Actualité à la Hune

Grand Prix de l’Ecole Navale 2011

Seascape 18, Open 5.70, J80 : quel sportboat est fait pour vous ?

Le dixième Grand Prix de l'Ecole Navale - l'épreuve de référence de la monotypie en France - se déroulera du 2 au 5 juin en rade de Brest. Plus grand rassemblement de sportboats en France, cette manifestation est emblématique du succès grandissant de ces petits bolides simples, légers et performants. Parmi les modèles présents, le Seascape 18, l'Open 5.70 et le J80 se révèlent particulièrement attractifs. Pour vous aider à choisir le plus adapté à votre niveau et à vos envies, voici un comparatif entre ces trois machines à planer.

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  • Publié le : 01/06/2011 - 00:05

Fraîcheur "sport" Lancé au portant, un sportboat file comme une balle et procure de belles montées d'adrénaline, tout en restant très stable. Photo © Pascal Alemany (Grand Prix de l'Ecole Navale) Ça y est, spi envoyé ! Au rappel, écoute en main, me voilà parti pour un grand bord de largue au planning. Le bateau prend immédiatement de la vitesse ; puis s'envole, bondit et affole les compteurs dans les surfs ! Mes abdos commencent à chauffer, quelques gouttes de sueurs se mêlent à l'eau de mer sur mon visage, tandis que le bruit si particulier du planning parvient jusqu'à mes oreilles. L'adrénaline monte...

Pas d'inquiétude pour autant. Les sportboats dans lequel j'ai pris place est certes un bateau véloce et rapide, mais n'en demeure pas moins stable et facile à mener. A tel point que j'ai l'agréable impression d'être calé sur des rails. Bref, les sensations - fortes !- sont au rendez-vous et à voir les visages de mes équipiers, je comprends qu'ils prennent autant de plaisir que moi. Le vent ne souffle pourtant qu'à une quinzaine de noeuds...

C'est précisément cette capacité à procurer du plaisir facilement qui fait le charme de ces bateaux et explique en partie leur succès grandissant. Leur accessibilité financière n'y est pas non plus étrangère.

Le récent engouement pour les sportboats a par ailleurs entraîné une multiplication de l'offre dans laquelle il n'est pas toujours facile de se retrouver. Quelles sont leurs spécificités ? Qu'est-ce qui les différencie ? Quel modèle est le plus adapté à votre niveau et à vos envies ? A l'occasion du Grand Prix de l'Ecole Navale - le plus grand rassemblement de sportboats en France - nous vous proposons donc un comparatif entre trois modèles attractifs, aux personnalités bien marquées : le Seascape 18, l'Open 5.70 et le J80.


SEASCAPE 18
Le passe-partout

Le Seascape 18 mise sur la polyvalence en affichant un triple programme : il permet à la fois de participer à des régates de bon niveau et, grâce à sa vraie cabine et à sa quille totalement rétractable pratique pour beacher, de partir en balade à la journée et d'effectuer des raids. Il a donc de quoi séduire un public aux envies multiples. Long de 5,55 m et lancé en 2009, le Seascape 18 est vendu 22 604 euros TTC neuf.

Seascape 18 à Brest Sam Manuard - l'architecte du Seascape 18 - prend visiblement du plaisir à barrer son "jouet". Il faut dire que le bateau qu'il a dessiné est particulièrement ludique. Photo © Pierrick Contin (Grand Prix de l'Ecole Navale) > Tempérament
- Doté d'une carène moderne à bouchain évolutif et d'un mât en carbone, le bateau le plus léger de notre comparatif exploite la moindre risée et part très vite au planning. Raide à la toile, il est également à l'aise quand le vent monte. Sa plage d'utilisation est donc large.
- L'envoi et l'affalage du spi sont simples, grâce à l'avaleur en tissu monté sur le pont, comme sur les catamarans de sport. Les manoeuvres se font depuis le cockpit, en quelques secondes.
- Au près, le Seascape affiche des vitesses conformes à celles d'un bateau de 5,55 m, tout en gardant un bon cap.

