Options météo, coups de théâtre dans le classement, bons et mauvais VMG, arrêts au stand... Tous les matins, revivez l'essentiel des 24 dernières heures du Vendée Globe analysées et commentées par notre rédaction
Note :
1. Peyron : trace bleu marine. 2. Josse : trace violette. 3. Dick : trace bleu clair (D). 6. Golding : trace bleu clair (G) 8. Jourdain : trace rouge. 9. Le Cam : trace rose. 10. Beyou : trace verte. 12. Thomson : trace bleu ciel.
Photo © D.R.
Au près, bâbord amures. Ce n'est pas le rêve, pour descendre l'Atlantique Sud, mais pas le choix. Comme l'explique Josse (BT), <l'anticyclone de Saint Hélène est très à l'Ouest par rapport à sa position classique. Il nous bouche complètement le passage.>
La faute aux dépressions orageuses qui courent depuis le Brésil et le perturbent. Conséquence : impossible de viser Bonne-Espérance en route directe pour les premiers concurrents. Aussi insistent-ils sur la route Sud, dans un alizé de Sud-Est d'une quinzaine de noeuds, dans l'espoir de toucher au plus vite les vents portants des 40e. Mer chaotique, pas très agréable. Les étraves tapent. Pour quelques jours, peut-être une semaine... Les performances globales en prennent un coup...
Mais inévitablement, certains souffrent moins que d'autres. Riou (PRB) ronchonne : <Cela suit son cours... Le vent est installé mais plus instable ce dimanche matin : ça nous occupe ! Et ce n'est pas plus mal... J'ai bien dormi mais ça énerve un peu de voir que Loïck est un poil plus rapide avec son mât traditionnel plus léger.> Oui, Peyron (Gitana Eighty) creuse son avance de quelques milles de plus. Il est déjà devant, lui...
1. Peyron : trace bleu marine. 2. Josse : trace violette. 3. Dick : trace bleu clair (D). 6. Golding : trace bleu clair (G) 9. Jourdain : trace rouge.
Photo © D.R.
Mais un autre coureur commence d'inquiéter sérieusement la paquet de tête : Golding (Ecover). Il allonge sur l'option Ouest depuis plusieurs heures et marche sensiblement mieux que les autres. D'Eliès (Generali), il n'a fait qu'une bouchée !
Le Cam (VM Matériaux) joue l'Est, illustrant la complexité du questionnement stratégique en tête de course. <L'avenir météo est incertain : il y a un gros front froid sur le Brésil. Je vais m'attaquer au problème dans la journée car que faire ?>
Peyron, Josse et Dick (Paprec Virbac 2) gardent l'option centre. Prise de risque minime. Le skipper de Paprec Virbac 2 ne fait pas de mystère : <Je tente de maintenir mon avance sur mes poursuivants. L'objectif est de rester dans le trio de tête.>
Une nouvelle fois, les poursuivants se trouvent dans une position plus facile à tenir. Ils bénéficient des traces des meneurs, tirent des conclusions plus fermes et craignent moins de se tromper. Ils ont tout à gagner ! Et l'offrande à Neptune les occupe tous plus ou moins au franchissement de l'équateur. Caffari (Aviva) balance par dessus bord sa ration quotidienne de bonbons. Desjoyeaux (Foncia) continue lui de dormir sur ses deux oreilles : <3h 43m 20s, le 23 novembre 2008 : Foncia coupe l'équateur géographique, je n'ai pas vu Neptune, il faisait nuit, il devait dormir, et moi aussi. Bon plein, vent variable.>
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v&v.com présente le classement général provisoire du Vendée Globe (relevé du jour, à 5h00, en tête d'article) et analyse les performances des skippers (ci-dessous)... car celui qui avale le plus de milles en 24 heures, n'est pas toujours le premier !
Dejeanty a décidément la "chance" de tirer toutes les bonnes cartes météo et continue de recoller à la course. A l'avant, Golding s'invite comme homme d'honneur du près dans l'Atlantique Sud.
Photo © D.R.
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Suivi des avaries
Jérémie Beyou (Delta Dore) : problème dans le gréement. 8h30 : Jérémie constate que son gréement tribord n'est plus solidaire du mât. 9h12 : le skipper de Delta Dore prévient la direction de course qu'il se déroute vers recife (Brésil) pour tenter une réparation. Dans l'après-midi, il abandonne l'idée de réparer ses barres de flèche à Recife et vise Bahia (Brésil). <Je fais route vers Bahia. Cela me permet de rester vent de travers et d'appuyer bien le mât bâbord amure. J'essaie de naviguer gîté pour éviter à la barre de flèche de trop taper dans le tube de mât. J'ai essayé de l'attraper, mais c'est trop violent avec la mer : j'ai failli me faire décapiter. Du coup j'espère qu'elle va pas défoncer le mât avant que j'arrive en eaux calmes, et que le mât va rester debout...>
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23/11/2008 - 10:46
Avarie de gréement pour Jérémie Beyou
Depuis ce matin, Delta Dore fait route vers le Brésil pour trouver un mouillage. Jérémie Beyou a en effet constaté que le gréement sous le vent, à tribord, n’était plus solidaire du mât. Il lui faut donc – sans virer ni empanner – trouver un abri pour tenter de réparer seul cette avarie.
23/11/2008 - 10:34
C’est bien parti pour la gîte !
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