Actualité à la Hune

Solitaire du Figaro 2014

Yann Eliès en tête… démâte à Wolf Rock

  • Publié le : 10/06/2014 - 13:28

Yann Eliès a démâtéPhoto @ A. CourcouxEliès a démâté«J'étais en train de matosser après le virement et j'ai entendu un crac. C'est le bas-hauban D1 tribord qui a lâché…»

A 13h18, ce mardi 10 juin, en tête après son virement de bord au phare de Wolf Rock (pointe de la Cornouailles), Yann Eliès (Groupe Queguiner-Leucémie Espoir - ici en rouge, cliquez sur la carte pour l'agrandir) vient de démâter. Le skipper est sain et sauf. Il est en train de libérer son gréement dans une brise de Sud-Ouest de 20-25 nœuds et une mer agitée.

«J'étais en tête, juste devant Charlie Dalin, racontait Yann à la VHF. Je venais de virer de bord deux ou trois minutes avant, et de rentrer à l'intérieur pour matosser du matériel que j'avais laissé sur bâbord. J'ai entendu un “crac”. Je suis sorti et j'ai vu le mât par terre. J'ai été obligé de tout larguer parce qu'il y avait pas mal de mer, et surtout parce que j'ai eu très peur de dériver sur le phare juste sous mon vent. Heureusement, le courant m'a fait passer à 50 mètres. Après, j'ai fait en sorte de rapidement libérer le gréement pour préserver le bateau.»

Yann a ensuite fait rapidement savoir qu'il n'abandonnait que la première étape : «Si je reviens, c'est pour essayer de gagner une étape, alors il faut que ce soit dans des conditions optimales. J'aimerais bien gagner une étape, c'est clair. Là, j'étais en tête de la première et je pense que je pouvais la claquer. A présent, je ne parle plus de gagner la Solitaire mais de me rapprocher d'Alain Gautier et de Jean Le Cam, qui comptent neuf et dix victoires de manche – et moi huit». Le solitaire fait désormais route vers Falmouth, à une vingtaine de milles de Wolf Rock. «En tout cas, c'est mon premier démâtage en course avec la totalité de l'espar dans l'eau.»

Voilà qui devrait relancer la question du gréement des Figaro – dont les démâtages sont récurrents –, question d'ailleurs récemment soulevée par Gildas Morvan (Cercle Vert) lors de la perte de son mât peu après le départ de la Transat Ag2r…

Et aujourd'hui reposée par Yann lui-même : «J'avais pris le parti de porter le solent. C'est ce qu'il y a à revoir sur les Figaro Bénéteau 2, parce qu'à chaque fois qu'ils démâtent, c'est à cause de ça. Il était déjà prévu, cet hiver, que le chantier réfléchisse à changer le haubanage actuel – là, ça devient indispensable».