> Niveau de pratique
Techniquement, les concepteurs du Seascape 18 ont fait le choix de la simplicité, comme celui de remplacer le rail d'écoute de grand-voile par une pantoire - mais le hâle-bas puissant permet toutefois de travailler le vrillage de la voile. L'objectif du bateau est en effet de gagner en poids, en prix et en simplicité, sans faire de concessions sur la performance. Pour des néophytes, la prise en main est rapide et ils atteindront vite 12-13 noeuds. Seule difficulté au début : apprendre la méthodologie spécifique de l'envoi et de l'affalage du spi. Enfin, le Seascape 18 n'est pas particulièrement exigeant physiquement, même si de bons abdos sont toujours intéressants au rappel !

> Équipage
- En régate, les équipages sont composés de trois personnes, leur poids cumulé ne devant pas excéder 270 kg.
- En balade côtière, le Seascape est homologué pour quatre. Il est néanmoins tout à fait possible de naviguer en duo ou en solo, y compris sous spi.

> Régate
- Cette année, le programme sportif des <Seascapeurs> s'appuient sur quatre régates dédiées aux monotypes : le Grand Prix de l'Ecole Navale, la Normandy Sailing Week, le Bol d'or et Novembre à Hyères. La classe est appelée à se développer dans les années à venir et l'on devrait par exemple voir des Seascape au départ du Spi Ouest France dès 2012.
- Le niveau général de la flotte est abordable, car les régatiers sont tous amateurs... parfois éclairés !
- Le nombre de bateaux qui tournent régulièrement est variable d'une compétition à l'autre. Pour le Grand Prix de l'Ecole Navale, la classe espère réunir au minimum 15 bateaux et ainsi pouvoir mettre en jeu un titre de Champion de France.

> Parole d'initié
François Coutant, distributeur du Seascape 18 en France, impliqué dans la conception du bateau : <Malgré son look typé course, le Seascape 18 présente de nombreux atouts pour les personnes qui veulent avoir une pratique plus familiale. Il dispose par exemple d'une vraie cabine et d'une descente facile. Une tente couvrant le cockpit est également prévue pour le bivouac.>

Planant ! A bord du Seascape 18, partir au planning est on ne peut plus simple. Le spi, rangé dans l'avaleur en tissu monté sur le pont, s'envoie depuis le cockpit en quelques secondes à peine. Et le petit bolide ne se fait pas prier pour foncer au portant ! Photo © Pierre-Marie Bourguinat > Budget
- Pas de frais de port, peu d'entretien : comme la plupart des sportboats, le Seascape 18 est loin d'être un gouffre financier. Prévoyez simplement l'achat d'une remorque et, pour les régatiers, les dépenses classiques comme l'électronique, les déplacements ou encore les inscriptions aux compétitions.
- Le bateau étant très récent, il n'y a pas encore de marché de l'occasion. Prix neuf : 22 604 euros TTC.

> Questions pratiques
- Le transport se fait sur une remorque classique et ne nécessite pas de permis de conduire E.
- Le montage du bateau, simple et rapide, peut se faire en solo et sans outils, en seulement 45 minutes, mâtage compris.
- Doté d'une quille totalement rétractable, le Seascape 18 se met à l'eau à partir d'une cale ou d'une plage. Pas besoin de grue, donc. A noter : la possibilité de beacher, très pratique lorsqu'on part en raid.
- Les utilisateurs de ce sportboat ont deux solutions pour le stocker : soit le laisser mâté sur remorque sur un parking, soit le démonter et le stocker chez eux après chaque navigation - ce qui est tout à fait envisageable compte-tenu de la simplicité de la mise en oeuvre.

