Actualité à la Hune

Thomas Coville autour du monde

Sa guerre de trois a bien eu lieu !

Sa troisième tentative de record du tour du monde en solitaire en à peine plus de trois ans n'a donc pas été la bonne. Thomas Coville sur Sodeb'O a de nouveau échoué, face à une météo très défavorable et à un Francis Joyon hors du commun. Malgré un temps moins bon qu'en 2009, il reste à Coville la manière. Dans sa guerre de trois, Thomas peut être fier de sa combativité à toute épreuve. En dépit des blessures... Analyse d'une circumnavigation et de son contexte.

  • Publié le : 02/04/2011 - 00:01

Guerrier blessé. Même s'il fait meilleure figure qu'il y a deux ans, Thomas Coville - ici à La Trinité-sur-Mer, jeudi 31 mars au soir - est le mieux placé pour savoir ce que son échec sportif représente d'espoirs déçus. Mais après trois tentatives, il a aussi appris à accepter le caractère aléatoire de cet exercice. Photo © Jacques Vapillon (Sea & Co) Les chiffres

Record en vigueur : 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes (soit 15,84 noeuds sur les 21 769 milles de la route théorique selon le WSSRC, mais ce calcul est erroné, la moyenne serait de 15,76 noeuds sur 21 769 milles et de 15,75 noeuds sur 21 760 milles), établi du 23 novembre 2007 au 20 janvier 2008 (heure française) par Francis Joyon à bord d'Idec.

Temps effectué par Thomas Coville en 2011 sur Sodeb'O : 61 jours, 7 minutes et 32 secondes (soit 14,86 noeuds sur les 21 760 milles de la route théorique), établi du samedi 29 janvier 2011 à 11h07'28" UTC au jeudi 31 mars 2011 à 11h15'00" UTC.

Son retard est de 3 jours, 10 heures, 33 minutes et 26 secondes. Comme annoncé une semaine avant l'échéance, il est donc supérieur de plus d'une journée aux 2 jours, 7 heures, 13 minutes et 37 secondes qui lui avaient manqué le 17 janvier 2009, lorsqu'il avait bouclé son premier tour du monde sur Sodeb'O en 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes (soit 15,14 noeuds sur les 21 760 milles de la route théorique).

Pour mémoire, la première de ses trois tentatives sur ce record s'était achevée sur abandon le 6 janvier 2008, alors que Thomas venait de battre le record des 24 heures en solitaire (619,3 milles à 25,8 noeuds qu'il améliorera ensuite à 628,5 milles à 26,2 noeuds, le chiffre tient toujours). Il avait constaté que la crash-box (fausse étrave) de ce même flotteur tribord touché cette année (ce qui n'a pas eu de véritable conséquence directe sur le résultat, si ce n'est du stress supplémentaire, jamais négligeable) était partie, peut-être à cause d'un growler. À mi-chemin de Kerguelen et de l'Afrique, il avait dû faire demi-tour vers Le Cap.

Étrave tronquée. Endommagée par la collision avec un globicéphale, l'étrave tronquée de sa crash-box n'a qu'une part infinitésimale dans l'échec final. Par ailleurs, Coville a la satisfaction de ramener en baie de Quiberon un bateau en bon état qui s'est remarquablement comporté. Comme son skipper. Photo © Yvan Zedda/Sea & Co (Sodeb'O) Indépendamment des précautions d'usage quant aux calculs d'avance et de retard en cours de tentative, lors de son record de 2008, Francis Joyon n'a parcouru sur le fond que 26 400 milles affichant ainsi une moyenne effective de 19,11 noeuds sur la trace réalisée. Effectuée en collaboration avec le routeur à terre Jean-Yves Bernot, sa trajectoire y est particulièrement remarquable, limpide. Comme nous l'avions souligné à l'époque dans Voiles & voiliers, c'est ce qui fait la qualité de ce record et le fait qu'il soit si difficile à battre. Elle est même parfaite sur toute la descente de l'Atlantique où l'on ne peut pas vraiment faire mieux en ce qui concerne la trace mais seulement aller plus vite sur la route... à condition de disposer de la même situation météorologique !

