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Transat 6,50 / Thomas Ruyant, vainqueur au Brésil

Thomas, un sacré porte-drapeau !

En coupant la ligne à 9 heures 18 ce matin à Salvador de Bahia, Thomas Ruyant, sur Faber France (société spécialisée en drapeaux et banderoles), remporte la seconde étape de la Transat 6.50 - et devrait inscrire son nom au palmarès de la course. Avec 35 milles d'avance sur Henri-Paul Schipman et près de 50 sur Bertrand Delesne, vainqueur de la première étape, Thomas pouvait savourer sa victoire, acquise de haute lutte. Récit de notre envoyé spécial au Brésil. Interview en vidéo ici.

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  • Publié le : 22/10/2009 - 13:04

De notre envoyé spécial au Brésil.
C'est un très beau vainqueur et un bateau impeccable qui ont fait leur entrée ce matin dans la Baie de Tous les Saints sous la lumière dorée du petit matin. La brise a faibli durant la nuit, mais n'a pas lâché Thomas Ruyant qui a su maintenir - depuis le pot au noir - Henri-Paul Schipman et Bertrand Delesne à distance respectable.

Une fois paré le petit phare de Bara, Thomas roule son gennaker, lofe vers la ligne. Pieds nus et debout sur le petit rouf de son plan Finot, comme pour mieux faire porter sa voix, il interroge les accompagnateurs : <Et HP ? Et Bertrand ?> Devant les pouces levés, le jeune Dunkerquois se rend à l'évidence. Les derniers virements s'enchaînent sans fébrilité et, à 9h18 UTC, Thomas peut laisser exploser sa joie, rapidement étouffée par l'émotion. A 28 ans, sur son proto Finot Faber France, il devient le 17e vainqueur de la Transat 6.50 - et ça, personne ne pourra plus jamais lui enlever.

«Des fruits et dormir sur le ventre !» A l'arrivée dans la marina de Bahia, très ému, Thomas Ruyant a simplement demandé Photo © Thierry Martinez (Sea & Co) L'histoire commence 18 jours plus tôt. Parti le 3 octobre de Funchal, Thomas a trois heures et demi de retard sur Bertrand Delesne mais, comme le rappelle le vainqueur de la première étape, avec beaucoup de sobriété et un peu de prémonition, <rien n'est fait...> (voir son interview exclusive ici). Thomas s'empare de la place de leader une première fois du 12 au 14 entre le Cap Vert et le pot au noir, la cède le 15 pour la reprendre le vendredi 16 et ne plus la lâcher.

Sorti du Pot avec une aisance bluffante, il impose à partir du 18 un rythme d'enfer en naviguant régulièrement entre 1 et 1,5 noeud plus vite que les autres, alignant des journées à 240 milles au reaching. Pourtant, à cette allure, le plan Finot-Conq de 2007 n'est pas réputé le plus puissant face au Manuard de Delesne ou au Lombard de Schipman : <Dans le pot, je me suis mis dans le rouge, je n'ai rien lâché, j'ai toujours envoyé beaucoup de toile dans les grains. Le fait de sortir devant, ça m'a mis la niaque. De ce moment-là, j'ai navigué comme sur une banane !> racontait-il en posant le pied sur le ponton à Bahia.

La victoire de Thomas Ruyant est bien celle de la détermination. Ce petit gabarit qui a commencé sa carrière sportive dans le hockey sur glace et le triathlon, pour ne bifurquer vers la voile qu'à l'adolescence, a su puiser toutes les réserves nécessaires pour ne jamais mollir. Il avait prévenu à La Rochelle : <En 2007, il fallait finir. Cette fois, je ne vais pas lever le pied pour arriver>.

Pourtant, l'entame tactique avec trois jours de louvoyage au départ de Funchal n'avait pas réussi au Flamand. Son option Ouest un peu hasardeuse le maintenait en second rideau les premiers jours. Le 6, soit trois jours après le départ, Thomas n'était que 10e, mais à 18 milles seulement du leader, un écart digne du Figaro plutôt que de la Mini. Homogène et relevé, le niveau était bien là cette année et les erreurs se payaient cash. <Il y a eu beaucoup de bagarre, tout le temps>, confirmait Thomas sur les pontons, qui signe avec 6,92 noeuds une superbe moyenne sur les 3100 milles de ce parcours entre Funchal et Bahia.

Il n'est pas étonnant de retrouver au Brésil deux récidivistes sur le podium, Ruyant et Delesne (Entreprendre Durablement). Des favoris qui n'ont pas manqué leur rendez-vous et ne donnent que plus de valeur à la performance d'Henri-Paul Schipman, attendu dans la fin d'après-midi à Bahia. A 30 ans, ce Rochelais membre du cabinet Lombard a construit de ses mains Maisons de l'Avenir/Urbatys, évolution du bateau d'Yves Leblévec, vainqueur en 2007. Bizuth de la Mini, <HP>, comme le surnomment les concurrents, sont des initiales dont il va falloir se souvenir. Deux fois second, il est fort possible néanmoins qu'il n'occupe que la troisième place du podium, laissant Bertrand Delesne le précéder à la somme des temps des deux étapes. Verdict en fin de journée.

En attendant, Thomas Ruyant peut savourer sa première caïpirinha en écoutant le Carnaval de Dunkerque, la chanson qu'il avait demandé à l'organisateur pour une arrivée en fanfare.

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  1. ruyantvg 22/10/2009 - 19:34 17e Transat 6,50 Thomas Ruyant vainqueur devant Delesne et Schipman : chapeau ! C’est un Thomas Ruyant fatigué, mais heureux, et même ému aux larmes, qui a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la seconde étape de la Transat 6,50, ce jeudi 22 octobre à à 9h18 UTC. A 28 ans, le Dunkerquois signe avec 6,92 nœuds une superbe moyenne sur les 3100 milles de ce parcours entre Funchal et Bahia et s’empare de la 1ère place en proto, devant Bertrand Delesne et Henri-Paul Schipman.
  2. a fond au largue à bord de faber france 13/10/2009 - 11:22 La transat 6,50 vue de l’intérieur / 3 A fond au largue avec Thomas Ruyant Au 9ème jour de la seconde étape de la transat 6,50 La Rochelle – Bahia, Thomas Ruyant à bord de Faber France a pris la tête du classement. Alors que la flotte approche du Pot au Noir après une semaine de glisse au portant, retour sur le début de la 1ère étape afin d’expérimenter la vie à bord d’un Mini au largue dans la brise.
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