Actualité à la Hune

Volvo Ocean Race 2011-12

Boucle bouclée in extremis !

Plus d'un an que l'organisation de la Volvo Ocean Race s'amuse à distiller ses décisions au compte-goutte ! Même si la méthode a parfois été agaçante et n'a pas toujours résisté aux indiscrétions, elle a fonctionné ! Surtout lorsque quelques surprises de dernière minute sont venues pimenter l'enjeu !

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  • Publié le : 06/04/2010 - 07:51

Not so easy Si dix villes ont finalement gagné leur place sur la cartographie de la prochaine Volvo... 71 restent sur le carreau. La VOR, c'est une affaire qui tourne, quelque soit le climat ! Photo © Dave Kneale (Volvo Ocean Race) In extremis et jouant à mort du suspens - mis à part quelques indiscrétions bien senties -, l'organisation de la Volvo Ocean Race a donc tenu le délai qu'elle s'était imposé en juin dernier : publier l'intégralité du parcours de la prochaine édition dans le premier trimestre 2010.

Dix villes seront donc visitées entre l'automne 2011 et le printemps 2012 par la flotte de VO70 lancée autour du monde : quatre en Europe et six réparties sur les autres continents... Diable, un sacré ménage a été fait ! Quand on se souvient qu'initialement, 81 villes s'étaient portées candidates !

Par ailleurs, l'organisation a quand même fait une petite entorse à ses principes... Puisque le nombre d'étapes devait être limité à huit, mais qu'il a fallu rallonger la liste d'une escale.

Il faut dire qu'à certains moments du processus, il y a eu un peu de flottement... Notamment, lorsque Lisbonne (Portugal) a été désignée comme arrivée de la transat... Et Lorient, alors ?

Volvo's show ! Le statut du "media crew", l'équipier dédié à l'envoi d'images depuis le bord, a considérablement augmenté l'iconographie de la Volvo, flattant sa dimension onirique et spectaculaire. Photo © Guo Chuan (Volvo Ocean Race (Green Dragon)) Les Français ont pensé s'étouffer et Groupama avec. La compagnie d'assurance ayant joué le jeu d'aligner son équipe très tôt, elle comptait bien sur une contrepartie ! Hum !

Et puis les choses sont rentrées dans l'ordre, moyennant deux micro étapes pour terminer le tour du monde (Lisbonne-Lorient, puis Lorient-Galway) et l'abandon d'une destination scandinave.

Youpi ! Lorient accueillera donc la prochaine Volvo aux premiers beaux jours de 2012 et portera l'équipage de Franck Cammas avec tout l'enthousiasme de la nation !

Pensez ! Il n'y avait plus eu d'escale de la VOR en France depuis 2002 (La Rochelle). Et d'équipage français engagé depuis 1994 (Eric Tabarly, La Poste) !!

Puis, à la toute fin de mars et alors que la montre tournait, les débats ont à nouveau été curieusement suspendus. Comme suffisamment de villes avaient été données pour faire un tour du monde, beaucoup pensaient que le parcours était bouclé ; d'un autre côté, aucun communiqué ne le stipulait, ce qui n'est pas du genre de la Volvo...

Et soudain, mardi 30, l'ultime pièce du puzzle a été placée : Auckland (Nouvelle-Zélande) a été la dernière ville étape annoncée, bien qu'elle vienne en cinquième position sur la cartographie.

Il faut dire que les tractations n'ont pas été négligeables : 790 000 euros, selon The National Business Review, mais les sommes avancées pour décrocher une escale sont rarement dévoilées. Pour Galway, l'Irish Time parlait de 4 millions d'euros.

Knut Frostad, le directeur de la Volvo, enjolive quant à lui son choix par cette justification : <Parmi les meilleurs marins du monde, nombreux sont ceux qui viennent de Nouvelle-Zélande et nous sommes fiers que la Volvo revienne dans la Cité de la voile où nous sommes certains que l'accueil sera grandiose.>

En l'occurence, Grant Dalton semble vraisemblablement avoir renoncé à s'aligner sur la course. Pour l'heure, seuls Groupama et Fiat se sont officiellement déclarés concurrents, même si des bruits persistants désignent les Espagnols et les Américains comme très intéressés.

Maintenant, l'organisation prévoit de publier les détails du planning, des étapes et du "scoring system" dans les prochaines semaines.

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Les grandes lignes du parcours 2011-12

Alicante, QG ad vitam (ou presque) Tous les communiqués de presse viennent d'Alicante, tous les futurs départs des prochaines VOR seront donnés d'ici et pour cause : la ville espagnole a été désignée comme QG de la VOR jusqu'en... 2018. Photo © Dave Kneale (Volvo Ocean Race) Etape 1 : Alicante (Espagne) - Capetown (Le Cap, Afrique du Sud)
La ville espagnole du Sud a décroché la timbale, en signant très tôt avec l'organisation de la Volvo son statut de QG de la course et de ville départ jusqu'en 2018 (!).
Evidement, pour en arriver là, la mairie l'a joué finement et ne s'est pas montrée avare ; lors du départ de la course en octobre 2008, elle avait mis le paquet !
Quant au Cap, à l'extrême Sud de l'Atlantique et aux portes de l'Indien, c'est l'escale incontournable pour entamer un tour du monde.
Lors de la précédente édition, la première étape était déjà celle-ci ; avec un passage obligatoire au niveau de Fernando de Noronha, l'archipel brésilien, la descente était évaluée à 6 500 milles.

