Mercredi 21 octobre, le trimaran de 50 pieds d'Hervé Cléris a subi une importante avarie pendant l'entraînement, en mer d'Iroise : le flotteur tribord de Prince de Bretagne s'est soudainement désolidarisé de la coque centrale alors que les conditions météo étaient tout à fait maniables. Commentaires et interview sonore du skipper.
Note :
<C'est un moment de jouissance extraordinaire. C'est comme un accouchement !>, avait confié Hervé Cléris à Loïc Le Bras, notre journaliste convié à bord du trimaran Prince de Bretagne, quelques jours après sa mise à l'eau, tout début septembre... Photo © Voiles et Voiliers Mercredi 21 octobre, le trimaran de 50 pieds d'Hervé Cléris a subi une importante avarie pendant l'entraînement, en mer d'Iroise : le flotteur tribord de Prince de Bretagne s'est soudainement désolidarisé de la coque centrale alors que les conditions météo étaient tout à fait maniables, selon le skipper. Heureusement, aucun blessé n'a été déploré, le chavirage a été évité, le mât préservé et le trimaran ramené à bon port, à Camaret, grâce au concours de la SNSM.
Dans l'interview qu'il donnait le lendemain de sa mésaventure (à écouter grâce au player ci-dessous), Cléris exprimait néanmoins toute son incompréhension devant cette infortune : le trimaran franc neuf venait de faire ses milles de qualifications en vue de la prochaine transat Jacques Vabre dans des conditions musclées et aucun problème ne semblait avoir été détecté.
Hélas sa participation à la course, aux côtés de Christophe Dietsch, est aujourd'hui hors de propos, <car il ne s'agit pas juste de recoller les morceaux. Il faut comprendre ce qui s'est passé. Un gros chantier nous attend>...
Et celui-ci ne se lancera peut-être pas dans les meilleures conditions, car si les causes de cette fortune de mer sont inconnues, il est évident qu'une belle bataille d'experts en assurance va maintenant se jouer, afin de déterminer qui des architectes Irens et Cabaret ou du chantier Marsaudon Composites est à incriminer.
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Mise à jour le 27 octobre. Retournement de situation : Hervé Cléris, son sponsor et son équipe ont finalement pris la décision de courir la Transat Jacques Vabre sur l'ancien bateau du skipper. Celui-ci déclarait : <Mon bateau est déjà au sec, demain on fait la peinture, tout le matériel qui nécessitait d'être changé est commandé, le plan B est en route. Dimanche ou lundi au plus tard, nous partons au Havre, ça va aller. Sur ce trimaran, qui m'appartient depuis 19 ans, j'ai déjà réalisé 20 transats, Christophe [Dietsch] a dû en faire six ou sept, donc nous n'allons pas dans l'inconnu, au contraire.>
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