Le jeudi 19 janvier 2017, Armel Le Cléac'h remportait la 8e édition du Vendée Globe sur son monocoque Banque Populaire VIII après un tour du monde sans escale et sans assistance. Le Finistérien améliorait ainsi le précédent record de près de 4 jours (3 jours, 22 heures et 40 minutes) établi par François Gabart lors de sa victoire lors de l'édition 2012-2013. Mais au-delà de la compétition et des records, le Vendée Globe c’est une histoire de technique et d’humanité, de mer et de sel, de limites et de dépassement. Et nous, on aime… Alors la rédaction de voilesetvoiliers.com vous en fait suivre les péripéties de près.

Actualité à la Hune

Vendée Globe 2012-2013 – Interview du skipper de Maître Coq

Jérémie Beyou : «Je me sens bien plus fort qu’il y a quatre ans !»

Jérémie Beyou est prêt ! Bon bateau (Maître Coq, l’ex-Foncia 1 de Mich’Desj’), préparation aboutie, motivation énorme, expérience et confiance accrues : ses concurrents feraient bien de se méfier !
  • Publié le : 07/08/2012 - 00:01

Le 60 pieds IMOCA Maître Coq de Jérémie BeyouMaître Coq est l’ex-Foncia 1 de Michel Desjoyeaux, vainqueur du dernier Vendée Globe. Fiable et performant, ce monocoque pourrait jouer les tous premiers rôles entre les mains de Jérémie. (Cliquez sur les photos pour les agrandir).Photo @ Yvan Zedda (Sea & Co)Après avoir gravi le mont Ventoux à vélo, il s’apprête à défier l’Everest des mers. A 100 jours du départ du Vendée Globe, Jérémie Beyou entame le sprint final d’une préparation qui monte en puissance. Et, mauvaise nouvelle pour ses adversaires, il transpire la confiance ! Oublié, le démâtage survenu en avril dernier lors d’un entraînement dans le golfe de Gascogne. De cette mésaventure, le skipper de Maître Coq a fait un atout : sorti de chantier, le bateau dispose désormais d’un espar neuf et plus performant.

Jérémie Beyou Jérémie Beyou (36 ans) est entré dans le monde de la course au large en 1997, à l’occasion du Figaro. Depuis, il s’est forgé un joli palmarès, remportant la Solitaire en 2005 et 2011. Polyvalent, il est aussi à l’aise en solo qu’en équipage, sur une ou plusieurs coques. Photo @ Yvan Zedda (Sea & Co)Le 10 novembre prochain aux Sables-d’Olonne, Jérémie prendra donc le départ de son deuxième Vendée Globe, à bord de ce monocoque qui connait la route puisqu’il s’agit de l’ex-Foncia 1 de Michel Desjoyeaux, vainqueur de la dernière édition. Edition qui s’était arrêtée trop tôt pour Jérémie, contraint à l’abandon au large du Brésil après une avarie technique sur Delta Dore. Ses autres tentatives autour du monde – la Barcelona World Race et le Trophée Jules Verne – s’étant également avérées infructueuses, il n’a jamais bouclé la boucle.

Et pourtant, quel palmarès ! Marin polyvalent, Jérémie Beyou est aujourd’hui un solitaire aguerri et un équipier demandé. Depuis le dernier Vendée Globe, on l’a ainsi vu tenter le Trophée Jules Verne, remporter une deuxième Solitaire du Figaro, puis la Transat Jacques Vabre et, plus récemment, participer à la Krys Ocean Race en MOD70. Et s’il ajoutait le tour du monde en solitaire et sans escale à son tableau de chasse ? Entretien avec ce candidat au podium.


voilesetvoiliers.com : Jérémie, ton bateau, Maître Coq, sort d’un chantier d’été de six semaines. En quoi a-t-il consisté ?
Jérémie Beyou :
Ce chantier d’inspection et de fiabilisation d’un mois visait principalement à préparer la carène, modifier les terminaisons de dérive, finaliser les voiles neuves, optimiser l’ergonomie intérieure et prendre le temps de tout inspecter : appendices, accastillage, systèmes embarqués, étanchéités… En parallèle, je suivais la construction du mât neuf en construction.

