Note :
4450 milles entre l'Afrique du Sud et le Kerala : l'énigmatique Océan Indien s'ouvre aux huit équipages.
Photo © D.R.
Pour la première fois, la Volvo Ocean Race va entrer dans les eaux asiatiques. Entre Le Cap et la péninsule
Une zone de navigation inhabituelle qui, en l'absence des classiques icebergs du grand Sud, présente des risques inédits : piraterie - la côte somalienne, tristement célèbre pour ses abordages, est interdite aux navigateurs - et trafic maritime - les huit équipages redoutent les collisions avec les bateaux de pêche qui pullulent dans le secteur.
| Le Cap-Cochin : 4 450 milles |
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| Départ le 15 novembre 2008, pour 18 jours de mer estimés. Arrivée prévue pour le 3 décembre. Point de passage 2 : île Maurice. Description : mi-novembre, l'anticyclone subtropical est encore trop à l'Est pour inquiéter les navigateurs. Mais le courant des Aiguilles est connu pour lever une forte mer en se heurtant aux eaux froides et aux forts vents d'Ouest des mers du Sud après avoir descendu le long des côtes africaines. Sidney Gavignet, chef de quart sur Puma : <C'est l'endroit où il y a le plus de casses de cargos au monde. La mer y est très mauvaise.> Puis ce sont les alizés Est ou Sud-Est, le passage de l'Equateur et la traversée du Pot au Noir de l'océan Indien. Enfin, remontée au près jusqu'à Cochin dans des vents d'Ouest généralement faibles - qui ne doivent pas faire oublier les petites mais violentes dépressions tropicales. |
| Etape n°1 : match-race océanique |
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| 6500 milles au contact, flotte resserrée d'Alicante au Cap : la première étape a maintenu le suspense. Bouclée en 21 jours par l'équipage international d'Ericsson 4, skippé par Torben Grael. C'est Puma qui prend la deuxième place, suivi des tenaces Nordiques d'Ericsson 3. Une étape mouvementée qui démarre avec l'escale forcée de Telefónica Blue le 13 octobre à Gibraltar pour réparer sa barre. Pénalité de douze heures pour le projet espagnol, qui éclate un spi aussitôt reparti dans les alizés. S'ensuit l'évacuation de Tony Mutter, l'un des barreurs d'Ericsson 4 blessé au genou, le 19 octobre au Cap-Vert. A mi-parcours, la porte brésilienne de Fernando de Noronha, point de passage obligatoire de la flotte, est franchie en tête par Green Dragon au terme d'une jolie bataille tactique. Et l'équipage sino-irlandais d'empocher quatre points supplémentaires. Un très fort coup de vent frappe alors la flotte qui progresse dans des creux de quatre à huit mères et flirte avec les 25 noeuds de vitesse moyenne. Les dix hommes restants d'Ericsson 4 explosent le record de distance parcourue en 24 heures en monocoque : 602,66 milles le 29 octobre. Dans les derniers jours de course, Telefónica Black perd son safran tribord, casse le bout-dehors et déchire la grand-voile. Une avarie qui handicape l'équipage espagnol, arrivé dernier au Cap. ........... Ordre d'arrivée au Cap. 1. Ericsson 4, 8 points 2. Puma Il Mostro, 7 points 3. Ericsson 3, 4 points* 4. Green Dragon, 5 points 5. Telefónica Blue, 4 points 6. Team Russia, 3 points 7. Delta Lloyd, 2 points 8. Telefónica Black, 1 point Classement provisoire. 1. Ericsson 4, 14 points 2. Puma Il Mostro, 13 points 3. Green Dragon, 11 points 4. Telefónica Blue, 10 points 5. Telefónica Black, 7 points 6. Ericsson 3, 5 points* 7. Delta Lloyd, 4 points 8. Team Russia, 4 points * Ericsson 3 a été pénalisé d'un total de quatre points à cause d'un voile de quille hors jauge. Troisième au Cap, l'équipe suédoise a profité de l'escale pour remplacer sa quille, et la pénalité ne sera plus appliquée sur les prochaines étapes. |
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Equipiers prenant le départ de la deuxième étape
Ericsson 4 - Team international / Projet suédois. Torben Grael (BRA), Jules Salter (GBR), Guy Salter (GBR), Brad Jackson (NZL), Stu Bannatyne (NZL), Dave Endean (NZL), Horacio Carabelli (BRA), Tony Mutter (NZL), Joao Signorini (BRA), Ryan Godfrey (AUS), Phil Jameson (NZL).
