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Interview du barreur de BMW-Oracle Racing

James Spithill : «Pour mieux barrer USA-17, j’ai même passé mon brevet de pilote !»

  • Publié le : 26/01/2010 - 06:19

Spithill ou… Batman ? On se croirait dans Batman ! L'insolite carénage du bras arrière de BMW-Oracle, s'il améliore de façon non négligeable l'aérodynamique du trimaran, impose quelques acrobaties au barreur lors des virements ou empannages. (Cliquez sur les illustrations pour les agrandir). Photo © Gilles Martin-Raget (BMW-Oracle Racing) Sixième interview exclusive consacrée à l'aile de BMW-Oracle Racing, fraîchement rebaptisé USA-17. James Spithill cumule les premières. Il était le plus jeune barreur de l'histoire de la Coupe de l'America avec le défi Young Australia, en 2000 - 21 ans seulement ! Et, d'ici quelques jours, il devrait être le premier à barrer un multicoque doté d'une aile aussi impressionnnante (*) dans cette même épreuve ! Car l'Australien occupe cette place enviable, perché à 12 mètres au vent d'un trimaran de 90 pieds qui file à plus de 30 noeuds, une aile de près de 70 mètres au-dessus de la tête.


Spithill, James Spithill A 21 ans, il a été le plus jeune barreur de la Coupe, en 2000 sur Young Australia, défi bien nommé. Aujourd'hui, James Spithill barre le premier voilier doté d'une aile à participer à cette épreuve. Photo © Gilles Martin-Raget (BMW-Oracle Racing) voilesetvoiliers.com : Lorsque tu as commencé cette campagne pour la 33e édition de la Coupe, tu n'avais pas beaucoup barré de multicoques. Depuis trois ans, tu navigues à haute dose en trimaran. Cela a-t-il changé ta façon de barrer ? Cela t'a-t-il rendu meilleur, que ce soit pour mener un mono ou un multicoque ?
James Spithill : Ce bateau a sans aucun doute permis à tout le monde de progresser de façon fantastique - et je m'inclus dedans ! Dès le départ, nous avons eu la chance d'être guidés et conseillés par certains des meilleurs spécialistes du multicoque, que ce soit Franck Cammas et son équipe de Groupama ou Glenn Ashby. Alors, oui, j'ai fait des progrès. D'autant que j'ai aussi eu la chance de pouvoir naviguer sur d'autres multis : Extreme 40, catas de Classe A, de Classe C, ORMA 60 même. Tout cela nous a permis d'être encore plus performants, à tous les postes, sur USA-17.

v&v.com : USA-17 est dorénavant l'appellation officielle de votre trimaran. USA est le nom que vous aviez officiellement mentionné lors du dépôt de votre défi, mais pourquoi 17 ?
J.S. : C'est le chiffre fétiche de Larry Ellison - peut-être parce qu'il est né le 17 août ? Parmi ses bateaux, d'autres avant notre trimaran ont porté ce chiffre, comme son célèbre maxi Sayonara ou son dernier TP52.

Ah, planer sur un tel avion ! Peu de vent, très peu, même, ce jour-là à San Diego. Et la coque centrale qui affleure, et le barreur là-haut - presqu'en solitaire ! J'ai dit barreur ? Pilote plutôt. Ah, planer avec un tel avion ! Photo © Gilles Martin-Raget (BMW-Oracle Racing) v&v.com : Revenons à l'aile. Quelle a été ta première réaction quand tu as entendu parler de ce projet, au départ ?
J.S. : Les prévisions de performances que les designers nous ont présentées étaient très convaincantes - et j'étais très excité par cette idée. Nous avons immédiatement contacté Fred Eaton et Magnus Clark, au Canada, pour pouvoir aller naviguer leurs catas de Classe C, dotés d'une aile rigide. Ce qu'il y a vraiment de plaisant avec le Deed of Gift originel, c'est qu'il permet tellement de liberté ! On peut partir d'une page blanche. Du coup, les designers ont pu explorer de nouveaux territoires pour obtenir quelque chose de nouveau, en tout cas à cette échelle !

v&v.com : Avais-tu déjà barré un voilier doté d'une aile avant cette campagne America ?
J.S. : Non, pas du tout. C'est pour cela que, dès l'étude initiale de ce projet, nous avons au plus vite organisé ces navigations à Toronto avec les Classe C. Et, surtout, ce comparatif si instructif entre un cata de Classe A <classique> et un autre - celui de Ben Hall - doté d'une aile rigide... Il faut que tu saches aussi que j'ai ensuite rapidement passé mon brevet de pilote d'avion ! Je crois que c'était vraiment une bonne idée pour mieux comprendre l'aérodynamique d'une aile - et aujourd'hui, j'adore voler, en trimaran comme en avion !