Sur cette tentative 2011, la route fond de Thomas Coville cumule 28 431 milles, soit 2 031 milles de plus que Joyon ce qui fait quand même près de 8 % de route en plus. La moyenne effective sur la route fond réalisée par Sodeb'O est ainsi de 19,42 noeuds. En janvier 2009, Coville avait parcouru 28 125 milles et sa moyenne effective était de 19,57 noeuds, donc légèrement supérieure.

Pour en finir avec les chiffres - mais qu'est-ce qu'un record sinon une histoire de chiffres pour les observateurs ? -, lors de son premier record autour du monde, le 3 février 2004, Francis Joyon (qui était alors sans routeur faute de moyens et ne disposait que de fichiers Grib gratuits...) avait déjà réalisé une fort belle trace, en ne couvrant que 27 150 milles à la moyenne effective de 15,51 noeuds sur les 72 jours, 22 heures, 54 minutes et 22 secondes de l'époque.

La nuit tombe sur un rêve inaccompli. La Trinité-sur-Mer, jeudi 31 mars au soir. Thomas Coville répond aux proches, aux journalistes et aux personnes venues l'accueillir. Tous saluent sa grande combativité ! Le rêve sportif n'est pas accompli mais la manière est bien au rendez-vous. Photo © Jacques Vapillon (Sea & Co) L'analyse

C'est une lapalissade que nous avons déjà répétée moult fois, au risque d'enfoncer les portes ouvertes... Mais la capacité à faire le moins de milles possible est déterminante dans un record. Bien entendu, elle est d'abord liée très majoritairement à la météo mais sans doute pas uniquement. La manière de naviguer et de privilégier parfois la vitesse sur l'angle - en l'occurrence le VMG et surtout le VMC -, entre aussi en ligne de compte. En particulier lorsqu'on dispose d'un bateau plus sophistiqué et plus cher que celui de Joyon (avec un budget de fonctionnement bien plus élevé, cela compte pour la préparation et le routage) et dont le potentiel est fort supérieur à celui d'Idec 2007-2008 (et bien sûr aux détenteurs antérieurs). Ce qui est le cas de Sodeb'O version 2010-2011 avec ses foils et son mât basculant. Cela ne serait-il pas parfois un piège... tant les polaires de vitesse résultantes permettent des routes plus extrêmes sur les simulations de routage ? Ou du moins, plus d'options à court et moyen terme... sur une trajectoire intégrant plus de virements et d'empannages, ce qui cumule non seulement des milles, mais aussi des minutes. Voire des dizaines de minutes, quand on sait ce que représente une empannage dans la brise sur un trimaran géant, sans négliger le risque de casse et le stress que tout cela induit.

Il est en tout cas frappant de constater que des cinq tentatives bouclées en solo depuis la fin 2003, Coville est celui qui a systématiquement couvert le plus de milles (Ellen MacArthur avait parcouru 27 349 milles en février 2005, soit une moyenne effective de 15,90 noeuds). Cette fois, avec une météo qui fut vraisemblablement l'une des plus défavorables jamais subies par un record en solitaire dans le sens Ouest/Est, cela a été le cas dès la descente de l'Atlantique Nord, puis pour contourner Sainte-Hélène (était-ce possible autrement ??? Thomas déclarait à son arrivée : < À Sainte-Hélène, sans Thierry Douillard [l'un de ses deux routeurs avec Christian Dumard, Richard Silvani apportant les données de Météo-France], je me serais arrêté >), dans l'océan Indien (et pour cause puisqu'il y a eu du près jusqu'à Kerguelen !), mais aussi à cause des glaces dans l'océan Pacifique (faute de budget pour cela, Francis Joyon ne disposait pas des données de glaces en 2008 - encore moins en 2004 ! -, et il a donc pris le risque d'y naviguer à l'aveugle...), et bien sûr dans le monstrueux détour imposé au retour en Atlantique Nord (où il y a sans doute eu une petite baisse de moral et de régime lorsqu'il est apparu évident, une semaine avant l'échéance, que cela ne le ferait pas), seule la remontée de l'Atlantique Sud ayant été plus favorable... jusqu'aux calmes d'avant l'équateur.

