Actualité à la Hune

Classement national individuel fédéral

Et le gagnant est… Julien Bontemps

  • Note :

    1 votes
  • 0 commentaire(s)
  • 3770 consultation(s)
  • Publié le : 02/10/2008 - 17:01

CIFN : première publication Annoncé en décembre 2007, le Classement national individuel fédéral voit aujourd'hui le jour. Photo © Voiles et Voiliers <Dis, papa, c'est qui le meilleur marin ?
- Eh bien tu vois, ma fille, entre un Loïck Peyron - champion de course au large - et une Claire Leroy - première au classement mondial de match-race féminin... pas facile à dire. En fait, j'en sais rien.>
Mauvaise réponse, monsieur ! Depuis le 1er octobre, grâce à une sorte d'OVNI du classement proposé par la FFV, vous êtes capable de répondre qu'il s'agit du planchiste Julien Bontemps !

Né d'une volonté de mettre en valeur les coureurs de très haut niveau et d'apporter de la reconnaissance à l'ensemble des licenciés, le Classement national individuel fédéral (CNIF) est à même de classer l'ensemble des 78 996 licenciés (chiffre constamment mis à jour) en un seul document, quelle que soit la discipline de chacun : coureurs en solitaire, en double ou en équipage, coureurs olympiques, de funboard, inshore, de course au large ou de match-race.

Julien Bontemps prend donc la tête du CNIF, crédité d'un pécule de 360 000 points pour sa médaille d'argent aux derniers Jeux, auxquels s'ajoutent 90 000 autres engrangés pour son titre de vice-champion d'Europe RS:X.
Derrière lui se placent Olivier Bausset et Nicolas Charbonnier à égalité de points, pour leur médaille de bronze en 470 et leur place de 4e au championnat du monde. La première fille, Sarah Steyaert - championne du monde de Laser Radial et 5e aux Jeux olympiques - les colle à 5000 points. Suivent le finniste Guillaume Florent et les deux tornadistes Yann Guichard et Alexandre Guyader.

Prétendants à la première place du CNIF, nous ne saurions que trop vous conseiller de
courir à fond les saisons 2010 et 2011, pauvres en événements majeurs...


Ce n'est qu'à la huitième place que l'on trouve Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron, chacun pour leurs performances respectives en IMOCA. Gildas Morvan, premier figariste, pointe à la 22e place. Les skippers de match-race paraissent en retrait : Claire Leroy - pourtant championne du monde en titre chez le femmes - ne vient qu'au 24e rang et Sébastien Col au 42e. Mais, d'ici à la fin de saison, les dernières épreuves de leur circuit seront prises en compte et devraient leur offrir un joli bond en avant.

Pour la première édition de ce classement transdisciplinaire, la voile légère s'illustre splendidement en raflant les sept premières places... année olympique oblige ! Dans ces conditions, facile de prendre des paris pour la saison prochaine. Vendée Globe et Volvo Ocean Race : le succès des skippers de course au large est garanti.
Pour la suite, nous ne saurions que trop conseiller aux prétendants à la première place de courir à fond les saisons 2010 et 2011, pauvres en événements majeurs... selon le barème CNIF. Hélas pour les gars du match-race, le report de la Coupe n'est pas près de leur faciliter la tache. Leurs homologues féminins par contre auront bientôt la chance de jouer sur deux tableaux : match-race et olympisme... Vive 2012 et les Jeux de Londres ! Une impression de déjà-vu ?

La difficulté - déjà posée, en partie, par le classement FICO - reste que le CNIF repart chaque année à zéro, alors que les grands événements des différentes disciplines sont périodiques et décalés dans les temps. Et que la formule de calcul des points, elle, reste immuable... En comparaison, le classement ATP - qui assure en partie le succès médiatique de joueurs de tennis tel que le Suisse Roger Federer, premier de 2004 à 2007 - garde en mémoire des résultats antérieurs à l'année concernée.

Est-ce que la réunion de ses pratiques multiples en une seule généraliste rendra notre sport plus lisible pour un novice ? Plus attrayant ? Pas si sûr.

Quant au public plus averti, il trouvera l'idée que les équipiers soient reconnus et figurent dans le CNIF au même titre que leurs barreurs - excepté dans le cas du match-race -, plutôt séduisante.

En revanche, celle que soient laissées de côté les médailles d'argent aux Jeux paralympiques de Damien Seguin en 2.4 et de Bruno Jourdren, Nicolas Vimont-Vicary et Hervé Larhant en Sonar, est franchement nauséeuse. En l'occurrence, cette première version du CNIF ne sera validée dans sa forme définitive par le conseil d'administration de la fédération qu'en fin d'année 2008. Il reste donc du temps aux concepteurs pour la peaufiner. Ou la revoir.

Un classement annuel organisé en divisions

Le Classement national individuel fédéral (CNIF) est valable pour une année calendaire et mis à jour après chaque événement. Il s'organise en divisions.
. La division internationale, où est classée l'élite de la voile française. Un coureur de division internationale ne peut être rétrogradé.
. Les six divisions nationales, où se retrouvent les coureurs participant à des épreuves régionales, nationales et internationales.
. Le corps des non-classés, répertoriant l'ensemble des licenciés ne prenant pas part à des compétitions.

Toutes les épreuves sont groupées par niveau et créditées d'un coefficient. Pour établir son classement, chaque coureur reçoit un nombre de points correspondant au produit de sa place par le coefficient de l'épreuve correspondante.

. Division internationale : 2 meilleurs résultats retenus parmi les performances réalisées dans les 10 premiers d'une régate.
- Groupe 4000 : Jeux olympiques, Vendée Globe, Volvo Ocean Race, Coupe de l'America.
- Groupe 3000 : championnats du monde des séries olympiques, Barcelona Race, The Transat IMOCA, championnat du monde de Melges 24, classement de la Coupe du monde de match-race.
- etc.

Exemple : Julien Bontemps, premier de la division internationale du CNIF.
2e aux JO : 90 points x 4000 (coef.) = 360 000 points.
2e au championnat d'Europe :
90 points x 2000 (coef.)/2 = 90 000 points.
TOTAL : 450 000 points.

. Divisions nationales : 7 meilleurs résultats retenus parmi les performances réalisées dans les 100 premiers d'une régate.
Comme pour la division internationale, les épreuves reçoivent un coefficient selon leur niveau, mais ceux-ci sont cette fois compris entre 1 et 48.

En plus de refléter un niveau transdisciplinaire des coureurs, le CNIF permet un archivage complet des résultats des licenciés.
A noter enfin qu'un classement régional, baptisé CRIF, est établi indépendamment du classement national, afin de prendre en compte les épreuves régionales et la dynamique des ligues.
Classement :
www.ffvoile.net/ffv/sportif/cif/cif.aspx?TypeClmt=CIF

Ajoutez votre commentaire

Connectez-vous pour publier un commentaire.

Vous êtes abonné(e) ou vous avez déjà posté un commentaire identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?

Pas encore inscrit ? Créez votre pass voilesetvoiliers.com
(indispensable pour poster un commentaire, faire un achat dans la boutique, déposer une annonce...)