v&v.com : Peux-tu nous raconter ta première navigation avec l'aile ? Quels ont été tes sentiments à ce moment ?
J.S. : Ah, la première navigation a été époustouflante ! Elle a terminé en beauté une journée incroyable : au petit matin, nous avons sorti l'aile de son hangar, nous l'avons gréée... et nous avons quitté le quai sans plus attendre ! Et, une heure plus tard, j'étais sur une coque à faire des huit en baie de San Diego, à plus de 20 noeuds au milieu des bateaux ! Cela a été une énorme émotion pour toute l'équipe. Un véritable accomplissement. C'est en tout cas quelque chose que je n'oublierai jamais...

v&v.com : Peux-tu expliciter les différences entre USA-17 doté de son aile et gréé avec des voiles classiques ? Commençons par les accélérations...
J.S. :
Avec l'aile, le bateau est nettement plus réactif. A peine donne-t-on un peu d'incidence qu'il accélère, c'est fou ! Inversement, il est très facile de l'arrêter sur place : tu choques et l'aile se met immédiatement face au vent, et le bateau stoppe net ! La perte d'incidence peut être très brutale, plus rapide encore qu'avec une voile souple.

v&v.com : Quand on regarde le bateau au mouillage, face au vent, comme dans le port de commerce de Valence, il est étonnant de voir l'aile onduler dans le vent aussi vivement et facilement qu'une simple girouette ! Elle mesure pourtant maintenant près de 70 mètres et pèse 3 500 kilos ! On a vraiment l'impression qu'il n'y a aucune friction. Cette fluidité doit aussi faciliter le contrôle du bateau, non ?
J.S. : Si, bien sûr. Encore une fois, sa réactivité est stupéfiante, les efforts, les frictions, sont en effet très faibles.

Une place enviée ! D'une main sur une coque... Non mais franchement, vous ne voudriez pas être à sa place, vous ? Notez au passage le réglage de l'aile, dont l'impressionnante cambrure et le vrillage - travaillés au millimètre sur toute la hauteur - permettent de donner une puissance maximale par ce vent faible. Photo © Gilles Martin-Raget (BMW-Oracle Racing) v&v.com : Et les virements ? Cet après-midi, par un vent de 6-8 noeuds, je vous ai vu virer en... cinq ou six secondes ? Pour un multi, de cette taille qui plus est, c'est assez incroyable.
J.S. : Tu sais, quand, au près, tu remontes quasiment face au vent, un virement ne se sent presque pas ! Le bateau entre tout de suite dans le virement, pivote à peine et est déjà reparti ! Il faut simplement - mais aussi rapidement - baisser le foil sous le vent, relever l'autre et basculer l'aile au vent. Même les empannages sont plus rapides qu'avec un gréement classique, il n'y a que très peu de perte de qualité des écoulements le long de l'extrados. Encore une fois, les manoeuvres sont bien plus rapides, avec beaucoup moins de perte d'efficacité et de portance.

v&v.com : Et les angles de remontée au vent ?
J.S. :
Disons qu'ils sont similaires.

v&v.com : Le sont-ils vraiment ?
J.S. : On va dire qu'ils le sont.

v&v.com : Penses-tu battre Alinghi dans ce domaine spécifique ?
J.S. :
Nous verrons cela dès la première régate !

v&v.com : Et la barre de USA-17, est-elle plus dure ou plus douce qu'avec un gréement classique ?
J.S. :
Elle est identique.

Aile de géant, barreur de génie Admirez la différence de taille qui existe entre le barreur, minuscule silhouette sur le bras arrière, à tribord, et l'aile, qui culmine aujourd'hui à près de 70 mètres. Comme le dit James Spithill : . Photo © Hervé Hillard v&v.com : Sans safran central, la maîtrise du trimaran repose le plus souvent sous le seul safran sous le vent. A ce sujet, j'ai noté que les pelles avaient changé et étaient maintenant plus grandes. Tu avais des problèmes de contrôle du bateau ?
J.S. :
Non, aucun. Et je n'ai pas de problème pour maîtriser le bateau avec le safran sous le vent. Surtout que, le plus souvent, je vais en ligne droite !

