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VENDÉE GLOBE

Sébastien Destremau : «J’y retourne demain !»

Sébastien Destremau, 18e et dernier concurrent du Vendée Globe 2016-2017, est arrivé aux Sables-d’Olonne ce samedi à 1 h 40'18''. Il ferme la porte de l’édition 2016-2017 du tour du monde, après 124 jours et 12 heures de course, à la vitesse moyenne de 8,2 nœuds et 50 jours de retard sur le vainqueur, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII). Régatier aguerri mais parti sans expérience du solitaire sur un IMOCA (TechnoFirst-faceOcean) de vingt ans d’âge, le Toulonnais aura jusqu’au bout mené «sa» course, sans autre ambition que celle de finir. Nous l’avons joint peu avant son arrivée pour ses ultimes propos en mer. Mission accomplie !
  • Publié le : 11/03/2017 - 01:45

finish DestremauVendredi 10 mars à quelques heures de l'arrivée, Sébastien Destremau savourait... Photo @ Olivier Blanchet/DPPI/Vendée Globe
Voilesetvoiliers.com : A quelques milles de l’arrivée, comment te sens-tu ?

Sébastien Destremau :
Ça va super, ça se rapproche. Je me sens bien, impatient d’arriver bien sûr et de retrouver les gens que j’aime, mais j’ai surtout hâte d’entendre à la VHF : «Pour TechnoFirst-faceOcean attention… TOP !», ça, je l’attends ! Ça veut dire qu’après il ne peut plus rien t’arriver !

Voilesetvoiliers.com : Tu as eu pas mal de petits ennuis techniques, mais pas de grosse avarie…
S.D. :
Non, zéro avarie, zéro problème structurel. Rien. Malgré son manque de préparation, le bateau arrive en parfait état, il est nickel. Ce bateau, je l’ai choisi dans cette optique-là et je suis content de ne pas m’être trompé. Mais j’ai eu des soucis de moteur : le démarreur m’a lâché après trois semaines de course. J’ai fait tout le Vendée Globe en démarrant le moteur comme une tondeuse à gazon, sauf qu’au lieu du câble il fallait la grand-voile ou le gennaker pour démarrer. C’était vraiment l’enfer, parce qu’au lieu d’appuyer sur un bouton, tu mets une heure et demie à démarrer ton moteur.

Voilesetvoiliers.com : Et tu n’avais plus tes hydrogénérateurs…
S.D. :
Mes hydrogénérateurs sont tombés en rade en Atlantique Sud, sur le retour. Mais il faut dire que j’avais pris les hydro de Monsieur-tout-le-monde, des modèles croisière, de base, qui n’ont eu aucune préparation particulière. C’était un vrai test de résistance, et ils ont quand même fait les trois-quarts du tour du monde en utilisation intensive. Mais cela représentait un risque important et mon erreur a été de ne pas demander à avoir un hydrogénérateur de secours. Si bien que j’ai été très emmerdé dans l’Atlantique, pour terminer le Vendée, avec ce début de dernière semaine, plus de courroie d’alternateur. Des ennuis mécaniques, mais sur le bateau en lui-même, aucun souci.

Voilesetvoiliers.com : Tu as été surpris par les conditions rencontrées autour du monde ?
S.D. :
Oui. J’ai été surpris par la facilité du Pacifique, même si j’ai essuyé deux grosses tempêtes, et par l’extrême difficulté de naviguer dans l’océan Indien. Je savais que c’était un océan difficile, casse-bateau, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi dur que ça. C’est vraiment très dur pour le matériel. Quand tu passes dans le Pacifique, tout devient beaucoup plus simple, plus facile, le Pacifique n’est pas traître. L’Indien… ouh là !

Techno FirstBizuth. Régatier et coureur émérite en équipage, Sébastien Destremau, n’a quasiment pas d’expérience en solitaire et en IMOCA lorsqu’il prend le départ du Vendée Globe, aux Sables-d'Olonne le 6 novembre 2016.Photo @ Vincent Curutchet/DPPI/Vendée Globe

Voilesetvoiliers.com : Dans l’Indien, tu as subi un chavirage et tu t’es fait mal…
S.D. :
Oui, j’ai chaviré dans l’Indien et sur un autre demi-chavirage, je me suis cassé une ou deux côtes, mais ce sont des incidents à un instant «T». La navigation elle-même, la mer, sont constamment dures, elles font souffrir le bateau tout le temps. La plupart du temps la mer est croisée, le bateau tape d’un côté, tape de l’autre, s’envole, il ne sait plus comment faire. Tu te prends des vagues dans le cockpit qui te submergent, la casquette a explosé dans l’Indien, c’est vraiment sournois.