> Caractéristiques
Longueur de coque : 5,55 m
Longueur de flottaison : 5,55 m
Largeur : 2,40 m
Tirant d'eau : 0,15-1,50 m
Voilure au près : 23 m²
Spi : 32 m²
Déplacement : 470 kg
Poids du lest : 125 kg
Matériau : polyester monolithique
Architecte : Sam Manuard
Chantier : Seascape
Année de lancement : 2009
Année de lancement de la classe en France (Les "Seascapers") : 2010
Classe ISAF : Non
Nombre de bateaux en circulation : 124 (dans 12 pays européens)
Prix TTC : 22 604 euros prêt à naviguer et à régater.

Pour en savoir plus sur le Seascape 18, cliquez ici.


Open 5.70 à La Trinité Grâce à son plan de voilure important, l'Open 5.70 est à l'aise dans le vent faible. Mais il ne faut pas s'y tromper : prêt à exploiter la moindre risée, il partira au planning dès force 3 ! Photo © Didier Ravon OPEN 5.70
Le fougueux

L'Open 5.70 est devenu un support de régate prisé, car idéal pour courir à moindre frais, de manière performante et amusante. C'est aussi un bon tremplin pour passer de la voile légère à l'habitable. Il peut être utilisé comme dayboat, mais pas pour la croisière puisqu'il ne dispose pas de véritable cabine. Long de 5,70 mètres et lancé en 2002, l'Open 5.70 est vendu 22 600 euros TTC neuf.

> Tempérament
- L'Open 5.70 est un bateau abouti aux performances étonnantes. Comme tous les sportboats, il apporte son lot de sensations grâce à sa carène planante. Son grand cockpit rend par ailleurs la navigation agréable. Bon à savoir : la quille de 1,75 m n'est pas totalement rétractable mais elle peut être bloquée à 1,40 m pour naviguer sur les plans d'eau de faible profondeur.
- Le spi asymétrique de belle taille permet à l'Open 5.70 de planer dès force 3 et de filer à plus de 18 noeuds quand le vent prend des tours ! Rangé dans une baille accrochée au rouf, le spi est hissé et affalé depuis le cockpit.
- Grâce à sa voilure relativement importante et à son faible poids, l'Open 5.70 est plutôt à l'aise au près dans les petits airs. Quand le vent monte, il garde une gîte raisonnable.

> Niveau de pratique
Départ Open 5.70 Devenu un support de régate prisé, l'Open 5.70 attire de nombreux équipages sur les lignes de départ. Ils seront ainsi près de 50 au 10e Grand Prix de l'Ecole Navale. Photo © Jacques Vapillon (Grand Prix de l'Ecole Navale) Malgré son allure sportive, le petit monotype dessiné par le groupe Finot est un bateau facile d'accès. Ses concepteurs n'ont conservé que les réglages nécessaires pour que l'Open 5.70 soit à la fois simple et performant. Contrairement au Seascape, il dispose d'un charriot d'écoute de grand-voile. Accessible techniquement, le bateau l'est aussi physiquement : nul besoin d'être hyper entrainé pour s'illustrer en régate.

> Équipage
- En régate, les équipages sont le plus souvent composés de trois personnes. Les équipages féminins et jeunes peuvent parfois accueillir un quatrième régatier à bord.
- L'Open 5.70 peut être mené seul ou à deux en balade, sans que cela pose problème, bien que ce ne soit pas sa vocation principale. Le bateau est homologué pour 5 personnes.

> Régate
- L'Open 5.70 a été choisi par la FFV comme support du Championnat de France Espoir. Parmi les autres grands rendez-vous, citons la Coupe Internationale des Open 5.70, le Spi Ouest France ou encore le Grand Prix de l'Ecole Navale. En tout, son programme sportif annuel compte une quinzaine de régates importantes.
- L'Open 5.70 ayant rencontré un succès grandissant, le niveau général de la flotte est monté d'un cran. La classe attire ainsi de plus en plus de jeunes coureurs talentueux venus de 420 ou du 470, mais elle reste bien sûr ouverte aux pratiquants qui n'appartiennent pas à cette catégorie.
- Les régates réunissent en moyenne entre 10 et 15 bateaux sur les lignes de départ. Les grosses manifestations, comme le grand Prix de l'Ecole Navale ou la Coupe Internationale, attirent facilement de 40 à 50 unités.

