l'édition 2012-2013. Mais au-delà de la compétition et des records, le Vendée Globe c’est une histoire de technique et d’humanité, de mer et de sel, de limites et de dépassement. Et nous, on aime… Alors la rédaction de voilesetvoiliers.com vous en fait suivre les péripéties de près.

Actualité à la Hune

Vendée Globe 2012-13 - Interview du skipper de Banque Populaire

Armel Le Cléac’h : «Je veux ma première grande victoire en IMOCA !»

Qu’on se le dise : «le Chacal» a les crocs ! Deuxième du dernier Vendée Globe, Armel Le Cléac’h se prépare dur et bien pour faire encore mieux cette année – gagner, donc. Interview d’un favori assumé.
  • Publié le : 16/07/2012 - 00:01

Le 60" IMOCA Banque PopulaireArmel Le Cléac’h disputera son deuxième Vendée Globe à bord de Banque Populaire, l’ex-Foncia 2 de Michel Desjoyeaux, plan VPLP-Verdier 2010. L’association s’annonce redoutable ! (Cliquez sur les illustrations pour les agrandir).Photo @ Benoît Stichelbaut (BPCE)«Pas question de laisser quoi que ce soit au hasard !» Quand il évoque sa préparation pour le prochain Vendée Globe, Armel Le Cléac’h ne transige pas. Et pour cause, ses ambitions sont élevées : deuxième de l’édition 2008-09 derrière Michel Desjoyeaux, il veut tout simplement «faire mieux». Rigoureux et méthodique à terre, combatif et tenace en mer : il a toutes les qualités pour y parvenir et ainsi décrocher sa première victoire d’envergure dans le circuit IMOCA.

Armel Le Cléac’h, 35 ansA 35 ans, Armel Le Cléac’h a déjà un joli palmarès : double vainqueur de la Solitaire du Figaro et de la Transat Ag2r, 2e du Vendée Globe et de la Route du Rhum, 3e de la Jacques Vabre… Clairement l’un des favoris du prochain tour du monde en solitaire et sans escale.Photo @ Vincent Curutchet (BPCE)L’entrée d’Armel dans le monde de la course au large fut fracassante : bizuth de la Solitaire du Figaro 2000, il termine deuxième au classement général – une performance rare. Trois ans plus tard, il marque à nouveau l’histoire de l’épreuve en l’emportant de 13 secondes devant Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe 1992-93. Le Vendée Globe, un rêve d’enfance qui se concrétise en 2008 grâce à son partenariat avec Brit’Air. Pour son premier tour du monde, celui que l’on surnomme «le Chacal» surprend à nouveau : auteur d’une course remarquable, régulier aux avant-postes, il passe tout près de l’exploit.

Malgré une saison 2010 exceptionnelle aussi bien en Figaro – vainqueur de la Transat Ag2r et de la Solitaire – qu’en IMOCA – deuxième de la Route du Rhum –, son partenaire quitte le sponsoring voile. Armel Le Cléac’h se retrouve à quai. Pas pour longtemps : le team Banque Populaire lui confie la barre de l’ex-Foncia 2 de Michel Desjoyeaux, plan VPLP-Verdier de 2010, avec le Vendée Globe 2012-13 en ligne de mire.

Après un dernier stage d’entraînement à Port-Laf’ et avant l’entrée de son bateau en chantier d’été, Armel fait le point sur une préparation qui ne laisse donc rien au hasard.


voilesetvoiliers.com : Armel, tu viens d’achever un stage d’entraînement à Port-La-Forêt en vue du Vendée Globe. Quels en étaient les objectifs ?
Armel Le Cléac’h :
C’était en fait le troisième stage de la saison organisé par le pôle Finistère Course au Large – le premier était consacré aux manœuvres, le deuxième consistait en un long parcours d’entraînement au large. Cette fois, il s’agissait de comparer les vitesses, de régler au mieux le bateau à différentes allures. Avec François Gabart (Macif), Vincent Riou (PRB) et Sam Davies (Savéol), nous avons passé deux jours et une nuit en mer pour effectuer différents exercices dans cette optique. Par exemple, on partait dans une configuration «près», puis on abattait de dix degrés toutes les demi-heures : il fallait alors vite trouver les réglages optimaux pour rester au contact – intense ! Le bilan de ce stage, c’est que plus on navigue ensemble, plus les écarts de performance se resserrent. Ce n’est pas surprenant, d’autant que Macif est un quasi-sistership de Banque Populaire.

