A plus d'un an du départ, la
Note :
En solitaire ou en double, la première étape (ici le départ des solitaires à Saint-Nazaire en 2008) s'avère souvent le morceau le plus éprouvant - même si c'est pour la traversée de l'Atlantique, qui n'arrive que six mois plus tard, que les amateurs ont signé.
Photo © D.R. (Transquadra)
Quatre-vingt-cinq bateaux à Saint-Nazaire et trente-trois à Barcelone : alors que le départ de la course ne sera donné qu'en juillet 2011, la transat des quadras a déjà fait le plein avec 118 inscrits !
La Transquadra a même dépassé les bornes qu'elle s'était fixées, puisque le nombre de bateaux participants devait à l'origine être limité à 100, comme le précisait Mico Bolo en septembre dernier (lire son interview, ici). Aurait-on les yeux plus gros que le ventre, chez les quadras ?
<Non, on reste bien sur notre limite des 100 bateaux>, précise Jean-Paul Boisson, président de l'association Transquadra. <Mais on sait très bien qu'on va avoir un certain nombre d'inscrits qui vont se désister. On aura sans doute une vingtaine de bateaux, entre les deux villes de départ, qui vont renoncer pour raisons économiques, familiales ou de santé. C'est la statistique usuelle.>
Ce léger "surbooking" permettra donc de garder un beau plateau de départ et de faire rentrer, dès les premiers désistements, quelques concurrents, solitaires ou doubles, déjà inscrits sur la liste d'attente. Mécanique bien huilée pour une organisation rôdée.
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La Transquadra 2011-2012 |
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Première étape Deuxième étape |
Grâce à l'intercession d'un concurrent espagnol auprès du Réal Club Nautico de Barcelona, la course aura donc deux villes de départ, Saint-Nazaire et Barcelone.
La première étape de la Transquadra, jusqu'à Porto Santo (Madère), comptera donc deux flottes et deux parcours distincts, et les départs seront donnés en décalé - les concurrents méditerranéens s'élanceront quatre jours plus tôt que les <Atlanticiens> - et les classements seront également séparés.
Ainsi s'ouvrent de nouvelles perspectives, donnant à la course une dimensions plus internationale encore, avec notamment sept concurrents italiens et plus de dix nationalités représentées.
Les deux flottes seront réunies pour la deuxième étape vers la Martinique, en janvier 2012, puis prendront le départ de Porto Santo en même temps.
Seront conservés deux classements séparés - quatre même, puisqu'il y aura un classement Solitaires et un classement Doubles pour la <Transquadra Atlantique>, idem pour la <Transquadra Méditerranée>.
Pour la première fois, la première étape de la Transquadra se courra sur deux parcours distincts : un au départ de Saint-Nazaire, l'autre depuis Barcelone. Les deux flottes se rejoindront à Porto Santo et s'élanceront ensemble - après six mois à terre - pour la grande traversée dans les alizés.
Photo © D.R. (Transquadra)
Amateurisme éclairé
Il fallait s'y attendre, la tendance déjà bien lancée depuis plusieurs éditions ne s'inverse pas : le niveau grimpe encore d'un cran. <Les régatiers et les gens qui ont fait de la course au large sont beaucoup plus nombreux que lors des éditions précédentes>, constate Jean-Paul Boisson. <On le voit également à travers le profil des bateaux qui sont retenus par les concurrents. Le croiseur rapide familial des premières éditions devient maintenant minoritaire par rapport à des Archambault et des Sun Fast 3200. Même le Pogo 8,50 régresse un peu. On voit que ce n'est plus le bateau star, par contre le JPK 960 lui est très présent.>
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Qui peut participer ? |
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Pour courir la Transquadra 2011-2012, il faut : - avoir quarante ans révolus au 31 décembre 2011. |
Lors de l'édition précédente, la participation d'une pincée de coureurs pas tout à fait amateurs a suscité quelques grincements de dents. Pour la prochaine, les organisateurs ont donc mis des garde-fous, s'appuyant dans leurs instructions de courses sur la définition de non-professionnalisation de l'ISAF : <les concurrents (skipper et équipier) régatent uniquement pour leurs loisirs. Les concurrents déclarent qu'ils ne sont pas régatiers professionnels et ne sont pas payés pour courir la Transquadra 2011-2012. Sur une période de 24 mois précédant le départ de la première course, les concurrents déclarent qu'ils n'ont pas été payés pour régater ni permettre que leur image ou leur nom soit utilisé en relation avec leurs performances en voile, leurs résultats en course ou leur réputation de régatier.>
Cette règle posée, assortie de la demande préalable d'un CV nautique de chaque concurrent, a permis de faire le tri. <On a refusé des gens qui étaient à l'évidence des professionnels et on a regardé de très près ceux qui, à un moment ou un autre dans leur vie, l'avaient été. Les gens qui courront seront de statut amateur. Maintenant, dans leur expérience, dans leur parcours nautique, ils peuvent avoir été professionnels...>
La Transquadra, bien souvent une histoire d'amour... Si Bernard de Ravignan (à droite, ici à l'arrivée en Martinique en février 2009) a fini par raccrocher après six participations, un tiers des concurrents inscrits pour 2011 sont des récidivistes.
