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Voiles de Saint-Barth

Luc Poupon : « Une flotte qui se renouvelle constamment »

Alors que le rideau est tombé, ce samedi, sur la 8e édition des Voiles de Saint-Barth, au terme de régates intenses pour les 61 équipages en lice, l’heure est au bilan pour les organisateurs de l’événement. Luc Poupon, Directeur de course, qui se satisfait notamment de la présence toujours plus nombreuse de Maxi sur l’épreuve, mais aussi d’un intéressant renouvellement de la flotte chaque année, tire les premières conclusions de ce cru 2017, prématurément interrompu faute de vent, et dévoile quelques perspectives de la plus courue des épreuves aux Antilles françaises.
  • Publié le : 15/04/2017 - 12:00

Luc PouponDirecteur de course, Luc Poupon est l'un des deux piliers des Voiles de Saint-Barth avec François Tolède. Photo @ Antoine Beysens/Voiles de Saint-Barth

Voilesetvoiliers.com : Luc, quel bilan tirez-vous de cette 8e édition des Voiles de Saint-Barth ?
Luc Poupon :
 
Nous avons un plateau qui grandit de plus en plus, notamment parmi les bateaux de grandes tailles. Nous avons reçu une quinzaine de Maxi cette semaine. Est-ce que c’était une année exceptionnelle ou pas ? On le saura l’an prochain. Reste que l’on accueille 20 à 25 % de Maxi en plus à chaque nouvelle édition. On espère faire mieux en 2018 (la 9e édition est déjà programmée du 9 au 14 avril 2018, ndlr) et plus encore en 2019 lors de la dixième, tout en gardant le même état d’esprit que nous avons depuis le début : privilégier la qualité à la quantité, avec un accès équitable entre les bateaux les plus grands et les plus petits car il n’est pas question pour nous de perdre ces derniers. L’autre point positif, c’est que nous avons une flotte qui se renouvelle avec, en moyenne, 50 % de nouveaux équipages par an. C’est un phénomène que nous ne parvenons pas encore à analyser mais nous ne pouvons que nous en réjouir. Le bouche à oreille semble bien fonctionner. Saint-Barth est une petite île au milieu des Caraïbes, pas spécialement accessible à tout le monde or il se trouve que les teams ont aujourd’hui vraiment intégré les Voiles à leurs campagnes caribéennes, au même titre que la RORC 600 ou la Saint-Marteen Regatta. C’est bien pour nous.

Voiles Saint Barth 2017 Aux voiles, il y a des Maxi mais pas que ! Et Luc Poupon, Directeur de course est attaché au mélange des genres.Photo @ Christophe Jouany/Voiles de Saint-Barth

Voilesetvoiliers.com : Le format de ces courses est cependant différent des vôtres !
L.P. :
C’est vrai que le pari de dire que l’on joue l’événement sur une semaine est une chose qui ne se fait pratiquement jamais aux Antilles puisque la majorité des régates dans le secteur sont organisées sur deux ou trois jours. De notre côté, on se pose même aujourd’hui la question de rajouter une journée de course et de débuter les Voiles dès le lundi. Nous allons sonder les skippers pour voir si cela les intéresse. On s’aperçoit qu’ils arrivent de plus en plus tôt à Saint-Barth mais, bien sûr, si les équipages demandent de garder cette journée comme jour d’entraînement, alors on la gardera ainsi.

Voiles Saint Barth 2017 Bien qu'encore faiblards cette année, les alizés caribéens réclament de gros bras sur les plus grosses unités comme ici à bord du Maxi72 Proteus vainqueur du classement général.Photo @ Christophe Jouany/Voiles de Saint-Barth

Voilesetvoiliers.com : Avez-vous d’autres perspectives d’évolution ?
L.P. :
Nous en avons toujours. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si nous avons autant progressé depuis huit ans. Les concurrents le sentent bien et c’est aussi pour cette raison qu’ils reviennent. Le plateau évolue, mais c’est aussi le cas du programme d’animations, du village de la course, de la réception des gens… La journée de repos  au Nikki Beach (restaurant/bar de plage, ndlr) est aujourd’hui devenue une vraie tradition et les équipages la plébiscitent. Il y a donc aussi des éléments que nous ne pouvons pas changer. Sur l’eau, après six années d’alizé assez fort, les deux dernières éditions, dont celle qui se termine, se sont jouées dans un peu moins de vent (les régates de ce samedi, ultimes manches de cette édition, furent annulées faute de vent, ndlr) mais on a pu voir que, dans tous les cas, il était possible de faire les choses bien. La période à laquelle nous organisons l’événement est la bonne. Nous nous étions, évidemment, posé la question au début, mais ça roule. Et l’engouement des coureurs en est la preuve. Le plus dur, c’est d’éviter la lassitude mais on parvient à proposer de nouvelles petites choses à chaque fois. Le concept et le format plaisent. L’un et l’autre nous apportent quelque chose de très hétéroclite au niveau de la flotte, avec on l’a déjà dit, un niveau de renouvellement intéressant chaque année. À ce jour, plus de 350 bateaux ont déjà couru les Voiles de Saint-Barth. Pour la 10e édition en 2019, nous projetons de lancer un énorme mailing pour recontacter chacun d’entre eux de manière à fêter cet anniversaire, en limitant toutefois le nombre d’inscrits à 80 ou 90. À suivre !

Résultats complets des 8e Voiles de Saint-Barth ici

TP52 SorchaLe TP52 Sorcha victorieux en CSA 0, catégorie qu'il a largement dominé durant toutes les régates.Photo @ Christophe Jouany/Voiles de Saint-Barth

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