Actualité à la Hune

32e Spi Ouest France/Bouygues Telecom

Sept familles et de la brise attendue !

Dès aujourd'hui, vendredi 2 avril à midi, ils seront plus de 420 monotypes et voiliers de série à s'affronter en baie de Quiberon pour le 32e Spi Ouest-France, lors du week-end de Pâques. Rassurant en ces temps de morosité économique. Sept familles de régatiers et près de 3 000 coureurs ont convergé vers La Trinité-sur-Mer... Et se préparent à régater dans la brise ! Voiles et Voiliers y est !

  • Note :

    1 votes
  • 0 commentaire(s)
  • 4402 consultation(s)
  • Publié le : 01/04/2010 - 08:08

Zigzag à Quiberon Bouée au vent sur un rond, ligne de départ en train d'être mouillée au-dessus, si vous voulez naviguer tranquillement le week-end pascal, évitez la baie de Quiberon ! Photo © Didier Ravon Au vu des dernières prévisions météo, cette 32e édition du Spi Ouest-France/Bouygues Telecom a tout l'air d'être marquée <brise>. En ce week-end pascal, le vent va souffler fort voire très fort en baie de Quiberon, du Sud au Nord-Ouest. Les génois légers vont sans doute rester en soute, mais pas les bottes et les cirés.

Et, au vu du programme concocté par la SNT et le journal Ouest-France, pour les trois ronds de régate ABC - une à trois manches par jour du 2 au 5 avril -, il va y avoir du sport dans les 12 classes IRC 1 à 5 (course-croisière), Open 570, Classe 6.50, Open 750, Grand Surprise, First 31.7, Farr 30 et J 80 (monotypes) !

91 J80 ! Avec une centaine de bateaux, les J 80 seront l'attraction du Spi sur le rond B. Mais avec un seul départ, mieux vaut éviter de partir en deuxième rideau ! Photo © Didier Ravon La particularité de l'épreuve créée en 1979 par Gilles Le Baud du chantier Kelt et Roger Lavialle, ancien directeur général de Ouest-France disparu voiciquelques jours, est de mêler amateurs et professionnels, année après année.

Vous en connaissez beaucoup, vous, de compétitions où on peut s'offrir le scalp d'un ancien vainqueur de la Route du Rhum ou du Vendée Globe ?

En clair, cela donne, un genre de Jeu des sept familles de régatiers !

Suivre le Spi Ouest'

Pour les privilégiés qui sont sur place, il ne faut pas manquer ce grand rendez-vous à La Trinité-Sur-Mer. Le départ et le retour des voiliers dans le chenal bordé par le chemin des douaniers est saisissant et la pesée des skippers vainqueurs, qui remportent leur poids en huîtres et Muscadet vaut son pesant de... cacahuètes !
Et pour celles et ceux qui n'ont pas la chance d'être dans le port du Morbihan,
le site de la course , ici, permet de suivre chaque régate en direct.


Les bouffeurs d'écoute

Ce sont les abonnés longue durée. Ils connaissent tout du plan d'eau de La Trinité et les bonnes adresses pour aller refaire la régate le soir, dans les bars de Carnac. Car ils sont là quasiment chez eux, grosso modo un week-end sur deux dès le début d'année. Ils quittent leur bureau le vendredi soir, prennent bottes et cirés et mettent le cap sur La Trinité pour s'entraîner. Qu'il pleuve ou qu'il vente, ces accros des bouées se retrouvent lors du Challenge d'hiver et de printemps de La Trinité. Ils régatent surtout entre copains, sont des adeptes de la copropriété... Et rêvent d'accrocher un podium dans la plus importante course de leur saison !

Star au Spi Les Open 750 continuent d'attirer les marins de la course au large année après année... et font le spectacle. Photo © Didier Ravon
Les stars du large

Ils ont leur ponton, sur le môle Tabarly. Car à quelques exceptions près, ils naviguent tous en Open 750, ces luges tout en carbone dessinées par Finot-Conq, petites répliques extrapolées des 60 pieds du Vendée Globe. Les Desjoyeaux, Josse, Cammas, Peyron, Gautier... adorent le Spi. Ce sont un peu leurs vacances. Pas de stress, pas de quart, peu de pression du sponsor... Mais des bords furieux au portant et des passages de bouées souvent tumultueux... Sont là Corentin Douguet, Nicolas Lunven - vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro -, Marc Guillemot comme coach - champion du monde IMOCA 2009... et Lionel Lemonchois, à peine débarqué de Groupama 3, après avoir battu le record du tour du monde en 48 jours...

Spi de légende Le Spi, c'est l'occasion de voir naviguer des bateaux de légende - ici un Swan - et d'embarquer les copains du proprio... Photo © Didier Ravon Les équipiers d'un week-end

On leur a proposé lors d'une soirée de venir courir le Spi comme équipier au piano, voire au rappel... Ils se sont tapés dans la main et ont dit <Banco !>. Là, dans leur ciré neuf, ils ne font plus les malins. Ils n'ont encore rien vu, n'ont pas encore mal aux mains, aux fesses... Ils vont réviser le théorème connu des 3 F (Faim, Froid, Frousse), mais mardi matin au bureau devant la machine à café, ils pourront dire <j'y étais> et auront déjà oublié les départs au lof, les bords de près qui n'en finissent pas et le lever tôt... Et n'auront qu'une envie : remettre ça !