Photo © Delphine Fleury
Une sécurité bien cadrée
A l'inverse, ceux dont l'expérience parait insuffisante sont priés de participer, avant le départ, à une course au large d'au moins 250 milles, en solitaire ou en double. Histoire de partir un peu mieux armés.
Car une course transatlantique comporte sa part de risques. La disparition, lors de la dernière édition, du solitaire Jean-Marc Hautbois, vraisemblablement tombé à l'eau alors qu'il avait grimpé au mât, l'a douloureusement rappelé.
Mais il y a des dangers inhérents à la pratique de la course au large qu'il est impossible d'éliminer. <Qu'interdire ? Dire que c'est défendu de grimper dans le mât ? Ça n'a pas de sens. On ne peut qu'expliquer aux concurrents que les expériences dramatiques nous conduisent à leur rappeler que toutes les manoeuvres exceptionnelles doivent être entourées de réflexion et de précautions exceptionnelles.>
Par ailleurs, la Transquadra est obligée de se plier aux Réglementations Spéciales Offshore (RSO) de l'ISAF. En plus du stage de survie, déjà obligatoire pour la dernière édition, les concurrents sont tenus de posséder leur brevet de secourisme, de fournir un test d'effort et une échographie cardiaque.
Et doivent ajouter à leur liste déjà bien fournie de matériel, une combinaison de survie et un transpondeur AIS. <Ce qu'on peut regretter, confie Jean-Paul Boisson, c'est que les RSO évoluent dans le temps et que le budget des concurrents s'en ressent. Il y a des choses qui resserviront : quand il s'agit d'un stage de survie, c'est un acquis. Par contre le transpondeur AIS n'aura pas grande utilité pour traverser la baie de Quiberon dans tous les sens.>
Ajoutez à cela la surenchère technologique - pilotes, logiciels de routage, pile à combustible, voiles composites - et vous obtenez des budgets conséquents. <Il est possible que toutes ces montées en puissance se fassent un peu au détriment du budget des billets d'avion pour les familles.>
Pourtant, à l'origine, la Transquadra avait été conçue en deux étapes séparées de six mois, justement pour être compatible avec une vie de famille et des exigences professionnelles. Et les dates, calquées sur les vacances scolaires, pour que l'entourage des concurrents puisse être à l'arrivée, et prolonger si possible par des vacances sur place. Alors, le côté familial de la course sera-t-il éclipsé par la compétition ? <Ça, on va le constater aux étapes.> prévoit Jean-Paul Boisson. Réponse à Porto Santo, en juillet 2011 !
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Retrouvez toutes les infos sur la Transquadra sur son nouveau site, ici.
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03/09/2009 - 08:08
Mico Bolo : «Déjà plus de 115 demandes pour 100 places !»
Décidément, les quadras sont déchaînés ! A peine terminée la 5e édition de la Transquadra – la transatlantique en deux étapes réservée aux amateurs de plus de 40 ans –, que l’avis de course de la prochaine, à courir en juillet 2011 et janvier-février 2012, est édité ! Pas le temps de traîner, les places entre Saint-Nazaire, Barcelone et la Martinique via Madère, sont chères : seuls 100 bateaux seront retenus. Mico Bolo, son directeur de course, dissèque les raisons de ce succès démentiel et présente les nouveautés. Avis de course et demande d’invitation téléchargeables dans cet article.
18/02/2009 - 19:14
Arrivée de Zinzolin, le fortuné
Début février au beau milieu de l’Atlantique, le gréement de Zinzolin est tombé mais son skipper lui en a relevé un de fortune ! Bertrand Guillonneau, quadragénaire génialement bricoleur, a ainsi pu terminer ce matin la seconde étape de la Transquadra.
09/02/2009 - 15:38
Disparition de Jean-Marc Hautbois
Jean-Marc Hautbois, le skipper du First 31.7 Xenon, est porté disparu en mer alors qu’il participait à la sixième édition de la Transquadra.
09/02/2009 - 08:07
Et les frères Croyère et Kelbert gagnèrent
Le 7 février à 22h30 locales, Antoine et Jérôme Croyère (A35 ATR-Team Winds) ont enlevé au Marin (Martinique) la deuxième manche de la 6e Transquadra. Jean-Pierre Kelbert (JPK 960 Partouche), le premier solitaire, est arrivé moins de 24 heures après… malgré une entorse à la cheville !
26/01/2009 - 09:51
Porto-Santo : bon départ, beau départ !
Sea, spi and sun. Tous les ingrédients d’un bel et bon départ étaient réunis, ce week-end, pour la deuxième étape de la Transquadra. Devant la plage de Porto Santo, les 20 solitaires et les 64 doubles ont mis la cap sur Le Marin (Martinique), par un vent d’Ouest-Nord-Ouest 15-20 nœuds.
23/01/2009 - 19:45
Porto Santo-Le Marin : 84 bateaux au départ !
C’est un drôle d’endroit. Un îlot de dix kilomètres de long sur trois de large. Porto Santo, à 40 milles au Nord de Madère. De là, 20 solitaires et 64 doubles vont s'élancer sur le grand Atlantique. Cap sur Le Marin, Martinique, terme de la deuxième étape de la Transquadra. Réservée aux amateurs de plus de 40 ans. Eclairés, les amateurs. Et de plus en plus nombreux !