Voilesetvoiliers.com : Quand Armel Le Cléac’h est arrivé le 19 janvier dernier, tu étais encore à près de dix mille milles de l’arrivée, en plein Pacifique. Ça n’a pas été un peu dur à ce moment-là ?
S.D. :
Pas quand Armel est arrivé, non. Ça m’a fait trop rigoler de savoir que ces mecs-là étaient déjà en train de terminer alors qu’il me restait tout cela à faire. De toute façon je m’étais arrêté une semaine en Tasmanie. Et mon bateau a fait cent neuf jours au mieux (avec le Britannique Steve White en 2008 alors qu’il se nommait Toe in the Water), il ne fera jamais le Vendée Globe en soixante-quinze jours, donc ce n’était pas le problème. Là où cela a été beaucoup plus dur pour le moral, c’est entre le Horn et l’Équateur, quand il y a eu des rafales d’arrivées. De lire tous les deux jours ‘’untel arrive’’, ‘’untel arrive’’, c’est un peu plus pénible. D’ailleurs à ce moment-là j’ai demandé qu’ils arrêtent de m’envoyer les communiqués.

Voilesetvoiliers.com : Pour ton passage du Cap Horn, au 84e jour, on sentait beaucoup d’émotion…
S.D. :
C’est incroyable. L’arrivée sur le Horn, la côte chilienne. Et c’est vraiment quelque-chose de voir ce caillou, qui m’a d’ailleurs impressionné par sa petitesse. Le Horn n’est vraiment pas gros, mais c’est un symbole, quand tu sais tout ce qu’il a fallu faire pour arriver là. On te dépeint ça comme une délivrance, le virage à gauche et c’est la maison — oui mais quel chemin parcouru ! Et puis j’ai eu de la chance : je l’ai vu au petit matin et je l’ai quitté le soir. Je suis passé à un mille et demi, il faisait super beau. Un grand moment.

Voilesetvoiliers.com : Ta remontée de l’Atlantique a été compliquée avec tes soucis d’énergie puis ce manque de nourriture.
S.D. : Oui j’ai eu ce gros problème de nourriture. Il allait se poser de toute façon, mais pas aussi violemment que ça. J’en avais prévu pour un certain nombre de jours que j’allais dépasser, mais en plus il y a un tuyau qui s’est débranché et j’ai complètement noyé le bateau et notamment l’endroit où je stocke tous les vivres. Il y avait un sac qui n’était plus étanche, dans lequel les trois quarts de la nourriture étaient foutus. Je me suis donc retrouvé voilà une quinzaine de jours à découvrir qu’en fait il me manquait quasiment deux semaines de nourriture. Il a fallu vite rééchelonner le peu qu’il me restait pour arriver à tenir. Il me restait les rations de survie des containers de survie. C’est dégueulasse, on n’a pas envie de le manger.

Destremau tableau«M’attends pas pour diner». Alors qu’Armel le Cléac’h franchit la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne, Sébastien est encore au beau milieu du Pacifique. Mais il n’a rien perdu de son sens de l’humour !Photo @ Sebastien Destremau/Technofirst Face Ocean
Voilesetvoiliers.com : Avec Armel vous n’avez clairement pas fait la même course !
S.D. :
C’est la beauté du Vendée Globe. Je conçois parfaitement qu’il y ait une poignée de mecs qui partent avec les plus beaux bateaux, qui sont là pour faire de la compétition à très haut niveau, et puis des gens qui ne sont pas là pour ça. C’est bien tout ce qui fait l’intérêt de cette épreuve auprès du grand public : cette mixité entre les diverses personnalités. Le haut niveau je connais, je sais ce que c’est que le résultat à tout prix, mais ce n’était pas mon histoire sur le Vendée Globe. L’histoire d’Armel est fabuleuse et magnifique, mais l’histoire de tous ceux qui terminent le Vendée Globe est tout aussi intéressante.

Voilesetvoiliers.com : Tu arrives près de cinquante jours après le vainqueur…
S.D. :
Pour être honnête, je ne suis pas du tout content de mon résultat sportif. Terminer le Vendée Globe en cent vingt-trois jours, je trouve ça nul. Mais il ne faut pas oublier que quand je suis allé chercher mon bateau en Afrique du Sud, je n’avais jamais mis les pieds sur un IMOCA. Et quand j’ai pris le départ de la Transat Calero Solo (en avril 2016 entre les Canaries et Newport, ndlr), je n’avais jamais navigué en solitaire de ma vie. Avec mon équipe on a tout inventé pour ce projet. Mon frangin, qui est le team manager du bateau et directeur technique, n’avait jamais navigué sur un IMOCA ! Nous avons fait ça à Toulon, avec nos pinceaux et nos tournevis, dans une région où il y a zéro savoir-faire sur ce type de bateau, où les mecs appellent le Vendée Globe le «Vent des globes» ! Ma performance sportive n’est pas bonne à mes yeux, j’aurais préféré faire cent jours, c’est sûr, mais je termine le Vendée ! Je n’ai pas besoin de gagner, c’est bon : ma victoire je l’ai !

