Samedi, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives - Novedia), duo choc, ont pris la victoire de la Solidaire du Chocolat, première transat des Class 40 entre Saint-Nazaire et Progreso (Mexique)... Qui aura été d'un genre cacao amer : en 26 jours de mer, les concurrents auront essuyé cinq, six, sept dépressions - les duos ne savent plus ! Dimanche, les équipages de Telecom Italia et Cheminées Poujoulat ont complété le podium... Avec moins de 20 minutes d'écart !
Note :
Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy ont pris une superbe victoire sur la première Solidaire du Chocolat, samedi dernier.
Photo © Bruno Bouvry (Solidaire du Chocolat)
Samedi, 26 jours 16 heures et 35 minutes après avoir quitté Saint-Nazaire, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy ont franchi victorieux la ligne d'arrivée de la Solidaire du Chocolat, au large de Progreso (Mexique). <C'est bon ! Ce n'est que du bonheur ! s'écriait le skipper à son arrivée, avant de plaisanter... C'est vrai que 26 jours, c'est un peu long. Nous sommes désolés d'avoir un peu traîné dans les derniers milles jusqu'à l'arrivée.>
La mer des Caraïbes, remontée depuis le passage obligé au Sud de Saint-Barth dans des conditions farceuses, aura ainsi ménagé quelques touches de suspens pour les derniers jours de course... Mais leurs poursuivants, Giovanni Soldini et Pietro d'Ali sur Telecom Italia, Bruno Jourdren et Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat et Damien Seguin et Armel Tripon sur Cargill-MTTM, étaient suffisamment proches pour chatouiller les leaders, sans pourtant les inquiéter beaucoup. <Nous avons eu la chance de bénéficier d'une météo plus simple, pas trop tordue, pour ne pas se laisser prendre et conserver notre avance>, confie Lamotte à qui les coups d'accordéon ont toujours laissé l'avantage.
Car, en effet, le plus jeune équipage de la flotte menait les Class 40 depuis une quinzaine de jours. De Lamotte : <Notre victoire s'est jouée à deux moments, avant et après le passage des Açores. Nous nous sommes alors à chaque fois positionnés plus au Sud. Plutôt que nous appuyer sur les routages à trois ou quatre jours, nous avons privilégié une vision à plus long terme : tant sur le plan de la météo que pour nous préserver, ménager le bateau et ne pas prendre le risque d'aller au casse-pipe dans le gros des dépressions au Nord.>
A l'image de cette cartographie de la course datant du 28 octobre, la première Solidaire du Chocolat aura été dingue : les dépressions n'ont cessé de s'enchaîner sur tout l'Atlantique.
Photo © D.R. (Solidaire du Chocolat)
Les dépressions.
La première transat dédiée aux Class 40 restera gravée dans la mémoire des 24 équipages au départ... Car la partie qui s'est jouée depuis le 18 octobre dernier a été des plus chiennes : en quelques jours, dix équipages ont abandonné.
Pour cause : cinq, six, sept dépressions - les équipages ne savent plus trop !- qui ont laminé la flotte. <On ne les comptait même plus>, lâche Armel Tripon, le co-équipier de Damien Seguin sur Cargill-MTTM.
Pendant 15 jours, les gars ont salement morflé. A taper au près dans une mer bousillée.
<Dans le dernier virement de bord à l'issue de la sixième dépression, nous nous sommes regardés avec Adrien : nous étions vraiment à bout de forces, se remémore Lamotte. Le bateau aussi a beaucoup enduré. On a même calculé qu'il a pris, au rythme d'un choc toutes les 30 secondes, à peu près 40 000 chocs dans les creux.> Hardy, son jeune équipier, en revient à peine : <C'est bizarre, tu dois te faire violence, tu ne sais pas très bien ce que tu fais là...>
Le duo italien de Soldini et d'Ali prend la deuxième place, à peine 18 minutes devant Jourdren et Stamm !
