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Doigts levés à la Copa del Rey

Même en Swan, avant l’heure, c’est pas l’heure !

On n’a pas encore fait plus beau qu’un départ de monocoques au près dans du vent et ce n’est pas le départ de ces quatre ClubSwan 50 lors de la 37e Copa del Rey à Palma de Majorque, le week-end dernier, qui va nous contredire ! Et encore moins Hendrik Brandis, sans doute, vainqueur de cette course à bord de son Earlybird, devançant neuf autres concurrents à bord de ces prestigieux monotypes des chantiers finlandais Nautor’s Swan.
  • Publié le : 07/08/2018 - 12:36

Même en Swan, avant l’heure, c’est pas l’heure !Doigts levés pour les vigies à l'avant de ces quatre Swan 50 prenant le départ de la Copa del Rey de Majorque. Photo @ Fabio Taccola
Outre l’importance de choisir le bon côté de la ligne, si cette dernière n’est pas «neutre» ou qu’un changement de vent avantage le côté «bateau comité» (situé à droite quand on est face au vent) ou alors le côté «bouée» (à gauche), le secret d’un bon départ, c’est aussi le timing.

Et même si le tacticien ou navigateur, grâce à son stylet et sa tablette équipée du logiciel tactique situant le bateau par rapport à la ligne, sait exactement où il est et s’il faut accélérer ou au contraire «cramer» du temps, rien ne remplace une veille visuelle !

Du coup, chaque «numéro 1» – l’équipier d’avant ou le «bowman» en anglais – file à l’avant, une main pour l’étai et une autre pour le barreur. Tant que son bras reste en l’air, c’est que la ligne n’est pas franchie. Avec ses doigts, il fait signe au barreur et aux régleurs de grand-voile et de génois pour leur dire à combien de longueurs de la ligne se situe encore le bateau. C’est à ces deniers, alors, qu’il convient d’adapter la vitesse et le cap.

Deux doigts en l’air ? C’est que la ligne est à deux longueurs de bateau. Donc trente mètres ici, ces Swan en mesurant quinze. Précieuse information puisqu’à près de huit nœuds, il ne faut pas plus de sept secondes pour avaler ces trente mètres ! Quand l’étrave coupe enfin la ligne virtuelle entre le bateau comité et la bouée, le numéro 1 baisse le bras, d’un geste militaire. Avant l’heure, c’est pas l’heure. Après l’heure, c’est plus l’heure ! 

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