Léger mais cynique... et surtout didactique

Explorations en terre animale

  • Note :

    2 votes
  • 0 commentaire(s)
  • 1642 consultation(s)
  • Publié le : 21/08/2009 - 17:38

Explorations en terre animale "Explorations en terre animale" regroupe 250 fiches aux titres attrayants, sur le monde animal, bourrées d'anecdotes et de données scientifiques. Photo © D.R. Appréciation Voiles et Voiliers : @@@@@
...........


Trop de CO2, une planète qui va mal et des poissons qui pleurent... On connaît la chanson !
Aussi Caroline Lepage, journaliste scientifique collaborant à l'Agence Science-Presse Wapiti, a-t-elle préféré traiter la douloureuse question écologique en prenant le parti du rire... ou du moins du sourire, dans son ouvrage Explorations en terre animale.

De faits divers, d'anecdotes et de constatations cyniques, elle tire 250 cas d'école rédigés dans un ton léger, mais didactiques. Tantôt, elle nous invite à admirer beauté et intelligence du monde animale. Tantôt, elle mord et tout le monde en prend pour son grade ; Mc Donald's assassin de hérissons, les industriels verts et leur biocarburant, les Méditerranéens qui déciment le thon rouge pour les Japonais...

Les océans et les mers n'occupent certes qu'un chapitre sur les huit de l'ouvrage et encore n'est-il question que de vie sous-marine... Peu importe, au fond. Les bernard-l'ermite au sale caractère, les coraux allergiques à notre crème solaire et les cachalots adeptes du farniente valent autant que Knut, l'ours blanc du zoo de Berlin devenu psychopathe et le loup du Cantal...

Malin, bien écrit et distrayant, Explorations en terre animale se lit vite et les références et chiffres garantissent son crédit scientifique.

...........

Bien :
Un livre malin sur le monde animal, la nature et l'écologie, qui offre d'apprendre en se distrayant pour tous.
Mais : On est un peu loin de la voile et des voiliers.

Au fil de la lecture

169. Quel est votre point commun avec le poisson-crapaud ?

Ce poisson a permis de retracer l'apparition du chant chez les vertébrés.

On parle toujours du monde du silence. Erreur, un vrai vacarme peut régner sur le récif, surtout si l'on est voisin avec le poisson-crapaud ! En effet, Monsieur a l'art de faire vibrer sa vessie natatoire, poche de gaz qui assure la flottabilité des poissons. Le son qui en résulte sort de sa bouche et lui permet de faire la cour aux femelles ou de faire déguerpir les intrus de son territoire...
Et sincèrement, ce chanteur des mers n'a pas à rougir face à la grenouille, à l'oiseau ou à l'amateur de karaoké. D'ailleurs, la vocalisation fait intervenir des neurones dans le cerveau des uns et des autres qui ont des points communs ! C'est ce que vient de démontrer Andrew Bass, neurobiologiste à l'université de Cornell aux Etats-Unis. Il a pu identifier chez le poisson un réseau neuronal impliqué dans le contrôle de son chant.
Ce circuit de neurones serait né il y a plus de 400 millions d'années chez un ancêtre commun aquatique. Chacun aurait vu apparaître son propre <instrument> : vessie natatoire pour notre ami et la grenouille, syrinx pour l'oiseau et larynx pour nous.

<Explorations en terre animale>, Caroline Lepage, octobre 2008. Editions EDP Sciences. 216 pages. 15 euros. www.merseaplanete.com

Ajoutez votre commentaire

Connectez-vous pour publier un commentaire.

Vous êtes abonné(e) ou vous avez déjà posté un commentaire identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?

Pas encore inscrit ? Créez votre pass voilesetvoiliers.com
(indispensable pour poster un commentaire, faire un achat dans la boutique, déposer une annonce...)