La Volvo Ocean Race peut-elle intéresser davantage de monde ?... En France ?! Et pourquoi pas ! En admettant que des types comme Cammas, Desjoyeaux ou Jourdain accrochent à la nouvelle formule, la mythique course en équipage autour du monde et par étape pourraient bien remporter son pari 2011 !
Note :
Tiens ! Qui c'est qui barre ? Lors du Pro Am (manche ne comptant pas) de Boston, Michel Desjoyeaux a fait quelques tours à bord de Puma...
Photo © Sally Collison (Puma Ocean Race / Volvo Ocean Race)
En terme de communication, c'est plutôt bien joué. (De la part de la l'organisation de la Volvo Ocean Race, le contraire eût été étonnant.)
Premier avantage : distiller les prises de décision d'une étape sur l'autre maintient le suspens quant au format de la prochaine édition et laisse de la place à la réflexion. Comme dit Knut Frostad, le PDG de la course, <plus on a de temps pour se préparer, meilleures sont nos chances de faire du bon boulot.>
Et du boulot, il y en a : la mythique course en équipage autour du monde et par étape doit absolument faire le plein d'ici 2011 - d'ici demain, en somme -, date du prochain départ, sinon elle pourrait bien péricliter.
Second avantage : à force de réflexion, la formule commence à prendre. A chaque étape, davantage de skippers bankables visitent les pontons...
Jean-Luc Nélias, Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain posent hilares devant le port de Boston où s'est arrêtée la VOR début mai... Ça vous branche, les gars ?
Photo © Rick Tomlinson (Volvo Ocean Race)
Côté français, les rumeurs vont bon train. Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Franck Cammas, Roland Jourdain, Jean-Luc Nélias, Michel Desjoyeaux, Luc Gellusseau sont déjà venus prendre le pouls, s'essayer à la barre des VO70. L'organisation de la Volvo rêverait de voir un projet français se monter. Quelques sponsors commencent à sortir leurs calculettes. On est presque prêts... et on a probablement raison.
Dimanche dernier, à Galway, la troisième et avant-dernière table ronde a abouti à une nouvelle série d'évolutions dont le but est toujours la réduction du coût de la future campagne VOR.
Souvenir, souvenir. Depuis que Tabarly a repris la barre du Maxi La Poste, à Perth, sur la Withbread (ex VOR) 1993-94 pour finir 7e, plus aucun équipage français n'a pris part à la course autour du monde... Se pourrait-il que ça change ?
Photo © Didier Ravon
Stop aux excès
Le mot d'ordre est de passer plus de temps sur l'eau, plutôt que de se perdre en développements technologiques.
La nouvelle jauge interdira donc quelques points : le profilage de la quille et des étais. Et en fixera d'autres : matossage autorisé uniquement dans l'axe du bateau, voiles d'avant hookées ou sur enrouleur.
Le moment de redressement sera standardisé afin d'homogénéiser les performances ; le poids maximum de la quille et de son bulbe est fixé à 7 400 kilos (le poids minimum du voile de quille sera décidé ultérieurement) et celui du bateau compris entre 14 et 14,5 tonnes.
Par souci écologique, le poids des batteries devra être réduit de 100 kilos (kilos qui pourront être réinvestis dans la structure du bateau). Une source d'énergie renouvelable capable de produire 80 watts par jour sera par contre à prévoir.
Reste en suspens l'épineux problème du second bateau : l'organisation refuse qu'une équipe soit forcée de développer deux bateaux si elle veut être compétitive. Aussi l'interdira-t-elle avant une date qui reste à préciser.
Les noms de Christine Briand, Tracy Edwards et Clare Francis ne sont plus qu'un vague souvenir...
Lors de la dernière édition, une seule femme - Adrienne Cahalan - avait fait la navigation de Torben Grael sur la première étape et basta. Jusqu'ici, les dernières générations des VO sont monstrueuses, inaccessibles aux femmes. <Ces bateaux sont des chiens>, siffle l'une d'elles.
Pourtant, les femmes manquent à la VOR et les organisateurs s'efforcent de les y faire revenir. A Rio, décision était prise de limiter le nombre d'équipiers embarqués à dix.
A Galway est précisé qu'un équipage féminin pourrait compter sur douze membres, dont deux hommes (si souhaités).
On se prend à espérer... Si seulement Ellen MacArthur et Samantha Davies pouvaient s'intéresser à la VOR !
Dramatisation
L'intensité, c'est ce dont répond un bon spectacle ! La réduction du parcours envisagée, le programme sur deux semaines des étapes a été corrigé. Dès à présent, In-port, Pro-Arm et départ d'étape se joueront sur le dernier week-end ! Le week-end précédent, une sorte de grande fête de la voile battra son plein et le public n'aura plus qu'à choisir ses dates.
Les coureurs pourront quant à eux mieux se reposer - l'In-port étant difficile à assumer dès la première semaine - et les équipes techniques auront plus de temps pour réviser les bateaux.
Demandez le programme
Exceptée la ville de départ, Alicante - choisie pour les trois prochaines éditions (2011 et vraisemblablement 2014 et 2017) et comme quartier général de la course -, le parcours n'a pas encore été dessiné. La version définitive de ses huit prochaines étapes devrait être publiée à la fin du premier trimestre 2010.
81 villes se sont portées candidates pour ces escales ; le 22 juin prochain à Stockholm, pour l'ultime table ronde, l'organisation de la Volvo publiera une short list de 32. C'est la mode, tiens !
Pas encore inscrit ? Créez votre pass voilesetvoiliers.com
(indispensable pour poster un commentaire, faire un achat dans la boutique, déposer une annonce...)