Photo © Bruno Bouvry (Solidaire du Chocolat)
Pourtant, en choisissant la route Sud, l'équipage vainqueur n'est probablement pas celui qui a le plus dégusté. Deux de ses principaux adversaires, les Italiens de Telecom Italia et le duo Jourdren et Stamm sur Cheminées Poujoulat, ont nettement plus ramassé sur des postions Nord... Pietro d'Ali se souvient : <Les 15 jours de près ont été horribles. On était trempé en permanence et c'était juste impossible de se sécher, ne serait-ce que de s'essorer.>
Et la hiérarchie s'est jouée à peu.
Le plus beau compliment vient assurément de l'un de leurs adversaires, Jourdren : <Tanguy et Adrien ont très bien navigué, ils ont fait la plus belle régate : ils ont creusé suffisamment d'avance pour la conserver. La relève est en marche...> Lamotte : <Nous avons perdu 90 milles en plongeant au Sud pour reprendre 100 milles le lendemain. Nous avions même marqué des mots à bord : vouloir le Sud et protéger le Sud...> Le duo aura ainsi parcouru les 5 000 milles à une moyenne de 7,80 noeuds.
Jourdren et Stamm, revenus à quelques centaines de mètres des deuxièmes, ont espéré jusqu'au bout reprendre une place...
Photo © Bruno Bouvry (Solidaire du Chocolat)
Dimanche, Giovani Soldini et Pietro d'Ali se sont avancés pour prendre la deuxième place de la course. A peine 18 minutes et 44 secondes plus tard, ce sont Bruno Jourdren et Bernard Stamm qui complétaient le podium. Jourdren souligne : <Nous avons été au contact avec Telecom Italia sur 2 000 milles. Et 2 000 milles, ce n'est pas rien : pendant presque 4 000 km, nous n'avons jamais pu relâcher la pression.>
Damien Seguin et Armel Tripon, arrivés lundi matin au Mexique, échouent à la 4e place après avoir consenti une escale déterminante. <Jusqu'à la Jamaïque, nous avons essayé d'être opportunistes, mais après on avait plus grand chose à faire>, confirme Tripon.
Sans surprise, ce sont donc les équipages pro qui prennent les premières places de cette transat. Les premiers amateurs, les Anglais Tim Wright et Nicko Brennan de Sail4Cancer, ont néanmoins pris la 5e place dès le lundi après-midi.
La Class 40 confirme ainsi un gros gros niveau.
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Retrouvez la course en direct, ici.
Classement général avant Jury :
1. Initiatives-Novedia (De Lamotte & Hardy), après 26 jours 16 heures et 35 minutes et 00 seconde de course, à 7,82 noeuds de moyenne.
2. Telecom Italia (Soldini & D'Ali), après 27 jours 11 heures 00 minute et 20 secondes de course, à 7,59 noeuds de moyenne.
3. Cheminées Poujoulat (Jourdren & Stamm), après 27 jours 11 heures 54 minutes et 04 secondes de course, à 7,59 noeuds de moyenne.
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11/11/2009 - 17:11
Equateur, baston et fin de course
Tandis que les flottes de la Jacques Vabre se font désosser au large de la Bretagne, trois jours à peine après leur départ, Cammas et son équipage franchissent l’équateur et déboulent à près de 20 nœuds de moyenne. Et, de l’autre côté de l’Atlantique, la Solidaire du Chocolat est proche de son dénouement.
31/10/2009 - 08:01
Savez-vous planter des pieux... ?
De 24 au départ de la Solidaire du Chocolat, ils ne sont plus que 16 duos. La faute à un train de dép’ qui passe sur la flotte. Savez-vous planter des pieux ? Gio, oui. Avec Pietro d’Ali, sur le Class40 Telecom Italia, Soldini pilonne patiemment le mauvais temps sur le route Nord. En tête.
24/10/2009 - 08:15
Le duo Jourdren-Stamm en tête avant les Açores
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20/10/2009 - 19:38
Les Class40 s’engagent
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