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Giraglia Rolex Cup 2010

André Beaufils : «À l’origine, la Giraglia était un clin d’œil au Fastnet»

Après trois jours de régates côtières devant Saint-Tropez, près de 200 bateaux prennent aujourd'hui le départ de la 58e Giraglia Rolex Cup. Le parcours à destination de San Remo - via le rocher de la Giraglia, au Nord Est du Cap Corse - et la flotte nombreuse où se mêlent voiliers de série, merveilles hi-tech et "jouets" de luxe, n'est pas sans rappeler la course du Fastnet... Et ce n'est pas un hasard, comme le rappelle André Beaufils, président de la Société Nautique de Saint-Tropez !

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  • Publié le : 16/06/2010 - 00:26

Le temps est à la baston Après les régates côtières, disputées dans des conditions musclées, c'est le jour du grand départ pour les concurrents de la Giraglia Rolex Cup : cap sur le phare de la Giraglia, au large du Cap Corse, avant de rebrousser chemin vers le port italien de San Remo. Photo © Kurt Arrigo (Rolex)

Giraglia Rolex Cup 2010

Dimanche 13, lundi 14, mardi 15 juin : Régates côtières constituées d'un ou plusieurs parcours au vent et sous le vent, et de parcours côtiers d'une longueur maximale de 35 milles le long du littoral.

Mardi 15 juin : Clôture des inscriptions à la course au large de la Giraglia Rolex Cup. Dîner de prestige à la Citadelle de Saint-Tropez à l'occasion de la remise des prix des régates côtières. Feu d'artifices en clôture de la soirée.

Mercredi 16 juin : Départ de la course au large de la Giraglia Rolex Cup (241 milles), Saint-Tropez - Ile de La Fourmigue - Rocher de la Giraglia - San Remo.

Jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 juin : Arrivées des concurrents à San Remo.

Samedi 19 juin : Cérémonie de remise des prix au Yacht Club de San Remo.

C'est aujourd'hui le grand jour. Après deux journées de dynamisants parcours côtiers dans le Golfe de Saint-Tropez (les régates prévues hier ont dû être annulées pour cause de mauvais temps), les concurrents de la Giraglia Rolex Cup attaquent ce mercredi le plat de résistance : la course au large jusqu'au port italien de San Remo, via le rocher de la Giraglia, au large du Cap Corse. Soit un parcours de 245 milles en mer de Ligure, avec en point d'orgue un rocher surmonté d'un phare à virer, qui nous rappelle vaguement quelque chose...
<À l'origine, la Giraglia était un clin d'oeil à la course du Fastnet>
, explique André Beaufils, rrésident de la Société Nautique de Saint-Tropez, co-organisatrice de la Giraglia avec le Yacht Club Italiano. <C'était un pari entre deux navigateurs, un Italien et un Français, qui se sont dit "il faut qu'on fasse notre Fastnet en Méditerranée". Une course qui partirait de France pour aller en Italie et irait virer un rocher avec un phare.> Et voilà, en 1953, la Giraglia était née !

Cinquante-sept ans plus tard, la course <chic> est toujours dans le coup, avec plus de deux cents bateaux participants. <Au total, on a 240 bateaux inscrits, mais il y en a qui ne participent qu'aux régates côtières et d'autres qui ne feront que la "grande course", c'est pour cela que je n'en compte que 200>, précise André Beaufils, qui ne joue pas la surenchère.

Car la course n'a pas toujours suscité un tel engouement. <C'est une régate qui a connu un grand succès les premières années, puis elle a commencé à chuter. La renaissance est venue lorsque le Yacht Club Italiano a rencontré Rolex, alors que la fréquentation était tombée à 40 ou 50 bateaux>.
La célèbre marque de montres ajoute donc son nom en 1997 à la course qui devient "Giraglia Rolex Cup" et manifeste le souhait que soit créé un prologue. L'année suivante, le Yacht Club de Saint-Tropez s'associe à l'épreuve et organise trois régates côtières dans le Golfe avant la course au large. C'est une réussite.