Voilesetvoiliers.com : Avant de partir, tu disais que le solitaire ce n’était pas ton truc : tu as changé d’avis ?
S.D. :
Oui. J’ai changé d’avis complètement. Je savais que le Vendée Globe était une épreuve suffisamment immense pour pallier le fait que je ne suis pas un navigateur solitaire – et ce n’est pas parce que j’ai fait le Vendée que je vais faire le Figaro, je ne suis pas un régatier solitaire. Par contre j’ai passé un moment exceptionnel à faire ce Vendée Globe, et disputer le prochain n’est pas quelque chose que je m’interdis. Loin de là. Et j’avoue que quand je vois les quatre mois qui viennent de passer, je ne peux pas croire que c’est moi qui ai fait ça ! Je suis incapable de faire… ce que je viens de faire !

Destremau monocoqueArrêt technique. Début janvier, Technofirst-faceOcean est au mouillage en Tasmanie, à Esperance Bay. Son skipper souhaitait vérifier son gréement avant la traversée du Pacifique.Photo @ Jeremy Firth/DPPI/Vendée Globe

Voilesetvoiliers.com : Sur le plan personnel, qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?
S.D. :
D’abord ça m’a apporté de vivre et de me laisser porter par des émotions que tu ne peux pas te permettre – ou que tu ne te permets pas – de vivre quand tu es à terre. Tu es tellement dans un milieu hostile, différent, isolé, que tu vis des émotions dingues. Entre Bonne Espérance et une semaine après le Horn, pendant deux mois et quelque, j’ai pleuré tous les soirs. Comme un enfant ! Et puis j’ai découvert la formidable capacité de l’être humain à trouver une solution quand tu n’as pas le choix. En bateau, t’as pas le choix, tu te démerdes ! Tu as oublié les chaussures : tu feras le Vendée Globe sans chaussures ! Je te donne cet exemple parce que c’est vrai que j’ai fait le Vendée Globe sans chaussures : je l’ai fait en tongs et en bottes. J’ai oublié les chaussettes aussi. Tu fais avec ce que tu as.

L’exemple le plus fort, c’est évidemment quand je me suis cassé les côtes. Quand tu te retrouves en pleine nuit allongé par terre, parce que tu ne peux plus bouger, et tu te dis : «comment je vais faire pour amener ce bateau en Australie ?», parce que la côte la plus proche est en Australie, à dix jours de mer de là. Et puis finalement, après vingt minutes par terre, tu te mets dans la bannette, et le lendemain ou deux jours après tu rampes sur le pont. Ensuite tu te mets à quatre pattes, puis tu te mets debout, et deux mois et demi après tu es à l’arrivée du Vendée Globe. Eh bien ça, c’est parce que je n’avais pas le choix ! Si on pouvait s’arrêter, ouvrir la porte et dire « ’arrête, je m’assieds par terre et j’attends qu’on vienne me chercher», c’est ce que j’aurais fait mais là je n’avais pas le choix.

Voilesetvoiliers.com : Si on te disait que tu seras au départ en 2020, tu le croirais ?
S.D. :
Oui je le croirais, sans problème. Est-ce que j’y serai, est-ce que je vais le faire avec tout ce qu’il faut pour y être ? Ca, ce n’est pas sûr. On verra ça à la conférence de presse d’arrivée. On verra… ! Mais oui, ça ne me fait pas peur. Refaire exactement ce que je viens de faire en mieux, en gagnant quinze jours, pas de problème, j’y retourne demain ! Je refais le plein et je repars ! Je n’ai pas besoin d’attendre quatre ans. Je repars – allez, après demain, voilà ! Tu me remets un démarreur, de la nourriture, des hydrogénérateurs et j’y vais ! Je suis bien en mer !

Destremau startTechnoFirst-faceOcéan. L’ex-Gartmore, un plan Finot-Conq de 1998, avait déjà accompli deux Vendée Globe, avec Josh Hall puis Steve White. Et de trois !Photo @ Jean-Marie Liot/DPPI/Vendee Globe
Vendée Globe 2016-2017