Etape 2 : Capetown (Le Cap) - Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis)
Plus que la longue tradition maritime du pays que souligne Knut Frostad, c'est probablement la nécessité de servir les enjeux économiques de la course (et des différents sponsors qui y sont engagés) qui aura rendu le passage par les Emirats Arabes Unis indispensable.
C'est par ailleus Abu Dhabi qui a marqué le plus de points en annonçant qu'une nouvelle marina serait construite pour l'occasion et que l'Emirat lui-même avait la volonté d'aligner un équipage au départ de la course, après avoir construit le VO70 sur place.
En attendant, la remontée de l'océan Indien en course est en passe de devenir une étape classique, avec plus de 7 000 milles au programme.

Le Cap, encore et toujours ! La Montagne de la Table est désormais un paysage classique de la Volvo Ocean Race qui s'arrêtera à nouveau au Cap, en Afrique du Sud, en 2011. Photo © Rick Tomlinson (Volvo Ocean Race) Etape 3 : Abu Dhabi - Sanya (Chine)
La Volvo a indéniablement tiré des leçons de la terrible "étape chinoise" dont la destination finale était Qingdao, au Nord du pays et au coeur de l'hiver ! En 2009, la fin de l'étape courue dans du près casse bateau avait fini de désespérer les troupes.
En 2012, le calvaire se sera changé en paradis, puisqu'après le contournement de la péninsule indienne et un passage par le détroit de Malacca, la flotte s'arrêtera à Sanya, sur l'île de Hainan située des milliers de kilomètres au Sud de Qingdao (plus de 4 000 milles à prévoir pour l'étape).
L'ambiance y est toute tropicale et attire les touristes, majoritairement des Russes, ce qui pousse le gouvernement local à développer l'activité.
Les équipes olympiques chinoises choisissent par ailleurs Hainan pour s'y entrainer l'hiver... Il y aura donc assurément du beau linge à l'escale.

Etape 4 : Sanya - Auckland (Nouvelle-Zélande)
La dernière ville escale annoncée par l'organisation a fait pousser un grand <ouf !> à tous les passionnés de voile anglo-saxons ! Le retour de l'épreuve dans la Mecque de la voile néo-zélandaise, après 10 ans d'absence, est à la fois enthousiasmant et une super idée !
Une escale qui coupe la traversée de l'océan Pacifique semblait en effet indispensable... En mars 2009, les 12 300 milles qui séparaient Qingdao (certes plus au Nord que Sanya) de Rio (certes plus au Nord d'Itajaí) - un demi tour du monde - avaient été parcourus en... plus d'un mois. Eprouvant et épuisant !
A la place, environ 5 000 milles à descendre, quasiment sur la route orthodromique vers le cap Horn.

Etape 5 : Auckland - Itajaí (Brésil)
Une belle classique est au programme pour franchir le cap Horn. Environ 6 000 milles séparent Auckland de Itajaí, ville du Sud du Brésil.
Bien évidemment, Torben Grael, skipper d'Ericsson 4 lors de son écrasante victoire sur la dernière Volvo, était un ambassadeur de choix pour un nouvel arrêt dans son pays.
Le long des côtes du continent sud-américain, l'étape risque de se courir dans le petit temps et de récompenser les audacieux en matière de météo.

Etape 6 : Itajaí - Miami (États-Unis)
L'escale aux Etats-Unis semblait tout aussi indispensable en regard des enjeux économiques, que celles aux Emirats et en Chine.
Miami paraissait peut-être osée d'un point de vue logistique, mais c'est elle qui a emporté la mise. La flotte sera en effet accueillie à Bicentennial Park, au fond du port de commerce, probablement la seule zone de la baie au tirant d'eau suffisant pour accueillir les VO70.
Avant ça, l'étape d'environ 5 000 milles entre Itajaí et la Floride promet d'être tactique, entre le contournement du Brésil, suffisamment délicat, et une bataille dans les îles caribéennes.

Etape 7 : Miami - Lisbonne (Portugal)
La transat retour, tracée entre Miami et Lisbonne (environ 3 500 milles) constituera la dernière longue étape de large de la prochaine Volvo Ocean Race.
Au moment où la capitale portugaise a été désignée, nombreux sont ceux qui ont craint que cela signifie que Lorient avait été écarté de la liste des escales. Une fois ce malentendu dissipé, il n'y avait guère à redire à ce choix.

Galway empoche le final Galway réalise un joli coup en récupérant l'arrivée de la prochaine Volvo Ocean Race, juste après son passage à Lorient. Plus qu'à croiser les doigts pour que les Irlandais parviennent à remonter une équipe ! Photo © Rick Tomlinson (Volvo Ocean Race) Etape 8 : Lisbonne - Lorient (France)
Ce ne sont pas les quelques 700 milles qui séparent Lisbonne de la Bretagne qui effrayeront les marins de la prochaine Volvo ! La remontée dans le Golfe de Gascogne est plutôt digne d'un format d'étape de Solitaire du Figaro, mais ne devrait pas manquer de piquant.
D'autant que même au printemps, l'exercice peut-être musclé.
Enfin et surtout, l'arrivée de l'équipage local de Groupama - Lorient est la base du VO70 - ne manquera pas d'être une fête exceptionnelle !

Etape 9 : Lorient - Galway (Irlande)
Même tarif, pour cet ultime sprint d'environ 600 milles qui sépare cette fois Lorient de Galway, en Irlande, durant lequel la navigation dans les courants devrait compter dans le résultat de l'étape.
Incontestablement, le feu mis par les Irlandais qui accueillaient Green Dragon a dû terrasser l'organisation de la VOR, pour que celle-ci décide de leur offrir l'arrivée de cette édition, même si l'équipage local n'est lui-même pas certain de pouvoir repartir.
Beau joueur, Knut Frostad a du même coup sacrifié une arrivée en Scandinavie, sa propre terre d'origine ainsi que celle du sponsor titre de l'épreuve.


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Retrouvez la Volvo Ocean Race, ici.

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