Après leur abandon de samedi midi - suite au bris de leur dérive sur un OFNI, deux jours plus tôt, en pleine chevauchée fantastique -, Pascal Bidégorry et l'équipage de Banque Populaire V ont mis le cap sur Lorient. Avec l'espoir éventuel de retourner début mars en stand-by sur le Trophée Jules Verne, ce qui ne laissera qu'un court délai afin de cueillir une fenêtre avant l'automne austral. Quant à Thomas Coville sur Sodeb'O, il va les croiser sur le record du tour du monde en solitaire, pour lequel la régate est dure contre l'excellent chrono de Francis Joyon. Si Sainte-Hélène s'annonce moins problématique que la semaine dernière, le Grand Sud est toujours aussi compliqué...
Note :
Quelques heures, quelques minutes peut-être, avant l'OFNI, Banque populaire allumait à plus de 30-35 noeuds dans la nuit du 3 février. C'était la nuit de la nouvelle lune. Une nuit d'encre.
Photo © Bpce
C'est le talon d'Achille de la voile. Ou plutôt l'un des ses points faibles, car il y en a d'autres. L'objet flottant non identifié (OFNI) - conteneur, bille de bois ou cétacé bien vivant et vulnérable -, reste pour une large part indétectable en dépit de quelques efforts de recherche (mais cela fait vingt-cinq ans que l'on dit qu'il faudrait trouver de vraies solutions techniques...). Comme l'avait confirmé juste avant, après moult exemples ces dernières années, la casse de la crash-box de l'étrave de Foncia dans la Barcelona World Race. Banque populaire V le paye au prix fort. Mais si cela lui était arrivé après le cap de Bonne-Espérance, le Trophée Jules Verne était définitivement perdu pour cette saison tandis qu'il subsiste un mince espoir de le voir repartir comme nous allons le voir.
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Vos commentaires
Intéressant mais écrit en sabir franco-anglais, désagréable même pour un anglophone. Il y a une traduction française à stand-by et à crash-box. Il faudrait choisir le français ou l'anglais mais éviter les mélanges qui n'apportent rien à votre propos. Cordialement. Jean SURZUR com.jamin@cegetel.net
Article bien ficelé :crash -box et stand-by sont des termes très courants dans la langue française .
Autant je peux être d'accord pour "stand-by" ("attente" peut faire l'affaire, je pense), autant "crash-box" me semble plus difficile à traduire, non ? Beaucoup de gens jouent au foot-ball le week-end sans que cela gêne quiconque. Et les Anglais ou les Américains eux-mêmes utilisent nombre de mots français, comme "déjà vu" ou "rendez-vous" ! Alors... L'essentiel est de garder un certain équilibre - et l'usage des bons mots dès que possible. Yen'