v&v.com : Se confronter aux autres est un moyen de progresser plus vite ?
A.L.C. :
Oui, il n’y a pas photo ! Seul, on ne se met pas vraiment dans le rouge. A l’inverse, naviguer avec des concurrents permet de se tirer mutuellement vers le haut, de lâcher les chevaux, de mieux se situer. Un choix avantageux à plusieurs titres, donc. C’est pourquoi, avec PRB et Macif, nous avons effectué une bonne partie de notre préparation ensemble – les trois stages d’entraînement à Port-Laf’ et le convoyage vers Barcelone pour l’Europa Warm’Up.

v&v.com : Tu as aussi testé de nouvelles voiles que tu utiliseras pour le Vendée Globe. Sont-elles conformes à tes attentes ?
A.L.C. :
Il me restait effectivement trois nouvelles voiles à valider – un gennaker, un spi et une GV – avant qu’elles ne partent en déco. Les autres ont déjà été testées. Le bilan est bon, aucune mauvaise surprise à signaler. Il faut dire que tout avait été clairement défini en amont avec North Sails France. Cette voilerie sait ce qu’elle fait : elle a l’habitude de travailler pour les 60 pieds IMOCA (elle équipe 14 des 19 skippers inscrits au prochain Vendée Globe, ndlr).

Une préparation complèteNavigations, optimisation du bateau, analyse de la météo et du parcours, formation médicale, choix des voiles, communication, nutrition, aspect technique : «Pour préparer un Vendée Globe, il faut travailler beaucoup de domaines et le faire assez tôt», affirme Armel. Et il y a effectivement de quoi faire ! Photo @ Vincent Curutchet (BPCE)v&v.com : La règle de classe limite à dix le nombre de voiles embarquées. As-tu déjà choisi ton jeu de voiles pour le Vendée Globe ?
A.L.C. :
Pour une transat, on peut débarquer quelques voiles en fonction de la météo attendue. Mais pour le Vendée Globe, on prend généralement dix voiles, car on s’attend à rencontrer toutes les conditions. Ce sera très probablement mon cas cette année. Je disposerai d’un jeu de voiles entièrement neuf, sauf le tourmentin, qui est tout de même en très bon état car il sert rarement – j’espère ne pas le sortir (rires) ! En revanche, les autres voiles s’usent vite et partir avec du matériel ancien est risqué quand on joue le haut du classement.

v&v.com : Banque Populaire est entré en chantier d’été le 10 juillet. En quoi va-t-il consister ?
A.L.C. :
C’est un chantier classique d’avant Vendée Globe, à savoir une vérification complète du bateau : coque et structure, quille, mât, accastillage, équipements. Il s’agit aussi de mettre le bateau en configuration tour du monde – en améliorant le confort à bord notamment – pour partir en toute sérénité. La remise à l’eau est prévue le 22 août, après six semaines de chantier. Après, tout ira très vite d’ici au départ, le 10 novembre !

v&v.com : La phase d’optimisation est donc achevée ?
A.L.C. :
Oui, il n’est plus temps de faire des modifications majeures, des gros chantiers de stratification ou de composites. Nos choix sont faits. Avec l’équipe, nous nous étions fixés la mi-juillet comme limite pour tester des nouveautés et fiabiliser les systèmes. Nous sommes dans les temps.

