Options météo, coups de théâtre dans le classement, bons et mauvais VMG, arrêts au stand... Tous les matins, revivez l'essentiel des 24 dernières heures du Vendée Globe analysées et commentées par notre rédaction.
Note :
11/01 à 11h. 1.Desjoyeaux : blanc. 2.Jourdain : rouge. 3.Le Cléac'h : beige.
Photo © Actinext / Vendée Globe
A l'Ouest du Pacifique, une importante dépression chahute Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Sedlacek (Nauticsport-Kapsch). Les deux skippers luttent au près pour gagner l'Est. Leurs moyennes peinent à dépasser les dix noeuds.
Wilson (Great American III) plonge au Sud-Est afin d'éviter le flux.
White (Toe in the water) est près de franchir la dernière porte des glaces, tandis que le trio Caffari (Aviva), Boissières (Akena Vérandas) et Thompson (Team Pindar) descend sur le Horn en pleine baston.
Horn, délivrance du Pacifique.
<Une masse sombre apparaît ? Est-ce donc ça ?>, s'interroge Guillemot (Safran), à quelques milles du cap mythique. Pour fêter son troisième passage du Horn, le skipper signe la meilleure journée - alors qu'il descend sous trois ris. 15 à 16 noeuds de moyenne. Plus de 380 milles en 24 heures !
Dans un email, Guillemot écrit : <Le jour se lève, j'aperçois entre les nuages la lune dans mon NW, le vent s'essouffle et la mer se range, mais reste toujours une bonne houle d'W qui nous pousse avec souplesse. Passage dans le Sud du caillou à 7H31TU à 8 noeuds 85 par 56°08,885 S et 67°12,729 W. Bien content de terminer ce Pacifique que j'ai pourtant trouvé vraiment bien, mais on en sort un peu usé par la tension, le stress et toutes les aventures liées à l'épreuve. Je ne vois rien, j'espère que le GPS est bon...>
Davies (Roxy) l'a devancé de quelques heures. Une première fois, pour l'Anglaise. <Je suis maintenant cap-hornière. Et avec la manière, en contournant le point mythique dans 40 noeuds de vent et une mer montagneuse. Cependant, dans le vrai style cap Horn, le vent est tombé rapidement et je me suis retrouvée avec moins de dix noeuds.>
Reste un tiers de la course. Pas nécessairement le plus aisé.
Davies n'a pas terminé de relancer la toile que rentre du vent fort. Manoeuvre inverse, reprise de ris. Serre le vent.
12/01 à 5h. 1.Desjoyeaux : blanc. 2.Jourdain : rouge. 3.Le Cléac'h : beige.
Photo © Actinext / Vendée Globe
Le Cléac'h (Brit Air) attend avec impatience le portant. Depuis le Horn, il s'échine au près. <La route est encore longue jusqu'au Sables-d'Olonne. C'est une longue ligne droite.>
Dans les prochaines heures, Le Cléac'h table sur une situation météo qui tournerait à son avantage et lui permettrait de réduire l'écart avec le duo de tête...
Il s'en défend un peu : <Ce que je cherche, c'est avoir une belle trace sur l'ordinateur. Quoiqu'il arrive, je reste concentré sur mes objectifs, pas sur les deux coureurs devant moi.>
Jourdain (Veolia Environnement) et Desjoyeaux (Foncia) tapent au près dans une mer formée et du vent fort. Le passage de l'anticyclone n'est pas facile et une dépression leur barre bientôt la route.
Pour Jourdain, le vent refuse davantage que pour Desjoyeaux. Moins rapide, il lui concède des milles. Le skipper de Foncia se coule dans les hautes pressions, sur une route parallèle à la route directe.
Au petit matin, Desjoyeaux porte son avance à près de 300 milles. Confortable.
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v&v.com présente le classement général provisoire du Vendée Globe (relevé du jour, à 5h00, en tête d'article) et analyse les performances des skippers (ci-dessous)... car celui qui avale le plus de milles en 24 heures, n'est pas toujours le premier !
Seuls Dinelli et Sedlacek sont épargnés par le vent fort. Devant eux, ça tape ! Au portant ou au près...
Photo © D.R.
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Suivi des avaries
Dee Caffari (Aviva) : GV de plus en plus endommagée.
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12/01/2009 - 09:51
Marc Guillemot file vers son troisième cap Horn
«Il me reste un peu moins de 350 milles avant le caillou, racontait Marc Guillemot (Safran) hier. Le cap Horn, je l’ai passé une fois avec du soleil, une fois de nuit avec un beau ciel étoilé. L’arrêt au Horn est exclu, trop de vent. Je vais monter jusqu’aux Malouines pour réparer mon rail de mât.»
11/01/2009 - 11:56
Sam épate !
Trop forte, Sam. Quand elle ne casse pas ses cordage à mains nues, elle déboule à la quatrième place du Vendée Globe, enquille les journées à 17 nœuds, s’extasie sur tout, parle aux albatros, cajole son Roxy, rit de tout et d’elle-même, fait l’admiration de tous. Et vient de passer le Horn.
11/01/2009 - 10:55
Desjoyeaux chasse le vent, Davies le Horn
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