v&v.com : En tant que barreur, tu n'as pas été gêné, au moins au début, par l'absence de voile d'avant ? Au près, celle-ci s'avère très utile pour <lire> le vent...
J.S. : Non, pas vraiment. En fait, tu sais, dès le début, on s'est efforcé de <naviguer aux instruments>, comme en avion. Je me repose beaucoup sur nos cadrans et les cibles que nous avons déterminées, en cap comme en vitesse.

v&v.com : Préfères-tu quand USA-17 navigue avec une voile d'avant, petit ou grand gennaker ? Cela aide-t-il à l'équilibre ?
J.S. :
Non, je n'ai aucune préférence de ce type. Et les voiles d'avant ne changent rien à l'équilibre du bateau.

v&v.com : Comme la Coupe de l'America reste un duel, et que USA-17 semble très à l'aise dans les phases de transition (virement, empannage, manoeuvrabilité...), penses-tu que tu vas aller <attaquer> Alinghi dès le départ ? En clair, vas-tu essayer de régater comme en match-racing ?
J.S. : Honnêtement, je n'en sais rien. Et c'est d'ailleurs assez excitant. Nous n'avons aucun moyen de nous entraîner avec un autre bateau. Et aucune de deux équipes ne peut prédire ce qui va vraiment se passer. C'est différent d'une Coupe classique, mais j'ai déjà fait du match-race avec des ORMA 60 dans pas mal de conditions météo différentes. Cela dit, tu parles des qualités de notre bateau, mais je pense aussi qu'Alinghi est très impressionnant dans ses accélérations ! Alors...

v&v.com : Loïck Peyron explique sur Alinghi, le moteur permet de réguler sans cesse et en même temps la GV et la voile d'avant, <comme sur un Hobie Cat>. Et il ajoute qu'il échange en permanence avec les régleurs. Comment cela se passe-t-il sur USA-17 ?
J.S. :
Mon boulot, c'est de faire avancer le bateau aussi vite qu'il le peut. Pour cela, j'ai évidemment besoin de travailler avec les régleurs de l'aile et de la voile d'avant. Donc de communiquer avec eux. Mais c'est vrai sur tous les bateaux de performance du monde, petits ou grands ! Tout est question d'harmonie, de coordination entre les régleurs, le tacticien et moi-même. Il faut anticiper les variations de vent, en force comme en direction. Et ce d'autant plus que l'aile est très réactive. Nous utilisons énormément les instruments. En fait, ce n'est pas si différent des navigations sur les Class America dernière génération. Communication et instrumentation - naviguer aux chiffres -, mais sans jamais oublier de passer du temps à naviguer et à sentir le bateau.

Une aile dans le vent (fort) Plus de 20 noeuds de vent sur le plan d'eau de Valence, le samedi 23 janvier. USA-17 est sorti quand même, a navigué... et, dans le clapot court, rapidement semé les semi-rigides chargés de veiller sur lui ! Photo © Gilles Martin-Raget (BMW-Oracle Racing) v&v.com : Loïck, un des barreurs d'Alinghi, donc, et Thierry Fouchier, régleur sur USA-17, sont d'accord sur le fait que le vainqueur sera celui qui naviguera le premier sur une coque, quelle que soit l'allure ou la force du vent. Au portant par petit temps, n'as-tu pas peur d'être désavantagé par rapport au cata suisse ? De pouvoir descendre moins, de devoir naviguer à un largue plus serré pour faire décoller ton trimaran ?
J.S. :
Depuis que nous avons lancé ce bateau, nous avons cherché à améliorer ses performances dans les petits airs. Il est clair que notre bateau est davantage axé sur la puissance - il est plus large et sans doute plus lourd -, donc des vents un peu plus établis que notre adversaire. De ce point de vue, en tout cas, l'aile nous a déjà permis de gros gains.

v&v.com : Avec des parcours aussi longs que ceux prévus par le Deed of Gift - un aller-retour face au vent de 40 milles, puis un triangle d'une trentaine de milles -, le vent peut bien évidemment changer en cours de jeu. Que peux-tu faire si la brise monte brutalement, comme ça peut être le cas en hiver à Valence ?
J.S. : Contrairement à ce que beaucoup pensent, le contrôle de l'aile est presque plus simple que celui d'une voile souple. Il est impossible d'ariser, bien entendu, encore moins d'affaler, mais on peut en revanche <twister> une grande partie de l'aile de façon que les volets aient quasiment une incidence négative.