v&v.com : Ton monocoque a connu quelques problèmes techniques, plus ou moins inquiétants, depuis sa mise à l’eau en 2010 – démâtage avec Desjoyeaux et Gabart lors de la Barcelona World Race, problème de structure l’an dernier, soucis avec le hook de GV à l’Europa Warm’Up. Es-tu néanmoins serein quant à la fiabilité de Banque Populaire ?
A.L.C. :
Le démâtage et la fissure dans la coque étaient liés à la jeunesse du bateau, par ailleurs construit très rapidement et pas forcément bien fini. Mais, depuis, nous avons achevé le travail en renforçant la structure et en installant un nouveau mât. J’ai navigué dans du gros temps et tout a parfaitement résisté. Nos bateaux sont des prototypes, avec beaucoup de pièces mécaniques : ce qui m’est arrivé lors de l’Europa Warm’Up n’a donc rien d’étonnant et je suis loin d’être le seul à connaître ce type de problèmes techniques. Sur le moment, on est dégoûté. Mais il vaut mieux faire face aux galères avant la course, car cela permet d’avancer et de fiabiliser le bateau. Si je n’avais pas eu ces soucis, ça me serait peut-être arrivé pendant le Vendée Globe. Aujourd’hui, j’ai totalement confiance en mon bateau, je me sens bien dessus. Et puis, j’ai quand même terminé toutes mes courses : la Jacques Vabre et la Transat B to B en 2011, l’Europa Warm’Up en 2012 !

v&v.com : Même si ton bateau est en chantier, tu vas garder contact avec l’eau en effectuant une «pige» au Tour de France à la Voile…
A.L.C. :
Oui, pour les étapes bretonnes de l’épreuve, sur le bateau Ile-de-France skippé par Jimmy Pahun. Cela me tenait à cœur d’être présent à l’étape de Roscoff ,car j’ai appris à naviguer en baie de Morlaix. Le TFV est une course sympa et je vais rencontrer des jeunes talentueux. C’est aussi l’occasion de naviguer dans les cailloux et les courants bretons avant de partir trois mois au large (rires) !

v&v.com : Le secret d’une bonne préparation au Vendée Globe, c’est de bouffer des milles ?
A.L.C. :
Avoir du temps pour optimiser et fiabiliser le bateau, acquérir des automatismes et partir plus confiant est forcément un atout. J’ai eu de la chance de ce point de vue puisque j’ai parcouru plus de 20 000 milles depuis la mise à l’eau de Banque Populaire, en juin 2011 – presque un tour du monde !

Objectif victoireArmel Le Cléac’h fait cap sur son deuxième Vendée Globe avec un seul objectif : gagner !Photo @ Benoît Stichelbaut (BPCE)v&v.com : Le bateau, c’est une chose. Mais il y a tout le reste : météo, condition physique. Peux-tu nous détailler l’ensemble des aspects à travailler ?
A.L.C. :
Avant un Vendée Globe, il faut en effet travailler beaucoup de domaines et le faire assez tôt – la préparation à terre est primordiale. Cela passe d’abord par une analyse fine de la météo sur les différents tronçons du parcours – je bosse ça avec Jean-Yves Bernot à Port-Laf’. La semaine dernière, on était dans le Grand Sud et en septembre on attaquera la remontée de l’Atlantique ! Côté physique, les 60 pieds IMOCA étant des bateaux sollicitant – au niveau du dos notamment –, je m’entraîne très régulièrement avec un préparateur. C’est essentiel : plus on est en forme, plus on est lucide pour effectuer les choix stratégiques. Il y a aussi la formation médicale, le choix des voiles, la nutrition et l’alimentation, la communication ou encore l’aspect technique car nous devons savoir réparer les problèmes qui peuvent subvenir – bref, c’est du boulot ! Certains travaillent le sommeil, moi pas : mon expérience en Figaro m’aide beaucoup à ce niveau. De même, je n’ai pas de préparation mentale spécifique : j’ai essayé par le passé, mais… En fait, chaque skipper s’adapte à son timing et à ses objectifs : il n’y a pas une unique façon de se préparer. Cela dit, quand on a un objectif ambitieux, pas question de laisser des choses au hasard ! Dans un tel projet, beaucoup de gens travaillent autour du skipper. On ne ferait pas grand-chose sans nos équipes…

v&v.com : Et avec tout ça, tu vas quand même prendre le temps de te reposer un peu ?
A.L.C. :
Je vais prendre cinq semaines pour faire un vrai break. Il faut arriver un minimum reposé avant d’attaquer ces trois mois de course. Après la remise à l’eau, le programme va être chargé : il restera trois stages à Port-la-Forêt et les sollicitations médiatiques s’intensifieront. Le planning est déjà rempli jusqu’au départ.