v&v.com : L’espar livré est-il conforme à tes attentes ?
J.B. :
Oui, tout à fait. Le cahier des charges était de toute façon similaire à celui de l’ancien mât, racheté aux Espagnols Iker Martinez et Xabi Fernandez – il a été construit dans le même moule. Nous n’avons pas voulu trop gratter au niveau du poids pour ne pas perdre en fiabilité et en raideur. Le gros du travail s’est fait sur les renforts et les points d’attache. Au final, ce nouveau mât est mieux optimisé pour les voiles de portant, les évolutions vont dans le bon sens. C’est une belle pièce. Nous en avons aussi profité pour faire une nouvelle bôme, sensiblement plus légère que la précédente, qui datait de 2007.

v&v.com : Le démâtage du mois d’avril n’a-t-il pas trop perturbé ta préparation ?
J.B. :
Non, pas vraiment, car nous avions de toute façon planifié le baptême du bateau et des opérations avec mon partenaire en mai et en juin aux Sables-d’Olonne. Il n’y avait donc pas d’entraînement au programme. Au final, le bateau a même été remis à l’eau plus tôt que prévu car nous n’avons pas eu à inspecter l’ancien mât.

v&v.com : En sais-tu plus sur les raisons de cette avarie ?
J.B. :
J’ai une idée assez précise de ce qui s’est passé, mais je ne préfère pas communiquer là-dessus, car il n’y a pas non plus de preuves formelles. Ce que je peux dire, c’est qu’il est vraiment difficile d’évaluer l’usure de certaines pièces et de certains matériaux. Ces approximations sont inhérentes aux prototypes : on va chercher la limite jusqu’à ce que ça pète. C’est peut-être une erreur ,mais le gain de performance passe nécessairement par là. La voile-prototype est pousse-au-crime ! Nos bateaux sont bourrés de pièces bien plus complexes qu’elles en ont l’air. Peu de gens savent, par exemple, qu’il faut au minimum trois mois pour construire un mât.

v&v.com : Quelle solution alors ? La monotypie ?
J.B. :
Soit on garde des prototypes, mais en établissant des règles de sécurité plus contraignantes pour améliorer la fiabilité ; soit on opte carrément pour la monotypie. Je suis plutôt favorable à cette seconde option. Du fait de la situation économique actuelle, il devient quasi-impossible de construire des bateaux à quatre millions d’euros. Si on continue de la sorte, seuls quelques happy-fews pourront avoir des monocoques neufs – ce serait dommage. Ceci dit, étant moi-même propriétaire d’un proto, je comprends tout à fait que certains skippers ne soient en accord avec cette idée,.

v&v.com : Parlons de ton bateau, justement. Es-tu satisfait de ses performances ?
J.B. :
Je savais que c’était un très bon bateau puisque j’avais déjà navigué à bord avec Michel Desjoyeaux (en 2009, Jérémie a remporté l’Europa Race terminé 4e de la Transat Jacques Vabre à bord de Foncia 1, ndlr). Depuis son rachat, je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de naviguer au contact des autres, mais j’ai pu constater que Maître Coq va moins vite que le «Big Four»PRB, Macif, Banque Populaire et Virbac-Paprec 3. Mais pas toujours, et pas de beaucoup.

Jérémie Beyou : une solide préparation physiqueA un peu plus de trois mois du départ du Vendée Globe, Jérémie Beyou est affûté physiquement. Il faut dire qu’en plus de bouffer des milles, le skipper de Maître Coq a enchainé les kilomètres à vélo !Photo @ Yvan Zedda (Sea & Co)v&v.com : Tu sembles accorder beaucoup d’importance à la préparation physique. On t’a même vu gravir le mont Ventoux à vélo !
J.B. :
Je participe bien sûr aux choix techniques et à leur suivi, mais je ne suis pas très actif en chantier car j’ai un peu deux mains gauches (rires) ! J’ai donc eu du temps me préparer physiquement. Je reviens effectivement d’une semaine de vélo dans le Vaucluse avec en point d’orgue l’ascension du Ventoux. Aujourd’hui, je me sens en forme ! C’est primordial car ces bateaux sont très physiques. La technique ne suffit pas : en course, il faut être capable d’alterner les périodes longues à ne pas faire grand-chose et les efforts intenses lors des manœuvres. Pas évident au niveau cardiaque… Je trouve que le vélo est un excellent entraînement de ce point de vue. Et faire des sports différents permet aussi de penser à autre chose.

