Note :
LES COURSES EN COURS CLASSEMENTS LE DIMANCHE 20 NOVEMBRE A 14 HEURES
> TRANSAT JACQUES VABRE 2011
>> 60 IMOCA :
1er. Virbac-Paprec 3, Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou, arrivés vendredi 18 novembre à Puerto Limon à 02h15 locales (09h15, heure française), en 15 jours 18 heures 15 minutes, battant le temps de référence de Safran d’1 heure et 07 minutes.
2. Hugo Boss, Alex Thomson et Guillermo Altadill, arrivé le 19 novembre à 00h20, heure française.
3. Banque Populaire, Armel le Cléac'h et Christopher Pratt, arrivés le 19 novembre à 06 h, heure française.
4. Macif, François Gabart et Sébastien Col, arrivés le 19 novembre à 07h50, heure française.
5. Bel, Kito de Pavant et Yann Régniau, arrivés le 19 novembre à 09h04, heure française.
6. Safran, Marc Guillemot et Yann Eliès, arrivés le 19 novembre à 10h27, heure française.
7. Bureau Vallée, Louis et Nelson Burton, arrivés le 20 novembre à 07h45, heure française.
8. Mirabaud, Dominique Wavre et Michèle Paret, arrivés le 20 novembre à 10h39, heure française.
9. Gamesa, Mike Golding et Bruno Dubois, arrivés le 20 novembre à 12h42, heure française.
>> Class40 : 1. Aquarelle.com, Yannick Bestaven et Eric Drouglazet. 2. ERDF/Des Pieds et des Mains, Damien Seguin et Yoann Richomme. 3. 40 Degrees, Hannah Jenner et Jesse Naimark-Rowse
>> Multi50 :
1. Actual, Yves le Blévec et Samuel Manard, arrivés le 20 novembre à 08h07, heure française.
2. Maître Jacques, Loïc Féquet et Loïc Escoffier
> AMERICA'S CUP WORLD SERIES - SAN DIEGO 2011
>> Régates en flotte. 1. Energy Team (FRA). 2. Emirates TNZ (NZL). 3. Oracle Racing / Spithill (USA). 4. Artemis (SWE). Les quatre premiers étaient qualifiés pour les demi-finales de vendredi.
>> Demi-finales : vainqueurs, Energy Team (FRA), qui a battu Artemis 2 à 0, et Oracle Racing/Spithill (USA), qui a battu ETNZ 2 à 0, s'affrontent samedi en finale.
>> La finale a été remportée la nuit dernière par Oracle Racing/Spithill (USA), qui a battu Energy Team (FRA) par 2 à 0.
> VOLVO OCEAN RACE 2011-2012
1. Telefonica, Iker Martinez. 2. Puma, Ken Read, à 29 milles. 3. Camper, Chris Nicholson, à 148 milles. 4. Groupama 4, Franck Cammas, à 419 milles.
C'est fait ! Ce vendredi, un peu après 2 heures du matin, dans les petits airs de Puerto Limon, Costa Rica, Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou (Virbac-Paprec 3) ont enlevé la Transat Jacques Vabre 2011, en IMOCA et toutes classes. Quelle année 2011 pour ces deux skippers !Photo @ PFB - Service de presse de la Transat Jacques Vabre 2011«Cette victoire a un goût sympa !» Voilà les premiers mots de Jean-Pierre Dick après avoir remporté la transat Jacques Vabre 2011 à Puerto Limon. «C’est un port que je ne connais pas, on a des effluves de la terre, et le petit clin d’œil sympa est qu’à coté, il y a une plage qui s’appelle Bahia, ça me rappelle mes deux autres victoires sur cette Transat, au Brésil !»
Jean-Pierre, décontracté et souriant, revient sur la course : «Je suis satisfait, car il y avait un sacré tableau au départ de cette course, avec un niveau très relevé et face à des Safran, PRB, Panque Populaire, Macif, qui sont de beaux projets, c’est merveilleux de terminer premier !»
