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La Trinité et Marseille, cru 2011

Diaporama : les plus belles images du Spi Ouest-France et de la SNIM !

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  • Publié le : 29/04/2011 - 00:05

Une météo contrastée à La Trinité et à Marseille, mais un week-end Pascal tout de passion pour les voileux. Au Spi Ouest-France/Intermarché, cela faisait longtemps qu'on n'avait vu des conditions météo aussi idylliques en baie de Quiberon : la 33e édition s'est disputée sans bottes ni cirés ! Les 476 bateaux et 4 500 marins ont été gâtés... Pour la 46e SNIM, les 111 voiliers ont, eux, connu houle et vent fort - mais se sont régalés aussi. La preuve avec les diaporamas des plus belles images de ces deux événements-phares.


33e Spi Ouest-France
Une édition d'anthologie !

Spi Ouest-France 2011 : du beau linge et du beau temps ! Du beau linge et du beau temps pour le 33e Spi Ouest-France couru le week-end de Pâques en baie de Quiberon. Seul un orage est venu pimenter les débats des... 106 J80 ! Photo © Didier Ravon Oui, ce fut un Spi d'anthologie ! Pas pour la force du vent... qui n'a pas dépassé une bonne quinzaine de noeuds, pas pour les grands bords sous spi, mais pour une météo quasi parfaite pour régater, une organisation aux petits oignons et des Comités de course réactifs compétents et inspirés. D'ailleurs, et c'est assez rare pour être souligné, l'ensemble des coureurs a rendu un hommage appuyé aux trois comités.

Si je devais retenir trois temps forts de ce 33e Spi, outre que les marchands de cirés n'ont pas été à la fête ce week-end, ce serait la victoire de Franck Cammas sur le nouveau monotype Archambault M 34, celle d'Eric Brézellec en J 80, et la montée en puissance des Open 5.70 dominés par Julien Bourgeois, fils de notre éminent confrère Dominic.

Légion d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre, victoire nette et sans bavure, Cammas a décidément passé un bon week-end de Pâques. Sur un bateau loué, sans vraiment de préparation, il a effectué une démonstration, et battu Daniel Souben, Nicolas Troussel, Bertrand Pacé, Jimmy Pahun...

En l'absence de Laurent Sambron, double vainqueur en 2009 et 2010, mais passé au M 34 avec moins de succès, Eric Brézellec avait clairement l'étiquette de favori en J 80. Et le multiple vainqueur de la Coupe de France, accompagné de Morgan Riou, Julien Morvan et Guillaume Le Tuaud a été impérial, gagnant facilement devant... 104 bateaux. Respect !

Enfin, là où le First 7.5 s'est plutôt planté, l'Open 5.70 est en train de réussir. Le petit monotype dessiné par le groupe Finot - support du championnat de France jeunes - attire de plus en plus de jeunes coureurs du dériveur, et est en passe de devenir le parfait tremplin permettant de passer de la voile légère à l'habitable. D.R.

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Tous les résultats sur www.spi-ouestfrance.com


46e SNIM
Cailloux, bijoux, brisou

SNIM 2011 : du beau linge et du vent Du beau linge et du vent pour la 46e Semaine Nautique Internationale de Marseille, courue le week-end de Pâques en rade de Marseille. Avec des îles et des cailloux superbes en guise de marques de parcours côtiers. Photo © Frédéric Augendre (www.frederic-augendre.com) Il faut se méfier des idées reçues : lorsque cela souffle à Marseille, ce n'est pas forcément du mistral. En Provence, les coups d'Est, il faut le savoir, ne sont pas piqués des hannetons non plus. Pour les 111 voiliers rassemblés à Marseille pour la SNIM 2011, le week-end de Pâques aura donc commencé comme cela, sous un ciel parfois un peu gris, mais dans des conditions pas tristes, avec des vagues et du vent. Et les parcours de la SNIM ont leur charme...


Il faut avoir disputé un parcours côtier devant les calanques pour goûter tout le sel de la SNIM. Ah, le tour de l'île Riou... Affaler le spi sous le vent de la Tête de l'Ane, poursuivre au débridé sur la pointe Caramassaigne, un bord à peine plus long qu'un dog-leg. Frôler à le toucher ce caillou blanc et sculpté qui suscite une envie aussi saugrenue que passagère de quitter les chaussures de pont pour des chaussons d'escalade.

Encaisser le dévent, sans abattre surtout. Croiser le génois pour trois secondes, la brise passant curieusement plein vent arrière. Sentir la risée qui pointe enfin derrière le rocher, border pour le près, monter au rappel sur la pointe des pieds. Et louvoyer jusqu'aux Goudes, entre Riou, Calsereigne, Jarre et Maïre, à pousser si nécessaire les options au ras des falaises.

Le parcours côtier n'a pas toujours bonne presse chez les régatiers, qui l'assimilent facilement à une course de chevaux de bois, un enchaînement de bords de largue ou de débridé sans grand intérêt. Mais le Comité de course de la Société nautique de Marseille a ce talent d'imaginer des parcours tactiques autour de marques naturelles. Il en allait ainsi, de la même manière, pour la course de nuit, réservée aux grandes classes (IRC 1, 2 et 3). De cet aller-retour à Porquerolles par vent d'Est, certains ont dit, comme Thierry Fouchier qui réglait la grand-voile de l'IMX 40 Fastwave (4e au général dans sa classe), que <c'était comme une grande banane>.

