Note :
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Position de Banque Populaire V le samedi 10 décembre à 10 heures – et un nouveau record !
Au Sud du cap Leeuwin (pointe Sud-Ouest de l'Australie), le maxi-trimaran de Loïck Peyron a 2 333 milles d’avance sur le chrono de Groupama 3.
Banque Populaire V a coupé la longitude du cap Leeuwin à 9 heures 29 (heure de Paris) ce samedi. Il aura mis 17 jours, 23 heures, 57 minutes, 18 secondes depuis son franchissement de ligne à Ouessant pour atteindre ce passage et établit ainsi un nouveau temps de référence avec 3 jours 14 heures et 24 minutes d'avance sur celui de Franck Cammas.
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Si grand et si petit… Le maxi-trimaran Banque Populaire V paraît bien petit à l’échelle du globe et de ses phénomènes – et doit toujours être calé au mieux par rapport aux systèmes météo. C’est le rôle de Juan Vila.Photo @ Benoît Stichelbaut BPCE
A 50 ans, l’Espagnol Juan Vila, navigateur de Banque Populaire V, a déjà couru quatre tours du monde.Photo @ Benoît Stichelbaut BPCEJuan Vila est Espagnol et polyglotte. Il vit à Valence, parle un français impeccable, et est le navigateur de Banque Populaire V. Ce colosse d'un calme olympien, qui dixit les équipiers qui ont déjà navigué avec lui, «ne souffre jamais du froid et dort très peu», est né à Barcelone, a toujours régaté et fêté ses 50 ans quelques jours avant le départ de Brest.
Ingénieur des Ponts et Chaussées, il a notamment disputé quatre tours du monde (avec une victoire en 2001-2002 sur Illbrück), et cinq Coupe de l'America… dont une victoire en 2007, toujours comme navigateur à bord d'Alinghi. Loïck Peyron dit de lui qu'il est comme du «granit espagnol». Rencontre à Paris quelques jours avant la tentative de record.
voilesetvoiliers.com : Juan, c'est ton premier tour du monde en multicoque ?
Juan Vila : En multicoque oui, mais j'en ai déjà effectué quatre en monocoque, lors de la Whitbread, puis de la Volvo Ocean Race.
v&v.com : Quelles sont les différences pour un navigateur ?
J.V. : Le principe est le même, à la différence que les vitesses des multicoques sont telles que cela permet de se positionner plus facilement par rapport aux systèmes météo, pour accrocher une dépression, et surtout se placer par rapport à son déplacement vu qu'on marche aussi voire plus vite qu'elle. On peut aussi échapper plus facilement au mauvais temps, et dans les zones de transition, anticiper.
A bord d’un trimaran de 40 mètres, les treize équipiers se doivent d’être d’une compétence sans faille – et d’une évidente complémentarité.Photo @ Benoît Stichelbaut Sea & Cov&v.com : Outre les habituels équipements, quels sont les outils dont tu disposes à la table à cartes de Banque Populaire V ?
J.V. : L'équipement le plus important est le système de communication par satellite, car je passe beaucoup de temps à parler avec Marcel Van Triest, qui est à terre. Nous nous appelons quotidiennement, voire plusieurs fois par jour si la situation le nécessite – un empannage ou une manœuvre à faire par exemple. Ensuite, ce sont les modèles métérologiques avec lesquels on travaille.
v&v.com : Vous en utilisez plusieurs ?
J.V. : Oui, nous en avons trois, et chaque modèle donne 21 prévisions différentes ! Comme on ne connaît pas à 100 % les conditions initiales de l'atmosphère, chaque modèle a une condition initiale différente qui a la même probabilité d'être vraie. On recoupe ensuite ce que donnent chacun des trois modèles. Puis on tranche.
v&v.com : Concrètement, comme ça se passe avec le routeur ?
J.V. : Nous avons un plan de travail quotidien prédéfini. Nous avons deux rendez-vous par jour pour le long terme et donc la stratégie. Marcel travaille sur le long terme, car il a plus de données que moi et voit plus loin. Puis quatre points à court terme, donc plus orientés vers la tactique, le plus souvent par e-mails.
Juan Vila, s’il est reponsable des trajectoires du maxi-trimaran, est évidemment en échange permanent avec le skipper Loïck Peyron – et avec Marcel Van Triest, routeur à terre. Photo @ Benoît Stichelbaut BPCEv&v.com : Avec Loïck Peyron, le skipper, comment fonctionne-tu ?
J.V. : On se partage les tâches. On regarde ensemble les modèles pour l'analyse, et comme on passe pas mal de temps ensemble à la table à cartes, on discute beaucoup et on échange nos idées tous les deux et aussi avec Marcel bien sûr. Ensuite, on décide ensemble de la tactique. Evidemment, si nous ne sommes pas d'accord ou alors si il faut faire un choix, c'est Loïck qui décide.
v&v.com : Quels logiciels de routage utilisez-vous ?
J.V. : Nous en avons trois, Adrena, MaxSea et Deckman, mais utilisons essentiellement Adrena. Il arrive que nous regardions si les trois logiciels donnent la même chose, mais c'est assez rare.
v&v.com : Tu es hors-quart, mais il t'arrive de monter sur le pont quand même ?
J.V. : Oui bien sûr ! A chaque manœuvre, je suis sur le pont, surtout pour aider les wincheurs. Et puis, c'est important de sortir dehors et ne pas rester cantonné devant ses ordinateurs. Tu vois des choses, tu regardes les nuages, tu sens les éléments. C'est essentiel.
v&v.com : Et la vie avec cet équipage en majorité français, comment ça se passe ?
J.V. : Très bien. J'ai déjà passé plus de neuf mois travaillé et navigué avec Loïck lors de la dernière Coupe de l'America avec Alinghi. Nous étions aussi venus nous entraîner à Lorient avec le trimaran Banque Populaire, et du coup j'avais déjà rencontré une partie de l'équipage. Je parle français, Marcel aussi. Il n'y a pas de problèmes de barrière de langue. Et puis, avec Loïck, nous avons les mêmes vues de la compétition. C'est quelqu'un de très très fort, et super sympa. L'entente est vraiment nickel !
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03/12/2011 - 00:01
Banque Populaire V : un monstre de performance !
Oui, Loïck Peyron peut sourire à la lecture des chiffres de Banque Pop V : 42,07 nœuds de vitesse à 140° réels d’un vent vrai qui souffle alors à 26,9 nœuds – quel instrument à vent ! Lequel, attaquant les 40e sous Bonne-Espérance, possède près de... 1800 milles d’avance sur le chrono de Groupama 3.
28/11/2011 - 00:02
Le record Ouessant-équateur pour Banque Pop V !
Irrégulier cette année, le pot-au-noir génère tout de même son lot de calmes et de grains violents – de chaud-froid météo. A 300 milles au Nord de l'équateur, Banque Populaire V y a eu droit aussi. Mais le maxi-trimaran mené par Loïck Peyron et ses 13 équipiers s'en est pas trop mal sorti…
22/11/2011 - 09:32
Banque Populaire V est parti mardi à 9 heures 31
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Good wind and fair passage to your ship God Jul, God Ny Ar All the best for 2012
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