v&v.com : Tu as également participé à la Krys Ocean Race avec Michel Desjoyeaux à bord du MOD70 Foncia. Cela t’a aidé en vue du Vendée Globe ?
J.B. :
Cela peut sembler étrange, mais oui, beaucoup ! Je n’avais pas beaucoup d’épreuves à mon programme cette année. Cette course en MOD a permis de me mettre dans une configuration course : confrontation avec des concurrents de haut niveau, intensité de la navigation, stress, vitesse, stratégie, attention permanente, gestion du sommeil, de la nutrition et de la vie à bord… Une telle piqûre de rappel ne fait jamais de mal, ça réveille ! Et cette épreuve ne m’a pas pris beaucoup de temps – moins de cinq jours.

v&v.com : Que représente le Vendée Globe pour toi ?
J.B. :
Cette épreuve est facile à comprendre et fascinante – pas étonnant que ce soit la plus connue en France. On se prépare pour une course, on finit par vivre une aventure. Sans compter la préparation, passionnante car très diverse. Nous pourrions parler de cent choses (voir l’interview d’Armel Le Cléac’h qui détaille les différents aspects de la préparation au Vendée Globe, ici). Les équipes étant réduites en IMOCA, cela demande une forte implication personnelle. Voilà pourquoi une belle place sur le Vendée Globe me fait rêver.

v&v.com : Te sens-tu mieux préparé qu’il y a quatre ans ?
J.B. :
Je me revois à 100 jours du départ il y a quatre ans et je me dis que j’ai beaucoup progressé. Je me sens bien plus fort et serein ! Je travaille différemment, je suis plus exigeant avec moi-même et avec mon équipe. En 2008, j’étais plus jeune et plus tendre (rires). Le fait d’avoir pris le départ une première fois enlève pas mal de stress : même si je n’ai pas fini la course, la part d’inconnue est moindre.

Jérémie Beyou : un deuxième Vendée GlobeJérémie Beyou a déjà vécu l’émotion d’un départ de Vendée Globe, en 2008-09, mais pas encore la joie d’une arrivée, sa première tentative s’étant soldée par une avarie technique au large du Brésil. Photo @ Jean-Marie Liot (Vendée Globe / DPPI)v&v.com : Tu sembles tirer une force de tes mésaventures passées…
J.B. :
On apprend toujours de ses échecs. Après le Vendée Globe 2008-09, je suis allé voir ailleurs et j’ai énormément appris au contact de Michel Desjoyeaux en 2009 et de Jean-Pierre Dick en 2011. Désormais, je suis davantage capable de faire la part des choses, d’aller à l’essentiel et de relativiser. Je crains la casse technique, par exemple, et je sais que nous ne sommes pas à l’abri d’une collision avec un conteneur. Mais je sais aussi que nous devons l’accepter, ou alors ce n’est même pas la peine de partir. Il faut une petite dose de fatalisme pour faire ce que l’on fait (rires) ! Raisonner de la sorte permet de moins se prendre la tête et de se focaliser sur l’objectif sportif.

v&v.com : Ton projet est taillé pour la victoire cette année…
J.B. :
Il y aura six bateaux neufs au départ – PRB, Macif, Banque Populaire, Virbac-Paprec 3, Cheminées Poujoulat et Acciona. Pour les quatre premiers, les binômes hommes-bateaux sont très bons. Bernard Stamm pourrait aussi être un sérieux concurrent, mais cela dépendra de son monocoque, qui semble radical. Quant à Javier Sanso, il dispose d’un bon bateau, mais il est un peu plus juste niveau préparation. Sur le papier, cinq skippers sont donc devant moi. Je serai satisfait si j’arrive à leur tenir la dragée haute. J’ai un bateau performant qui connaît la route et n’a jamais eu de soucis de structure. Je vise donc une place dans le top 5 – et pourquoi pas sur le podium.

v&v.com : Au-delà de l’aspect sportif, que viens-tu chercher en participant au Vendée Globe ?
J.B. :
La navigation dans les mers du Sud ! J’ai eu un avant-goût lors de la Barcelona World Race 2007-08 et du Trophée Jules Verne en 2010. N’ayant vu que l’océan Indien, je veux aller plus loin, découvrir le Pacifique – l’isolement, les grandes vitesses, les beaux trains de houle et le cap Horn en ligne de mire.