Pas d’avarie majeure. Hormis la crash-box (voir photo ci-dessus), Coville n'a déploré aucune avarie majeure, ne signalant que des problèmes de réglages de pilote automatique et une bordure de grand-voile cassée. L'optimisation et la préparation de Sodeb'O ont payé ! Photo © Yvan Zedda/Sea & Co (Sodeb'O) Coville n'a été en avance sur Joyon que le 29 janvier à 13h30 UTC (deux heures et demie après le départ), pour quelques heures, puis à partir du lendemain soir jusqu'au 5ème jour, à l'entrée du Pot-au-Noir le 4 février à 06h15 UTC (soit un premier total de 4 jours et demi), puis au retour en Atlantique Sud, entre le 13 mars à 17h45 UTC, au 43ème jour de sa tentative, et le 16 mars à 23h15 UTC (soit un petit peu plus de 3 jours). Au total, cela fait moins de 8 jours sur les 57 jours et demi du record ou 14 % du temps. Son avance maximale a été de 228 milles, le 15 mars à 07h00 UTC par 19° 31' Sud. Quant à son retard, il a atteint 1 300 milles dans l'océan Indien ! Au-delà de ces statistiques, la seule chose qui compte est d'être devant à Ouessant... même si c'est la seule fois du tour. Pour Thomas, le bonheur aura été de croiser devant son adversaire virtuel sur l'unique tronçon au cours duquel il a été plus rapide que Francis, entre le cap Horn et l'équateur.

Quoi qu'il en soit, Francis Joyon est le seul marin de l'Histoire à avoir inscrit deux fois son nom sur les tablettes du record autour du monde en solitaire d'Ouest en Est. C'est d'autant plus remarquable qu'il n'a fait que deux tentatives et qu'il affiche donc cent pour cent de réussite. Certes, il a su très intelligemment partir à chaque fois au bon moment (et pas seulement quant au choix de la fenêtre météo !). La première fois contre un vieux record assez facile à battre : Desjoyeaux était alors le plus rapide en 93 jours, 3 heures, 57 minutes et 32 secondes mais c'était en monocoque de 60 pieds et dans une course, le Vendée Globe 2000-2001, avec une date de départ contrainte. Cependant, c'était d'autant plus culotté que Francis partait façon commando - dans la grande tradition de ce qui fait la légende Joyon -, sur le trimaran à bord duquel Olivier de Kersauson et ses six hommes d'équipage (dont Thomas Coville qui débutait alors autour du monde !) avaient remporté le Trophée Jules Verne 1997 (71 jours, 14 heures, 22 minutes et 8 secondes), approchant de seulement 32 heures et 32 minutes leur temps sur ce même bateau et dans la même configuration !

La seconde fois, sur son nouvel Idec - au potentiel très supérieur mais pas autant que son faux sister-ship Sodeb'O, beaucoup plus sophistiqué, encore plus dans sa configuration 2010-2011 (voir ci-dessus) -, Francis Joyon avait été là encore intelligemment opportuniste en s'attaquant à un record relativement < facile >. Car Ellen MacArthur n'avait pas battu d'une façon spectaculaire son chrono de 2004. Il pulvérisait ainsi le temps de la Britannique de 14 jours, 44 minutes et 27 secondes, soit presque 20 % de mieux ! Il réalisait surtout le deuxième meilleur chrono absolu autour de la planète, à une petite semaine d'écart des 50 jours, 16 heures, 20 minutes et 4 secondes de l'équipage de Bruno Peyron à bord d'Orange II en mars 2005, avec moins de 14 % de < retard > sur le record absolu en équipage de l'époque !

