Note :
Le Canadien Derek Hatfield, l'un des 30 héros du dernier Vendée Globe, participera à l'édition 2010-11 de la Velux 5 Oceans.
Photo © François Van Malleghem (DPPI/Vendée Globe)
La Velux 5 Oceans (ex-Around Alone, ex-Boc Challenge) a beau reposer sur une longue histoire - né en 1982, le tour du monde en solitaire avec escales a notamment vu les deux doublés successifs de Philippe Jeantot et de Christophe Auguin -, elle entend bien rester novatrice et dynamique. Des preuves ? En voilà.
. L'édition 2010 s'élancera de La Rochelle le 17 octobre 2010. Elle ralliera ensuite Le Cap (Afrique du Sud), Wellington (Nouvelle-Zélande), Salvador (Brésil) et Charleston (Etats-Unis), avant de remettre le cap vers le port charentais. Soit 30 000 milles d'un parcours inédit où la France tient toute sa place.
. Cette édition sera réservée aux <Eco 60>, autrement les 60 pieds IMOCA construits avant le 1er janvier 2003. Double objectif : permettre à des étrangers et à des jeunes skippers d'entrer à moindres coûts dans le monde prestigieux des 60 pieds Open - et du Vendée Globe. Et, dans le même temps, permettre à des bateaux anciens, mais toujours excitants de courir autour du monde au lieu de croupir sur un quai... Une idée que défend ardemment le directeur de course David Adams, ancien skipper lui-même.
. Evidemment ancrée dans le présent d'un monde dont elle fait le tour, la Velux 5 Oceans entend participer au grand élan <vert> aujourd'hui plus que jamais nécessaire. Ainsi, le programme <Taking on the elements> va imposer certaines règles aux concurrents. Parmi elles, on peut au moins retenir celle-ci : chaque bateau devra emporter et utiliser trois sources d'énergie, dont une seule pouvant utiliser des produits fossiles, les deux autres devant faire appel à des énergies douces et renouvelables (solaire, éolien, pile à hydrogène) pour au moins 30 % du total. Par ailleurs, tout au long de ce tour du monde avec escales seront privilégiés les comportements <éco-responsables>, aussi bien pour les transports, la restauration ou l'hébergement.
. Cette 7e édition se veut aussi financièrement attractive pour les participants. La société Velux s'étant montrée plus que satisfaite des retombées - à l'international surtout - de la course, entend bien attirer des concurrents avec - entre autres - des aides logistiques aux escales et des prix d'une valeur totale de 500 000 euros.
A un peu plus de 300 jours du départ, subsistent évidemment quelques interrogations. A commencer par le plateau. Pour l'instant, seuls quatre skippers sont d'ores et déjà inscrits : le Canadien Derek Hatfield, qui a couru le dernier Vendée Globe sur son 60 pieds Spirit of Canada, l'Américain Brad van Liew (récidiviste de ce tour du monde), le Belge Christophe Bullens et le Polonais Zbigniew Gutkowski. Sur le stand de La Rochelle, dans le Hall 1 du Salon nautique, on parlait aussi beaucoup de la possible inscription de la Brésilienne Izabel Pimentel, qui vient de boucler la Transat 6,50...
En ces temps économiquement et écologiquement difficiles, l'idée d'un marche-pied accessible et de l'utilisation durable - on peut presque parler de <recyclage> - de bateaux de course anciens peut évidemment séduire. Il reste quand même à attirer l'attention du public et des médias. Et cela demandera sans doute... pas mal d'énergie.
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