Arrivée du Vendée Globe 2008-09Les Sables-d’Olonne, 7 février 2009. Après 89 jours de mer, Armel franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe à la deuxième place, derrière Michel Desjoyeaux. Sa performance force le respect. Photo @ Jacques Vapillon (Vendée Globe / DPPI)v&v.com : Soyons clair : tu vises la victoire…
A.L.C. :
Je veux faire mieux que la dernière fois – et mieux que 2e, ça signifie clairement gagner ! Le Vendée Globe n’a lieu que tous les quatre ans et je n’aurai peut-être pas d’autres occasions d’être aussi prêt, aussi bien entouré. Lors de ma première participation, je souhaitais avant tout finir et apprendre. Cette expérience sera précieuse, je vois à peu près ce qui m’attend. Je veux franchir un palier en allant chercher ma première grande victoire en IMOCA. Après, on a beau se préparer le mieux possible, sur l’eau, cela reste une aventure hors-norme et il peut se passer énormément de choses. La grosse difficulté de cette course est de terminer – on l’a vu il y a quatre ans : 11 skippers ont bouclé le parcours sur 30 ! Et puis, la concurrence sera rude avec des skippers affûtés ayant une préparation très aboutie, comme Jean-Pierre Dick, Vincent Riou ou François Gabart, et j’en oublie… Ce Vendée Globe réunit un plateau de qualité. Plus de la moitié des 19 skippers au départ peut prétendre au podium.

v&v.com : Des pistes pour l’après-Vendée Globe ?
A.L.C. :
Pour l’instant, le contrat avec Banque Populaire s’arrête après le Vendée Globe. Mais nous sommes en discussion. C’est difficile de se projeter, le Vendée est une telle échéance… Mais il n’y a pas que l’IMOCA qui m’intéresse à terme et je ne peux pas dire que je serai à coup sûr au départ du Vendée Globe en 2016. Naviguer en course me passionne plus que jamais, et d’autres circuits m’attirent. Je pense notamment au MOD70 ou à la Volvo Ocean Race, surtout maintenant que Franck Cammas et Groupama ont ouvert la voie aux Français !


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Armel Le Cléac’h en quelques lignes

2012
- 3e de l’Europa Warm’Up
- Vainqueur du Grand Prix Guyader
2011
- 2e de la Transat BtoB
- 3e de la Transat Jacques Vabre (avec Christopher Pratt)
2010
- 2e de la Route du Rhum
- Vainqueur de la Solitaire du Figaro
- Vainqueur de la Transat Ag2r (avec Fabien Delahaye)
2009
- 2e du Vendée Globe
2008
- 2e de l’Artemis Transat
- Champion du Monde IMOCA
2007
- 7e de la Transat Jacques Vabre
2006
- 4e de la Route du Rhum
- 4e de la Solitaire du Figaro
- 5e de la Transat Ag2r (avec Nicolas Troussel)
2005
- Skipper du trimaran Foncia
2004
- Vainqueur de la Transat Ag2r (avec Nicolas Troussel)
2003
- Champion de France de Course au Large en Solitaire
- Vainqueur de la Solitaire du Figaro
2000
- 2e de la Solitaire du Figaro et premier bizuth
 

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Banque Populaire à la loupe

Architectes : VPLP-Verdier
Chantier : CDK Technologies, 2010 (ex-Foncia 2)
Longueur : 18,28 m (60 pieds)
Largeur : 5,90 m
Tirant d’eau : 4,50 m
Poids : 7,8 tonnes
Voilure au près : 300 m2
Voilure au portant : 660 m2
Le site d’Armel Le Cléac’h est ici.


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Minisite_VendéeG2012Photo @

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