Troisième Jacques Vabre en double remportée, sans oublier la Barcelona Wolrd Race avec Loïck Peyron sur ce même bateau en début d’année : pas de doute, Jean-Pierre aime le double ! Cap maintenant sur le solo – et le Vendée Globe. Photo @ Yvan Zedda Transat Jacques Vabre 2011
Fatigué, mais heureux ! Quelle année 2011 pour Jérémie Beyou : vainqueur de la Solitaire du Figaro et de la Transat Jacques Vabre – un doublé haut de gamme !Photo @ Yvan Zedda Transat Jacques Vabre 2011Percussions latines, odeurs nouvelles, température de 25°C : Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou ont (re)découvert la terre. Dans la nuit du Costa Rica, ils se sont fait attendre. Jusqu’au bout, ils ont dû se montrer vigilants et concentrés. Jusqu’au bout, la météo aura joué avec leurs nerfs. Capricieuse, elle a été instable lors des 100 derniers milles en direction de Puerto Limon. «Un peu stressés», fébriles au vu de fichiers météo contradictoires, Jean-Pierre et Jérémie ont évité un dernier piège, un «trou d’air» qui aurait pu se refermer sur eux.
Il n’en a rien été. Avec 10 nœuds de vent, dans le noir, au près, Virbac-Paprec 3 a franchi en premier ce matin la ligne d’arrivée de cette Transat Jacques Vabre 2011 à Puerto Limon, après 15 jours 18 heures (battant le temps de référence de Safran d’1 heure et 07 minutes) de mer dans des conditions particulièrement difficiles, le plan Verdier-VPLP ayant parcouru 5 167 milles à la vitesse moyenne de 12,50 nœuds.
Avec Franck Cammas (en 60 ORMA) et Franck Yves Escoffier (Multi 50), Jean-Pierre Dick est en tout cas le troisième homme à réaliser un triplé sur la Transat Jacques Vabre. Et quelle année 2011 pour les deux skippers ! «JP» a gagné la Barcelona World Race avec Loïck Peyron, puis la Jacques Vabre avec Jérémie Beyou. Quant à ce dernier, il a claqué la Solitaire du Figaro et la Jacques Vabre – pas mal !
Leur concurrent direct, Hugo Boss, n’a pu rattraper son retard. Alex Thomson et Guillermo Altadill ont, eux aussi, eu une fin de course compliquée à gérer. Ce matin, les deux hommes ont mis le cap au Nord-Ouest pour toucher des vents plus forts avant d’empanner. Mais Virbac-Paprec 3 s’est montré intouchable. Avec près de 150 milles d’avance sur Hugo Boss mercredi soir, le plan verdier-VPLP de Dick et Beyou avait un réel matelas de sécurité. C’était sans compter les caprices du pot au noir et d’Eole, qui a décidé de retenir son souffle à l’approche de Puerto Limon.
Transat Jacques Vabre 2011 : la carte météo du 18 novembre. L’arrivée a été stressante pour Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou. Ils ont eu peur de tomber dans un trou d’air et d’être doublé par Hugo Boss. Ils ont effectué les derniers milles avec très peu d’air. Photo @ Transat Jacques Vabre Virbac-Paprec 3 a dû négocier plusieurs systèmes météo complexes pour ne pas se retrouver déventé et contourné par Hugo Boss… C’était peu probable vu l’avance engrangée. D’autant plus qu’il se murmure que le bateau blanc et noir (l’ex-BT de Sébastien Josse, plan Farr 2007) aurait eu des problèmes techniques expliquant des différences de vitesse conséquentes lors des derniers jours de course…
Match-race après 4000 milles
Les deux premiers à Puerto Limon n’ont pas été les seuls à se faire un sang d’encre à cause de la météo. Car l’alizé de la mer des Caraïbes, ce n’est pas que du soleil et des longs surfs au portant. Comme dans le pot-au-noir, ça peut aussi être des conditions changeantes et des grains violents, avec un vent qui monte de 2 à 30 nœuds en quelques minutes... «En fin de journée, à la tombée de la nuit, il faut redoubler d’attention car, avec la chaleur, il y a des phénomènes nuageux qui se forment et ça peut être assez violent !» explique, lors de la vacation de mercredi, Yves le Blévec, le skipper du trimaran Actual en tête des Multis 50.
Virbac Paprec 3 a creusé l’écart de manière importante lors des derniers jours de course, jusqu’à 150 milles d’avance. «C’était important psychologiquement !» s’est exclamé Jérémie Beyou à l"arrivée.Photo @ Transat Jacques Vabre Résultat : en multi comme en monocoque, mieux valait être paré à empanner ou à changer de voile à tout moment pour éviter de partir au tas ! Ce que confirme Yann Régniau sur Groupe Bel : «La nuit de mardi à mercredi sous spi a vraiment été chaude ! On a fini par mettre le gennak’ car la mer et le vent étaient assez forts (28 nœuds) et avec le spi, on ne pouvait faire aucun écart de barre». En plus de surveiller les lignes de grains menaçants, il fallait aussi guetter les moindres risées ou couloirs de vent lorsque le vent ne soufflait qu’à 8 noeuds. Et rester à la barre aux aguets, après deux semaines éprouvantes, ce n’est sans doute pas ce qu’il y a de plus simple !