Ericsson 3 - Team nordique / Projet suédois. Anders Lewander (SWE), Aksel Magdahl (NOR), Gustav Morin (SWE), Richard Mason (NZL), Magnus Olsson (SWE), Thomas Johanson (FIN), Martin Stromberg (SWE), Eivind Melleby (NOR), Jens Dolmer (DEN), Anders Dahlsjö (SWE), Martin Krite (SWE).
Green Dragon / Projet sino-irlandais. Ian Walker (GBR), Ian Moore (IRL), Guo Chuan (CHI), Damian Foxall (IRL), Neal McDonald (GBR), Anthony Merrington (AUS), Phil Harmer (AUS), Tom Braidwood (AUS), Andrew Mclean (NZL), Freddie Shanks (GBR), Justin Slattery (IRL).
Puma Ocean Racing - Il Mostro / Projet américain. Ken Read (USA), Andrew Cape (AUS), Rick Deppe (GBR), Sidney Gavignet (FRA), Chris Nicholson (AUS), Michael Müller (GER), Rob Salthouse (NZL), Casey Smith (AUS), Shannon Falcone (ANT), Robbie Naismith (NZL), Justin Ferris (NZL).
Team Delta Lloyd / Projet hollandais. Roberto Bérmudez de Castro (ESP), Matthew Gregory (USA), Sander Pluijm (NED), Stuart Wilson (NZL), Morgan White (AUS), Edwin O'Connor (IRL), Martin Watts (GBR), Ryan Houston (NZL), Peter van Niekerk (NED), Ger-Jan Poortman (NED), Eduard van Lierde (NED).
Team Russia / Projet russe. Andreas Hanakamp (AUT), Wouter Verbraak (NED), Mark Covell (GBR), Stig Westergaard (DEN), Oleg Zherebtsov (RUS), Rodion Luka (UKR), Jeremy Elliott (IRL), Ben Costello (NZL), Mike Joubert (RSA), Nick Bubb (GBR), Cameron Wills (RSA).
Telefónica Black / Projet espagnol. Fernando Echávarri (ESP), Roger Nilson (SWE), Mikel Pasabant (ESP), Santiago Lange (ARG), Jaime Arbones (ESP), Maciel Cicchetti (ARG), Javier De La Plaza (ESP), David Vera (ESP), Antonio Cuervas-Mons (ESP), Gonzalo Araujo (ESP), Michael Pammenter (RSA).
Telefónica Blue / Projet espagnol. Bouwe Bekking (NED), Iker Martinez (ESP), Simon Fisher (GBR), Gabriele Olivo (ITA), Jonathan Swain (RSA), Laurent Pagès (FRA), Jordi Calafat (ESP), Xabier Fernandez (ESP), Pablo Arrarte (ESP), Daryl Wislang (NZL), Pepe Ribes (ESP).
Arrivée au Cap: le skipper espagnol de Telef
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03/11/2008 - 12:10
Ericsson 4, Puma et Ericsson 3 : le tiercé du Cap
Sur le papier, elle promettait. Sur l’eau, elle a fait mieux que tenir. Régate de haut niveau sur une mer et deux océans, suspense, records de vitesse battus et un duel au couteau 5 000 milles durant : d’Alicante au Cap, la Volvo Ocean Race n’aurait pu rêver meilleure entrée en matière.
11/10/2008 - 16:51
Départ à fond la caisse
En direct d’Alicante. 25 nœuds au 50°. Le vent a un peu baissé dans la dernière heure, quoique de belles rafales tombent de temps en temps du cap Huertas. A l’abri dans le port de commerce, les huit concurrents inscrits à la Volvo Ocean Race ont attendu le dernier moment pour hisser et prendre la mer. Eau crayeuse, peu lisible. Atmosphère humide, visibilité réduite. Ça va partir !
10/10/2008 - 15:50
En terrain connu
Bien sûr, la première étape de la Volvo Ocean Race a quelque chose de symbolique… mais curieusement, la sortie de la Méditerranée et la descente de l’Atlantique ne semblent pas beaucoup inquiéter les équipiers. Gibraltar, Pot au Noir, arrivée sur Le Cap : les difficultés sont bien identifiées et paraissent presque désuètes devant celles qui les attendent pour les prochaines étapes !
09/10/2008 - 15:01
Une régate planétaire au sommet
Un tour du monde de 37 000 milles en équipage. Huit VO 70, 88 hommes à leur bord. Dix étapes, sept passages intermédiaires, sept manches inshore. La Volvo Ocean Race revient après trois ans et va durer près de neuf mois... Une course hors norme.