Spi, lancement des nouveautés A chaque édition, on découvre de nouveaux bateaux - ici le JPK 998 - qui profitent de l'événement trinitain pour être lancés en course. Photo © Didier Ravon Les pros du métier

On les a croisés sur les moquettes rouges et bleues, porte de Versailles, au Salon nautique de Paris. Normal, ils sont dans le métier. Travaillent dans les grands chantiers, dessinent des voiles, vendent des voiliers... Participer au Spi est donc une évidence. Ils sont partout en monotype, toujours à des postes clés, et bien sûr sur les derniers-nés des chantiers - cette année le JP 1010, le First 35, le J 97 ou l'Élan 310. Ils ont des milles dans les bottes, forment un équipage commando et n'ont qu'une idée en tête : gagner et assurer leur publicité !



Grand Surprise pour amateurs Les Grand Surprise représentent un peu le monotype du juste milieu et permettant à des régatiers amateurs de le louer le temps du Spi Ouest France. Photo © Didier Ravon Les armateurs passionnés

Eux naviguent plutôt en IRC, les voiliers de course-croisière de série. De toute façon, ils courent tous les Spis, ont disputé les grandes régates sur la façade atlantique et savent ce que régater veut dire. Ils embauchent régulièrement un copain champion pour barrer ou tactiquer, plus quelques anciens de la course au large qui savent tout faire sur un voilier, bien souvent le maître-voilier, les enfants et leurs copains et copines.

IRC, chéri du Spi Les grands course-croisière IRC sont un peu la vitrine des chantiers français et européens. Une victoire au Spi est toujours gage de bonne publicité ! Photo © Didier Ravon Les TFV

Il y a ceux qui préparent le Tour de France et sont là pour tester et l'équipage et le nouveau jeu de voiles pour la saison. Ils régatent donc en Farr 30, ont déjà leur budget, sont payés - du moins le skipper et le <boat captain>. Les attachées de presse ne sont jamais très loin et le Spi est donc le rendez-vous incontournable qui va donner le tempo du début de saison.

Les accros de la monotypie

Il y a eu longtemps les J24, les Surprise, les First Class 8... Aujourd'hui, la mode est au J80, petit monotype américain de 8 mètres construit en Vendée, et qui rencontre un énorme succès. Abordable techniquement et financièrement, il draine des anciens de l'équipe de France olympique et beaucoup d'amateurs avisés. Ils seront une centaine cette année ! Aucun doute, sur le rond B, les départs vont être particulièrement musclés.


Enchaînement Dix jours seulement après avoir débarqué de Groupama 3, Lionel Lemonchois dispute le Spi Ouest-France à la barre de l'Open 750 Prince de Bretagne, son nouveau partenaire pour la Route du Rhum. Photo © Didier Ravon

Ils reviennent pour le doublé !

Ils sont au moins quatre équipages à venir défendre leur titre acquis l'an dernier. Et réaliser le doublé au Spi Ouest France Bouygues Telecom est une sacrée performance, au vu de la concurrence. Daniel Souben sur le Farr 30 Dunkerque Plaisance a fait le grand chelem en 2009, en s'imposant dans toutes les épreuves majeures, dont le Tour de France. Cette année, il remet ça au Spi et sera le grand favori, d'autant que Vannetais, il connaît la baie comme sa poche... Sur son Grand Soleil 43 Codiam, Jean-Claude Nicoleau est toujours associé à son "vieux" complice Nicolas Loday, ancien champion du monde de 505 en 1972. Pour la petite histoire, Jean-Claude Nicoleau, a remporté l'an dernier le Spi dans la grande classe des IRC 1, trente ans après son premier succès à La Trinité, à la barre d'Insolite. C'était en 1979 et l'épreuve se nommait Spi d'or ! Marc Alperovitch quant à lui s'est illustré l'an dernier et en 2007 en IRC 2 sur son A 35 Prime Time. Ce sera son 18e Spi. Autant dire qu'il connaît la musique ! Enfin, sur son Sun Fast 32 Team Idefix, René Barnabé, s'est imposé brillamment l'an dernier pour sa huitième participation à La Trinité. Il visera la passe de deux cette année toujours en IRC 5.

Départ IRC Départ des IRC 4 et 5, qui mêlent voiliers de série anciens et récents sur le rond A. Il y a du monde ! Photo © Didier Ravon

Ajoutez votre commentaire

Connectez-vous pour publier un commentaire.

Vous êtes abonné(e) ou vous avez déjà posté un commentaire identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?

Pas encore inscrit ? Créez votre pass voilesetvoiliers.com
(indispensable pour poster un commentaire, faire un achat dans la boutique, déposer une annonce...)