> Parole d'initié
Philippe Gireaud, directeur commercial du chantier Phileas : < L'Open 5.70 est un support idéal pour passer de la voile légère à l'habitable. Beaucoup de pratiquants venus du dériveur se perfectionnent sur l'Open 5.70, avant de s'orienter vers de plus gros bateaux >

> Budget
- Pas de place au port, pas de course à l'armement : le budget de fonctionnement est plutôt faible. Pour les régates, les dépenses à prévoir sont les frais d'inscriptions, les déplacements et éventuellement le changement annuel ou bisannuel des voiles d'avant.
- Le marché de l'occasion commence à être fourni, car des propriétaires qui cherchaient un bateau plus typé loisir ont mis leur Open 5.70 en vente.

> Questions pratiques
- A l'instar du Seascape, l'Open 5.70 est au gabarit routier et ne nécessite donc pas d'avoir le permis E.
- Le mât en aluminium étant lourd, il faut être au minimum deux pour le placer. En tout, comptez environ une heure pour préparer le bateau.
- La mise à l'eau se fait sans grue, à partir d'une simple cale. Sa quille n'étant pas totalement rétractable, l'Open 5.70 ne peut en revanche pas beacher.
- Comme pour le Seascape, deux solutions sont envisageables pour stocker le bateau : le laisser sur remorque à terre ou le rapatrier chez soi après chaque navigation.

> Caractéristiques
Longueur de coque : 5,70 m
Longueur de flottaison : 5,70 m
Largeur : 2,53 m
Tirant d'eau : 1,40-1,75 m
Voilure au près : 25,31 m²
Spi : 35 m²
Déplacement : 510 kg
Poids du lest : 180 kg
Matériaux : coque en verre polyester / pont en sandwich
Architecte : Groupe Finot
Chantier : Philéas
Année de lancement : 2002
Année de lancement de la classe : 2003
Classe ISAF : Non
Nombre de bateaux en circulation : 308 (dont plus de 200 en France)
Prix TTC : 22 600 euros prêt à naviguer

Pour en savoir plus sur l'Open 750, cliquez ici.


P'tit grain Un spi de 65 m2, cela commence à avoir de la gueule... Et permet de faire des pointes à 18-20 noeuds ! Photo © Pierrick Contin (Grand Prix de l'Ecole Navale) J80
La vieille canaille

Le plus ancien des trois sportboats comparés a vieilli, mais convient à la fois aux compétiteurs et aux plaisanciers. Performant, accessible techniquement et financièrement, fiable et solide, il est devenu l'un des supports de prédilection des régatiers et des écoles de voile. Long de 8 mètres et lancé en 1993, le J80 est vendu 45 000 euros TTC neuf.

> Tempérament
- Bien qu'étant beaucoup plus long et plus lourd que le Seascape et l'Open 5.70, le J80 demeure un sportboat maniable, véloce et fun. Simple techniquement, il dégage une impression de solidité et de fiabilité. On comprend mieux pourquoi il est tant utilisé en école de voile. Attention toutefois : les navigations sont humides dans le clapot.
- Le spi asymétrique volumineux permet d'atteindre régulièrement les 15 noeuds, voire de pousser jusqu'à 18-20 noeuds pour les équipages aguerris ! L'envoi et l'affalage sont effectués depuis le capot avant.

> Niveau de pratique
Accessible techniquement, le J80 est centré sur des fondamentaux. Sa prise en main est rapide et les manoeuvres restent globalement simples, même s'il y a bien sûr des subtilités à connaitre et des réglages à affiner pour naviguer de manière performante. Les manoeuvres sous spi demandent de la technique par vent fort. Physiquement, le J80 n'est pas un bateau particulièrement difficile.