Noir c’est noir ! Il y a de l'orage dans l'air... Les régates du dimanche 13 et du lundi 14 juin se sont disputées par 20 noeuds de vent, mais le ciel menaçait de leur tomber sur la tête... Ce qu'il a fait mardi, où avec 20 à 30 noeuds d'Est, de la pluie et une visibilité réduite, les parcours côtiers ont été annulés. Photo © Kurt Arrigo (Rolex) Avec cette formule, le spectacle s'invite à la compétition, pour le plus grand plaisir des badauds qui se massent dans le port et sur la côte pour admirer les concurrents.
Il faut dire que les bateaux que l'on y croise valent le coup d'oeil. On trouve toujours une flopée de Swan - notamment cette année le Swan 90 Solleone - des One-design italiens toujours plus rutilants, des Corel 45, des Wally, des maxis - l'ex-Alfa Roméo, rebaptisé Esimit Europa est encore de la partie - et tous sont bien sûr menés par des équipages nombreux et bien sapés.

<Pourtant, tempère André Beaufils, nous ne sommes pas là dans une course professionnelle. Elle ne fait pas partie d'un circuit ni d'un championnat. Il n'y a pas d'enjeux par rapport au classement, pas d'enjeu financier non plus. Bien sûr, on rencontre des équipages plus aguerris, et les riches propriétaires qui aiment régater sur leurs très beaux jouets, mais il n'y a pas de vedettes, ça reste une course amateur et familiale.>
Une manifestation de prestige, aussi, vers laquelle les concurrents ont de nouveau afflué. Et à en croire André Beaufils, le fameux dîner de clôture des régates côtières offert par Rolex à la Citadelle de Saint-Tropez et la fastueuse soirée de remise des prix finale, n'y sont pas indifférents. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre !

Du vent et des bateaux dans le vent Entre la beauté du lieu et la ligne irréprochable des bateaux concurrents - ici le proto néo-zed Shockwave, barré par Neville Chrichton -, sur la Giraglia Rolex Cup, le spectacle est garanti ! Photo © Kurt Arrigo (Rolex) Au fil des années, de nouvelles classes ont été invitées à se joindre à la fête. En 2002, lorsque la Société Nautique de Saint-Tropez a repris le flambeau, elle a ouvert ses rangs aux IMOCA 60 et aux monocoques de 50 pieds. Seul représentant de sa catégorie, le 60 pieds de Kito de Pavant Groupe Bel, déjà présent l'an dernier, est encore au départ cette année.
Bon départ pour Manuard ! Même s'ils ne sont que trois Class 40 sur la Giraglia, la victoire aux parcours côtiers de Sam Manuard sur Vecteur Plus, le BM 40 dessiné par lui-même et construit par Bert Mauri en Italie, est un bel encouragement pour ce début de saison et surtout avant la Route du Rhum 2010. Photo © Kurt Arrigo (Rolex) Pour cette édition, les nouveaux invités sont les Class 40, représentés par Sam Manuard, David Augeix et Gérald Bibot, qui trouvent là une bonne occasion de dégourdir les jambes de leur Class 40 en Méditerranée avant (pour les deux premiers) de rejoindre l'Atlantique pour la Route du Rhum - La Banque Postale 2010.
Mais le gros de la flotte reste constitué de ces belles machines hi-tech tout carbone et des jouets de propriétaires fortunés : comme toutes les épreuves sponsorisées par Rolex, la Giraglia est une course chic - et très photogénique !

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Les vainqueurs des parcours côtiers en temps compensé

Classe IMA : Container, STP 66, Udo Schuetz.
Classe IRC A : Imagine, Brenta 55, Gilles Argellies.
Classe IRC B : Sleeper, Swan 44, Jonty et Vicki Layfield.
Classe ORC B : Brancaleone, X-382, Ciro Casanova.
Class 40 : Vecteur Plus, BM 40, Sam Manuard.

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