Le pot au noir a été fidèle à sa réputation et a donné quelques cheveux blancs aux concurrents. Virbac Paprec 3 et ses poursuivants ont eu affaire à une molle dépressionnaire avec très peu de vent.Photo @ Transat Jacques Vabre Banque Populaire et Macif ont trouvé le bon stimulant pour les derniers milles. Après avoir navigué à vue pendant plus de 24 heures en plein Atlantique, ils se sont de nouveau retrouvés à une centaine de milles de l’arc antillais à la lutte pour la troisième place. Ils ont fini la course bord à bord en mer des Caraïbes !
Banque Pop’ a finalement pris le meilleur sur son sistership. «C’est comme à l’entraînement à Port-La-Forêt (Armel Le Cléach’ et François Gabart font partie tous les deux du pôle Finistère course au large, ndlr), s’amusait, mercredi, Armel Le Cléac’h sur Banque Pop’, c’est une belle bagarre ! Au niveau de la République Dominicaine, on a cherché un effet de terre pour bénéficier d’une accélération du vent. C’est du gagne-petit, mais ce sera important à l’arrivée. L’entrée en mer des Caraïbes était très chaotique, avec des rafales et une mer très formée. On ne fait pas encore du match-racing, c’est trop tôt, mais on va faire notre stratégie d’ici 36 heures, et passer en mode Figaro, régate pour l’arrivée !»
Virbac-Paprec 3 sera l’un des favoris du prochain Vendée Globe : le plan Verdier-VPLP a en effet claqué la Barcelona et la Jacques Vabre cette année !Photo @ Alexis Courcoux Transat Jacques Vabre 2011Révélations avant l’arrivée
Derrière, sur Bureau Vallée, les frères Burton ont tout tenté pour conserver leur cinquième place. Après le passage de l’arc antillais, ils ont été remontés par Groupe Bel, puis Safran. Mais les bizuths de cette Jacques Vabre ne jouent plus à armes égales puisqu’ils ont déchiré leurs trois spis… Louis et Nelson, 26 et 27 ans, resteront comme la très belle surprise de cette édition.
Tout comme la fin de course de Safran. Marc Guillemot et Yann Eliès avaient annoncé qu’ils s’arrêteraient en République Dominicaine pour réparer leur safran endommagé avant de renoncer. Pour jouer la gagne et une ou deux places au classement général. Et le dernier vainqueur de la Transat d’assurer : «Il y a une dépression tropicale qui se profile au niveau du Costa Rica donc il y aura forcément des choses à faire». Les deux marins ont pris le risque calculé de courir avec un bateau qui ne pouvait plus être barré que par le pilote automatique.
Dominique Wavre et Michèle Paret se sont aussi fait une petite frayeur au passage de la République Dominicaine. Une navette des gardes-côtes a voulu les aborder pour les contrôler. Après négociation par VHF et intervention de Jean Maurel, le directeur de course, les policiers ont finalement rebroussé chemin. Lors de la Barcelona World Race, Mirabaud avait déjà été arraisonné par des agents un peu trop zélés. «On va rebaptiser votre bateau le Rien-à-déclarer», s’amusait-on hier à la vacation radio. Le duo de Mirabaud doit aussi gérer un problème de safran. Conséquence : ils restent en permanence la main sur la barre ! Celui qui est sur le pont réveille l’autre avec une ficelle accrochée au bras...
C’est bien connu, les marins se font plus loquaces à l’approche de l’arrivée. Il n’y a pas que les bateaux à avoir souffert (14 abandons). On a appris hier que Mike Golding s’était abîmé la main tout au début de la traversée. «Depuis sa blessure s’est infectée», détaillait Bruno Dubois à la vacation radio. Autre révélation : les deux hommes de Gamesa n’ont pas réussi à recevoir des fichiers météo précis à cause d’un problème de réception satellite.
C’est aux Açores que la course s’est jouée ! Virbac-Paprec 3 et Hugo Boss ont choisi de rester très Nord et de filer à l"Ouest, vers des fronts plus violents, alors que les autres concurrents ont opté pour des conditions plus calmes au Sud.Photo @ Transat Jacques Vabre Car la météo et la stratégie ont, une fois de plus, été déterminantes dans cette transat. A mi-chemin entre les Açores et les Caraïbes, Groupe Bel, puis Gamesa, ont tenté un dernier coup en plongeant au Sud-Ouest beaucoup plus tôt que leurs rivaux au classement général. De leur côté, Macif, Banque Populaire, Bureau Vallée, Safran et Mirabaud ont maintenu le cap à l’Ouest (entre 255° et 270°) avant de plonger au Sud-Ouest dans le sillage de Virbac-Paprec 3 et Hugo Boss.