v&v.com : Russell Coutts nous a affirmé ce matin qu'à San Diego, vous avez été flashé à 41 noeuds par 22 noeuds de vent réel... As-tu déjà été impressionné par cette aile, par sa puissance ?
J.S. :
Sans aller jusque-là, je dirai que, sur un bateau comme celui-ci, tu dois toujours garder un immense respect pour la puissance qu'il est capable de générer. Le gros avantage de l'aile, c'est que cette puissance peut être générée avec très peu d'efforts - je pense notamment à l'écoute principale. Et facilement contrôlée, même par plus de 20 noeuds de vent.

v&v.com : Penses-tu qu'après une telle expérience, revenir au monocoque sera facile, ou même plaisant ?
J.S. :
Quoiqu'il arrive, naviguer sur USA-17 et son aile aura été une expérience fantastique. Et sans nul doute l'une des plus belles navigations de ma vie.

v&v.com : Que préférerais-tu pour la prochaine édition de la Coupe de l'America, des monocoques ou des multicoques ?
J.S. : Notre équipe est plutôt intéressée par l'idée de rassembler un maximum de compétiteurs, de défis, de bateaux, sur le plan d'eau. Nous avons toujours voulu que cet événement reste ouvert à de multiples challenges. Et c'est ce que nous voudrions pour la prochaine fois. De ce point de vue, peut-être des monocoques seraient-ils préférables. Mais, pour l'instant, je ne pense qu'à une chose : le début de ce match, le 8 février.

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(*) Rappelons qu'en septembre 1988, et en deux manches d'un véritable <non-match>, le cata Stars and Stripes de Dennis Conner, long de 60 pieds et doté d'une aile rigide de 167,40 mètres carrés, avait totalement dominé l'immense monocoque de 90 pieds New Zealand de Michael Fay. C'est à la suite de cette triste édition de la Coupe que naîtront les Class America (IACC).


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Lire l'interview de Joseph Ozanne, concepteur français de l'aile de BMW-Oracle ici.
Lire l'interview de Vincent Lauriot-Prévost, architecte du trimaran américain BMW-Oracle ici.
Lire l'interview de Dimitri Despierres, homme-clé de la construction de l'aile de BMW-Oracle ici.
Lire l'interview de Russell Coutts, numéro deux de BMW-Oracle ici.
Lire l'interview de Thierry Fouchier, régleur à bord de BMW-Oracle ici.


Jeune, mais talentueux… et éclectique Spithill, s'il court toujours en monocoque, régate aussi au plus haut niveau en cata de Classe A. Eclectique talent... Photo © Gilles Martin-Raget (BMW-Oracle Racing) ...........
James Spithill en quelques dates

1979 : naissance à Sydney.
1998 : vainqueur du Mondial Jeunes de match-racing.
2000 : Coupe de l'America, défi Young Australia.
2003 : vainqueur de la Nation's Cup.
2003 : Coupe de l'America, défi OneWorld.
2004 : vainqueur de la Nation's Cup.
2005 : vainqueur du Mondial match-racing.
2005 : vainqueur de la Nation's Cup.
2005 : vainqueur du Mondial Melges 24.
2007 : Coupe de l'America, défi Luna Rossa.
2008 : vainqueur du championnat de match-racing en RC44.
2008 : vainqueur du Trophée Ville de Marseille en TP52 sur USA-17.
2009 : 6e du Mondial Classe A.
2009 : 4e du National australien de Classe A.