> Équipage
- En régate, le poids cumulé des équipiers ne doit pas dépasser 338 kg. Quatre personnes sont généralement à bord : le barreur, l'embraqueur tacticien, l'embraqueur et le numéro 1.
- En balade, le J80 peut être mené en double, voire en solo. Son large cockpit permet d'être à l'aise jusqu'à cinq ou six personnes.

Coup de tabac Souvent nombreux aux départs des régates, les J80 vont parfois au contact. Leur solidité devient alors un bien précieux... Photo © Jacques Vapillon (Grand Prix de l'Ecole Navale) > Régate
- Reconnue par l'ISAF - la Fédération Internationale de Voile - la classe J80 est très dynamique. Dans l'hexagone, le programme de régate s'organise autour de la Coupe de France, composée de huit épreuves (les quatre meilleurs résultats étant pris en compte). A noter qu'en 2013, le Championnat du Monde J80 aura lieu en France.
- La série étant ancienne, le niveau général de la flotte est élevé. Les bateaux présentant des performances équivalentes, les différences se font sur la technique et les compétences des équipages. La finesse des réglages et la tactique prennent alors toute leur importance, ce qui rend les régates passionnantes.
- La classe des J80 suscite un réel engouement et attire un grand nombre de participants sur les lignes de départ. Lors de la dernière édition du Spi Ouest France, 105 J80 étaient présents - un record sur cette épreuve ! Ce sera aussi la série phare du Grand Prix de l'Ecole Navale, avec 55 à 60 bateaux attendus. Bref, le J80 ne connait pas la crise !

> Parole d'initié
Ludovic Gilet, président de la Classe J80 en France : <Le J80 n'est vraiment pas un bateau segmentant. Il peut être utilisé pour le loisir comme pour la compétition de très haut niveau, y compris en match race. C'est un support à la fois fiable et performant, qui convient à tous les publics.>

> Budget
- Le J80 est un bateau dépouillé, à petit budget de fonctionnement et aux frais d'entretien limités. En régate, les règles de jauge strictes et simples permettent de limiter les coûts.
- Du fait de son ancienneté et du nombre de bateaux en circulation, le J80 bénéficie d'un marché de l'occasion très actif.

> Questions pratiques
- Du fait de son poids et de sa taille, le bateau est plus difficile à tracter que le Seascape ou l'Open 5.70 et nécessite d'avoir le permis E.
- Cette contrainte logistique est contrebalancée par la simplicité de la préparation du bateau. Deux personnes suffisent en effet pour mâter un J80.
- La mise à l'eau se fait avec une grue.
- Certains clubs disposent de grues automatiques qui permettent de sortir le bateau de l'eau après chaque navigation. Autrement, il faut prendre une place au port.

> Caractéristiques
Longueur de coque : 8 m
Longueur de flottaison : 7,50 m
Largeur : 2,49 m
Tirant d'eau : 1,50 m
Voilure au près : 34,5

Spi : 65
Déplacement : 1495 kg (poids de jauge)
Poids du lest : 650 kg
Matériau : sandwich balsa
Architecte : Rod Johnston
Chantier : JP Composite
Année de lancement : 1993
Année de lancement de la classe en France : 1998
Classe ISAF : Oui
Nombre de bateaux en circulation : 1 300 (environ 400 en France)
Prix TTC : 45 000 euros prêt à naviguer, avec remorque

Pour en savoir plus sur le J80, cliquez ici.


Grand Prix de l'Ecole Navale
Régates à armes égales en rade de Brest

Il va y avoir du spectacle ! Du 2 au 5 juin, le Grand Prix de l'Ecole Navale accueillera environ 180 bateaux et 970 équipiers sur trois ronds et deux sites : l'Ecole Navale et Crozon Morgat. Devenue LE rendez-vous incontournable de la monotypie en France, l'épreuve soufflera sa dixième bougie et sera, pour la deuxième année consécutive, Championnat de France Monotypes Habitables.