L’ardoise magique des proches. Ses enfants et sa famille, ses amis, son équipe et son sponsor - Thomas Coville est le skipper Sodeb'O depuis 1999, le trimaran actuel ayant été lancé le 21 juin 2007 -, constituent, avec le public venu l'accueillir, cette ardoise magique qui efface la galère et - pour un temps -, la déception. Photo © Sea & Co (Sodeb'O) Ce long rappel était nécessaire pour souligner combien, indépendamment de la météo, Thomas Coville est arrivé au plus mauvais moment dans cette histoire du record en solo autour du monde. Cela a commencé dès l'hiver 2007-2008, durant lequel il a eu le malheur de quitter Brest plusieurs semaines après Joyon. Thomas est donc le mieux placé pour mesurer le talent de celui après lequel il court depuis trois ans. Il lui a ainsi rendu hommage en ces termes à son arrivée à La Trinité-sur-Mer, ce jeudi 31 mars au soir : < Le principe d'un sportif, c'est d'être un athlète, de respecter son adversaire et ce temps de référence qui a été réalisé par un homme exceptionnel qui s'appelle Francis Joyon. Et je pense être peut-être l'un des seuls à le respecter à sa juste valeur parce que j'ai joué avec lui et contre son temps. Ce mec, il a galéré pendant des années, je l'ai vu ici à La Trinité. Les mecs exceptionnels sont ceux qui sont au bon endroit au bon moment, et ce monsieur a fait un tour du monde parfait. Ce soir, je dis un grand bravo à Francis Joyon. > Et à notre confrère de Ouest-France, Olivier Clerc, il avait déclaré, dans un excès bien légitime de remise en question tandis qu'il croisait encore loin au large de la Bretagne : < Moi, je suis un mec ordinaire, qui a tenté un truc exceptionnel. Et j'ai échoué. >

Quant à Francis Joyon, il a envoyé le message suivant à Thomas Coville... et à l'opinion : < Dans un monde où le pétrole s'est échappé des fonds marins pendant des semaines au large de la Nouvelle Orléans, un monde où les centrales nucléaires rejettent des nuages radioactifs et où l'eau de mer est irradiée au point de nuire à la vie pour des générations, Thomas Coville prouve, par son trajet à la voile autour du monde, que les énergies naturelles ne manquent pas de force. Qu'il n'ait pas battu le record autour du monde n'est pas le plus important [c'est le point de vue du defender ! ndr]. L'essentiel, c'est que nos tours du monde, en équipage comme en solitaire, aient été plus efficaces à la voile qu'au moteur. À l'heure actuelle, aucun bateau à moteur n'a réussi à boucler un trajet autour du monde aussi rapide que nous le faisons à la voile, pour des raisons de poids et d'autonomie liées à la quantité énorme de carburant embarqué. Si nos voiliers pouvaient orienter les décisions énergétiques vitales et urgentes à venir, ils pourraient faire comprendre que la seule voie exempte de pollution, de CO2 et d'irradiation est la voie des énergies naturelles : vent , courant , soleil... Bravo à Thomas pour ce rapide trajet maritime exempt d'avarie. >

