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HOMMAGE

20e anniversaire de la mort de l’«idole des houles»

  • Publié le : 28/05/2018 - 10:22

Cité de la voile

Pour fêter le vingtième anniversaire de la disparition d’Eric Tabarly, les marins du pôle Course au large de Lorient s’associeront à leurs voisins du port de pêche de Keroman pour participer à un week-end d’hommage les 16 et 17 juin. Deux anciens équipiers du double vainqueur de la Transat anglaise, Roland Jourdain et Michel Desjoyeaux, ont d’ores et déjà confirmé leur participation à cette fête à laquelle s’associeront une partie des équipages des 300 bateaux de Keroman, premier port de pêche français en valeur de prises débarquées.

Les responsables de la Cité de la voile Eric Tabarly de Lorient, eux aussi proches voisins du port de pêche et du pôle Course au large, s’associeront à cette hommage, profitant de l’occasion pour fêter le dixième année de la création du site. Symboliquement, plusieurs chalutiers viendront durant ce week end s’amarrer sur les pontons du pôle de compétition lorientais, qui sont d’habitude partagés par 13 écuries de course et 90 skippers issus de 12 pays différents. A titre d’échange, plusieurs de ces skippers viendront amarrer leur voilier le long des quais de Keroman, à couple de leurs frères de la côte.

Conférences, dîners, concerts et sorties en mer rythmeront ce week-end que n’aurait sans doute pas dénigré Eric Tabarly, qui était connu pour son grand respect des gens de mer et qui avait fait de Lorient son principal port d’attache tout au long de sa carrière. «C’est d’ailleurs au fond du port de Keroman qu’Eric Tabarly mouillait le plus souvent ses Pen Duick, sous les fenêtres des ateliers de son grand ami, Victor Tonnerre, qui a taillé sans exception toutes les voiles des Pen Duick » précise Maël Daniel, guide-animateur du Musée de la voile lorientais.

«Eric ne pêchait pas trop depuis son bord mais il avait un grand respect pour les marins pêcheurs, explique de son côté Victor Tonnerre. Dans sa jeunesse, il avait effectué plusieurs campagnes de pêche hauturière et il en gardait un vrai souvenir. Son Opinel fétiche, ramené d’une de ses campagnes, ne le quittait jamais.»