Epreuve longue et physique, pouvant causer quelques migraines aux Figaristes... La Generali Solo n'est certainement pas toxique, mais coriace, ça oui. La deuxième course comptant pour le Championnat de France Solitaire de Course au large est un savant mélange de parcours offshore, de bananes et de petits côtiers. Les Lunven, Delahaye, Morvan, Lobato, Delahaye et autres cadors vont se déchirer.
Note :
Kito de Pavant (Groupe Bel) est le dernier vainqueur en date (2006) de l'épreuve méditerranéenne alors appelée "Solo Méditerranée".
Photo © Guilain Grenier (Generali Solo)
Depuis mercredi, dix-sept Figaristes sont en faction dans le Vieux Port, prêts à se lancer dans les trois semaines de régates composites qui font la Generali Solo. Hier, ils en ont couru le prologue (remporté par Eric Drouglazet) ; aujourd'hui, ils s'attaquent à la partie sérieuse, le premier Grand Prix, couru en baie de Marseille.
Réédition de l'épreuve Figaro méditerranéenne reine, la Generali Solo est longue (trois semaines) et mélange les genres : offshore, bananes et côtiers.
Photo © D.R. (Generali Solo)
Cette épreuve méditerranéenne, réédition de la Solo Méditerranée (ex Solo Porquerolles) disparue il y a cinq ans, a en effet la particularité de se courir aux points (et non en temps cumulé, comme la Solitaire du Figaro) et de mélanger les genres : à chaque escale, l'enchainement de parcours bananes et de sept petits côtiers (d'environ 30 milles chacun) donnent lieu à des Grands Prix, auxquels s'ajoutent les deux étapes hauturières entre Marseille et Leucate, via Porquerolles et Les Mèdes en Espagne (270 milles), et entre Leucate et Porquerolles, via Le lion de Mer, l'îlot rocheux situé dans la baie de Saint-Raphaël (260 milles).
Dans un calendrier serré - moins de trois semaines, l'épreuve est plutôt casse-gueule. Kito de Pavant, son dernier vainqueur, résume bien son enjeu : <Je ne dirais pas qu'elle est plus dure que la Solitaire du Figaro, mais ce qui est certain c'est qu'elle est plus complète... C'est une épreuve très, très exigeante, où les temps de récupération sont réduits et où on n'a quasiment aucun droit à l'erreur, compte tenu de la régularité exigée pour espérer l'emporter.>
En début de belle saison méditerranéenne, les conditions météo les plus probables sont le thermique qui exige de tactiquer habilement à terre et d'avoir les nerfs solides.
Photo © Guilain Grenier (Generali Solo)
Autre cause d'inquiétude, la météo méditerranéenne qui met mal à l'aise nombre de skippers. En cette saison, les chances d'essuyer un coup de mistral sont maigres, mais pas nulles - ce qui annoncerait quelques heures difficiles... Plus probablement, la flotte aura à jouer dans de la brise thermique, négocier ses évolutions, surveiller l'influence du synoptique et chasser les effets de site. Bref, de quoi se coller une migraine et une partie pas facile, dans laquelle les locaux et les habitués font figure d'épouvantails.
Mais au vu du début de saison des Figaristes, la majorité des dix-sept engagés dans la Generali Solo semble bien dans ses marques. Nicolas Lunven (Generali) est le premier nom qui vient à l'esprit : premier à avoir franchi la ligne d'arrivée de la Transat Bénodet-Martinique, avant d'être rétrogradé à la 5e place suite à une affaire de jauge, il a le potentiel et les crocs pour être devant.
Mais Gildas Morvan (Cercle Vert), Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), Francisco Lobato (Roff) et Eric Péron (Macif 2009) n'ont aucune raison de le laisser tranquille... Et avec eux, Thomas Ruyant (Destination Dunkerque), Eric Drouglazet (Luisina), Jean-Paul Mouren (M@rseillentreprises) et Paul Meilhat (Macif 2011).
Pour le titre
Alors que l'épreuve compte coefficient 2 pour le Championnat de France Solitaire de Course au large, une belle poignée de Figaristes vont batailler pour remporter cette première édition de la Generali Solo.
Photo © Guilain Grenier (Generali Solo)
D'autant que l'autre enjeu de la Generali Solo, ce sont les points qu'elle rapporte pour le classement du Championnat de France Solitaire de Course au large, coefficient 2.
Après la Transat Bénodet-Martinique (coefficient 2) disputée au printemps, la Generali Solo est la deuxième à compter. La Quiberon Solo est la dernière des quatre de la saison 2011, comptant coefficient 3 ou 4 selon le nombre d'inscrits. Pour le titre, c'est la Solitaire qui pèse le plus lourd dans la balance - chaque étape comptant coefficient 1 et le classement final, coefficient 2 -, mais il est difficile de faire l'impasse sur les autres épreuves pour y prétendre. Si le règlement l'autorise, la pénalité de points est importante.
Ainsi, sur les 17 concurrents qui prennent le départ de la Generali Solo, huit seulement ont couru la transat : Fabien Delahaye, Nicolas Lunven, Eric Péron, Francisco Lobato, Gildas Morvan, Jean-Paul Mouren, Frédéric Rivet et Eric Drouglazet (abandon sur la transat.) Débats animés en perspective.
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Programme de la Generali Solo 2011
Marseille : 1er au 5 juin
Leucate : 7 au 13 juin
Porquerolles : 15 au 19 juin
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