Trace. La trace de Sodeb'O (en blanc) accuse 2 031 milles de plus que celle d'Idec, soit 8 % de la route de Francis Joyon. À cause des deux grands détours, contraints à la descente de Sainte-Hélène et à la remontée en Atlantique Nord. Mais aussi de la route plus Nord dans le Pacifique au-dessus des glaces. Photo © Sodebo (Géovoile) Le fair-play de Coville à l'égard de Joyon est dans la droite ligne de la manière suivant laquelle il a mené son affaire. Sa combativité force le respect, en dépit de tous les doutes qui ont dû l'assaillir plus qu'il ne voulait bien le dire sur le moment (et qu'il l'avouait plus ou moins lorsque les choses allaient mieux). Alors que cela a sans doute été encore plus difficile que la fois précédente, il a semblé mieux accuser le coup, ayant été capable de se concentrer sur le < plaisir du jour > plutôt que de ne penser qu'au chrono qui rend fou. La maturité d'un grand sportif complet, sans aucun doute. Qui revient à terre avec le sentiment justifié d'avoir bien fait, en ayant maîtrisé son sujet d'un point de vue technique, physique, intellectuel et mental. Ce qui est tout sauf ordinaire lorsque l'ennemi numéro un est le manque de sommeil conjugué au stress de la vitesse et de la casse quand ça va vite, du manque de vitesse et du matériel qui souffre quand ça pétole.

Coville a franchi la ligne à Ouessant en fin de matinée, jeudi 31 mars, puis il a embarqué - non sans une énorme émotion pleine de pudeur, Thierry Briend (responsable du bateau) et Thierry Douillard (l'un des routeurs) qu'il avait eus au téléphone tous les jours - avant de filer vers son port d'attache, sans le traditionnel arrêt à Brest : < Ce matin, je me suis même demandé pourquoi je passais la ligne mais j'ai été éduqué comme ça et je dédie cette ligne à mes parents qui m'ont appris que quand on commence quelque chose, on le finit même si ce n'est pas facile. >

Rebondir. Thomas Coville a déjà prouvé sa grande capacité à rebondir et à se motiver de nouveau. Cependant, sa troisième place à la Route du Rhum et ce record qui lui échappe encore sont forcément des déceptions qu'il lui faudra digérer. Photo © Sea & Co (Sodeb'O) Les histoires maritimes restent présentes au coeur de ceux qui les vivent et qui les partagent, mais ne subsistent des records que les lignes inscrites sur les tablettes. Telle est la glorieuse injustice de ce genre d'exercice que d'aucuns assimilent à la loterie. C'est à notre avis un peu court et rapide. Si l'on réduit les records au seul facteur chance de la météo, il faut arrêter d'en tenter et cesser d'en parler. Thomas Coville lui-même s'en garde bien, comme il s'en gardait lorsqu'il expliquait avant son départ toutes les raisons objectives d'être très confiant grâce aux modifications rendant Sodeb'O beaucoup plus rapide qu'il ne l'avait jamais été précédemment. Il est évident que la déception est à la hauteur de cet engagement humain, technique et financier.

La course aux records s'était beaucoup développée depuis 2005 avec des programmes qui y étaient quasi exclusivement dédiés, parce que cela permet aux sponsors de communiquer < gagnant > à tous les coups ou presque... Est-ce la fin des grands records solo, au moins pour un temps et dans le sens des vents dominants (tandis que Philippe Monnet a l'intention de s'attaquer à celui d'Est en Ouest en multicoque avec l'ex trimaran de MacArthur, lui qui détint ce record d'Ouest en Est en 1988) ? Rien n'est sûr. Mais à moins que quelqu'un rachète Groupama 3 pour se lancer dans une telle aventure (qui serait délirante sur ce bateau là, le Rhum n'est pas le Sud), et si l'on part du principe que Francis Joyon ne va pas aller s'attaquer à lui-même (quoique ?), Thomas Coville reste le seul skipper disposant d'un bateau capable de battre ce record.

Le trimaran actuel a été lancé le 21 juin 2007 et Sodeb'O est le sponsor de Thomas depuis 1999. Cette fidélité devrait le mettre à l'abri du genre de chambardement que l'on observe ces jours-ci et régulièrement dans le sponsoring voile... À 42 ans, c'était le sixième tour du monde de Coville (dont trois en deux ans !), son troisième en solo. Lui-même aura-t-il envie de passer à autre chose (il a tâté d'à peu près tout ce qui navigue) ? Ou continuera-t-il à se mettre en quatre... pour achever sa guerre de trois ?

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