Le départ de la 2e étape de la Volvo, Le Cap-Cochin, aujourd'hui à 12 heures 20, a réuni des centaines de bateaux-spectateurs indisciplinés, un fort vent établi et les cruels dévents de la côte sud-africaine. Puma a coupé la ligne en tête à plus de 20 noeuds, puis s'est fait piéger par une bulle de calme avant Bonne-Espérance. Pas de doute, ces 4 450 milles piégeux et inédits vont être animés !
Note :
Le départ de la deuxième étape de la Volvo, Le Cap-Cochin, donné le samedi 15 novembre, a marié tous les ingrédients de l'intensité : des centaines de bateaux-spectateurs indisciplinés, un fort vent établi (ici, Telefonica Black et Team Russia) et les redoutables dévents de la côte sud-africaine.
Photo © Rick Tomlinson (Volvo Ocean Race)
Au Cap, la voile a toujours été une fête. Tours du monde en équipage ou en solitaire, Triangles atlantiques, le grand port de commerce sud-africain, adossé à l'impressionnante montagne de la Table, sait recevoir en beauté. Pas étonnant, du coup, qu'en ce début été austral, la foule des grands jours ait tenu à accompagner sur l'eau les huit concurrents de la Volvo Ocean Race au départ de leur deuxième étape. Dans une forte brise établie, des centaines de bateaux-spectateurs indisciplinés sillonnent le plan d'eau, et voilà les organisateurs contraints de repousser le départ, prévu à midi locale, d'une vingtaine de minutes - rare !
Au coup de canon, un missile noir et rouge coupe la ligne à plus de 20 noeuds. <Il va falloir qu'on bosse>, avait sobrement indiqué Sidney Gavignet, chef de quart sur Puma, à son arrivée au Cap, deuxième derrière Ericsson 4. Comme pour marquer les esprits, le VO 70 américain, sous grand-voile haute et gennaker, enfume la flotte qui reste loin derrière et enroule en tête les deux première bouées de dégagement, suivi par Ericsson 4 et Green Dragon.
Mais Le Cap et ses reliefs sont piégeux. Englués dans une bulle née sous leur étrave, les équipiers de Ken Read ne peuvent que regarder filer leurs poursuivants qui tirent à terre et passent la troisième et dernière marque, avant de pouvoir eux-mêmes redémarrer. Jusqu'au mythique cap de Bonne-Espérance, rallié en trois petites heures, les dévents seront ainsi nombreux à redistribuer les cartes.
Un seul bateau souffre de ce début en fanfare : quelques minutes seulement après le coup de canon, et au terme de deux virements assez chauds, Ericsson 3 voit son génois se prendre dans le radar fixé sur la face avant du mât. Bilan : voile déchirée - elle sera vite réparée -, et, plus grave, radar sur le pont. Un peu angoissant quand on connaît les dangers de cette étape inédite.
Car, du Cap à Cochin, outre le fameux courant des Aiguilles et les tempêtes tropicales du Sud de l'Inde, il faudra avoir des yeux partout, le parcours étant semé de centaines de bateaux de pêche de toutes tailles et de cargos - sans oublier les pirates qui opérent au large des côtes africaines !
Quoi qu'il en soit, les huit concurrents font maintenant face à un dilemme assez simple : chercher à tout prix à engranger les points intermédiaires du passage du 58e méridien, n'importe où pourvu que ce soit au sud du 20e Sud, latitude de l'île Maurice ; ou privilégier la victoire d'étape, évidemment plus payante en terme de points - et de prestige. Chercher à gagner sur les deux tableaux peut en effet s'avérer contradictoire. Pas de doute : les 4 450 milles à venir vont être chauds bouillants !
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15/11/2008 - 16:20
Au départ du Cap, Puma sort ses griffes
«Il va falloir qu'on bosse», avait prévenu Sidney Gavignet, chef de quart sur Puma, à son arrivée en Afrique du Sud, derrière Ericsson 4. Comme pour envoyer un signe fort, au départ de la deuxième étape Le Cap-Cochin, le 15 novembre, le VO 70 américain a coupé la ligne à près de 20 nœuds.
14/11/2008 - 14:11
Eaux à risques
Pour la première fois, la Volvo Ocean Race va entrer dans les eaux asiatiques. Entre Le Cap et la péninsule indienne, un passage obligatoire au Sud de l’île Maurice et deux options possibles : remonter contre le courant des Aiguilles en longeant les côtes africaines, ou partir Sud-Est pour accrocher les dépressions autour de l’Antarctique avant de remonter plein Nord. Une zone de navigation inhabituelle et des risques inédits.