En complément

  1. bmw-oracle  agrave; 27 n oelig;uds par hellip; 6 n oelig;uds de vent  21/01/2010 - 16:17 33e Coupe de l’America à Valence BMW-Oracle à 27 nœuds par… 6 nœuds de vent ! Naviguer deux heures à 30 mètres de BMW-Oracle reste une expérience forte. Sous aile et petit gennaker sans recouvrement, le trimaran file à 27 nœuds tandis que la brise, au large de Valence, n’excède pas 6-7 nœuds. Quatre fois la vitesse du vent – démoniaque. Vivement la première régate.
  2. bmw-oracle   vous ne remarquez rien  20/01/2010 - 06:50 33e Coupe de l’America à Valence BMW-Oracle : vous ne remarquez rien ? Dès le premier coup d’œil sur ces photos du trimaran américain enfin gréé de son aile à Valence, on sent que quelque chose cloche. L’aile a changé. Elle est plus pointue. Elle… a un volet de plus en tête ! Au final, l’envergure doit être d’environ 62 mètres. Soit une tour de 20 étages. Vertigineux.
  3. 16/01/2010 - 14:19 Alinghi 5 : premiers bords en vidéo à Valence ! Alors que la polémique juridique continue avec BMW-Oracle, le defender Alinghi 5 a été le premier à hisser ses immenses voiles devant la Darsena de Valence (Espagne), vendredi 15 janvier. Avant de sauter à bord de son catamaran géant, le président du syndicat suisse Ernesto Bertarelli a expliqué à la presse et aux officiels espagnols que lui et son équipe étaient «prêts pour le match». Le programme d'entraînement a débuté dès le lendemain.
  4. 06/01/2010 - 19:07 Alinghi 5, ou le pari de la légèreté Alinghi 5 est arrivé à Valence (Espagne) le 4 janvier, en provenance de Ras Al Khaïmah (Emirats Arabes Unis), où l’équipe suisse s’est entraînée pendant deux mois et demi. L’occasion d'analyser le catamaran géant du defender, issu d’une tradition de recherche de performances en multicoque sur le lac Léman.
  5. pour faire mieux, vous repasserez  02/01/2010 - 07:44 La construction de l’aile de BMW-Oracle Pour faire mieux, vous repasserez ! Eh oui, même un projet pharaonique et high-tech comme BMW-Oracle peut avoir besoin d’un banal fer à repasser ! Avant de tendre à chaud le film aéronautique des volets, un préchauffage est effectué au niveau de chaque panneau intermédiaire. Centimètre par centimètre.
  6. thierry fouchier, des class america et de groupama  agrave; bmw-oracle 19/12/2009 - 00:14 Interview d’un des régleurs français de BMW-Oracle Thierry Fouchier : «Avec l’aile, les accélérations sont foudroyantes, les virements ultra-rapides !» Cinquième interview exclusive consacrée à l’aile de BMW-Oracle Racing – et encore un Français ! Après Joseph Ozanne, Dimitri Despierres, Vincent Lauriot-Prévost et Russell Coutts, voici celle de Thierry Fouchier, 37 ans, régleur à bord du maxi-multi. Venant à la fois de la Coupe de l’America (Défi France, 6e Sens, Victory Challenge) et du multicoque (Groupama), Thierry a une vision pointue du travail particulier qui incombe aux régleurs de l’aile – et des voiles d’avant.
  7. alinghi 5   bient ocirc;t l rsquo;or de v eacute;rit eacute; 17/12/2009 - 07:07 33e Coupe de l’America Alinghi 5 : bientôt l’or de vérité Les deux enfants gâtés de la 33e Coupe de l’America – Ernesto Bertarelli (Alinghi) et Larry Ellison (BMW-Oracle) –, au-delà de leurs bagarres dignes d’une cour de récré, auront au moins réussi ça : lancer les deux multis les plus fous de la planète. A preuve, cette somptueuse image d’Alinghi 5.
  8. russell coutts, num eacute;ro deux de bmw-oracle 16/12/2009 - 00:47 Interview du numéro 2 de BMW-Oracle Racing Russell Coutts : «Naviguer avec cette aile revient à réapprendre à marcher !» Quatrième interview exclusive consacrée à l’aile de BMW-Oracle Racing. Lui n’est pas Français (tant pis pour nous), a déjà gagné trois fois la Coupe de l’America, est l’un des meilleurs barreurs du monde. Le Néo-Zélandais Russell Coutts, 47 ans, a déjà couru pour les Kiwis, les Suisses, et est aujourd’hui directeur exécutif du challenger BMW-Oracle et bras droit de Larry Ellison. De ce fait, Russell manie la langue de bois aussi bien que la barre. Mais… pas tout le temps.
  9. lo iuml;ck peyron    laquo;alinghi, c rsquo;est un hobie   raquo; 10/12/2009 - 07:12 America / Alinghi 5 Loïck Peyron : «Alinghi, c’est un Hobie !» Loïck Peyron – un des trois barreurs d’Alinghi 5 avec Alain Gautier et Ernesto Bertarelli – s’illumine dès qu’il raconte ses navigations sur une coque. «Sur Alinghi, grâce au moteur qui entraîne les manœuvres, on peut sans cesse réguler la voilure, choquer, border… exactement comme en Hobie ! »
  10. plus qu rsquo;un duel, ce sera un tournoi  03/12/2009 - 07:04 America / Alinghi 5 Plus qu’un duel, un tournoi ! Alors que les Américains de BMW-Oracle Racing ont envoyé le trimaran et son aile par cargo à Valence, Espagne, les Suisses d’Alinghi 5 font évoluer leur catamaran à Ras el-Khaimah. Et viennent de l’affubler d’un bout-dehors gigantesque… mais qu’ils s’attachent à ne pas vouloir vraiment montrer.