Classement général final


1.       Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), arrivé le 19 janvier à  16 h 37'46''.
Temps de course : 74 j 03 h 35'46''. Moy. : 13,77 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 15,4 nœuds sur le fond (27 455,6 milles parcourus).
2.       Alex Thomson (GBR, Hugo Boss), arrivé le 20 janvier à 8 h 37'15''. Temps de course : 74 j 19 h 35'15''.
Retard sur le premier : 15 h 59'29''. Moy. : 13,64 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 15,4 nœuds sur le fond (27 636,1 milles parcourus).
3.      Jérémie Beyou (Maître CoQ) arrivé le 23 janvier à 19 h 40'40''. Temps de course : 78 j 06 h 38'40''.
Retard sur le premier : 4 j 03 h 02'54''. Moy. : 13,04 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 14,4 nœuds sur le fond (27 101,8 milles parcourus).
4.     Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), arrivé le 25 janvier à 14 h 47'45''. Temps de course : 80 j 01 h 45'45''.
Retard sur le premier : 5 j 22 h 09'59''. Moy. : 12,75 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 14,5 nœuds sur le fond (27 857,1 milles parcourus).
5.       Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), arrivé le 25 janvier à 16 h 13'09''. Temps de course : 80 j 03 h 11'09''.
Retard sur le premier : 5 j 23 h 35'23''. Moy. : 12,74 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 14,1 nœuds sur le fond (27 138,6 milles parcourus).
6.       Jean Le Cam (Finistère-Mer Vent), arrivé le 25 janvier à 17 h 43'54''. Temps de course : 80 j 06 h 41'54''.
Retard sur le premier : 6 j 03 h 06'08''. Moy. : 12,73 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 14,1 nœuds sur le fond (27 115,7 milles parcourus).
7.       Louis Burton (Bureau Vallée), arrivé le 2 février à 8 h 47'49''. Temps de course : 87 j 21 h 45'49''.
Retard sur le premier : 13 j 18 h 10'03''. Moy. : 11,60 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 13 nœuds sur le fond (27 477,3 milles parcourus).
8.       Nándor Fa (HON, Spirit of Hungary),  arrivé le 8 février à 11 h 54'09''. Temps de course : 93 j 22 h 52'09''.
Retard sur le premier : 19 j 19 h 16'23''. Moy. : 10,9 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 12,4 nœuds sur le fond (27 851 milles parcourus).
9.       Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), arrivé le 13 février à 17h 58'20''. Temps de course : 99 j 04 h 56'20''.
Retard sur le premier : 25 j 01 h 20'34''. Moy. : 10,3 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 11,8 nœuds sur le fond (28 048 milles parcourus).
10.    Arnaud Boissières (La Mie Câline), arrivé le 17 février à 09h 26'09''. Temps de course : 102 j 20 h 24'09''.
Retard sur le premier : 28 j 16 h 48'23''. Moy. : 9,9 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 11,4 nœuds sur le fond (28 156 milles parcourus).
11.       Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), arrivé 18 février à 10h 03'00''. Temps de course : 103 j 21 h 01'00''.
Retard sur le premier : 29 j 17 h 25'14''. Moy. : 9,8 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 11,1 nœuds sur le fond (27 712 milles parcourus).
12.       Alan Roura (SUI, La Fabrique), arrivé le 20 février à 09h 12'32''. Temps de course : 105 j 20 h 10'32''.
Retard sur le premier : 31 j 16 h 34'46''. Moy. : 9,6 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 11,2 nœuds sur le fond (28 358 milles parcourus).
13.       Rich Wilson (USA, Great American IV), arrivé le 21 février à 13h 50'18''. Temps de course : 107 j 00 h 48'18''.
Retard sur le premier : 32 j 21 h 12'32''. Moy. : 9,5 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 10,7 nœuds sur le fond (27 480 milles parcourus).
14.       Didac Costa (ESP, One Planet One Ocean), arrivé le 23 février à 08h 52'45''. Temps de course : 108 j 19 h 50'45''.
Retard sur le premier : 34 j 16 h 14'59''. Moy. : 9,4 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 10,7 nœuds sur le fond (27 964 milles parcourus).
15.       Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys), arrivé le 24 février à 11h 06'00''. Temps de course : 109 j 22 h 04'00''.
Retard sur le premier : 35 j 18 h 28'14''. 
Moy. : 9,3 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 10,83 nœuds sur le fond (28 569 milles parcourus).
16.       Conrad Colman (NZL, Foresight Natural Energy), arrivé le 24 février à 15h 00'41''. Temps de course : 110 j 01 h 58'41''.
Retard sur le premier : 35 j 22 h 22'55''. Moy. : 9,3 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 10,57 nœuds sur le fond (27 929 milles parcourus).
17. Pieter Heerema (HOL, No Way Back), arrivé le 2 mars à 22h 26’12’’. Temps de course : 116 j 09 h 24’ 12’’. 
Retard sur le premier : 42 j 05 h 48'26''. Moy. : 8,8 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et 10,60 nœuds sur le fond (29 747 milles parcourus).
18. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), arrivé le 11 mars à 01 h 40’ 18’’. Temps de course : 124 j  12 h 38’ 18’’. 
Retard sur le premier : 50 j  09h 02' 32''. Moy. : 8,2 nœuds sur l'orthodromie (24 499,5 milles) et  9,5 nœuds sur le fond (28 316,7 milles parcourus).