Jérémie Beyou : un projet gagnantJérémie ne vient pour faire de la figuration. Son objectif avoué : une place dans le top 5, et si possible sur le podium. Jouable.Photo @ Yvan Zedda (Sea & Co)v&v.com : Tu serais parti pour un «projet d’aventurier», sans réelles ambitions sportives ?
J.B. :
Honnêtement, non. En tout cas pas cette fois. La préparation pour le Vendée Globe demande un tel engagement personnel que je ne serais pas capable de partir sans viser une bonne place. Ayant pour habitude de participer aux courses pour les gagner, je ne supporterais pas de voir les autres loin devant. Si je souhaitais faire un tour du monde pour l’aventure, je partirais plutôt avec un gros cata en famille (rires) ! Cela dit, je comprends que d’autres skippers optent pour cette démarche, c’est aussi ce qui fait le charme du Vendée. Et cela peut leur donner envie de revenir encore plus forts la prochaine fois.

v&v.com : Ton programme d’ici au départ, le 10 novembre ?
J.B. :
En août, je vais m’entraîner en solitaire, tester et fiabiliser le mât et les voiles neuves. Puis je prendrai quelques jours de vacances en famille avant d’enchaîner les trois stages avec le Pôle Finistère Course au large de Port-La-Forêt, début septembre, mi-septembre et début octobre. Ensuite, tout ira très vite, car il faudra faire le convoyage jusqu’aux Sables-d’Olonne. Sans oublier un stage météo, une formation médicale et toujours de l’entretien physique. Beaucoup de choses, donc. Mais nous sommes dans le bon timing.

v&v.com : Parviens-tu à te projeter dans l’après-Vendée Globe ou est-ce encore très vague ?
J.B. :
Rien n’est décidé avec Maître Coq. Mon partenaire a besoin de temps pour voir si cette démarche de sponsoring dans la voile convient parfaitement. Nous avons déjà mené de belles opérations en interne et je suis convaincu que tout va bien se passer lors du Vendée Globe. Pour ma part, j’aimerais que l’on continue ensemble en IMOCA. Je milite pour que le Vendée Globe reste accessible à ce type d’entreprise – qui compte 2500 salariés – et pas seulement à des grands groupes. Quoi qu’il en soit, je continuerai à explorer d’autres supports. Je participerai à la Solitaire du Figaro en 2014, c’est une certitude (Jérémie a claqué les éditions 2005 et 2011, ndlr). Et si on m’appelle pour refaire du MOD70, je n’hésiterai pas une seconde !


………..
Jérémie Beyou en quelques lignes

2012
- 3e de la Krys Ocean Race à bord du MO70 Foncia de Michel Desjoyeaux
2011
- Vainqueur Transat Jacques Vabre avec Jean-Pierre Dick à bord de Virbac-Paprec 3
- Vainqueur de la Solitaire du Figaro
2010
- Tentative de Trophée Jules Verne à bord de Banque Populaire V
2009
- 4e de la Transat Jacques Vabre avec Michel Desjoyeaux à bord de Foncia
- Vainqueur de l’Istanbul Europa Race avec Foncia
2008
- Participation au Vendée Globe sur Delta Dore (abandon sur démâtage)
2007
- 2e Calais round Britain Race
- Participation à la Barcelona World Race avec Sidney Gavignet (abandon sur démâtage)
2005
- Vainqueur de la Solitaire du Figaro, de la Generali Solo et de la Route du Ponant
- Champion de France de Course au large en solitaire
- Champion du monde ORMA
2004
- 3e de la solitaire du Figaro
2003
- 4e de la Transat Jacques Vabre avec Vincent Riou à bord de PRB
2002
- Champion de France de Course au Large en Solitaire
2000
- 3e de la Transat Ag2r avec Pascal Bidégorry
1997
- Première participation à la Solitaire du Figaro
 

Maître Coq à la loupe

Architectes : Farr Yacht Design
Chantier : CDK Technologies, 2007 (ex-Foncia 1, vainqueur du vendée Globe 2008-09)
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,90 m
Tirant d’eau : 4,50 m
Poids : 8 tonnes
Voilure au près : 300 m2
Voilure au portant : 620 m2

Plus d’infos sur Jérémie Beyou ici.

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