Avec cette grande course (dont le principe avait été initié l'an passé à la seule intention des Classe 40), la SNIM opère un retour aux sources. Pourquoi de nuit ? <Parce que c'est plus technique, estime François Pailloux, vainqueur en IRC1 à la barre du Farr 46 Belladona. La nuit favorise ceux qui d'instinct sentent la marche du bateau et la forme de leurs voiles, elle défavorise ceux qui naviguent à l'électronique et passent leur temps à éclairer leur pennons à la lampe torche.> Parce que c'est la nuit, tout le monde sait cela, que se font les écarts.

Il était assez curieux d'assister, au matin du dimanche de Pâques, au chassé-croisé entre les régatiers des petites classes partant naviguer et ceux de la course de nuit qui revenaient à quai, les traits tirés et les yeux rougis de fatigue. Et de sel. Car si les derniers milles se sont courus dans les petits airs, la montée au près sur Porquerolles restera dans les souvenirs comme un épisode musclé. Lorsque cela souffle en Provence, ce n'est pas toujours mistral. Les coups d'Est ne sont pas non plus piqués des hannetons.

On avait cru cette manche (coefficient 2) destinée à Near Miss, un TP 52 qui a écumé le circuit de l'Audi MedCup sous le nom d'Artemis. Il s'en est fallu d'une drisse de génois, qui a lâché dans un saut de vague. L'unique drisse, car sur ces machines à tourner autour de deux bouées que sont les TP 52, on ne se casse pas la tête à changer de voile d'avant sur un bord de près. Les pros engagés par le propriétaire de Near Miss ne sont pas du genre à lâcher le morceau si facilement, ils ont mouillé sous le vent de l'île Riou, envoyé un gars dans le mât, filé un messager... Deux heures de réparation. La veille, c'était la gorge de mât qui s'était arrachée, à hauteur du premier ris. Selon le barreur François Brénac, c'était la première fois que le bateau naviguait sous grand-voile arisée.

En anglais courant, l'expression Near Miss ne désigne pas une demoiselle proche, mais une occasion manquée de peu. Lorsqu'il aura été fiabilisé, le TP 52 de Franck Noël risque d'être hors de portée des voiliers de course-croisière à la mode IRC. Dans l'attente, c'est Belladona, proto Farr un peu plus course que croisière, qui dans la grande classe a départagé ces voiliers de course très croisière que sont les Allemands Speedy (Marten 49) et Dralion (Ker 53). Ces deux-là ne s'étaient pas lâchés du week-end.

Dans les catégories inférieures, c'était chambard à tous les étages. Les Archambault (A40, A35, A31) ne tiennent plus forcément le haut du pavé marseillais. Thierry Bouchard, sur le First 40.7 Spirit of Adhoc, a dominé les débats de la classe 2, avec trois places de premier (dont la grande course) sur cinq manches disputées. Il devance un J 122, Kaya, et un A40, Glen Ellen. En classe 3, c'est un X37, Arundo, qui met d'accord les A35 Prime Time et Tchin Tchin. Axa 102° Sud, un First 34.7, s'est baladé en classe 4A, Jeanne (A31) et Jet Lag (un J109 britannique) se partageant les autres marches du podium.

Le Dufour 34 Architeutis a soufflé la victoire en IRC 4A au J92 Jin Tonic, au nombre des deuxième place. Sagaï remporte le classement des First 31.7, seuls voiliers à courir en classe monotype. La catégorie day-boat a vu un Soling, Paggo, faire la loi devant un J80, Jasmin.

Pour conclure cette chronique de la SNIM 2011, il faut souligner que c'est toujours un bonheur de voir des unités un peu anciennes entretenues ou refaites avec goût, et joliment menées sur l'eau.

Il y avait comme cela, ce week-end à Marseille, un mini-tonner, un Super-Challenger, une Folie Douce (!), un Gib'Sea Plus 80 mignon comme tout, et un voilier qui tient, paraît-il, au coeur des anciens de la Nautique : Kertios III, plan Mauric en bois vainqueur de la SNIM en 1973 et 1975, retapé (à flot !) par Franck Bourriot, marin-pompier de son état, qui a monté un équipage de collègues. Son gréement avec ce grand génois n'est plus tout à fait dans les canons actuels, mais avec le one tonner Fantome, autre création célèbre de Mauric, ils faisaient bien la paire sur cette édition 2011- et il faut bien admettre que l'architecte marseillais avait un coup de crayon... F.A.

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Vos commentaires

    • Dommage que cet article sur la SNIM 2011 ne parle pas de la victoire de Med Spirit One (FRA 1575), sur le scratch la grande course. Nous avons eu nous aussi notre lot de problèmes avec un problème de vidange de ballast au départ qui nous a fait prendre un départ après tout le monde, puis un gros problème sur la voile d'avant (point d'amure en bas de l'étai qui a lâché) en face du cap Cissié, et pour finir plus d'une heure de pétole à l'arrivée en baie de Marseille. C'est ce qui a permis à Dralyon et Seedy (dans l'ordre) de revenir à 15-20 minutes au passage de la ligne. Nous aurions bien aimé naviguer avec Near Miss jusqu'au bout pour voir si un TP52 est aussi efficace que cela sur une grande course, mais quand la drisse de leur génois a lâché, nous étions en train de les rattraper (1 à 2 mn derrière eux au large de Riou) et ce, malgré notre départ. La grosse différence avec Miss Near, c'est qu'en dehors de notre skipper Laurent Pellecuer, nous sommes tous des amateurs (confirmés ou débutants +), profitant de la chance de naviguer sur un bateau de 92 pieds en carbone. Mais qu'est ce qu'on s'est régalé pendant ces 4 jours tout en étant en léger sous effectif sur ce bateau qui demande un équipage très nombreux et synchronisé. L'ambiance était chaude sur le plan d'eau et à terre. Olivier K.

      Ajouté par oko1965 le 05/05/2011 - 21:30