Salon de Düsseldorf, Grand Pavois de La Rochelle, Festival international de la Plaisance de Cannes, Salon nautique de Paris… Malgré une météo économique difficile, les Salons nautiques montrent la capacité de réaction et d'innovation des chantiers et des équipementiers. Analyse et tour d'horizon des nouveautés.

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Nautic 2016

Yves Lyon-Caen, président de la FIN : «Optimisme prudent»

Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des industries nautiques (FIN), a fait part de son «optimisme prudent» pour l’année 2017 alors que se tient actuellement le Nautic de Paris. Il a dressé un tableau contrasté des différents marchés sur lesquels est présente l’industrie nautique française, qui exporte plus des trois quarts de sa production.
  • Publié le : 05/12/2016 - 11:33

Yves Lyon-CaenLe président de la Fédération des industries nautiques, Yves Lyon-Caen.Photo @ Olivier Méllenec/le marin

En 2015-2016, la construction française de bateaux de plaisance à voile et à moteur a représenté un chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros. Soit une progression sensible de l’activité, puisque ce chiffre était de 831 millions d’euros l’année précédente.
Le marché français représente 20 % des ventes et reste stable. C’est donc la progression des exportations qui explique les bonnes performances des chantiers français. En particulier, le groupe Bénéteau, leader mondial du voilier de plaisance, a affiché une progression de 11,2 % de son activité bateau.
Les différents marchés de l’industrie nautique française affichent des potentiels divers au vu des salons d’automne. Concernant le marché français, le Salon de Cannes a été «actif, bien orienté et favorable», selon les termes d’Yves Lyon-Caen. Il espère que le Nautic confirmera la tendance.

Le Salon de Southampton (Grande-Bretagne) de septembre dernier était très attendu des professionnels, compte tenu du Brexit. «Il n’y a pas d’impact du Brexit sur le marché britannique pour le moment», note Yves Lyon-Caen. Mais il n’exclut pas un contrecoup négatif dans le futur compte tenu de deux facteurs : la dépréciation de la livre sterling, qui rogne le pouvoir d’achat des Britanniques, et un ralentissement de la croissance britannique attendu en 2017.
Le marché turc souffre, lui, des incertitudes liées à la situation politique dans ce pays. «Le Salon d’Istanbul a été mauvais», indique le président de la FIN. Or, le marché turc a été plus important que le marché allemand ou britannique dans un passé récent.
Aux Etats-Unis, le Salon d’Annapolis a été perturbé par l’ouragan Matthew, celui de Fort-Lauderdale étant qualifié «d’assez bon» par Yves Lyon-Caen qui note une «baisse de rythme du marché américain», le plus important au monde. Ce dernier se caractérise par une très forte prépondérance de la plaisance à moteur, qui représente 92 % des ventes.