Multi 50 : Actual attendu dimanche
Chez les multicoques, à moins d’une avarie, Actual est attendu dimanche en début d’après-midi. Après l’abandon de quatre des six concurrents de la catégorie et avec pour unique rival Maître Jacques relégué à 400 milles derrière, Actual n’a plus qu’à assurer et… à jongler avec les prévisions météo. A l’approche des Caraïbes, le trimaran rouge et vert d’Yves Le Blévec et Samuel Manard a quand même dû remonter au Nord-Ouest pour éviter une zone de vents faibles. Après cette ultime embûche, Actual a dévalé les alizés avant d’enrouler les îles de Saint-Barth etLa Barbade.
La Barbade ? Plutôt «la barbante» selon l’équipage de Maître Jacques. «On pensait que son passage serait paisible et rapide sous les alizés mais ça n’a pas du tout été le cas, s’exclament Loïc Féquet et Loïc Escoffier, il n’y a pas eu de vent, beaucoup de grains orageux, on a dû tirer des bords… Passer la Barbade a été très laborieux, on a eu une grosse panne de vent d’une heure !»
Les Class 40 en mode Figaro
En Class 40, Aquarelle.com mène toujours la flotte avec 142 milles d’avance sur ERDF-Des Pieds et des Mains. Eric Drouglazet et Yannick Bestaven se trouvent à plus de 500 milles des Antilles. «C’est assez difficile de lâcher la barre, à tel point qu’on a les cervicales bloquées à force d’avoir toujours la tête tournée dans le même sens. On barre sans arrêt comme si on était en Figaro», raconte Eric, qui a fêté ses 44 ans en plein Atlantique. Il prend le temps de s’intéresser à l’actualité terrienne : «La démission de Berlusconi, la situation en Grèce, c’est confirmé tout ça ?»
Alors que Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou sabrent le champagne, il leur reste encore une semaine de mer ! Le dernier de la catégorie, Partouche, se trouve à plus de 1000 milles du leader et ne devrait arriver que dans… deux semaines.
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18/11/2011 - 00:52
Jean-Pierre Dick : «On est un peu stressés par cette fin de course»
Virbac-Paprec 3 n’était qu’à une centaine de milles de Puerto Limon, jeudi après-midi, quand Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou ont répondu à nos questions. Temps forts, doutes, complicité : ils se confient.
17/11/2011 - 00:02
Port du casque obligatoire
Dans la Jacques Vabre 2011, en 60 IMOCA, si la 1ère place semble promise à Dick-Beyou (Virbac-Paprec 3), et la 2e à Thomson-Altadill (Hugo Boss), la 3e fait l’objet d’un un vrai Figaro en mer des Caraïbes. Gabart et Col (Macif) se bagarrent en effet à vue avec Le Cléach’ et Pratt (Banque Populaire)…
12/11/2011 - 16:56
Retour sur l'incroyable série de casses et d'abandons
Démâtage, voie d’eau, quille perdue, délaminage, cloison qui casse… Les premiers jours de course de la Transat Jacques Vabre et de la Volvo Ocean Race ont été marqués par de nombreux abandons. Première analyse des avaries survenues.
11/11/2011 - 00:02
Un début de transat totalement dément !
Dès le départ du Havre, les duos ont affronté des vents de 35 nœuds avant d’enchaîner dépressions, grains et mer terrible – et 14 équipages ont jeté l’éponge. Le point sur cette première moitié de course.
03/11/2011 - 00:03
Quand TJV rime avec TGV !
La Transat Jacques Vabre est finalement partie du Havre hier, dans une brise déjà soutenue, prémices d’une baston à laquelle les 35 concurrents ne vont finalement pas échapper. Gloups !
02/11/2011 - 16:42
Cette fois, c’est bien parti
A 15 heures, ce mercredi 2 novembre, les 35 duos inscrits ont pris le départ de la Transat Jacques Vabre, au large du Havre, par 20-25 nœuds de Sud. «Mais, avertissait Jean Maurel, le directeur de course, même si la dép’ est maintenant moins active, elle va quand même secouer dur – prudence !»