> Quatre jours intenses
Autre genre Onze séries de monotypes et de sportboats vont investir la rade de Brest à l'occasion du 10e Grand Prix de l'Ecole Navale. Quatre à cinq séries - dont les Longtze (photo) - se disputeront pour l'occasion le titre de Champion de France Monotypes Habitables 2011. Photo © Jacques Vapillon (Grand Prix de l'Ecole Navale) J80, Open 5.70, Seascape 18, Corsaire, Open 7.50, Open 6.50, Longtze, J22, Mach 6.50, K 650 et 5.5 M JI... Onze séries de monotypes et de sportboats vont régater à un rythme soutenu sur des plans d'eau complexes, qui feront la part belle aux tacticiens. (L'article <Les conseils des pros pour gagner à Brest> est à lire dans le numéro de juin du magazine, actuellement en kiosque.)
Les flottes réunissant plus de 15 inscrits pourront se disputer le titre du Championnat de France Monotypes Habitables, soient à ce jour les J80, les Open 5.70, les Longtze et les Corsaire - qui devraient être rejoints prochainement par les Seascape 18. Au vu de la qualité du plateau réuni, on peut d'ores et déjà s'attendre à un niveau sportif élevé.
Dense en mer, le programme le sera également à terre puisque les organisateurs ont prévu de nombreuses animations, notamment lors de la Journée de la Presqu'île, le samedi 4 juin. L'objectif est d'<accueillir un large public pour favoriser la convivialité de l'épreuve et la rendre plus proche de l'environnement dans lequel elle se trouve>, explique Alain Daoulas, créateur et commissaire général de l'épreuve.

> Le M34 en démonstration
Cette édition 2011 sera également marquée par la présence d'une demi-douzaine de M34, le nouveau support du Tour de France à la Voile. Après le Spi Ouest France et le Grand Prix Guyader, le Grand Prix de l'Ecole Navale permettra une nouvelle confrontation avant l'échéance estivale. Bien qu'en démonstration, les équipages engagés ne viendront donc pas en rade de Brest pour parader. Alain Daoulas : <Les coureurs ont demandé à n'avoir que des parcours techniques, ils vont donc bouffer des parcours bananes pendant deux jours !> Le ton est donné.

> Les raisons d'un succès
Le Grand Prix de l'Ecole Navale est aujourd'hui un rendez-vous prisé des régatiers... Mais que de chemin parcouru depuis la première édition qui avait réuni quatre séries, 60 bateaux et 200 concurrents en 2002 ! Chaque année, l'épreuve ne cesse de gagner en notoriété et d'attirer un nombre croissant de participants. Elle est désormais ancrée dans le paysage nautique français.
Alain Daoulas nous explique certaines des causes de cet engouement :
<Le Grand Prix de l'Ecole Navale regroupe des séries accessibles financièrement et aux contraintes logistiques limitées. La monotypie représente par ailleurs l'égalité des chances, une valeur en vogue actuellement. Enfin, les sportboats sont des bateaux ludiques, rapides et en pointe technologiquement. Ils sont donc des supports attractifs.>

> Le Grand Prix de l'Ecole Navale 2011 en chiffres
4 jours de course
2 sites
11 séries
180 à 190 bateaux attendus
Environ 970 équipiers attendus
4 ou 5 titres de Champions de France en jeu

> Pour plus d'informations sur le programme de la course, les participants, les inscriptions et les animations à terre, rendez-vous sur le site de l'épreuve, ici.

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Vos commentaires

    • Bravo. Superbe épreuve que ce Grand Prix de l'Ecole navale ! Notez que Alain Daoulas n'a pas créée seul l'épreuve. Il y avait en 2002 une petite equipe de fondus qui y a cru, et a qui il faut rendre hommage. Alain en est le seul rescapé et continue a porter l'épreuve avec talent et passion. Bravo !

      Ajouté par virginie le 04/06/2011 - 16:58