Actualité à la Hune

De La Trinité à Marseille, un week-end fou

Spi Ouest-France, SNIM : les plus belles photos !

A Pâques, à La Trinité - et à Marseille. Pour le week-end pascal, même son de cloche, en Atlantique comme en Méditerranée : il fallait y être ! Certes, les premiers jours, le vent a été folâtre en rade de Marseille, et carrément fou en baie de Quiberon. Mais ensuite, beau soleil et bonne brise se sont donné la main pour faire du 32e Spi Ouest-France/Bouygues Telecom et de la 45e Semaine nautique internationale de Méditerranée deux bonheurs de régate. En voici un aperçu - et les plus belles photos !

  • Publié le : 11/04/2010 - 06:15

Toujours verts ! Dès la création du Spi Ouest-France, en 1979, les J24 ont été les premiers monotypes à animer la course. Aujourd'hui, ils sont toujours là, bichonnés par des amateurs passionnés et fins régatiers ! Photo © Didier Ravon 32e Spi Ouest-France/Bouygues Telecom
De toutes les couleurs !

Le 32e Spi Ouest-France/Bouygues Telecom, disputé lors du grand week-end de Pâques à La Trinité, en a vu de toutes les couleurs. De la brise musclée le premier jour, un coup de vent le deuxième, et deux journées superbes de médium pour finir : pas de doute, les 430 bateaux répartis en 14 classes en ont eu pour leur argent ! Florilège en images.

Avant de monter sur la balance improvisée constituée d'un solide plancher posé sur des rondins, histoire de gagner leur poids en cartons de Muscadet et bourriches d'huîtres de la baie, les vainqueurs du <Spi> sont allés chercher leur trophée sous la tente bondée. Ils sont quatorze privilégiés et l'ont bien mérité ! Après quatre jours d'une régate musclée et typée brise, ils ont le teint halé, les muscles fatigués et les yeux rougis par le sel.

Gagner le Spi Ouest-France n'est jamais anodin. L'une des plus grandes régates habitable en Europe fait toujours recette avec 430 engagés cette année. La victoire est donc forcément jolie, et ça permet d'ajouter une ligne sur le CV nautique. Et puis, il y a ceux qui ont participé. Des champions comme Lemonchois, tout juste rentré de son tour du monde sur Groupama 3, à Guillemot ou Lunven, de Pahun à Follenfant. Certes, ils n'ont pas gagné cette année... mais à les écouter, ils se sont encore une fois régalés.

Et puis, il y a ces milliers d'amateurs enragés qui, tout l'hiver, ont pensé à ce rendez-vous. Avec la météo, les voileries ont beaucoup travaillé - toutes les nuits -, les génois légers sont restés au repos, les spis ont souffert... et les organismes aussi. Mais c'est ça aussi le <Spi> !


Rade Sud. Jour 1. Les grandes classes ne courront pas sur le rond Nord, mais en rade Sud les risées se sont levées. Ballet de spis pour les First 31.7 devant l'ile Maïre, à la porte des calanques. Photo © Guilain Grenier
45e anniversaire

La SNIM dans tous ses états !

Aucun doute, la rade de Marseille est un lieu béni pour les régatiers. Entre Estaque et Goudes, Pharo et Frioul, devant le décor paradoxal d'une ville exubérante enchâssée dans une nature intacte, 120 bateaux se sont retrouvés à Pâques pour la Semaine nautique internationale de Méditerranée. Du temps de curé du premier jour au mistral de la manche de clôture, du Sud-Est tombant du haut des calanques au Nord-Ouest débouchant du large, la SNIM aura cette année connu tous les temps !

Que sont les Melges 24 devenus ? Il n'y a pas si longtemps, ces monotypes composaient le gros bataillon de la SNIM, ils n'étaient plus que deux cette année, courant avec les Open 5,70, entre autres, dans une catégorie <day-boat> remportée par le J80 Jasmin. Parallèlement, l'adoption en 2008 de la jauge IRC a produit ses effets, rehaussant les effectifs des habitables et notamment des catégories moyennes, IRC 3 et 4, qui tenaient pour cette édition-ci le haut du pavé.

Un Archambault ou rien ? Les plans Joubert-Nivelt/Mercier ont fait la loi ou presque, de la classe 2 à la classe 4. Duel au couteau des A40 RC, qui terminent sept manches à égalité parfaite et se départagent sur le score de la dernière régate, à l'avantage des Bretons de Joujou Extra. En IRC 3, triplé des A35, Alhena 3 en tête. Deuxième et troisième place du podium en catégorie 4 pour les A31, derrière le Sun Fast 3200 Addiction.

La grande classe, dans tout ça ? Une machine de guerre n'a laissé aux adversaires que des miettes. Le Farr 52 Nikimar, barreur Sébastien Josse et tacticien Thierry Peponnet, courait seul devant, contre la montre et contre son gros rating. Sans adversaires au contact, c'est peut-être plus dur, mais avec toujours de l'air frais, c'est aussi plus simple. Sept régates, six victoires, seul Lady First, un Grand Soleil 50, est parvenu à égratigner sa superbe.

Course de nuit, le retour ? Les quatre Class 40 engagés ont débuté leur week-end marseillais par un aller-retour Marseille-Porquerolles, configuration de parcours plus adaptée à leurs performances que les régates autour de trois bouées. Cet épisode pourrait être le prélude à la renaissance, dans une prochaine édition, de la course de nuit, exercice classique depuis longtemps délaissé...